mercredi 18 janvier 2017

Curry de courge butternut rôtie au lait de coco, à la coriandre et aux noix de cajou

Bon, tout est presque déjà dans le titre, salut!

Ce plat m'a été inspiré en allant manger chez Season square, où ils proposaient aussi un curry avec de la courge butternut, mais cuite vapeur.
Je la trouve beaucoup plus savoureuse quand elle est cuite au four, elle développe un goût caramélisé, un peu plus franc et prend une texture plus fondante que je lui préfère.
C'est certain que ça rallonge le temps de préparation, mais ça décuple la quantité de bonheur au moment de déguster!


J'ai développé une passion sans limites pour l'indien depuis que je mange dans un bon restaurant (je ne manquerai pas de vous le présenter quand j'aurai fini ma liste des meilleurs endroits où manger à Versailles). C'est savoureux, varié, et je n'arrive pas à me lasser du dahl de lentilles qu'ils font. J'ai eu beau goûter toute la carte, j'y reviens toujours. Même le serveur le sait.
J'ai donc fait plusieurs recettes à la maison, et je me suis mise à la pâte de curry. Je n'ai pas encore développé une expertise de fou en la matière, mais j'y travaille. Vous en trouverez dans les rayons du monde, voire même au magasin bio, mais il n'en existe qu'une seule marque à ma connaissance. Les épices présentes sont généralement identiques, ce qui change c'est surtout la quantité d'épices qui arrachent la tête de type piment.
Tout ce que je peux dire, c'est que je déteste les trucs qui piquent à t'en faire suer, je suis donc de la team douce épice plutôt que piment oiseau ;)

Ce plat peut se faire plus ou moins avec n'importe quel légume, je pense que des carottes se prêtent bien au jeu, tout comme des patates. Mais je vous assure qu'avec de la courge butternut c'est exquis. Parfait pour se remettre du temps froid qui s'abat sur nous ces jours ci!


Pour 4 personnes

1 courge butternut de taille moyenne
3 cuillères à soupe d'huile d'olive (ou de coco!)
1 briquette de lait de coco (si vous pouvez en avoir une de 33 ml c'est le mieux!)
3 cuillères à café de pâte de curry doux (j'ai déjà essayé la marque pataks, c'est bon et facile à trouver)
1/2 cuillère à café de coriandre moulue
1/4 de cuillère à café d'ail en poudre (ou 1 gousse d'ail écrasée)
3 gousses de cardamone entières (évitez de l'ouvrir, les graines sont très (trop?) fortes une fois croquées et essayez de lez repêcher après cuisson ;) )
1/4 de cuillère à café de poivre
1/4 cuillère à café de curcuma
1/4 cuillère à café de sel
40 g de noix de cajou
un petit bouquet de coriandre fraîche
4 portions de riz basmati


1 * Lavez et au besoin frottez votre courge butternut. J'ai décidé de lui laisser sa peau, ça n'est pas dérangeant et ça évite de manquer de se couper un doigt en voulant la retirer! Dans un plat allant au four, détaillez de petits morceaux de courge, afin d'éviter une cuisson trop longue. Versez l'huile sur la courge et remuez à l'aide de vos mains pour bien enduire tous les morceaux d'huile.
Enfournez à 200°C et remuez régulièrement jusqu'à ce que la courge soit tendre. En général le temps de cuisson est compris entre 30 et 40 minutes.

2 * Dans la poêle, faites revenir la courge avec les épices pour bien l'imprégner des saveurs, puis ajoutez la pâte de curry en dernier, avec le lait de coco et les noix de cajou. Baissez le feu pour laisser le temps au mélange de mijoter sans bouillir, et remuez de temps en temps. Le lait va réduire un peu et devenir enveloppant, arrêtez la cuisson avant évaporation totale, le but est de pouvoir saucer son riz.

3 * Servez aussitôt avec le riz basmati et une belle quantité de coriandre ciselée.


Si vous souhaitez en faire un plat plus consistant, n'hésitez pas à ajouter une portion de lentilles corail au moment où vous faites mijoter!

Je ne sais pas si ce plat vous aura donné envie, mais moi, c'est sûr, maintenant, je pense à mon dahl de lentilles ! J'espère un jour percer le mystère de leur recette, je vous la partagerai alors avec plaisir, histoire de propager la puissance des lentilles à travers le monde des internets!

J'espère que la recette vous aura plu.

Vous êtes adeptes des plats indiens ou vous ignorez tout de cette cuisine?

Bisous curry

Délia ♥

vendredi 13 janvier 2017

Etre bloggueuse food c'est ...




