mercredi 18 octobre 2017

Riz frit à la sauce cacahuète (ou sauce satay) et aux brocolis

Quelle drôle d'idée de d'utiliser la cacahuète comme condiment pour une sauce?

C'est exactement ce que je me suis dit il y a quelques années quand j'ai vu la carte chez bob's kitchen.
Mais curieuse, j'avais voulu essayer ce mélange inédit, j'y avais alors aussi découvert les patates douces rôties (mon dieu que je manquais de culture culinaire!) ayant au passage donc un double coup de coeur.

J'avais tout naturellement oublié cette sauce depuis. Du genre loin derrière les dates de déclaration d'impôts et le fait de retirer les plaintes pour faire la poussière derrière sous les éléments de cuisine (heureusement que le chat est là pour me rappeler qu'il existe un monde là dessous).

Le pire dans cette histoire c'est que c'est très simple à réaliser des sauces. Je n'y pense que très rarement et c'est pourtant ce qui sublime ou rabaisse un plat (tu sais, quand la sauce est juste un horrible tas de graisse avec de la poudre et de l'eau, comme à la cantine).
Je suis tombée d'ailleurs l'autre jour en me baladant sur un livre exclusivement réservé aux sauces. Autant te dire que je compte bien évidemment l'ajouter à ma (déjà) conséquente réserve naturelle de livres dans les étagères de mon entrée. La sauce c'est comme la cerise sur le gâteau d'un plat tout à fait banal!

Et justement, aujourd'hui, cette sauce vient sublime un truc qui est déjà sublime.
Le riz frit! 
J'en avais un souvenir délicieux de quand j'étais petite. Ma maman en faisait parfois avec des oignons (frits aussi du coup, vu la quantité d'huile, même tes trous de nez étaient frits), et j'adorais déjà ça.
Maintenant vu ma passion pour la cuisson à l'huile, ce ne pouvait être que des retrouvailles émouvantes et passionnées.
J'ai choppé cette idée sur le blog de au four au clavier, qui m'a donné également pas mal d'idées de plats exotiques car Annie vit à tahiti. Oui oui. Donc tu peux manger ton chapeau avec tes feuilles mortes et tes châtaignes!
Le riz frit, si tu ne connais pas, c'est un délice : un peu fondant, un peu croquant, un petit goût noisetté qui vient du fait que ça colore sur feu vif. Les bouts d'oignons frais dedans restent un peu crus, niveau textures on atteint le nirvana de la diversité. Et c'est ça que j'aime quand je mange : la diversité.
Je m'en tamponne plutôt grave des plats monocordes, même dans ma soupe je mets des morceaux et des trucs qui croquent, parce que je supporte pas la monotonie.
Alors évidemment, j'ai voulu ajouter le vert tendre et le goût presque sucré de bons brocolis simplement cuits à la vapeur. Avec tout ce gras fallait bien se la jouer un peu Healthy histoire de coller à l'image proprette du végéta*ien.
Faudrait pas voir à crever d'un problème vasculaire alors qu'on a arrêté la viande pour arrêter de se boucher les artères pas vrai?

Je t'embarque avec moi pour voyager un peu avec ce plat de riz frit.
Au passage, je t'encourage vivement à dire bonjour à mon nouveau bureau/table/support photo que j'ai chiné sur le bon coin (tu l'as déjà vu si tu me suis sur instagram mais je sais que tout le monde n'y est pas, alors voilà, je te présente). J'ai fait 45 km pour aller le chercher avec ma gentille maman et il est aboslument parfait en tous points.



Riz frit à l'oignon frais, à la sauce dite satay et aux brocolis


Pour 2 personnes


Le riz frit


2 portions de riz basmati (pas de riz rond, surtout, on le garde pour le riz au lait les gars!)
4 cuillères à soupe d'huile végétale (l'olive a ma préférence)
1/2 botte d'oignon frais (le vert et le blanc, rien ne se perd!)
2 cuillères à soupe de sauce soja
sel pour ajuster
Noix de muscade pour donner du goût

La sauce satay


4 cuillères à soupe de beurre de cacahuètes
2 cuillères à soupe de jus de citron vert + zeste d'un demi citron vert
1/2 cuillère à café de piment doux
1 trait de sauce siracha ou de tabasco
1/2 cuillère à café de cumin
2 cuillère à café de sauce soja ou tamari
300 g d'eau
une poignée de cacahuètes non salées (à trouver et bien chercher au rayon apéritif, super haut dans le rayon, donc j'espère que tu fais plus de 1m56, sinon apporte ton marchepieds) #peanutsforeverybody
1 ou 2 éhcalottes
2 gousses d'ail

Accompagnement 


Une tête de brocolis cuite vapeur


Préparation du riz frit à l'oignon frais


1 - Votre riz doit déjà être cuit, comme vous procédez habituellement. Il ne doit pas être collant, sinon le résultat ne sera pas très concluant. 

2 - Dans une poêle qui n'accroche pas ou un wok, faites chauffer l'huile sur feu vif et ajoutez votre riz. Remuez régulièrement et détaillez les oignons (et non les pousses vertes) puis ajoutez les au fur et à mesure. Il y aura des morceaux plus ou moins cuits et c'est ce qui fera le charme du plat!
Ajoutez également la sauce soja et la muscade, et si besoin de l'huile si le riz boit tout (il est assoifé, vous verrez!).

3 - Lorsque le riz a commencé à colorer par endroits, vous pouvez le retirer du feu et éventuellement ajuster la quantité de sel en remuant bien. 
Mélangez une partie des tiges d'oignons verts, et conservez en pour la présentation.


La sauce satay


1 - Dans une casserole, déposez tous les ingrédients sauf quelques cacahuètes que vous conserverez pour décorer votre plat et faites chauffer et épaissir sur feu doux.

2 - Quand la sauce nappe une cuillère en bois, retirez du feu et servez aussitôt le riz, avec les brocolis, le reste du vert des oignons et les cacahuètes.

J'ai trouvé ce plat très simple et très savoureux, je pense que la sauce cacahuètes ou satay pour les intimes va devenir un de mes trucs favoris avec l'hiver qui arrive.
Ma prochaine lubie je crois est la noix de pécan. En sucré comme en salé j'ai envie d'en mettre partout.



Et vous, votre dernière découverte culinaire, c'était quoi? ;-)

Bisous doux

Délia ♥ 


mercredi 11 octobre 2017

Arrêter de se mettre la pression et s'offrir un peu de bienveillance : mon retour d'expérience

Ces derniers mois, voire cette dernière année, j'ai choisi de penser que je pourrais mener mes combats sur tous les fronts : Professionnel, personnel, amical, amoureux, bloggesque, créatif, extraterrestre.

