mercredi 26 juillet 2017

Le jour où la peur de mal faire a fini par me couper l'herbe sous le pied

Je pense que ça ne vous aura pas échappé : le rythme de publication a fortement chuté ces derniers mois pour arriver presque au néant.
Je pourrais mentir et vous dire que c'est à cause du déménagement et de mon boulot, sauf que je suis
en vacances, et que j'ai déjà posé mes valises depuis un bon mois.

La vérité c'est que depuis quelques temps, je tourne en rond. J'ai envie que le blog évolue vers quelque chose de mieux, pour vous et pour moi, mais je ne sais plus par quel bout m'y prendre.
Je réfléchis beaucoup plus à mon contenu, je mets au cachot certaines idées parce que je les juge inintéressantes avant d'avoir pu leur donner une chance.
Pire même, je passe plus de temps à comparer mon contenu avec celui des autres blogs de mon genre qu'à en créer.
Ca a commencé à légèrement me bouffer au fil du temps, jusqu'à complètement m'empêcher de vraiment avancer.

J'en ai parlé autours de moi, comme chaque fois que j'ai un point noir dans le paysage de ma vie, j'expie, je triture, comme on prendrait plaisir à éclater un gros bouton planté au milieu de notre visage (me dis pas que tu fais jamais ça).
Et puis à force j'ai compris qu'à trop vouloir bien faire, je finis par ne plus rien faire, parce que oui, rien ne peut jamais être parfait.
Pourtant le perfectionnisme est bien loin de moi, qui ai pour habitude de tout faire à l'arrache complète.
Sauf que là, je m'investis, je veux essayer de voir un retour sur mon travail accompli, et j'en oublie l'essentiel : le plaisir.

A force de vouloir optimiser à m'en rendre malade (sans bien évidemment en avoir les compétences), de calculer au lieu de tout sortir comme un volcan spontané, à force de tout millimétrer, j'ai zappé pourquoi j'aimais venir ici déposer mes recettes ou vous parler de tout un tas d'autres sujets.
J'ai commencé à me juger, sévèrement, et à imaginer que peut-être d'autres le feraient. Que ce que j'avais à partager ne valait peut-être pas la peine de l'être, qu'il valait mieux trouver un sujet mieux traité, plus intéressant. Puis à force, le casting est devenu impossible. Plus aucune idée ne trouvait son chemin jusqu'à la touche publier.
J'ai 37 articles en brouillons. 37 articles sur des thèmes variés, qui n'ont pas été bouclés et qui attendent sagement leur dose d'accomplissement.


Et dieu merci, des copines ont su trouver des bons mots. Justes.
Pour me dire que je n'ai rien à risquer ou perdre.
Des lectrices de longue date qui déposent des petits mots gentils sans savoir que ça me fait chaud au coeur.
Des encouragements qui redonnent des couleurs à un tableau que j'ai fini par peindre en noir à force de ne pas vouloir dépasser des lignes et à les élargir par envie de sécurité.

Je me sens stupide de m'enfermer dans ma propre cage, mais je crois que je comprends enfin ce que ressentent ceux qui se sentent mal à cause d'internet, et du reflet de "vie parfaite" qu'il renvoie.

J'ai bien réfléchi, et je crois que j'ai décidé que ma vie ne serait pas parfaite, et que le fait que je me bloque par peur de mal faire est le reflet d'une légère sur estimation de tout ce qui m'entoure.
Le piège des vies instagramées parfaites a fini par se refermer sur moi.

Je ne sais pas si d'autres ici ont eu ce genre de phases, en tout cas j'ai décidé de me guérir, à coup de vie imparfaite et d'envie de repartager simplement comme avant, sans me demander si ça plaira à 98% des potentiels lecteurs ou pas.

Parce que YOLO.

Imparfaitement vôtre,

Délia ♥ 



lundi 24 juillet 2017

Le clos des coteaux : le lieu tout choisi pour un week-end de détente en amoureux

Je vous ai parlé il y a quelques mois des locations airbnb que nous avions eu l'occasion de visiter, et de mon plaisir à passer par ce moyen de location très simplifié et rapide.
Je reviens aujourd'hui avec une bonne adresse trouvée grâce au site, mais qu'on peut également louer sans y être inscrits.