  • Avoir l'équivalent de 15 services de vaisselle, mais pas une seule assiette en double (ça vaut aussi pour les serviettes de table, et les couverts).
  • Posséder un placard dédié (ou un morceau de placard) ressemblant à une chambre d'adolescent en crise, qu'on range périodiquement et qui finit toujours par ressembler à ça.


Voilà, voilà ... Pour ma défense les moules et cercles à s'empile pas bien (a)


  • Apprendre à trouver le bon coté de chaque plat (même les plus moches) si on en a décidé ainsi.


(bon ok, peut-être pas ça)


  • Retrouver des miettes sur son canapé, dans ses cheveux, dans ses chaussures, sur le chat.

(en vrai, elle est plus mode terminator au milieu des desserts que sage comme une image)

  • Avoir une pile de recette à tester qui est plus importante que le nombre d'heures dans une vie humaine normalement constituée.

  • Se réveiller alors qu'on allait presque s'endormir pour noter une idée recette miraculeuse qui risquerait de nous échapper si on sombrait.


Et tout gribouiller dans le noir pour pas réveiller doudou dans ce cahier tâché et en fin de vie


  • Savoir faire de la gymnastique pour réussir à capture LA prise de vue qu'on veut, à ses risques et périls.

  • Etre un grand créateur de studio photo, sur son lit, sur sa table basse, par terre, dans un jardin. L'adversité, bien plus qu'un habitude, un morceau d'adn.




  • Avoir une cuisine toujours en bordel et s'étonner quand on voit la couleur des plans de travail.



  • Passer des heures à essayer de comprendre le code html et la signification d'une balise méta alors qu'on aimerait passer du temps en cuisine.



  • Se retrouver au milieu de 12 fou de pâtisserie, 14 livres de recettes et ses cours de CAP et dire parfois "Je sais pas quoi cuisiner" (le syndrome du j'ai rien à me mettre est hautement similaire).




  • Se sentir incomprise quand on fait pipi dans sa culotte à l'idée d'un nouvel ustensile pour rendre la vie plus facile (bon dieu, promis, je m'achète une brosse pour la farine).

  • Tenir plus à son kitchen aid et son appareil photo qu'à tout le reste de son appartement (étendre également au disque dur externe), et se dire qu'en cas d'incendie, on choppe ça et le chat et on se barre l'esprit léger.

  • Avoir mangé des trucs dégueulasses qu'on se sera bien gardé de montrer sur le blog.


Genre la tartelette de chez Paul avec des framboises surgelées et 2 tonnes 5 de nappage


  • Attendre parfois le lendemain qu'il fasse jour pour les photos avant de pouvoir croquer dans un truc qu'on a juste envie de dégommer là, maintenant.



  • Etre malade avec 45 de fièvre mais vouloir quand même cuisiner, même si on n'a pas faim, juste parce qu'on est une grosse toxicomane de la chaleur du four et des trucs qui frétillent dans la poêle.



  • Passer autant de temps à faire la recette qu'à la photographier.

  • Avoir les cheveux qui sentent la bouffe.

  • Manger froid souvent.
  • Connaître le sens du mot déception quand on a fini sa séance photo et qu'on se rend compte que les trois quarts sont floues et/ou mal cadrées.


Genre la mise au point parfaite sur .. LE BOL #samaman

Et bien entendu, la liste n'étant pas exhaustive, je vous invite chaudement à ajouter votre pierre à l'édifice! ;-)

Je file, j'ai des croissants à enfourner!

Délia ♥




mardi 10 janvier 2017

La tarte de la Belle Hélène

Bon, soyons honnêtes, cette recette était censée figurer sur le blog au moment des fêtes mais j'ai eu plus d'idées que prévu et surtout, des idées plus thématiques et moins faciles à vous partager après (quoi, les sapins de noël en plein Janvier ça le fait pas?).
Du coup, je vous prie de faire un accueil compréhensif à cette retardataire habillée hors saison ;)

Je fais souvent la conteuse d'histoire gourmandes, mais j'aime bien vous raconter ce que les desserts provoquent avec les yeux, la bouche, le nez et la langue.
C'est une myriade de sensations!
Reléguer la dégustation à quelques mots communs serait tellement réducteur!
C'est pourquoi je vous propose de bien vous imaginer les prochaines lignes. Le mieux serait de pouvoir fermer les yeux, mais il paraît que pour lire c'est pas super terrible.