J'ai changé de travail souvent, avec la volonté de garder de l'amour pour ce que je fais et de ne pas me dégoûter d'un métier que j'aime pour des horaires, des salaires, des relations humaines compliquées, ou des conditions de travail qui me filaient des boutons à mesure que les jours passaient.
Malgré la fatigue, j'ai fait parfois le choix de pousser mes limites physiques et continuer à sortir comme un zombie, voir du monde comme un zombie, me déplacer parfois comme un zombie, toujours en mettant de coté mes heures de sommeil de retard, autant pour moi que pour les autres.
J'ai aussi voulu tenir le rythme ici, en publiant régulièrement, au minimum une fois par semaine. Je voulais que mes statistiques s'améliorent, coûte que coûte, j'ai pas honte de l'annoncer.
J'ai refusé aussi de laisser mes envies de cuisiner et photographier au placard même quand j'avais les jambes de coton et que j'aurais pu rester dans mon canapé à boire du thé et à regarder par la fenêtre.
J'ai continué à pédaler comme si la chaîne tenait encore sur le vélo, alors que j'étais en roue libre dans la descente depuis un moment, emportée par la vitesse et incapable de ralentir.

La vérité c'est qu'à force de m'imposer des contraintes même sur mes jours de repos avec des plannings dignes d'un ministre (et pas genre ceux qui ne risquent pas d'user le tissu de leur siège à l'assemblée nationale), j'ai glissé dans la pente de l'intolérance envers moi-même et la flemme.
Me reposer et profiter est passé au second plan.
L'exigence a relégué mes vraies envies, en les déguisant en fainéantises, à l'état de néant total.
Mon caporal gérant le capital flemme est devenu inexistant, bouffé par madame l'exigence, tant et si bien que je me crispais quand je me prenais à avoir le nez levé au lieu de cocher une case de mes interminables to do list façon parchemin qui tombe au sol dans les dessins animés.

J'ai commencé à sentir les prémices de mon ras le bol sur mes jours de repos : aucune envie de faire ce que j'avais prévu dans mon bullet journal, aucune motivation quelconque, seulement l'envie de me rouler dans ma couette, de traîner en pyjama et de manger des céréales (chez moi c'est symptomatique quand j'ai envie de céréales, parce que je mange pas qu'un bol, c'est véritablement l'effet cacahuète (d'ailleurs le gars qui a inventé le terme d'effet cacahuètes ne connaissait pas les frosties, pour sûr)).
Je prenais presque mes journées de boulot pour du repos #lajoie.
J'ai aussi remarqué sur des journées chargées en contact sociaux que j'avais plein de motivation après avoir passé la journée dehors, sans penser à mes obligations et à discuter de choses et d'autres ; j'avais des idées neuves et des points de vue différents des miens.
Finalement, j'étais plus efficace une fois que je m'étais laissé le temps de respirer.

Forte de ce constat , j'ai commencé à partir dans le grand voyage qu'est l'introspection et l'analyse. Et puis j'en ai déduit que je devais réagir avant de me tuer à la tâche ou de finir malheureuse comme les pierres.


Lâcher prise




Ca paraît bête, mais quand on est exigent avec soi-même (autant que je peux l'être avec les autres, c'est d'ailleurs un défaut que je tente de gommer avec le temps), on a du mal à se laisser de la marge. Après tout si on s'en donne à soi, comment justifier d'avoir des attentes envers les autres?
La vérité c'est qu'on est souvent pire avec soi, et on le sait au fond.
Le mot impatience a certainement été inventé à ma naissance ; toute attente est une véritable torture.
Au lieu de me laisser le temps, je suis constamment dans l'attente d'un progrès, en mettant de coté l'idée que progresser ne se mesure pas qu'en paliers visibles. Pourquoi ne pas accepter simplement l'idée qu'on progresse quoi qu'on fasse et que le résultat n'est pas immédiat?
Parce qu'on s'expose sans cesse. C'est indéniable, à force de voir du beau et du mieux que soi, on se soumet à une certaine pression : celle de faire mieux, impérativement, pour combler notre retard. Et évidemment, maintenant.
Sinon c'est pas drôle.
J'ai réalisé ça il y a peu, mais j'ai décidé que je devais impérativement arrêter de me presser pour tout, y compris ce qui est censé faire partie de mes moments de détente. Car c'est bien connu, confondre vitesse et précipitation n'apporte rien de bon.

Ce qu'on peut faire pour y arriver


Abandonner une partie de ses idées, envies ou obligation (la sélection naturelle est parfois cruelle, pardon le levain maison qui attend depuis 3 semaines!)
S'autoriser à n'avoir envie de rien
Faire des trucs anti constructifs mais qui nous rendent heureux (comme regarder le plafond)




Planifier seulement ce qui est vraiment important



J'étais en train de devenir un genre de control freak total.
Je planifiais tout en listant par jour ce que je devais faire. Ma liste était évidemment plus conséquente que ce que je pouvais réaliser, je voyais la journée avancer et la liste me devancer, et ça ne loupait pas : je me sentais désemparée et incapable d'avancer d'avantage. Je laissais donc tout tomber et comblait le reste du temps avec du vide (=actualisation des flux d'actualité divers, tâches ménagères qui me permettaient de ressentir une avancée quelconque pour combler le manque d'avancée "spirituelle").
Je me suis rendu compte que je listais mes envies en les imposant comme des tâches, leur faisant enfiler le costume d'obligations. Plus aucun plaisir ne venait se glisser dans ces injonctions à abandonner mes envies sur le moment même.
Pour m'éloigner de ce schéma, j'ai fini par adopter une méthode moins contraignante mais tout aussi efficace : des listes à la semaine et même au mois pour les tâches à ne pas oublier mais pas urgentes. Plus globales, elles me permettent de moduler en fonction non seulement de mon envie du moment, mais aussi de ma fatigue ou de mon énergie débordante.
En gros, j'ai arrêté de me prendre pour un robot ( et d'imaginer que rien n'avait influence sur moi.
Et plus important encore, j'ai prévu des jours vraiment off, ou des demi journées, où je ne fais KEUDALE, ou alors uniquement ce que je veux vraiment. Comme une tâche à part entière. For my own sake.

Ce qu'on peut faire pour y arriver 


Arrêter de croire que les journées font 48 heures (24 c'est déjà pas mal !)
Ne faire que ce qui est vraiment important ou nous tient à coeur
Garder ses idées purement plaisir dans un carnet pour ne rien oublier et le consulter de temps à autre pour s'inspirer ou se souvenir, sans s'imposer quoi que ce soit