Le clos des coteaux, c'est une parenthèse totale, au coeur de la Champagne. A environ deux heures de Paris, nous avons eu l'impression de partir pendant quelques jours alors que nous n'avons quitté notre chez nous que 24 heures.
Avant de commencer à vous en envoyer du pâté, je vous préviens : ce séjour n'est pas donné. En effet, selon que vous y alliez la semaine ou le week-end, il vous faudra compter entre 200 et 240€ la nuit pour pouvoir bénéficier de la magnificence du lieu.

Spoiler alert : ça vaut quand même grave le coup, et c'est comme les tea-time de luxe, à réserver pour se faire des gros plaisirs ou fêter des dates importantes.


Le clos des coteaux donc ... Où en étions nous?
AH OUI, alors oui, l'endroit parfait donc pour un week-end en amoureux.

Pourquoi?

J'ai du mal à prioriser les réponses.


Déjà, Trigneux, où se trouve la location, est à deux pas de Reims (et en plus c'est mignon comme tout ce village). Et Reims ma foi, c'est plutôt joli. La ville m'a fait penser à certains quartiers de  Paris (les jolis et pas craignos) avec des façades en pierre, la majeure partie de la ville est faite d'anciens bâtiments plein de charme. Les avenues sont très larges et on y croise franchement pas grand monde, ça a été mon plus grand bonheur.
Il y a des tas de restaurants gastronomiques qui apparemment sont spotted comme "végétariens bienvenus" sur tripadvisor, je pense qu'il suffit de demander à la réservation, chose que nous n'avons pas fait puisque nous mangeons toujours un peu sur le tas (et donc des trucs pas terribles, car franchement, mis à part des salades ou des burgers secs, les restaurants peinent à trouver des plats intéressants pour les mangeurs de cailloux).
La cathédrale est un endroit vraiment somptueux. En comparaison, notre-dame de paris m'a laissée de marbre, en y réfléchissant, peut-être à cause de la foule.
Celle-ci est très impressionnante, si l'entrée fait un peu attrape-touriste (cimer le stand avec les obkets souvenirs dès l'entrée), il suffit de s'enfoncer dans l'arrière de l'église pour trouver le coté silencieux et grandiose des lieux de culte.
Les hauteurs donnent le tournis, on se demande comment, même si ça a duré 130 ans , des personnes de notre taille avec du matériel de l'époque, ont pu construire un truc pareil. C'est gigantesque, et la lumière projetée contre les voûtes donne à l'endroit un aspect complètement surréaliste.
Les volumes, les lignes, les perspectives : tout porte à s'émerveiller. Les vitraux ne sont d'ailleurs pas en reste, même s'ils ne datent pas de l'époque de la construction car il ont été rénovés en 1800 et des patates. Un lieu dont on se souvient longtemps par sa singularité, et qui pour moi jusque maintenant est la plus belle construction visitée jusqu'à présent.
Je ne suis pas du tout croyante, mais entrer dans une église me ramène toujours à repenser à ma tata et ma mamie, qui elles croyaient dur comme fer à leur barbu crucifié, et je leur allume toujours un petit cierge, comme une lueur d'espoir et une douce pensée pour leur dire que je ne les oublie pas. Je ressors toujours de là dedans un peu émue et sonnée. Si ce n'est pas votre cas ceci dit les plafonds gothiques vous feront le même effet.




Si vous voulez également goûter du champagne ou en acheter (on est quand même pile au bon endroit pour ça et on a toujours besoin de champagne pour fêter (ou de fêter pour boire du champagne, c'est selon)), vous avez le club trésors de champagne. Une boutique entièrement dédiée, où la jeune femme présente nous a posé les bonnes questions pour s'y retrouver dans ces murs remplis de bouteilles parmi lesquelles nous n'aurions jamais su quoi choisir ...