La tarte Poire Belle Hélène, est une délicate alliance menée à sa tête par le chocolat.
Sous forme de pâte croustillante, c'est l'arôme du cacao, fort et imposant qui domine, noyé alors par une ganache fondante au chocolat qui roule sous la langue, permettant au goût du sucre et à la légère acidité liée de la crème et du chocolat de se libérer.
N'oublions pas le redoux offert par une pointe de poire fondante et juteuse qui explose en bouche et délivre son parfum rond, surmonté d'un nuage de chantilly qui s'évanouit sous les papilles en alerte ...
Ne restent plus alors que tous les arômes, l'espace d'un fugace instant, qui s'enfuient au moment où l'on croque dans une amande effilée grillée, qui reprend alors le pouvoir et calme le feu de saveur qui vient d'avoir lieu!


La recette est assez simple pour quiconque réalise souvent des desserts, même de ceux qui restent simples. Une pâte sucrée au cacao, une ganache toute bête, des poires que l'on poche (soi-même ou bien achetée, mais bon, je ne vais pas vous mentir, la première option a largement ma préférence),  et un peu de chantilly!
Ca fait pas mal de composantes, mais pas de difficulté. En plus, si vous êtes malins, vous en ferez un peu plus, et il ne vous restera plus qu'à faire, soit un dessert à l'assiette, soit une verrine, soit des poires simplement nappées de sauce chocolat.

Je précise que pour les besoins du spectacle j'ai coupé la tarte avant de la mettre au frais et du coup elle est dégoulinante mais le résultat final est plus proche d'une ganache ferme!


Tarte de la Belle Hélène

Difficulté : Médium des petits plats!
Temps de préparation : modéré
Temps de repos : 1h30 + 1h30

Pour un cercle de 18 cm de diamètre

Les poires pochées

4 poires
1,5 l d'eau
3 cuillères à café de roïboos
300 g de sucre

1 - Epluchez soigneusement les poires en prenant soin de laisser la "tige" pour l'esthétique.

2 - Réalisez un sirop avec le sucre et l'eau, mais aussi le roïboos, que vous prendrez soin de faire infuser dans un petit sachet qui sera retiré au bout de 10 minutes.

3 - Laissez cuire pendant 45 minutes environ. Les poires seront fondantes à souhaits!

La pâte sucrée au cacao

125 g de farine
75 g de beurre demi sel
15 g de poudre d'amandes
8 g de cacao en poudre
1 oeuf 
100 g de sucre glace.

Il existe deux méthodes (crémage et sablage) pour la pâte sucrée, mais je suis de la team #sablage ;)

1 - Mélangez ensemble toutes les poudres de la recette avec le beurre jusqu'à obtenir un sablage fin.

2 - Ajoutez alors votre oeuf et mélanger jusqu'à ce que les ingrédients soient bien amalgamés, mais pas trop!

3 - Mettez à reposer pendant une bonne heure au frais afin que la pâte soit plus facile à travailler.

4 - A la sortie du frigo, étalez finement et foncez un cercle à tarte ou un  moule de 18 cm. Cuisez à 160°C pendant 20 minutes avec des poids. Parfois on peut avoir le sentiment que ce n'est pas cuit et la couleur n'aidant pas, on est tenté d'augmenter de beaucoup la cuisson. Je vous conseille quoi qu'il arrive de ne pas excéder les 25 minutes sous peine de croquer des cailloux.


La ganache chocolat

180 g de chocolat bien fort
200 ml de crème liquide

1 - Dans une casserole, faites chauffer votre crème liquide. Si votre chocolat est en tablette, d'un même temps, réduisez le en petits morceaux ou en copeaux.

2 - A ébullition, versez la crème sur le chocolat en 3 fois en remuant avec une spatule au milieu. Vous obtiendrez une ganache lisse et sans bulle que vous pourrez couler dans votre fond de tarte!

3 -  Réservez au frais le temps que la ganache prenne.

La chantilly vanille

150 g de crème liquide bien grasse (+ de 35%!)
15 g de sucre
Arôme vanille ou gousse de vanille grattée

Afin d'obtenir un beau résultat, prenez soin de bien conserver votre briquette au frais pendant quelques heures avant de monter la chantilly.
Mettez tous les ingrédients dans le batteur et foisonnez à vitesse moyenne, puis plus fort pour bien resserer la chantilly.


Dressage de la tarte de la Belle Hélène.

1 - Egouttez bien les poires, ce serait dommage de gâcher votre ganache en la noyant, pas vrai?

2 - Déposez les comme bon vous semblera, mais de manière équitable de préférence pour une découpe juste!