Reprendre mes droits sur mon corps



A force de me laisser baigner par 4-5 heures de sommeil quotidiennes, j'ai fini par sentir mon corps me rappeler à l'ordre : retard de règles conséquent, nausées, incapacité totale à me concentrer plus de deux minutes sur un truc, douleurs musculaires, cernes enflées (tu sais, c'est comme si t'avais creusé ton propre visage pour faire un petit tas rebondi de cernes, c'est encore plus classe que les cernes creusées) bref, le kiff.
Je crois que ma relative résistance physique faisant que je suis rarement malade et que j'ai besoin de peu de sommeil pour être pleinement reposée (donne moi 7 heures et je suis rechargée à bloc), j'ai fini par penser que je pouvais rouler en pilote auto.
Grave erreur.
Le sommeil est la base d'une vie saine, on peut penser que s'allonger et perdre du temps qu'on ne nous rendra jamais ne nous fait pas avancer, mais sans sommeil, on se met en danger (sinon dans le même genre de conseils on a aussi "le feu a brûle" et "l'eau ça mouille" #charlieetlulu), et on finit par ne même plus sentir les effets de ce manque. Un peu comme une addiction, j'ai fini par trouver ça normal de me lever avec du plomb dans les bottes et la cervelle en compote (et la rime facile, banco).
Je me restaure donc des nuits reposantes, en essayant de me coucher tôt et dans un environnement calme.
Je quitte les écrans une petite heure avant de dormir, et je prends le temps de me mettre en condition, en prenant soin de moi et en appréciant quelques câlins avec doudou et les chats pour me sentir apaisée. Aussi simple que ça!
Ca a d'ailleurs été l'occasion de couper mes très (trop) longs cheveux pour passer moins de temps à les maudire entretenir, mais surtout pour reprendre le plaisir de passer chaque soir un peu d'huile délicatement parfumée dedans et une touche d'aloe vera sans risquer de finir sous 12000 tonnes de cheveux cassés.
J'ai aussi repris l'idée de manger mieux, et plus simplement. La cuisine de plats trop élaborés a fini par me manger tout mon temps et me donner le sentiment que je ne faisais que manger, dormir, et travailler (as-tu déjà entendu parler du métro-boulot-dodo? c'est ma vie l'ami!).
En gros, prendre soin de moi, simplement, et en profitant aussi de ce moment rien qu'à moi.

Ce qu'on doit (oui oui, même pas besoin de le noter dans ton bullet) faire pour y arriver 

Dormir correctement la nuit
Trouver des recettes faciles et équilibrées pour bien manger sans se noyer sous la vaisselle
Faire quelques gestes d'amour envers son corps, chaque jour, pour s'y sentir bien
Faire un suivi de ses heures de sommeil pour réaliser qu'on est complètement à l'ouest



Arrêter de me faire manger mon temps par les réseaux sociaux



C'est un point que je constate depuis longtemps : je passe beaucoup de temps sur internet, et même si j'en retire de la satisfaction car j'ai appris beaucoup de choses (y compris des trucs inutiles hein) grâce à mes heures passées à arpenter la toile, j'ai aussi perdu des heures qu'on ne me rendra jamais à scroller des flux d'actualité.
Qui n'a jamais terminé sa soirée devant son flux instagram en perdant 20 minutes de précieux sommeil ou d'une autre activité bien plus enrichissante (comme dormir)?
J'ai fait le choix depuis de longues années de ne pas avoir de smartphone, mais dès que je passe le seuil de ma porte, je suis attirée irrévocablement par mes écrans en tout genre. Entre l'ipad pour voir instagram, mon téléphone pour vérifier que je n'ai pas reçu un sms (alors que je dois en recevoir 4-5 par jour #foreveralone) ou mon ordinateur avec 252 onglets (et ça m'arrive quand même de râler quand mon pc rame), j'étais constamment la tête ailleurs.
Encore maintenant j'ai un mal de chien à décrocher, mais je ne me résous pas à faire une digital détox: la solitude de mes jours de repos en plein milieu de semaine m'éloigne constamment de cette idée.
Je n'ai pas encore trouvé le moyen de raisonner de manière optimale ma surconsommation de ce coté là mais j'y travaille dur et je pense que je reviendrai vous en parler, parce que si moi j'y arrive ... Vous pourrez toutes y arriver !

Ce qu'on peut faire pour y arriver 


Certaines applications font le job pour vous, elles ferment tout!
Sinon, instaurer des temps encadrés pour ne pas se faire manger par les méandres d'internet.
Le plus radical? Couper le wifi. Enfin j'imagine.



Renouer avec le monotâche



Dans mon travail (pâtissière donc), c'est un besoin permanent que d'être dans le multi tâches. Les temps morts sont une perte sèche de temps, et ça tombe mal  car du temps, je n'en ai pas en rab!
Le fait est qu'à force j'ai fini par appliquer ça à ma vie personnelle et j'ai fini par ressembler à un clown, à jongler entre ma cuisine, mon appareil photo, un cours en ligne de html, une oreille au téléphone avec une hotline, un livre entre les mains et un arrosoir de l'autre pour sauver mon areca. Ca ressemble à une caricature et pourtant, je ne suis parfois pas loin de la vérité.
Je pense vraiment que cet état constant de surcharge mentale peut faire disjoncter rapidement n'importe quel humain normalement constitué (je te dis pas si t'as déjà un souci à la base).
J'ai pris l'habitude d'essayer de faire les choses en pleine conscience. Si tu ne connais pas, en gros, c'est être à 100% au moment présent, avoir la tête vide de toute autre pensée et le corps disposé intégralement à l'expérience en cours. Tout devient passionnant, un simple épluchage de carottes peut prendre le costume d'un voyage merveilleux. Je n'abuse presque pas.
J'essaye tant bien que mal de fuir les contrariétés et d'avoir l'esprit tranquille, et de me concentrer au mieux sur une seule tâche.
Pour ce qui est des tâches sur ordinateur, je me mets des timers pour me forcer à ne pas sauter d'onglet en onglet par exemple.
Même si parfois faire plusieurs choses en même temps est productif, je trouve un certain plaisir à faire les choses une par une, par ordre d'arrivée, et sans trop avoir la tête remplie de mille idées.
J'ai choisi de déposer ces dernières dans mon bullet : à présent il s'agit d'un vide - tête!

Ce qu'on peut faire pour y arriver 

Vider toute sa tête sur papier jusqu'à se sentir libre et serein.
Prendre les choses dans l'ordre, sans trop se projeter
Prendre l'habitude de savourer des tâches auxquelles on avait fait perdre tout intérêt (vaisselle, marcher dans la rue, boire sa tisane sans rien faire d'autre)



Flâner



Il y a tellement d'occasions de flâner!
A la maison, tout n'est qu'invitation au réconfort et à la détente (bon, sauf le chat qui fait systématiquement à coté de sa caisse #notcool). Seulement, ça peut vite devenir un lieu rempli de tâches et de fonctions.
Un canapé n'est pas fait pour s'asseoir, il est aussi fait pour se prélasser, avec une bonne lecture et un thé bien chaud, avec le chat à coté des genoux et le coeur léger. Ou avec une bonne série et la tête sur le bidon de doudou.
J'avais presque oublié aussi ce que c'était de profiter de la couleur du ciel, de la beauté des feuilles qui rougissent dans les arbres et de la chaleur su soleil derrière les vitres qui chauffent tout le salon.
C'est presque honteux à dire mais j'ai redécouvert tout mon quotidien en m'autorisant à voir de la détente et l'idée de prendre le temps partout.