Ensuite, pour ne nommer que les points forts de la location en elle-même, c'est tout bonnement somptueux.
La maison est très calme, et quand on entre dans le séjour, on sent tout de suite que la maison est décorée avec goût. Alors oui, ça fait un peu maison de sims : c'est fait pour être une maison de passage, et ça a un peu moins d'âme que certaines autres locations plus habitées.
Mais c'est spacieux, extrêmement propre et très fonctionnel.
On dispose d'une cuisine si l'on a envie de perdre du temps sur le vrai intérêt de cette maison, mais franchement, autant s'arranger autrement (petit restaurant dans le village pour les omnivores et possibilité de plateaux traiteur).
Car ce qui vraiment fait la force du lieu, c'est son spa. Car dans une pièce, entièrement dédiée, tu trouveras : un sauna, un hammam, et un jacuzzi. Le tout rien que pour toi. Sans vis à vis, et ouvert sur un jardin intérieur.
Tout est expliqué sur ces machines qu'on utilise assez peu (y compris les contre-indications et les consignes de sécurité) dans un fichet très détaillé laissé à l'intention des convives. Y compris les mesures d'hygiène (serviettes dans le sauna-hammam et douche obligatoire avant le jacuzzi, ça va sans dire).
La pièce est chauffée (et déshumidifiée) pile à la bonne température, en continu, on entre donc sans mal à l'intérieur et on a envie de ne jamais en sortir.
Le jacuzzi est profond, assez pour être debout dedans. C'est juste tellement chouette qu'on y est restés jusqu'à avoir la peau des orteils molle comme de la pâte à modeler.
Le hammam et le sauna étaient des grandes premières pour moi, c'est super agréable de pouvoir s'y mettre seuls et de s'y prélasser à loisir.
Et pour tout vous dire, apprécier le tout sans la contrainte du maillot de bain, c'est une folie (#teamàpoil).
Nous avons été surpris de découvrir également une "pièce secrète" : une cave! Dans la pièce spa, on peut en fait descendre d'un étage et profiter du frais du sous sol, sobrement décoré. C'est très original et inattendu, et ça doit être utile quand on abuse du sauna et qu'on a besoin de se rafraîchir.



Evidemment, le linge de maison est fourni, tout ce qu'il faut pour le spa (grands peignoirs super confortables, serviettes douces et linge de lit) et il y a même une cave à champagne prévue : il est déjà frais et prêt à être bu. Mais attention : boire ou cuire dans le sauna, il faut choisir, car les deux sont incompatibles. ;-)
La chambre est en fait une suite parentale, après avoir décrassé chaque cellule de votre corps avec le sauna-hammam, vous pourrez prendre une douche, vous rouler dans votre peignoir, et finir votre route, dans le lit ultra confortable et dodu. La literie est fantastique, j'ai dormi comme un bébé.
Si d'aventure il faisait chaud, il y a une climatisation dans toute la maison (c'est pas très écologique mais il faut bien expliquer aussi le prix de ce lieu qui propose vraiment tout l'excès du confort!).

Nous en avons profité jusqu'à la dernière minute : à 10h30 nous étions encore dans le hammam pour partir à 11 heures.
Notre seul regret a été de devoir repartir, on s'habitue vite à ce genre de luxe débordant!
Nous prévoyons d'y retourner pour fêter nos 6 ans d'amoureux. Juste nous, les vignobles, et la pièce spa.
Parce que rien n'est trop beau pour avoir des orteils PLay-dough.

En espérant que cette adresse vous ai donné envie et soit le lieu de jolis moments.

Le clos des coteaux est à retrouver sur leur site internet ou sur airbnb.

Délia ♥ 




lundi 17 juillet 2017

Fromage frais végétal à tartiner partout : efficace et pas cher, c'est le homemade que je préfère!

Aujourd'hui je vais vous donner une recette de celles que vous devez toujours avoir sous votre coude.
Et pourquoi?
Parce que cette recette, c'est celle d'un produit qui se vend relativement cher dans les magasins bio, et en version pas 100% sans truc chelou dedans, c'est celle du fromage frais à tartiner. Ca ressemble à un mix entre madame loïc et du tartare.