3 - Mettez en poche votre chantilly avec la douille de votre choix, et garnissez tout ou partie de la tarte.

4 - Enfin, pour clore le spectacle, saupoudrez d'amandes effilées sautées quelques minutes à la poêle ...

Et enfin si vous voulez vous amuser à essayer, les tuiles au grué de cacao se font selon la recette suivante, trouvée dans le livre tartes gourmandissimes de Kayser

15 g de sucre
15 g de glucose
15 g de beurre
15 g de grué de cacao

Portez à ébullition tous les ingrédients, puis mettez au four à 180°C pendant 10 minutes.
A la sortie, laissez refroidir, et cassez en morceaux grossiers avant de les disposer comme bon vous plaira sur votre tarte!


Voilàààà !

J'espère que la recette vous plaira!

Vous êtes plutôt coté Fans ou Haters de la belle Hélène?

Bisous doux

Délia ♥ 



samedi 7 janvier 2017

La couglette : Mi couronne, mi galette, le vecteur de paix de l'épiphanie !

Attention, tous, toutes, tout le monde!

Je viens aujourd'hui, porteuse d'un grand message de paix. Lasse de voir la France déchirée en deux entre la galette et la couronne des rois, j'ai décidé de mettre un terme à ce conflit, conflit qui perdure depuis moult générations.
Pour y parvenir, j'ai mis au point une technologie de pointe permettant de provoquer chez tous les publics la seule, l'unique, la tonitruante GOURMANDISE.

Il n'y a pas de défi trop grand, ni de problème sans solutions, il n'y a que du neuf fait avec du vieux.
Aujourd'hui, j'ai mélangé les torchons et les serviettes.
Oui, il le fallait.

J'ai repris les revendications des deux parties.
A terme j'en suis arrivée à la conclusion suivante : Du gras, du feuilletage, de l'amande, du moelleux et bien évidemment, un format à partager avec une fève.

De ça, mon service Recherche & développement a trouvé une super idée : Pourquoi ne pas faire une jolie pâte levée feuilletée qu'on roulerait, avec à l'intérieur une crème d'amandes ?
Le tout en forme de couronne pour rappeler l'événement et nous voilà fin prêts pour signer un Armistice!

EUREKA!


Et c'est ainsi que nous l'apélerio "Couglette" (avoue toi aussi t'as saisi la référence à la pub de kézac)

Il est assez simple de réaliser cette couronne des rois, elle a l'avantage de reprendre par mal de bases de la pâtisserie (crème d'amandes, feuilletage, brioche) et donne un résultat très gourmand!
Le format en fait un dessert idéal à partager : on n'aura alors qu'à séparer un "rouleau" pour faire les parts!
Fini de tomber sur la fève au moment de la découpe! ;)


Si vous êtes un féru de la galette, n'hésitez pas à aller retrouver sa version végétalienne ici

Pour une couronne pour 8 personnes

La pâte levée feuilletée
(vous pouvez doubler la recette pour faciliter le pétrissage si vous avez un robot, mais il vous restera la moitié de la pâte pour réaliser d'autres gourmandises que cette couronne!)

250 g de farine
5 g de sel
25 g de sucre
10 g de levure fraîche (ou 3 g de sèche réhydratée dans une partie du lait)
150 g de lait
150 g de margarine à tourrer (végane, que je vous disais avoir trouvé chez leader price, en plaquette de 500g)

1 - Réalisez la détrempe en mettant tous les ingrédients sauf la margarine de tourage au batteur, ou en pétrissant comme un grand à la main. La pâte doit tourner 5 minutes au batteur, à la main il faut être énergique, car la pâte doit avoir du corps pour bien développer par la suite.

2 - Mettez la détrempe au frais pendant une trentaine de minutes, en prenant soin de la tailler d'une croix et de la couvrir pour ne pas qu'elle sèche.

3 - Réalisez votre carré de beurre. Pour le faire, je prends une feuille de papier cuisson et commence à détendre un peu ma margarine. Lorsqu'elle est malléable, je plie ma feuille de sorte à créer la forme que je souhaite et j'étale au rouleau. Contrainte dans ce format, la margarine prendra exactement le format que vous lui souhaitez ;)!

4 - Sortez la détremper du frigo, et ouvrez les pointes de la croix précédemment faite. Etalez ces coins et un peu du centre en laissant une petite bosse : elle vous évitera de faire un trou dans votre détrempe!

5 - Lorsque c'est assez grand pour contenir votre carré de margarine, placez le au centre de sorte à ce que les 4 coins soient placés non pas sur les angles de votre détrempe mais bien en diagonale.
Repliez pour bien enfermer la margarine, et soudez en passant avec le rouleau.

