mardi 14 mai 2013

La consommation, cette consumation

J'ai eu la chance d'être sensibilisée assez tôt aux questions environnementales et écologiques grâce à une professeure au collège, férue de ces thèmes, qui avait sélectionné des volontaires pour participer à un projet extra scolaire sur les énergies renouvelables.
Quand on ouvre la porte de la vérité, même si on reste dehors et qu'on regarde simplement par la serrure, on a toujours envie d'en savoir plus sur ce qui nous entoure, sur le scandale qui produit notre confort de vie et nos habitudes.

J'ai été hallucinée d'imaginer que la majeure partie de notre énergie est produite par centrale nucléaire, d'apprendre que les déchets produits posent problème, qu'on les jette au fond de l'océan parce que ça ne se voit pas et que si ça explose, ça ne tuera que les poissons autours (et l'écosystème marin Mondial, mais ça, ils s'en tapent probablement les mecs qui les balancent là).

Le plus marrant, c'est d'apprendre que certaines personnes trouvent des solutions, mais que les groupements pétroliers, qui ont la main mise sur le secteur de l'énergie, les font taire joyeusement; ce serait mauvais pour leur business vous comprenez. 
C'est donc de cette façon qu'on fait passer à la trappe les solutions écologiques (si elles étaient gérées intelligemment), telles que le moteur à eau, à sucre... Et j'en passe.

Oui mais et la santé dans tout ça? Et la planète?

trenelvalerie.wifeo.com
Pour l'agriculture biologique, je suis tout autant sceptique.
Bien entendu on retire de la culture tout ce qui pourrait être nocif. Mais quand on se penche sur la composition des produits finaux biologiques... Ce n'est pas franchement terrible ni meilleur pour la santé.
Huile de palme bio, ok, mais huile de palme tout de même, qui se trouve dans la plupart des produits, qui, ironiquement, clament maintenant dans la vente non bio ne plus en contenir (brioche, céréales...).

La cosmétique bio me fait penser à la même problématique. Bio ou pas, tout ce qui est mauvais pour la santé le reste. 

A mon niveau j'admets ne pas m'investir autant que je le pourrais, mais on peut tous consommer intelligent.
Qui a besoin du dernier flacon de crème quand il y en a encore deux d'entamés dans le placard? 
Est-ce que mon salon, qui est allumé pour le fantôme qui y loge a vraiment besoin de l'être?
Est-ce que l'eau que je laisse couler pendant que je me lave les dents est réellement utile si ce n'est pour stimuler ma vessie?
Est-ce que les fraises en plein hiver sont vraiment dans la logique des choses?

On a toujours vécu comme ça, on aime acheter, on aime consommer, et plus que les générations précédentes nous sommes des consommatrices compulsives et régulières. On en peut pas le nier, mais on peut y réfléchir.
Aussi bien pour le porte-monnaie que pour la planète, penser à l'utilité de nos achats me paraît judicieux.
Devant l'étalage, tu pourras alors te poser les trois questions que je m'inflige et qui me découragent souvent:
Je vais m'en servir?
J'en ai besoin?
Vais-je regretter car j'aurais pu employer mon argent moins futilement?

Question ressources énergétique, il y a de quoi réfléchir aussi.
On évite le chauffage avec les fenêtres ouvertes, même si on aère, on éteint et on rallume ensuite.
On éteint les lumières des pièces où l'on est pas, au même titre qu'on achète des prises avec des interrupteurs qu'on prendra soin d'éteindre chaque soir pour éviter les 5% annuels d'énergie qui sont grignotés par les appareils en veille.
Et enfin, on arrête de croire les préjugés sur la vaisselle et on passe, si l'on en a un au lave vaisselle. Si, si, je vous assure, faites les recherches que vous voudrez, l'utiliser vous économisera des litres d'eau qui n'auront pas à être traités.

ET enfin, le plus important, on fait intelligemment ses courses.
J'aimerais pouvoir manger local, mais les locaux chez nous, ils ne sont pas bio, alors du coup, j'admets que manger local juste pour payer plus cher parce que c'est local, je n'en vois pas l'intérêt.
Mais sans aller jusque l'extrême de manger ce qui vient de la ferme d'à coté, on réfléchit un poil.
Les poires qui viennent d'australie ont coûté la moitié du prix qu'on les paye en kérosène  Oui, et en plus, elles ont fini de mûrir dans l'avion. 
On essaye les fruits et légumes de saison, ça évite d'avoir à consommer des fruits qui ont été cultivés sous serre, avec des lampes qui coûtent et consomment, alors que le soleil fait très bien son travail quand c'est la bonne saison.
On évite aussi de manger de la viande à tous les repas. C'est vrai qu'on y pense pas forcément, mais élever une vache, ça coûte en eau, en carrés d'herbe et en granulés. Mais ça, on va être obligés de le savoir, d'ici même pas 20 ans on arrêtera d'en produire autant, on n'en aura tout bonnement plus les moyens, nos ressources en eau potable sont en train de périr.

Et au quotidien, si on habite une contrée dotée de transports en communs, on les utilise. La voiture est peut-être un confort, mais par curiosité, tapez n'importe quel trajet sur le site du transilien, la quantité de carbone rejetée par un trajet en voiture par rapport à un trajet en transports est 60 fois supérieur... Ca laisse de quoi réfléchir, surtout quand on voit le prix de l'essence!

La voiture du futur?

J'admets que ça fait grosse manifestante écolo de rédiger un article comme celui-ci, mais je pense sincèrement qu'encore une fois, comme pour le développement durable, on va bientôt en manger partout de l'éthique de consommation.

On peut tous faire quelque chose. L'important étant de ne pas prendre conscience des choses trop tard.

Si je peux vous donner un seul conseil, si vous êtes adeptes du thé, achetez le bio. Les femmes qui travaillent dans les champs meurent du cancer et accouchent d'enfants mal formés à cause de la quantité astronomique de pesticides qui visent à protéger les cultures.

Et maintenant ...

Votre avis m'intéresse!

Et vous alors, quelle est votre implication au quotidien? Est-ce que vous vous sentez étrangère à tout ça? Si oui pourquoi?

Angela, via fotolia.com


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