Je ne suis pas encore végane à 100% du temps, mais à la maison, je n'achète plus de fromage du tout. Je m'en passe plutôt bien mais c'est vrai qu'en en cas avant le repas (#mauvaisehabitude), j'aimais bien un petit bout de ma baguette tradition avec un peu de fromage.
J'ai beau ne pas aimer 90% des fromages végétaux, le fromage à tartiner au soja reste un des rares que j'apprécie, sauf que souvent, l'assaisonnement me dérange toujours un peu. Soit trop d'origan (qui a eu l'idée d'en mettre dans tous les fromages vegan du monde, sérieux?), trop de poivre (je me transforme en dragon qui crache du feu par les naseaux maintenant ou bien dans une demi heure?), ou trop salé (parée pour la traversée du désert les gars!), à vous de choisir.


Cette recette ultra simple permet de fabriquer donc, à partir de simples yaourts de soja et avec trois fois rien, des fromages à personnaliser à l'infini.
A tartiner sur des bagels avec un peu d'avocat et de saumon végétal, sur une baguette pour un sandwich maison, sur des toasts à l'apéro avec un peu de concombre, ou à s'engloutir sur du bon pain qui croustille, juste comme ça, pour le plaisir.
Ce qui est certain, c'est que vous saurez enfin comment nourrir votre envie de fraîcheur fromagère, et que vous ne vous en priverez pas vu la difficulté de la recette qui suit.


Pour un beau fromage végétal 

un grand pot de yaourt de soja de 400 g (sojade par exemple mais aussi les marques "distributeur" comme celle de la vie claire, qui est très bon et français également #MADEINFRANCEPOWER)

Une gaze stérile ou bien une étamine qu'on utilise pour les laits végétaux et qui se réutilise après #zérowaste


Assaisonnement  

Quelques pincées de sel (à doser selon votre goût, pour ma part j'ai mis une demi cuillère à café de sel rose)
Une cuillère à café de jus de citron (qui sert à la coagulation)
Herbes, épices, et autres sapides, selon votre goût


Texturant 

1 cuillère à soupe d'huile de coco désodorisée
ou
1 cuillère à soupe de purée de cajou (vous pouvez utiliser autre chose mais ça risque de donner plus de goût)
1 cuillère à soupe de margarine végétale

1 - Prenez votre yaourt, videz le pot dans un cul de poule et mélangez avec le sel et le jus de citron.

2 - Ajoutez votre assaissonnement : ici j'ai ajouté un beau bouquet de ciboulette et quelques tours de moulins de poivre, ainsi qu'un demi cuillère à café d'ail en poudre.
Enfin, ajoutez le texturant de votre choix, afin que le fromage frais se tienne de manière plus ferme.

3 - A l'aide d'une récipient profond , disposez votre gaze stérile et remplissez la de votre mélange (si c'est trop petit, n'hésitez pas à en faire deux petits ballotins plutôt que de galérer comme des fous, l'action peut vite devenir une sainte galère). 

4 - Attachez le ballotin sur une cuillère en bois pour bien le retenir fermé, et faites en sorte que le dessous ne touche pas le fond du récipient (d'où le conseil d'un truc assez profond comme un mug ou un grand verre).

5 - Laissez égoutter au frais : si vous souhaitez un type crème fraîche, retirez au bout de quelques heures et mangez ça avec des délicieuses patates au four.
Si vous souhaitez un fromage frais type tartare, laissez égoutter une journée complète en prenant soin de bien retirer le "petit lait" pour que votre gaze ne se retrouve pas les pieds dans l'eau.
Si vous voulez quelque chose de plus compacte, n'hésitez pas à ajouter encore un peu plus de "texturant" le double, éventuellement, et laissez reposer deux jours environ, pour n'avoir plus du tout de petit lait dedans.

6 - Pour le mouler, vous pouvez tasser dans un petit récipient et retirer délicatement ensuite.