6 - Etalez alors votre feuilletage afin de pouvoir réaliser un tour simple (ce schéma me paraît très clair pour comprendre ce qu'est un tour simple et ce qu'est un tour double !). Prenez bien soin ensuite de mettre le paton au frais pendant au moins trente minutes (tout ça dépend aussi pas mal de la température ambiante, il faut que ce soit bien frais, pour éviter que tout ne se mélange et donc de ne pas avoir de feuilletage!)

7 - Sortez votre paton du frais, fleurez (c'est comme ça qu'on dit "mettre de la farine"!) votre plan de travail et placez la "fermeture" à votre droite. Soudez bien les extrémités hautes et basses et étalez, comme pour la première fois. Refaite un tour simple.

8 - Refaite une fois encore un tour simple, au bout d'une demi heure de réfrigération, et laissez reposer une heure la pâte avant de l'utiliser.


La crème d'amandes

90 g de margarine
90 g de sucre
90 g de crème de soja
90 g de poudre d'amandes
5 g de rhum
2 g d'arôme vanille
9 g de farine

1 - Foisonnez ensemble la margarine à température ambiante et le sucre. Vous devez obtenir un mélange mousseux et légèrement blanchi (mais ça peut varier d'une margarine à l'autre).

2 - Ajoutez la crème de soja, puis la poudre d'amandes., le rhum et l'arôme vanille.
Enfin, ajoutez la farine! Logiquement, la texture devrait être celle d'une crème d'amandes traditionnelle.


Le montage

Si vous avez déjà fait des pains au raisins vous verrez, c'est pareil!
Réalisez une abaisse de pâte rectangulaire d'environ 20 cm de hauteur sur 35 de largeur. Les mesures ne sont pas à respecter à la lettre, il vous faut simplement éviter d'étaler trop finement la pâte, mais aussi éviter de vous mettre en difficulté pour réaliser votre boudin! :)
Etalez de manière homogène votre crème d'amandes sur le dessus de votre pâte, puis roulez la sur elle-même de haut en bas!
Vous allez voir, c'est salissant :D Si vous souhaitez mettre une fève, je vous conseille de l'enfoncer dans un des tronçons une fois coupé, ça vous évitera de vous embêter au cas où vous tomberiez dessus.
Lorsque vous avez terminé, avec un gros couteau, découpez 8 tronçons, que vous disposerez en rond sans trop les coller (ils vont gonfler). Si vous souhaitez, ajoutez des amandes effilées!
Si vous n'êtes pas pressés, laissez pousser à température ambiante, sinon, au four à 30°C avec un petit ramequin d'eau.

Cuisez à 190 - 200 °C pendant une bonne vingtaine de minutes, jusqu'à ce que ce soit bien doré !

Et voilà !


Votre couglette est prête à envoyer un message de paix sur votre tablée.

C'est pas beau la vie? ;)

Et vous alors, vous êtes d'accord pour faire la paix avec la couglette ou vous préférez rester dans votre camp?

Bisous doux!




Délia ♥

mardi 3 janvier 2017

3 livres pour végétaliser son alimentation petit à petit

Même s'il existe multitude de blogs qui traitent de l'alimentation végétale, j'ai remarqué sur divers groupes d'échange que le livre reste un support plus facile à apprivoiser et qui offre une plus grande proximité.
Beaucoup cherchent des ouvrages contenant ne serait-ce que quelques recettes, mais aussi des conseils pour glisser doucement coté végétal, plutôt que de subir une sorte de saut dans le vide flippant et faisant perdre toute notion.

Depuis que j'ai commencé à manger végéta*ien, j'ai peu à peu réduit mon acquisition de livres de pâtisserie (faut dire qu'avec environ 70 ouvrages de tous bords et de tous formats, je commençait à avoir fait le tour), et ai agrandi mon étagère spécial "green".
J'ai des livres qui me servent très souvent, et d'autres que je n'ouvre jamais.
Certains sont d'ailleurs à mon goût trop orientés "omnivorisme" pour être de bons ouvrages. J'entends ici qu'on t'incite à réduire tes apports en viande mais qu'on t'incite à consommer une quantité incroyable d'oeufs et de laitages pour compenser, c'est un non sens profond à mes yeux.
Pourquoi irait-on réduire un impact d'un coté pour rééquilibrer le même impact de l'autre coté? Ca me donne le sentiment que c'est comme essayer d'empêcher l'eau de couler en bouchant un trou sur toute une passoire!