Ce qu'on peut faire pour y arriver 

Après avoir renoué avec la monotâche, s'imaginer que flâner est une tâche en soi
Se donner le temps de décompresser souvent



Réaliser que je me consume à essayer d'être sur tous les fronts m'a permis de repartir de plus belle avec une énergie intérieure (même si j'ai un peu de mal à reprendre de l'avance sur mon sommeil en retard, il est parti loin devant) et profiter d'une paix qui m'était étrangère depuis un moment.
Bien sûr, tout ça n'est possible que quand on a l'esprit tranquille. J'ai parfois des problèmes, comme tout le monde, et le relationnel est ce qui me bouffe le plus. J'ai décidé de parler ouvertement de mes plaies à mes proches, de ne pas laisser monter la grogne et d'être franche et ouverte.
Ce n'est qu'au prix d'une grande simplicité pourtant si compliquée à instaurer que je trouve la paix nécessaire pour réussir à ne pas parasiter ma propre recherche de bienveillance.
Je vous conseille si vous êtes anxieux naturellement comme moi de ne pas laisser traîner des trucs qui pourraient vous bouffer jusqu'à la moëlle.
Après tout on ne sait jamais de quoi est fait demain, ce serait bête de gâcher un temps précieux entre des non dits et des malentendus pas vrai?

Je ne sais pas si cette pression personnelle vous parle, j'espère en tout cas qu'à défaut cet article vous aura rendu curieux, ou fait réagir d'une quelconque manière.

Je vous laisse, j'ai un plaid à remplir et un livre qui m'attend.

Délia ♥ Peace & love 



dimanche 8 octobre 2017

Tartes aux reines claudes et à la noisette

Reine claude. Figure toi que ce nom vient de l'épouse de François premier à qui ce prunier avait été apporté.
En gros la nana avait réussi sa vie, elle a donné son nom à des prunes.
Je n'ai pas pu m'empêcher de l'imaginer jouflue avec une haute perruque et des plumes dans la coiffe, ce nom m'évoque beaucoup de rondeur, de générosité, un visage piqué d'un nez trompette et d'une petite bouche rieuse.

Le fait est que je n'ai pas pu résister à ces prunes quand j'ai vu leur bouille ronde au milieu de la cueillette (vision d'horreur à m'imaginer un arbre empli de prunes façon "humain" avec des yeux et des bouches, le truc à te vacciner de la cueillette haha).
Recouvertes de leur pruine (tu sais cette pellicule blanche un peu âpre sous la langue), tout neuves, et juteuses à souhaits.
Sauf que les prunes, je n'en avais jamais vraiment cuisiné. J'ai ramassé avidement près de deux kilos de ces jolies avant de me demander ce que j'allais en faire.

Et comme chaque fois que je ne sais pas quoi faire, je fais une tarte. C'est ma valeur refuge la tarte.
Moi, la pâte qui croustille et les garnitures fondantes, c'est mon lingot.

Cette tarte est aussi généreuse que la "bonne reine" de mon imagination, mais aussi pleine de simplicité. Pas celle qui a l'arrière goût de la lassitude, mais bien celle qui a un goût fantastique de reviens-y.
On fait un fond de tarte en pâte sucrée à la noisette, on ajoute une généreuse ration de crème de noisette fondante, puis ensuite, on s'accorde une fine couche de praliné pour renforcer l'arôme bien présent de la noisette et l'on y dépose subtilement des reine claude rôties au four.
Un assemblage de bonnes choses, un léger goût de désuétude.

J'espère que vous trouverez encore quelques prunes pour réaliser cette tarte. Avec une boule de glace vanille c'est un véritable délice.


Tarte aux reines claudes et à la noisette


Difficulté : facile
Temps de préparation : 1h30

Ingrédients pour une tarte de 4 personnes :


Pâte sucrée à la noisette végétalienne 

(à diviser par deux pour tomber pile, je la double toujours pour faciliter le mélange et pour en mettre une au congélateur et en avoir pour une prochaine envie de tarte!)

110 g de margarine sans lait (la saint hubert bio, sans huile de palme, ou bien la vitaquel qui en contient)
50 g de sucre glace
25 g de sucre semoule
25 g de poudre de noisettes
1 cuillère à soupe de fécule de pomme de terre ou de maïs + 30 ml eau
1cuillère à soupe de graines de lin et 30 ml d'eau
1 cuillère à café de gomme de guar (facultatif mais donne une texture plus maléable aux pâtes, se trouve en magasin bio au rayon sans gluten)
1 cuillère à café de purée d'amandes
200 g de farine
1 pincée de sel (si la margarine est salée, oubliez, on n'est pas là pour faire des pizzas)

La crème de noisettes


50 g de margarine (toujours le même conseil que plus haut)
50 g de sucre en poudre (blanc ou bien du sucre de canne mais pas de sucre hyper complet au risque d'avoir un goût trop prononcé qui mange la noisette)
50 g de poudre de noisettes
5 g de farine (possibilité de sans gluten, l'idée est juste de lier en absorbant une partie de l'humidité)
50 g de crème de soja épaisse (certaines marques sont hyper liquides, mes favorites sont celles de chez carrefour, et la provamel)

Garniture


400 g de prunes
3 cuillères à soupe de sucre de canne
un peu d'huile d'olive
une poignée de noisettes
3 cuillères à soupe de praliné de noisettes du piémont (acheté chez G detou à Paris, surtout ne pas lésiner sur la qualité du praliné, voire le faire maison si on a un robot qui supportera l'affront)


La pâte sucrée à la noisette


1 - Dans un saladier, mélangez ensemble les poudres (farine, sucre glace, noisettes, sucre semoule, gomme de guar et éventuellement le sel), puis ajoutez votre margarine.
Le mélange va sabler progressivement.

2 - Une fois une belle texture sableuse obtenue, ajoutez vos similis oeufs : la fécule mouillée, les graines de lin que vous aurez fait chauffer avec l'eau pour libérer le mucilage, et la purée d'amandes.

3 - La pâte devrait former rapidement une boule ; pour plus de facilité, passez la pâte en boule légèrement applatie au frais, pendant une heure environ, ou au congélateur pendant une vingtaine de minutes.

4 - Foncez un cercle à tarte ou un moule (diamètre 14-16 cm). Le cercle a ma préférence, parce que je trouve ça plus joli, plus net, et puis parce qu'on peut plus facilement contrôler la cuisson, mais il faut prendre le coup de main pour le foncer!


La crème de noisettes façon crème d'amandes


1 - Fouettez ensemble le sucre et la margarine.

2 - Ajoutez ensuite la crème de soja. Remuez bien ; il se peut que ça se mélange mal mais c'est normal.

3 - Ajoutez la poudre de noisettes et remuez bien.

4 - Pour finir, incorporez la farine.

5 - Pochez ou étalez le mélange directement à la cuillère (selon la qualité de la crème il se peut que ce soit un peu liquide mais ce n'est pas grave)

6 - Cuisez à 175°C pendant une trentaine de minutes au total, jusqu'à ce que les bords colorent et que le fond soit bien cuit.