Idée recette express

Avec un fromage à tartiner aromatisé à la ciboulette comme suggéré dans ma recette, j'ai créé une chouette tartine aux figues qui sera parfaite à l'apéritif ... 
Prenez une tranche de bon pain frais. Passez le au grill ou au grille pain quelques minutes.
Etalez une belle couche de fromage frais.
Découpez quelques figues et déposez-en les quartiers sur la tartine. Arrosez de sirop d'agave et servez aussitôt.

Conservation  

Ce fromage frais peut se conserver jusqu'à 3 jours au frais, de quoi se faire de belles parties de tartines!

Maintenant que vous avez le secret de la réalisation du fromage à tartiner pour 1€45, vous n'achèterez plus jamais les pots à 3€90 des supermarchés ;-)
Me reste plus qu'à trouver comment réaliser ça en zéro déchet, et je serai au taquet.
Petit à petit, l'oiseau fait son nid!

Belle journée à vous,

Je m'en vais tartiner du pain frais.

Délia ♥

jeudi 6 juillet 2017

La tarte aux fraises et à la pistache : classique, mais pas banale!

Aujourd'hui nous allons partir sur un grand classique pâtissier : la tarte aux fraises!
Nous avons tous dans nos mémoires des souvenirs d'enfance doucereux qui sentent la crème pâtissière et la pâte sablée, accompagnés évidemment d'une bonne dose de fruits rouges dont on se salissait gaiement les commissures.


Tu sens la pâte croquer sous la dent, la crème envahir ta bouche de sa saveur grasse et enveloppante, et puis ce petit twist acide, pétillant, aqueux de la fraise?

Dans cette version complètement végétale de la tarte aux fraises, j'ai voulu ajouter un petit quelque chose en plus : de la pistache!
C'est une association gagnante et très simple, un genre d'opposés qui s'attirent des saveurs, qui plaît ou déplaît, mais qui ne laisse jamais insensible!
Je ne peux que vous conseiller d'acheter une bonne pâte de pistache, soit chez G detou pour les parisiens et ceux de région Ile-de-France et qui vont zoner sur la capitale par moments, soit de prendre celle bio de chez Jean Hervé en magasin biologique, c'est tellement meilleur! De toute manière ce produit n'est pas donné, autant investir dans de la bonne qualité ;-) 
Si vous souhaitez réaliser cette recette sans la pistache, rien ne vous empêche de la retirer dans toutes les composantes, et de rajouter de la vanille à la place. Vous aurez alors sa version traditionnelle et éviterez de risquer que certains retroussent les babines devant votre tarte préparée avec tout l'amour de vos dix doigts!

Rien de bien compliqué à réaliser, même si il se peut que la recette vous prenne un peu de temps si vous êtes peu familier avec l'idée de foncer une tarte ou de fouetter une crème. Mais je vous assure rien d'insurmontable ou de comparable avec certains desserts comme des entremets!


La recette pour 6-8 personnes (réalisée dans un carré ici, mais possible également en sa forme plus traditionnelle!)

Difficulté : Moyenne
Temps de préparation : 1 heure environ
Temps de repos : 1 heure
Temps de cuisson : 25-30 minutes

La pâte sablée végane (optionnellement verte, j'aime bien les couleurs, et le saviez-tu le vert et le rouge sont nées pour se faire ressortir!)
La quantité est supérieure à ce qui vous sera nécessaire, mais si vous en avez trop, vous pouvez en faire des petits sablés, ou bien congeler le reste pour une utilisation ultérieure.