J'ai pris le soin de remettre le nez dans toutes mes références et de choisir trois livres, comme trois marches du podium à franchir.
Il s'agit pour moi de livres qui vont avec une évolution qui tend à pousser petit à petit vers une diminution globale de la consommation de produits animaux, quelque soit leur nature. Chacun n'aura pas cet objectif, mais ça reste en tout cas trois bon livres que je vous conseille sans détour !

Livre 1 : Végétarisme et prise de marques


Ce petit livre sans prétention m'a été offert par ma maman. J'avoue que seule, je n'y aurais jamais posé un oeil tant il est rikiki!
Je l'ai choisi comme première étape pour trouver des recettes végéta*iennes parce qu'il utilise uniquement des ingrédients omnivores, sauf peut-être quelques dés de tofu.
Il permet de se familiariser avec des saveurs plus végétales, d'essayer quelques recettes entièrement végétaliennes, et se compose de nombreuses recettes.
Son prix et son format en font un excellent atout pour débuter, si l'on n'est pas encore bien certain de ses convictions.
Le tri par saison facilite vraiment la lecture et la recherche de recettes, et les variantes, elles, permettent de ne jamais s'ennuyer dans son assiette (et de faire plus facilement avec ce qu'on a sous la main quand on a peu l'habitude de cuisiner)!
Le gros plus est que le livre contient vraiment de tout, allant de la salade express aux plats un peu plus élaborés, toujours en restant dans l'idée d'ingrédients faciles à trouver, tout en proposant quelques recettes avec des céréales et légumineuses avec lesquelles on n'est pas toujours très familiers (orge perlé, riz complet ...).


Cuisine végétarienne, 1001 recettes, aux édition solar. 9€95



Livre 2 : Pousser la gourmandise et épater


Si ma prise de marque a été rapide en tant que végétarienne, j'avoue que j'ai toujours un peu de mal à savoir quoi cuisiner quand j'ai des invités! J'ai tendance à aimer les plats simples, mais je n'ai pas forcément envie de proposer ce genre de choses quand j'invite.
Végétarien vite prêt, un ouvrage de la collection Marabout chef, est un petit temple de gourmandise.
Le plus est sa préface, courte mais efficace, pour montrer qu'on dispose de beaucoup d'ingrédients.
Les plats ne demandent pas d'ingrédients très complexes mais commencent à taper dans ce que j'appelle "l'épicerie végétale" avec la sauce soja, beaucoup d'épices, pas mal de légumineuses et une belle variété de légumes frais et d'herbes.
Les plats me donnent presque tous envie, on passe des soupes (pas uniquement mixées, avec un petit tour du monde des plats très agréable!), aux gratins, aux currys, aux salades, bref, un ouvrage très gourmand et très complet.
Il y a même quelques recettes de pain maison et la recette du bouillon de légumes.
Il est également simple de végétaliser une grande partie des recettes du livre, même si celui-ci contient pas mal de fromages.
Pour ne rien gâcher, les photos sont très appétissantes et j'aime beaucoup leur stylisme culinaire très rétro.
Certaines recettes demandent cependant pas mal d'ingrédients, mais je trouve qu'on peut facilement les substituer et refaire ça, "à sa sauce".
Sa présentation en fait un beau cadeau à offrir, pour aider quelqu'un en transition, ou tout simplement ses proches qui ne savent pas quoi cuisiner quand on vient dîner ;) !


Végétarien vite prêt, Marabout chef, pour le prix de 12€50



Livre 3 : On finira par manger des graines (et oui!)

J'ai ressenti l'envie d'en apprendre un peu plus sur la cuisine végane, et j'avoue que je suis bien contente qu'il n'y ait eu aucun autre livre que le vegan de marie laforêt à l'époque.
Même s'il a maintenant quelques années, ça n'en reste pas moins le seul que je trouve aussi complet et bien organisé.
Les différentes thématiques visant à remplacer tous les aliments et leur trouver des substituts variés permettent de ressentir une grande liberté dans la cuisine.
C'est une excellente manière de trouver des repères et de se lancer aussi dans plus d'expérimentation en cuisine. C'est une sorte de livre sécurisant, un fil d'Ariane, pour ceux qui ont peur de se perdre dans l'océan végétal.
Je ne sais pas s'il est bien nécessaire de le décrire avec plus de précision, mais il se compose d'une préface complète sur le véganisme (ses fondements, les questions relatives au passage au végétarisme et l'intervention d'un nutritionniste sur les questions épineuses des apports),  un châpitre sur les protéines végétales, sur le remplacement des oeufs et produits laitiers, sur la cuisine des légumes, les recettes sucrées et un long chapitre sur les occasions spéciales.
Ce qui m'a plu est surtout que ce livre s'érige comme un guide qui permet de découvrir tous les ingrédients un peu spéciaux de manière simple et ludique.
En plus, la plupart des recettes sont déclinables à l'infini.
De quoi s'amuser pendant un long moment.