Les reines-claudes roties


1 - Coupez les prunes en deux et retirez les noyaux.

2 - Sur une plaque de four, déposez les prunes dénoyautées creux vers le haut, puis vaporisez de l'huile d'olive (la méthode la plus simple et homogène) sur les prunes, et saupoudrez du sucre de canne.

3 - Cuisez à 180°C pendant une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que les fruits soient tendres.

Les noisettes torréfiées

Si vous n'avez jamais torréfié de fruits secs, ça sublime le goût, apporte un petit coté toasté, en gros, sublime le goût naturel!

1 - Déposez votre poignée de noisettes sur la plaque (qu'elles soient mondées ou non n'a pas d'importance, la peau marron part comme un rien une fois passée au four), et cuisez à 180°C pendant une petite dizaine de minutes. Les noisettes ne doivent pas trop colorer mais doivent légèrement dorer!
Retirez les peaux au besoin, puis réservez.


Montage de la tarte


1 - Sur le fond garni de crème de noisettes, déposez de manière homogène le praliné noisettes.

2 - Disposez les prunes sur le dessus de la tarte, et saupoudrez des noisettes torréfiées concassées légèrement (le croquant a un réel intérêt dans la dégustation).

3 - Faites chauffer une bonne tasse de thé et dégustez, en regardant les feuilles tomber, la pluie marteler les carreaux et le bonheur de se retrouver chez soi.

Je ne sais pas pour vous, mais moi l'arrivée de températures moins clémentes, ça me donne envie de faire plein de choses chez moi, et surtout, ça m'incite à me reposer surtout, et à mieux profiter du temps qui passe.


Je vous souhaite une agréable et chaleureuse soirée.

Bisous doux

Délia ♥






mardi 26 septembre 2017

Nids briochés aux prunes

Je cours toujours après le temps ces derniers mois, comme si il avait toujours une longueur d'avance sur moi. C'est un sentiment qui me donne le sentiment assez désagréable, dans le sens où soit je passe ma vie à courir, soit je prends du retard sur ce que j'ai à faire.
Je crois que se mettre la pression inutilement pour tous les domaines, comme si le fait de se laisser de la marge était un gros mot fait partie de mon code génétique.

L'automne qui arrive me donne envie de ralentir, et c'est une excellente chose. J'ai ressorti mes plaids, j'ai posé des gros rideaux confortables sur les fenêtres, et les chats commencent à hiberner et dormir plus que se battre (bientôt je vous raconterai tout ça, enfin bientôt, avec ce que je vous ai dit plus haut dites vous que ça arrivera pour Janvier quoi haha). L'envie de cuisiner gras, sucré, salé, et trop riche me revient. 
J'apprécie si fort ces premiers rayons de soleil froid, cette ambiance humide au petit matin quand je mets le nez dehors, de ressortir mes écharpes et manteaux épais, et de remonter le col quand je sors.
Chaque saison cette année me paraît incoryable, j'ai le sentiment que l'été a été trop long et que je me suis lassée de la chaleur et de l'appel de l'extérieur : j'ai besoin du confort imposé par la fraîcheur.
Je vous propose aujourd'hui une recette que j'ai réalisée quand on pouvait encore passer la journée les fenêtres grandes ouvertes. J'ai d'ailleurs cueilli mes prunes à la ferme de gally sous un soleil de plomb! 
A les regarder ces brioches peuvent bien être réalisées maintenant car les prunesont la part belle sur les étals, mais elles sentent tellement le soleil que je ne les reconnais presque pas.

C'est un dessert qui est très bon, mais que je trouve délicieux le jour même. Le lendemain, la brioche aura un peu séché!
Avec son petit coeur de crème, et ses fruits cuits au four, c'est un véritable dessert à offrir sur une table de goûter, avec un chocolat chaud ou un bon thé fumant aux fruits jaunes. Pour ça j'ai bien une référence à vous proposer : le thé blanc rêve de femmes, qui a le bon goût entre autre de pêche.
Il est très doux et vraiment adapté ;-) 


Les nids briochés à la prune et à la crème pâtissière


Pour 8 nids briochés

Temps de préparation 1h30
Temps de repos : 2 h 
Difficulté : Moyenne


La pâte à brioche : recette de la fée stéphanie


450 g de farine
250 ml de lait végétal
80 g de sucre
15 g de cassonade
50 g de margarine
1 cuillère à soupe de fécule de pomme de terre + 2 cuillères à soupe d'eau
20 g de levure fraîche
1/2 cuillère à café de sel (si la margarine est salée, ne l'ajoutez pas)

Pour dorer la brioche


Un peu de lait végétal + de sirop d'agave

La crème pâtissière à la vanille


250 ml de lait végétal 
38 g de fécule de maïs
25 g de margarine
1 g d'agar agar (1/2 cuillère à café rase)
60 g de sucre
1/2 gousse de vanille

La garniture


400 g de prunes de votre choix (ici mirabelles et reine claude)


La préparation de la crème pâtissière vanille


1 - Dans votre casserole, mettez le lait et la gousse de vanille gratée, et faites bouillir une première fois puis coupez le feu. Laissez reposer un quart d'heure environ, le but étant de faire infuser le lait végétal pour que l'arôme de la vanille soit bien présent.

2 - Ajoutez alors le reste des ingrédients sauf la margarine, en remuant bien à froid pour que le mélange ne comporte pas de grumeaux et faites bouillir jusqu'à ce que le mélange épaississe, puis ajoutez la margarine et débarrassez dans un bol ou un petit cul de poule (saladier pour les intimes) en filmant bien au contact. Conservez au frais pendant le temps du reste de la préparation. 


La préparation de la pâte à brioche


1 - Mettez dans la cuve votre sel, puis la farine, la fécule, et le sucre, la levure et enfin l'eau. Pétrir jusqu'à ce que la pâte se décolle des bords de la cuve ou commence à résister si vous le faites à la main.

2 - Ajoutez la margarine et pétrissez longuement (soit à faible vitesse au batteur, afin de ne pas malmener le réseau glutenneux de la brioche) soit à la main, afin que la pâte devienne très élastique, ne colle plus.

3 - Laissez la pousser une heure à température ambiante environ si il fait bon, ou alors au four à très basse température (30°C) en couvrant le récipient d'un chiffon. La pâte doit doubler de volume. Cette étape est importante pour que la brioche gagne en souplesse et soit très légère ensuite.


Préparation des nids briochés et cuisson


1 - Divisez votre brioche en morceaux de 100 grammes chacun (si le compte n'est pas juste harmonisez!), et réalisez ds boudins assez épais.
Fermez les pour réaliser des anneaux en faisant une soudure solide.

2 - Mettez à pousser une heure encore, afin que la pâte développe et double encore de volume.

3 - Au centre, le trou devrait s'être rebouché intégralement, laissant donc un creux pour déposer une dose de crème pâtissière (2 cuillère à soupe environ) que vous aurez pris soin de fouetter pour la rendre lisse de nouveau (elle solidifie comme une crème pâtissière traditionnelle au frais).