110 g de margarine
50 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes
25 g de sucre en poudre
1 cuillère à café de fécule (maïs, arrow-root et pomme de terre feront l'affaire!)
30 ml d'eau
1 cuillère à café de gomme de guar (on en trouve dans les rayons sans gluten des magasins bio, ou à coté des farines)
135 g de farine de blé

La crème d'amande à la pistache (vegan)

50 g de margarine
50 g de poudre d'amandes (ou de pistache si vous avez!)
50 g de sucre en poudre
50 g de crème de soja
1 petit bouchon de kirsh
5 g de farine

La crème pâtissière à la pistache (vegan)

250 g de lait végétal neutre en goût (le plus simple étant le soja)
70 g de maïzena
25 g de margarine végane
1 g d'agar agar
2 cuillère à café de pâte de pistaches
60 g de sucre

Il vous faudra également

2 cuillères à soupe de confiture de fraises ou de framboises
environ 500 grammes de fraises (plus t'en mets, meilleur c'est)

1 - Préparez la pâte sablée : Dans un saladier ou la cuve de votre robot, mélangez les poudres entre elles, puis ajoutez la margarine et enfin l'eau, jusqu'à obtenir une pâte homogène mais sans la travailler à l'excès.
Mettez la au frais pendant une heure environ, pour avoir plus de facilité à la travailler par la suite.

2 - Préparez la crème pâtissière aromatisée à la pistache : Dans une casserole, mettez à chauffer le lait avec l'agar-agar et la pâte de pistache. Dans un cul-de-poule, mélangez le sucre avec la maïzena, puis à ébullition, versez une partie du lait sur ce mélange, délayez bien, et remettez le tout à cuire.
La crème va rapidement épaissir, n'hésitez pas à la retirer du feu dès que vous constaterez ce phénomène.
Ajoutez ensuite la margarine et débarrassez dans un contenant que vous mettrez au frais en ayant pris soin de bien filmer la crème au contact.


3 - A la suite de l'heure de repos de la tarte, foncez le moule ou le cercle de votre choix (diamètre 18 cm environ) et débutez la cuisson en mettant une minuterie de 20 minutes pour commencer.

4 - Réalisez votre crème d'amandes à la pistache : fouettez la margarine avec le sucre, ajoutez la poudre d'amandes, puis la crème de soja et le rhum, et enfin la farine.
Déposez délicatement votre confiture, puis disposez ce mélange dans votre fond de tarte à mi cuisson, vers 15 minutes, en faisant attention de ne pas vous brûler.
Remettez à cuire jusqu'à ce que les bords colorent légèrement (ou complètement si vous ne colorez pas votre pâte, c'est tellement plus savoureux et croustillant).
Laissez ensuite refroidir.


5 - Une fois bien froide, sortez votre crème pâtissière du frais et fouettez la énergiquement afin qu'elle redevienne lisse.
Déposez sur le fond de tarte votre crème pâtissière, soit à la cuillère, soit à la poche à douille selon ce dont vous disposez.


6 - Détaillez vos fraises à votre convenance (ici elles ont été coupées en 4 avant d'être déposées pêle-mêle sur la tarte) et disposez-les sur la tarte.


Si vous souhaitez apporter un peu de brillance, un coup de confiture d'abricot un peu chauffée et délayée dans de l'eau vous apportera toute la satisfaction du monde (bon ok, c'est pas des paillettes mais quand même).

Mon petit doigt me dit que vous apprécierez cette recette à sa juste valeur. Si je n'ai qu'un conseil, attendez que la saison des fraises batte de nouveau son plein, en septembre. C'est là que vous aurez des fruits encore plus savoureux de nouveau! (pour en manger tous les jours au travail, les meilleurs fruits sont ceux du début de la saison (avril-mai) et de la "deuxième saison" (fin août-début septembre).

A vous les jolies tartes.

Je vous embrasse, j'ai déjà à moitié la tête en vacances, l'autre moitié étant dans le saladier de framboises cueillies hier ... Mais que va t'on faire de vous? ;-)

Délia ♥ Remplie de gourmandise à partager jusqu'en 2018



jeudi 29 juin 2017

Le riz au lait à la noisette et à l'abricot : le sacré duo

Si je te dis abricot et noisettes, je suis certaine que ce n'est pas l'association à laquelle tu aurais vendu toute ton âme au diable sans lire les petits caractères, mais je t'assure que tu voudras y revenir sans réfléchir quand tu auras commencé à savourer sa toute puissance.