Vegan, de Marie Laforêt, 29€95 aux éditions la plage.

Ca vous donnera peut-être pas envie de cuisiner végé, mais c'est pas joli la nature?

Voilà à mes yeux trois bons livres pour commencer à s'attaquer à la tâche de la cuisine végétarienne ou végétalienne.
A eux trois, ils permettent de commencer en douceur, en conservant d'abord ses repères alimentaires, puis en rentrant doucement dans le bain d'une alimentation un peu différente, avec des ingrédients moins conventionnels et plus spécifiques à l'alimentation végéta*ienne.

J'espère que la sélection en aidera certains qui seraient perdus parmi la jungle des livres traitant du sujet qui sont sortis ces dernières années!

Si vous avez des "basiques" qui ne figuraient pas ici, n'hésitez pas à les présenter en commentaire, ça en aidera certainement plus d'un!


Et vous alors, vous les trouvez comment ces livres?
Quelle est votre bibliothèque végétarienne ou végétalienne à vous?


Les bisous

Délia ♥


dimanche 1 janvier 2017

La galette des rois en version végétale

Salutations mes bien chers frères (et soeurs)!

Aujourd'hui, c'est pour vous parler galette que je prends le clavier.
Je crois que jamais je ne vous en ai causé avant, de galette. Parce que je trouve ça juste dégoûtant.
Sauf si vous vivez sur mars (ou pluton), vous n'êtes pas au courant du débat qui déchire la France en deux (non, nous ne parlerons pas des chocolatines, qui sont en fait des PAINS AU CHOCOLAT) : la galette ou la couronne?

Il semblerait clairement que je sois née du mauvais coté de la ligne qui sépare les deux camps car je trouve ça mille foi plus logique de manger un truc en forme de couronne qu'un truc plat et feuilleté pour fêter les rois. MAIS BON HEIN.

Des années durant je me suis coltinée une part de galette frangipane qui me levait le coeur parce que tout le monde mange de la galette et que de toute manière c'est la tradition.
Depuis que je suis pâtissière, je fais la galette, donc je décide. Et toc.
Si les années précédentes j'avais donc fait un pithiviers (comme une galette sauf que dedans c'est de la crème d'amandes et non pas de la frangipane (crème d'amandes + crème pâtissière) ), cette année j'avais envie de voir ce que donnerait une galette toute végétale.


En général, les pâtisseries végétales sont plus légères, et plus faciles à digérer.
Ce que je reprochais surtout à la galette, ce n'est pas tant son goût, que je trouvais plus que correct, mais bien mon incapacité à digérer ce truc une fois entré à l'intérieur de moi.
Quelques heures de nausées contre une part vite avalée, ça n'a jamais été un calcul rentable selon mon corps!

Cette fois-ci, j'ai fait goûter la galette 100% pur pas beurre à doudou, sans rien lui dire. Il l'a trouvée très bonne, même s'il m'a avoué qu'il avait deviné avant même de la manger (en même temps je ne pâtisse presque plus que végétal ces derniers temps, je ne suis pas très énigmatique ;p).


Le fait est que c'est quoi une galette hein?
Une pâte feuilletée qui croustille, avec une garniture généreuse et fondante au bon goût d'amandes, et qui laisse un coté gras en bouche?
Et ben j'ai fait de la galette!

La recette n'est autre qu'une réappropriation de ma recette de CAP en version végétale. C'est très bon!
Le défi était de trouver de la margarine végétale à 100% qui se prête au tourage.
Leader price en vend pour 89 centimes la plaquette de 500 g. Ce n'est certainement pas le truc le plus sain du monde, et encore moins le plus bio, mais pour le moment, je n'ai pas trouvé d'homologue biologique, donc ... Que la galette soit !


Pour une galette 4 personnes

Le feuilletage (vous pourrez réaliser une galette plus grande (jusqu'à 8 personnes) avec cette quantité de feuilletage, ou congeler les rognures pour faire des quiches, tartes ou même des saint honorés!)
Vous pouvez également acheter du feuilletage végétalien si vous n'êtes pas à l'aise avec l'idée de le faire vous même mais ce sera un peu moins bon!