4 - Découpez vos prunes en moitié ou quart selon la taille de vos fruits (ils réduisent beaucoup à la cuisson et il est très intéressant de garder des morceaux assez gros pour ne pas se retrouver avec seulement de la compote. Les miens étaient petits et j'ai mis environ 2 fruits par nid. 

5 - Dorez en mélangeant une cuillère à soupe de sirop d'agave à une cuillère à soupe de lait végétal et  saupoudrez de sucre de canne. Enfournez à 180°C pendant une trentaine de minutes. La brioche doit colorer, les fruits caraméliser.

6 - Laissez refroidir avant de consommer.
Idéalement ces brioches sont à déguster dans la journée, mais vous pouvez les conserver et éventuellement les passer de nouveau au four quelques minutes (5-10 minutes) pour leur redonner une secondes jeunesse.


J'espère que la recette vous aura plu, ça a été pour moi l'occasion de me mettre à cuisiner les prunes, que j'avais cueillies pour leur joliesse et que je ne savais pas trop comment accommoder.
Ca a été un véritable défi culinaire, qui m'a d'ailleurs inspiré un deuxième dessert que vous découvrirez très rapidement par ici! :-)

Je vous souhaite un délicieux début d'automne. De mon coté je n'ai jamais été aussi ravie de le voir pointer le bout de son nez.

Je vous laisse, j'ai plaid!

Délia ♥

vendredi 22 septembre 2017

Passer sa cuisine au zéro déchet : starter pack pour accros aux poubelles repentis

Après avoir globalement délimité le périmètre de ce qu'est le zéro déchet dans un premier article (à retrouver ici, et à lire si le concept t'échappe autant qu'une savonnette glissante sous la douche), je crois que le premier sujet qui m'a vraiment parlé a été ma cuisine.
J'ai vite remarqué que les allers-retours à la poubelle commune en bas du bâtiment me gonflaient. Mais surtout me gonflaient bien. En lisant l'ouvrage de la famille zéro déchet, j'ai vite compris qu'en plus de me gonfler psychologiquement d'aller sniffer les odeurs fétides des poubelles de tout mon voisinnage, ça avait un impact certain sur la planète, et donc, forcément, que ça touchait droit dans le coeur de mes convictions.

Mais quand on a l'habitude de faire d'une manière, le plus difficile est de sortir de son propre contexte pour aller identifier les points complètement critiques dans ses pratiques et réaliser que oui, on peut changer.
J'ai récemment eu une conversation avec mon père au sujet du nucléaire, qui s'est terminée plus globalement sur le fait que j'étais trop extrémiste quant à mes actions face à beaucoup de sujets touchant de près ou de loin au consumérisme, à l'écologie et aux produits chimiques nocifs. Je crois que cette vision presque péjorative de mes engagements ne fait que conforter mon besoin d'essayer de faire comprendre que ce n'est pas un sujet banal et qu'il faut que chacun d'entre nous agisse à son échelle, et prenne conscience de son importance/impact, et ce malgré les tentatives ubuesques de toute la société pour nous faire croire qu'il n'y a que des individus et pas de groupe, et donc rien de vraiment bien grave.

Le zéro déchet en cuisine n'est pas une mince affaire, pour tout avouer. Déjà ça paraît ultra compliqué parce qu'il faut s'équiper au départ, et que ça représente un certain investissement. Mais vous vous douterez bien qu'une fois ces investissements réalisés, vous êtres tranquilles, car on privilégie toujours ce qui dure en Zéro déchet ;-). Vos euros sont donc bien placés!

Allons donc causer un peu de ce à quoi ressemble une transition vers une poubelle moins remplie.

• Le guide d'achat zéro déchet


🌿 Privilégier les produits en vrac


Ca fonctionne pour les denrées sèches mais surtout pour les fruits et légumes. Exit les auchan et compagnie qui te proposent des fruits et légumes plastifiée bio qui viennent du Pérou, il va falloir changer ses habitudes.
Ca ne fera pas mal, ce sera même probablement plus sympa qu'avant!
Le mieux est évidemment d'aller dans les enseignes spécialisées dans le vrac (day by day par exemple, ou certaines biocoop ou naturalias parisiens qui sont très poussés sur le sujet), sinon les magasins bio sont généralement bien achalandés et permettent d'acheter tout ce dont on a quotidiennement besoin.
On peut évidemment penser au marché, très pratique aussi pour faire ses courses zéro déchet à condition de trouver un vendeur cool qui accepte de prendre les sacs à vrac réutilisables pour mettre les produits.
Niveau ambiance on est forcément gagnant : le marché comme les enseignes bio sont beaucoup plus agréables et moins axées sur la surconsommation, ce qui tend à réduire de fait le gaspillage en achetant trop de nourriture ou en achetant des choses dont on n'a pas besoin. C'est vrai ça, qui a besoin d'un lot de 6 paquets de p'tit déj? Une armée ?


🌿 Sortir couvert (d'emballages réutilisables)


Bon, je ne reviendrai pas sur la nécessité d'avoir toujours sur soi son sac en toile, parce que ça prend zéro place dans son sac à main/dos et que c'est super utile, mais on passe l'étape d'au dessus : le kit de survie de celui qui va faire ses courses en vrac.
Il faut prévoir des sacs en tissu, soit achetés (la plupart des magasins bio s'y sont mis), soit fabriqués maison avec des vieux tissus ou des supers tissus certifiés bio, et de plusieurs tailles. Au départ on n'y pense pas forcément mais voilà, les amandes et les épinards ne prennent pas le même volume.
On peut aussi récupérer des bocaux ou en acheter des plus grands (rares sont ceux qui sont assez grands en récup), faciles aussi à trouver, et on peut s'en procurer pour moins de 5 € l'unité et bien jolis et résistants.
Les boîtes en verre ou plastique avec couvercle sont utiles aussi pour acheter certains produits (que moi je ne consomme pas mais je le précise), comme la viande ou le fromage. J'entends parler pas mal autours de moi de bouchers ou fromagers qui refusent les pesées à même les récipients pour question "d'hygiène", espérons que le vôtre comprenne si vous vous y fournissez. Ce sera un bon exercice pour expliquer votre démarche de manière positive!
En tout état de cause, je vous conseille quand même, malgré le poids et le fait que ce soit cassable, de favoriser le matériau inerte qu'est le verre. Il se lave très bien, supporte la chaleur et le froid, et n'est pas poreux comme le plastique. En gros, le verre, c'est sain. Et sain, c'est bien, surtout quand ça finit dans notre estomac.