Je te préviens tout de suite, cette recette est hautement addictive et très simple à réaliser, et le coté original de l'association en fera un dessert parfait à proposer en fin de repas cet été!


La saison des abricots est assez courte, je te conseille donc d'en profiter rapidement.

Dans la recette tu verras que j'utilise du praliné noisettes, le mieux étant de le faire soi-même, ce qui en soi n'est pas ultra compliqué, mais il faut avoir un sacré robot (dont je ne dispose malheureusement pas), et je dois dire que j'ai enfin trouvé le praliné de mes rêves : celui de chez G detou à Paris, fabriqué à partir de noisettes du piémont.
Les noisettes du piémont c'est un peu comme les clémentine de Corse : c'est bien meilleur que les autres. C'est simple, c'est la noblesse de la noisette. Pas étonnant donc qu'on ait envie de se taper le pot entier à la petite cuillère. L'odeur est divine, on sent un léger grain qui croustille, c'est une vraie folie gustative, et comme c'est gras, ça fait saliver comme un bouledogue à babines longues.

Si vous connaissez quelqu'un à Paris, ou que vous êtes suffisamment près pour vous en procurer, je vous le conseille sans détour, d'autant que si vous aimez pâtisser, vous trouverez à peu près tout ce que vous cherchez et même un peu plus, malgré la taille assez menue de la boutique, du praliné, en passant par les colorants, les oléagineux un peu rares, les produits nobles de la pâtisserie comme le chocolat valhrona, du fondant, des épices ... de quoi faire tourner la tête des gourmets, un genre de bonheur des dames version gourmande.


Après cet épilogue de folie sur cette boutique (un incontournable selon moi quand on passe à Paris et que le sujet nous intéresse), je concluerais en vous disant que j'ai failli me rétamer comme une crêpe le jour où j'ai trouvé l'amour de praliné, et que j'ai envoyé le pot valser dans les airs, le tout à cause d'une rondelle de tomates, et sous le regard ébahi d'un passant et de sa petite fille qui a eu l'air de se demander quel genre de discipline artistique je pratiquais.
LA GRANDE CLASSE.

Mais j'ai sauvé le pot de praliné, donc plus de peur que de mal.

J'aurai donc chaudement mérité ce charmant dessert, pas vrai?
(et vous aussi pour m'avoir lue jusqu'ici).


Pour 4 grosses verrines ou 6 plus petites (j'utilise des verres ronds, mais des verrines permettront un repas moins copieux, parce que ça reste du riz et que ça blinde)

500 g de lait de riz-noisette-épeautre de chez Boneterre (j'ai pas d'action chez eux, c'est juste le meilleur lait végétal du monde, vous pouvez utiliser du lait de noisette pur, mais c'est plus cher il me semble)
50 g de riz rond à dessert
50 g de sucre
4-6 cuillère à café de praliné pur
300 g d'abricots
Une poignée de noisettes concassées

1 - Dans la casserole, disposez le lait puis le sucre, et remuez histoire de le dissoudre un peu.

2 - Ajoutez le riz, puis démarrez la cuisson à froid.
Lorsque le lait bout, baissez le feu très bas et couvrez, et en remuant régulièrement, poussez la cuisson jusqu'à 1 heure, pour que le riz soit bien tendre et cuit.

3 - Sans attendre, disposez le riz cuit dans les verrines, en prenant soin de déposer au coeur de chacune une cuillère de praliné de noisettes pur. C'est optionnel mais c'est bien meilleur.
Réservez au frais le temps que les verrines refroidissent.

4 - Détaillez les abricots à votre convenance (je les ai coupés en quarts) et disposez les sur le dessus du riz au lait.

5 - Si l'envie vous en dit, saupoudrez d'une pincée de noisettes concassées, éventuellement torréfiées pour en refaire sortir l'arôme.



Vous savez tout à présent, de cette recette qui a un pied dans l'été et un pied dans l'automne.