400 g de farine
8 g de sel
200 g d'eau
325 g de margarine 

1 - Pour commencer, réalisons la détrempe! Il faut alors mélanger brièvement et jusqu'à incorporation la farine, le sel et l'eau.
Lorsque les ingrédients sont bien amalgamés, réalisons une boule, qu'on dessinera d'une croix en son centre.
Un petit temps de repos lui sera nécessaire. Pour ma part je la laisse a l'extérieur, dans un coin de mon plan de travail, mais si l'on choisit de faire durer le temps de repos, on met tout au frais!

2 - Façonnons maintenant le carré de margarine. Pour faciliter le travail, j'emballe la quantité de beurre nécessaire dans du papier sulfurisé et écrase copieusement jusqu'à le rendre plus malléable. Il suffit ensuite de façonner la bonne forme en réalisant une sorte d'enveloppe pour le carré!

3 - Pour réaliser le feuilletage, je vous invite à aller consulter mon article sur la pâte feuilletée.
Pour réaliser ce feuilletage, on fera 5 tours : 1 simple, un double, un double, un simple.
Il est important, surtout si la température de la pièce n'est pas optimale, de respecter un temps de repos entre les deux premières étapes et les deux dernières au risque de voir le feuilletage se trouer ou les couches de margarine se mélanger à la détrempe.
Et on garde toujours l'ouverture à droite pour commencer à étaler pour donner un tour, on y va doucement sur l'étalage pour éviter de casser le feuilletage, et tout devrait royalement bien se passer ;) !

4 - Détaillons alors le feuilletage, ici de 22 cm de diamètre.
Il va peut-être se déformer, je vous conseiller de bien l'étaler d'abord, de le laisser quelques minutes au frais plié sur lui-même et éventuellement de le ré étaler à ce moment là pour éviter de vous retrouver avec des cercles qui ne feront en réalité que 20 cm de diamètre, ou même moins.
Il vous faudra deux abaisses identiques pour réaliser la galette!


La crème d'amandes

50 g de margarine
50 g de sucre
50 g de poudre d'amandes
50 g de crème de soja
5g de farine
un bouchon de rhum ambré
arôme vanille

1 - Mélangeons ensemble la margarine à température ambiante et le sucre, jusqu'à ce qu'ils foisonnent.

2 - Ajoutons la poudre d'amandes, puis la crème de soja. Le mélange doit être bien fouetté et aéré.

3 - Ajoutons alors la farine, puis le rhum et l'arôme vanille.

4 - Etalons ce mélange sur un des deux rond de feuilletage en prenant soin de laisser l'équivalent d'un pouce sur le bord, pour pouvoir souder les deux parties de la galette entre elles. Si vous voulez faire la traditionnelle chasse à la fève, c'est le moment de la cacher ;) !

5 - Passons un petit coup d'eau au pinceau pour bien permettre aux parties d'adhérer, et recouvrir avec la deuxième moitié de la galette.

6 - Dorer avec du lait végétal (éventuellement coloré au curcuma) et mettez une bonne heure au frais.

7 - L'étape d'après est le rayage. A l'aide d'un couteau ien tranchant ou d'une lame, réalisons de jolies formes sur la galette. L'important est que cette répétition soit régulière, car le rayage assure aussi la bonne cuisson du feuilletage en plus de donner toute son esthétique à la galette! N'oubliez pas de faire un petit trou (donc pas comme sur la photo haha) pour permettre à l'air de s'échapper et à la galette de développer sans exploser de tous les cotés !

8 - Cuisez à 180°C pendant une quarantaine de minutes. Le feuilletage doit être bien doré!


Le sirop

30 g d'eau
30 g de sucre
arôme de fleur d'orange (facultatif)

Réalisons un sirop qui servira à napper la galette encore bouillante.
Il suffit de faire bouillir les ingrédients ensemble.
A la sortie du four, à l'aide d'un pinceau, on glace délicatement et sans excès le feuilletage et on passe quelques minutes au four.
Il faut bien s'assurer avant que le feuilletage est bien cuit et coloré, au risque de le voir se ramollir !

La galette est prête à être dévorée.

Et ... Roule galette! ;)


N'hésitez pas à m'envoyer vos oeuvres d'art sir vous réalisez cette galette.
Le feuilletage fait peur au départ, mais quand on sait le faire, il s'agit simplement d'avoir al patience de lui donner quelques tours.


Je vous souhaite par la même occasion un délicieuse année, avec surtout de la santé, de l'accomplissement et beaucoup d'amour.

Je vous embrasse

Délia ♥