dimanche 19 mai 2013

La cage dorée; Le big up au Portugal

Il y a une "passion" dont je ne parle pas vraiment ici, c'est le cinéma. J'ai même une jolie carte qui me permet d'y aller quand je veux pour la modique somme de 20 euros par mois.
Je l'ai déjà utilisée plus assidûment fut un temps, mais mine de rien, je suis tout de même bien contente de l'avoir, le cinéma, c'est vraiment une échappatoire, un moment de détente, une chance de décrocher, partir dans un autre univers.
Bon, à condition de regarder un film correct. Voilà donc la raison pour laquelle vous en me verrez jamais vous vanter les surproductions américaines, mis à part les disney, les films d'animation, et les films de Tim Burton (je ne suis qu'une femelle faible). 

Je ne vais pas vous raconter mon ressenti sur Gatsby le Magnifique, je pense que vous avez toutes vu, ou lu des articles dessus. Je préfère faire sortir des fagots un film qui n'aura pas le droit d'apparaître à Cannes, qui ne sera pas décoré de milles étoiles par la critique, mais qui vaut quand même son pesant d'or.



J'ai des origines portugaises, du coté de ma maman. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec ma famille vivant dans ce pays, alors j'ai du apprendre à le connaître de loin, avec le voile des à priori  les critiques moqueuses sur la moustache et la morue, les mythes du maçon et de la femme de ménache.
De l'autre coté j'ai eu droit à la langue, pas très "ch" comme ils disent, à ma grand-mère, une femme qui a toujours travaillé dur, qui oui, a fait des ménages parfois, mais a réussi à élever ses enfants avec brio, a le sens du partage et vit pour les moments offerts par la vie. J'ai mangé des beignets de morue comme personne n'en goûtera de si divins sur terre, j'ai mangé les Pasteis de Natal, ces si bons gâteaux que les gens d'ici osent appeler "flans" par inculture.

Et en regardant ce film, qui raconte l'histoire d'une gardienne d'immeuble cosy parisien, Maria, on se retrouve un peu dans le cliché. Son mari est portugais aussi, il est maçon bien évidemment, mais passé les premiers abords un peu faciles du film, on entre dans le vif de la famille portugaise. Les valeurs, la convivialité, le coté travailleur et dévoué, serviable. Même un peu trop. Le début du film nous expose le quotidien épuisant de ces deux exilés du Portugal, prêts à tout pour aider ceux pour qui ils travaillent, sans chercher ni reconnaissance, ni récompense. Des gens simples, un peu malmenés à force de n'avoir rien refusé. 
Et vient ce jour où ils apprennent qu'ils héritent d'une maison, la maison dont ils rêvent depuis toujours au Portugal... Mais que pour y accéder, ils doivent reprendre l'affaire familiale et aller donc loger au Portugal.
C'est alors le tour de la partie du film sur leur attachement à la France, à leur travail, leur prise de conscience sur leur importance, leur rôle dans le quotidien des gens qui profitent de leur gentillesse et de leur dévotion. 

C'est réellement un film touchant, pas forcément LE film de l'année, mais l'intrigue est originale, et la chute ne se fait pas attendre dès le début.
Je vous le conseille vivement, surtout si vous connaissez des originaires du Portugal, vous les y retrouverez forcément!



C'est pas le tout mais je retourne à mes lupins moi ;-)



2 commentaires :

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