J'espère que ça vous plaira, et je radote, mais si vous réalisez une recette, n'hésitez pas à m'envoyer un message avec une photo de votre oeuvre sur deliaciouscakes@gmail.com , ce sera presque aussi bon que le praliné de noisettes.


Je vous laisse, j'ai un pot de praliné à aller sniffer.

Bien cordialement,

Délia ♥ qui songe à s'inscrire en désintox de noisettes du piémont

mercredi 21 juin 2017

Canicule = thé glacé : l'équation du premier degré pour te sauver

La fille disparaît pendant un mois et revient avec un article par jour, vous trouvez ça bizarre, bienvenue au club!

Je voulais juste vous dire que voilà, on est vraiment en période de canicule, et donc chaque degré de plus au delà de 38°C veut dire un demi litre d'eau à boire en plus.
Alors surtout, quand on atteint les 4 litres d'eau à boire, ça peut pas faire de mal de varier les plaisirs, juste un peu. Comme on arrête presque de manger avec la perte d'appétit qui va avec (sauf les glaces, mais ça compte ou pas?), on peut blinder son frigo de trucs frais et rapides soit à boire soit à manger.

Dans cette catégorie, on peut donc se faire un taboulé géant qui fera trois jours (parce que faire chauffer trois fois de l'eau pour la semoule, t'es pas prêt, je t'assure, en plus ça fait trois fois de la vaisselle, impossible par ce temps), et tu peux aussi te faire un grand saladier de thé glacé.




Ici évidemment je vais te proposer un thé glacé bien particulier, mais en fait le thé glacé ça peut se faire avec n'importe quel thé, et ce qui est bien c'est qu'un thé glacé ça ne devient pas amer. Donc tu peux mettre ton pire thé vert et t'auras un truc AU TOP.
Tu peux décider de le boire sans sucrer pour une boisson plutôt HEALTHY, ou d'y ajouter du sucre ou mieux, du sirop d'agave, parce que ça se dilue mieux et que c'est pas aussi raffiné.
On peut aussi y ajouter des fruits frais, qu'on peut gober en fin de verre, ou juste pour décorer, mais ce serait bien dommage de les laisser au fond comme des malpropres.

En fait leur seul désavantage, aux thés glacés, c'est qu'il faut y penser la veille. Comme mettre sa sorbetière au frais. Mais c'est une autre histoire que je vous raconterai un autre jour. Parce que même écrire sur un clavier ça fait suer par ces chaleurs. Et je suis certaine que lire des caractères en plus ça doit faire transpirer les globes oculaires.

On va dire que c'est le genre de recettes ultra simples mais je me rends compte que même les choses les plus simples ont parfois besoin d'être écrites pour être partagées et j'avais envie de vous partager ça ce soir, parce qu'on est bien d'accord que plus complexe, on se lance pas par 35°C.


Pour 1 litre 5 de thé glacé

2 cuillères à soupe de votre thé du moment (mais en vrac et bio c'est mieux), ici j'ai utilisé le rooibos fraise et vanille "l'élixir des petits lutins" des jardins de gaïa
1 litre 5 d'eau froide
Facultatif  : 3 cuillères à soupe de sirop d'agave
                      une dizaine de fraises bio

Mettez votre thé dans l'eau, soit directement dans le saladier si vous avez une passoire fine pour le filtrer ensuite, soit sans un filtre à thé tissu ou métallique dès le début.
Laissez infuser quelques heures au frais (l'excès n'est pas vraiment possible!), retirez le thé, sucrez à votre convenance et ajoutez quelques fruits frais si vous voulez le servir en cocktail un soir, entre copains.

Pensez à bien vous hydrater, et pensez à ceux qui ont tendance à ne pas boire assez : enfants, personnes âgées et mêmes animaux ! Leur mouiller les babines peut leur donner envie de boire et on peut hydrater les croquettes (aux animaux, évidemment, pour mamie et les loulous il suffit de leurs forcer un peu la main sur la boisson ;) !).


Bisous, je retourne dégouliner dans un coin, pas trop loin du ventilateur et de mon frigo.

Délia ♥ Version liquide.