• Le guide de conservation


🌿 Organiser ses repas


Force est de constater qu'on fait souvent trop de courses, et qu'on ne s'organise pas nécessairement. Je fonctionne pas mal au "coup de coeur" et achète les beaux produits (chose qui risque de se limiter un peu dès que j'aurai commencé les paniers par semaine chez un producteur bio du coin), donc je pratique l'organisation "post courses" : je rentre et imagine des plats avec ce que j'ai pris.
Ca évite notamment de jeter des tomates qui ont commencé à avoir des cheveux dans le fond du bac à légumes!
Pour t'y aider, tu peux utiliser un planning, ou glisser une section dans ton bullet journal pour garder sous le coude tes idées et t'organiser. Pour ma part je ne cuisine pas tous les jours, et surtout pas tous les repas. Le soir, je prends le temps de me faire des grosses portions, que je n'ai plus qu'à réchauffer.
Après il ne me reste plus qu'à aller plonger ma tête dans les poils duveteux de Nova et Aram. Tu croyais pas que j'allais faire un article autre que food sans mettre une photo de chat dedans hein?


🌿 Mieux conserver pour moins jeter


Je reviens à la charge avec mes bocaux, mais le truc bien c'est que quand tu achètes en vrac tu n'as souvent pas besoin de vraiment ranger tes courses parce que c'est déjà dans un bocal. Hop, direct au placard ;) !
Sinon, on transvase dans des bocaux en arrivant, conservé bien à l'abris de la lumière et de la chaleur pour la plupart des produits
Il existe notamment pour les produits qui ont besoin d'être conservés au contact des "bee wrap" : comme du cellophane mais version naturelle, avec de la cire d'abeille. On peut soit les acheter, soit les fabriquer avec de la cire d'abeille et des tissus. C'est une alternative intéressante pour expulser une partie de plus de plastique de nos cuisines.
J'ai eu récemment l'occasion de tester la boîte de la marque airblock qui fait du sous vide. Je dois dire que ce truc là m'a permis de remanger de la salade. Parce que si tu es seul tu sais que manger une salade c'est compliqué et que ça fane vite. Cette boîte m'a déjà gardé une salade dix jours. Referme la bouche que tu as béatement ouverte, oui DIX JOURS.
Alors ouai, tu dois tasser comme un fou dedans pour faire rentrer ta salade, mais ce truc là est génial car il retire l'air grâce à un piston manuel, et donc la cause de la dégradation des produits. Je ne peux que te conseiller d'en avoir quelques unes pour les produits qui se perdent vite (légumes feuille, herbes aromatiques, fruits coupés et plats préparés (et viandes pour ceux qui en consomment)) parce que ça change la vie et ça évite de jeter les denrées fragiles.

Pour celles qui souhaiteraient s'équiper, avec le code "blogdeliacious" vous pouvez bénéficier de 5% de réduction sur tout le site. Et donc remanger de la salade fraîche. Ne me remerciez pas.


🌿 Revenir aux méthodes de conservation traditionnelles


Papi et mami ont du te montrer le chemin des étagères pleines de bocaux et des congélateurs pleins à craquer à la fin de l'été après une récolte incroyable de mirabelles ou de tomates? Et bien tu seras content de dire à pépé que maintenant tu fais comme lui!
Congeler est une méthode simple pour conserver des produits qui risquent de se perdre. Ca marche pour la majeure partie des légumes, on peut aussi congeler des portions de plats : ça permet d'avoir toujours quelque chose en cas de flemmingite, et ça évite de jeter les restes oubliés.
Pour les fruits, on s'en occupe bien frais, on retire les noyaux et on dépose dans des récipients au congélateur, le mieux est de le faire sur une plaque en premier lieu et de les regrouper ensuite pour éviter qu'ils soient tous agglutinés.
Qui c'est qui va manger une belle tarte aux mirabelles du jardin en décembre? ;-)

Pour ce qui est de la mise en bocaux, il existe plusieurs techniques, dont notamment la recette des tomates confites à l'huile d'olive qui me vient de chez Du bio dans mon bento, mais on peut aussi faire des confitures, des soupes, des sauces à la tomate, et fruits au sirop, qu'on conservera bien au chaud. Ca permet de consommer certains produits hors saison, mais aussi et surtout de savoir ce qu'on mange à tout moment, et en évitant d'acheter des produits en conserve ou bocaux du commerce.

Enfin, le séchage est une autre méthode, qui consiste simplement à retirer l'eau des produits pour les rendre plus stables sur le plan de la conservation. Le plus naturel est de le faire au soleil mais il ne faut pas habiter en ile de france haha. Sinon il existe des déshydrateurs qui permettent de faire sécher à peu près tout et n'importe quoi.


• Le guide de la fin de vie (ou plus sobrement nommé "poubelle")


🌿 Limiter l'inévitable


On produit forcément des déchets à un moment ou un autre, le but est de limiter la casse.
L'idée est de toujours favoriser les produits emballés dans des contenants dont la pollution soit à la fabrication, soit au recyclable sont minimes. Pour cette raison, on va dont préférer le verre, les boîtes de conserve, le papier, et en dernier lieu et si on n'a pas vraiment le choix, le plastique. Raison pour laquelle d'ailleurs je n'achète pas ma farine au magasin bio mais soit en vrac, soit au supermarché traditionnel plutôt qu'en bio où elle est sous plastique.
J'ai d'ailleurs appris récemment que tous les tétrapacks ne sont pas recyclables, ce qui fait que je regarde maintenant à chaque fois si c'est le cas. En réalité ces emballages complexes, mélange de carton et d'aluminium sont aussi à limiter au mieux, même si ce n'est pas toujours évident de tout supprimer.

🌿 Le tri sélectif ton ami


Je me rends compte que trier n'est pas une mince affaire, et que beaucoup ne savent pas trier surtout.
Combien d'emballages plastiques non recyclables j'ai vu dans les poubelles? Dans mon bâtiment je passerais la journée à rediriger les déchets vers le jetable si je m'y mettais.
S'informer des consignes de tri de sa ville sur le site internet permet de savoir plus précisément ce qui s'y fait ou non (chaque ville a des consignes sur certains types de déchets).
Evidemment, recycler permet de donner une seconde vie à ses déchets, mais l'idée n'est pas de les multiplier pour autant car recycler n'est pas à coût zéro au niveau de l'environnement!
Le plus simple est d'installer un bac spécial à coté de sa poubelle à déchets ménagers.

🌿 Redonner de l'importance à la logique au profit d'un mode de vie plus zéro déchet


On a fini par ne plus vraiment comprendre pourquoi et comment on consomme. Les fraises en Hiver, les orange en été, de quoi en perdre son latin!
S'acheter un petit calendrier perpétuel des saisons de fruits et légumes, ou même le consulter en ligne, en gros, s'informer est un outil très puissantpour redonner du sens à sa consommation.
De toute évidence, consommer local permet de réduire les effets de consommation liés au transport (et c'est pas à négliger), donc on en vient forcément à consommer de saison.
Parce que malgré ce qu'on pourrait penser même en magasin bio : NON les courgettes en décembre, c'est pas normal ou cool, c'est juste nawak. Ca pousse sous serre, ça coûte une blinde d'énergie et ça fait plus de trajet que toi dans une année. Moi ça me rend légèrement jalouse vis à vis des courgettes, du coup je les boude.



En gros, tu l'auras compris, mis à part quelques récipients et sacs à vrac, tu as déjà tout ce dont tu as besoin pour te mettre au zéro déchet, et donc commencer dès demain à faire maigrir ta poubelle.
Ca peut paraître grisant par moments, et ça l'est : quand je vais dans une grande surface, je me sens entourée d'un océan plastique très dérangeant car accepté par tous.
La grande vérité, c'est que je suis fière des progrès que j'ai fait et vous savez quoi? Autant je n'ai pas le moindre espoir de rendre le doudou végétarien, autant je crois qu'il accroche beaucoup au zéro déchet et que j'ai créé un monstre.
Il parle même de sensibiliser ses collègues et sa direction sur certaines illogiques malgré les certifications environnementales de son entreprise ;-)

Continuez à avancer et plantez des graines de rélfexion autours de vous. Même si on ne changera pas le monde, on pourrait déjà changer les poubelles et ce serait déjà ça de pris!

Je vous fais un bisou, n'hésitez pas à le recycler :-D

Délia ♥ C'est plutôt poubelle verte ou poubelle jaune du coup?


mercredi 20 septembre 2017

Crackers apéritifs au fromage frais, à la menthe et au melon

Récemment j'ai fêté ma crémaillère et tout le monde avait rapporté des bouteilles pour l'occasion. Tant et si bien qu'à la fin, nous avions des tas de bouteilles dans notre placard et ressemblions à un bar.
Nous faisons parfois la folie douce de nous servir un apéritif doudou et moi, juste parce qu'on aime bien faire un peu comme si c'était la fête : on sort deux verres, des petits trucs à faire fuir le mot healthy, et on se raconte nos journées, jusqu'à ce que ça ne veuille pas toujours dire grand chose puisqu'on est saouls rapidement après une journée de boulot et un verre le ventre presque vide.

Et donc ce soir là, on a débouchonné une bouteille de Jurançon. Il était tellement bon que ça m'a donné envie de réfléchir un grand coup à ce qu'on pourrait manger avec pour le prochain apéritif entre nous.
J'avais vu une recette de crackers dans un livre de cuisine de chez Larousse sur des plats végétariens, et j'avais envie d'essayer parce que je me suis dit que ça ne devait pas être bien sorcier et ça avait l'air plutôt bon (en plus, comble de la miraclitude, j'avais tout dans mon placard ce jour là, tu sais aussi que c'est un truc qui n'arrive que quand vraiment l'univers est avec toi).

Le mélange menthe/melon est un de ceux qui sont connus depuis la nuit des temps mais qui ne perdent pas de leur coté surprenant et rafraîchissant quand on les ressort.
Comme un bon vieux saturday night fever fera toujours danser dans les soirées de mariage, le menthe melon fera toujours frétiller les papilles.
Par contre, je trouve que l'acidité du fromage, même le fromage frais, a tendance à jurer par mal avec la fraîcheur de la menthe (et plus généralement des plantes aromatiques). Du coup, béni soit celui qui a inventé le yaourt de soja et donc par extension le fromage frais de soja. Voilà voilà.

Ces crakers se la pètent légèrement, si vous avez la flemme de les tartiner vous pouvez aussi très bien laisser les trucs en kit, comme ça si certains n'aiment pas le melon ou l'association audacieuse, il fera sa soupe lui-même.
Et bien évidemment, je vous le dis : ces crakers pourront remplacer avantageusement les autres trucs qu'on achète dans le commerce, pour trois fois rien, super faciles et personnalisables, le genre de recettes dont tout le monde te demandera où tu les as achetés : sauf que c'est toi qui l'auras fabriqué de tes dix doigts et que ça te fera gonfler ta jauge de kiffance.


Crackers fromage frais à la menthe et au melon vegan


Pour une vingtaine de petits toasts

1/2 melon des charentes français (non mais on en parle ou pas des melons des charentes du maroc ou pas? non, pas aujourd'hui, t'as raison ce n'est pas le sujet, mais quand même j'ai halluciné haha)
1 pot de yaourt de soja nature
1 cuillère à soupe d'huile de coco désodorisée
1 pincée de sel, de poivre
une dizaine de feuilles de menthe
1 cuillère à soupe de jus de citron


Pour les crackers (recette tirée du livre "recettes végétariennes" aux éditions larousse)


38 g de graines de courge
68 g de farine
1/4 de cuillère à café de sel
1/4 de cuillère à café de sucre
1 cuillère à soupe d'huile végétale (olive ici pour moi)
1/2 cuillère à soupe d'eau (de lait dans le livre, mais pour si peu je vois peu l'intérêt!)
1/2 cuillère à soupe d'autres graines de votre choix


La recette des crackers au graines 


1 - Mélangez tous les ingrédients sauf les graines afin d'obtenir une boule non collante mais qui se tient bien, un peu comme une pâte brisée.

2 - Prenez un rouleau à pâtisserie, et après avoir fleuré (ce mot est si doux, si beau, j'ai envie de fleurer toute la journée jusqu'à finir sous une montagne de farine) votre plan de travail, étalez votre pâte finement, du plus finement que vous le pourrez, en saupoudrant les graines sur la surface. Ca vous permettra d'en avoir de manière homogène, sans avoir à les brises, et que ce soit joli à l'oeil.

3 - Mettez à cuire au four après les avoir découpés en carrés, rectangles ou toute autre forme de tes rêves (même si bon, faut pas se cacher que les licornes c'est pas évident à détailler hein), et cuire à 150°C pendant une quinzaine de minutes.


Le fromage de soja à la menthe


Je vous invite à aller vous reporter à la marche à suivre ici, vous saurez tout sur le fromage frais de soja, vous verrez, vous ne pourrez plus vous en passer ;-).


Finalisation des crackers


Avec une cuillère parisienne (une cuillère à faire des boules, qui traîne dans presque tous les placards de France mais ne connaît que très peu d'heures de gloire, oui celle-ci même, c'est maintenant que tu las sors pour l'année, gloire à la cuillère parisienne), faites de jolies boules dans la chair du melon.

Sur vos crackers refroidis, déposez une belle couche de fromage frais, puis une belle boule de melon.

Si vous voulez accentuer le coté "je romps le mystère" et ne pas trop étonner vos convives, ajoutez une feuille de menthe sur le dessus, des petits touffes du dessus des tiges pour que ce soit à l'échelle (sinon les invités se diront vraiment qu'il y a mieux que des végéta*iens chez qui bouffer, et chercheront en vain la nourriture planquée sous le buisson de menthe).


Servez avec un bon petit jurancon bien frais, et amusez-vous bien! (je rappelle qu'on fait toujours la fête avec une certaine modération, il suffit de l'inviter et généralement elle vient!)

Je vous claque une bise, encore une fois je suis en retard, très en retard sur les recettes à publier sur le blog, je vous partage donc très vite deux recettes à base de prunes, qui réjouiront pour sûr vos papilles.

Je vous embrasse

Délia ♥