mercredi 26 février 2014

Macarons pour les nulles (petits, et mimis!)

Ma bête noire. Si petits, si répandus, et pourtant si compliqués à réaliser pour ma part.

Il ne date pourtant pas d'hier mon délire macarons... Je me revois en train d'acheter un petit livre de la collection Larousse, et baver devant les photos. Rentrer chez moi, devoir ressortir, acheter de la poudre d'amandes que j'ai trouvée hors de prix, et commencer à macaronner comme ils disent.

J'ai loupé une cinquantaine de fois la recette pour des raisons diverses et variées. Rassurez vous, aucun n'est parti à la poubelle, quand je dis rater, je parle d'un manque de collerette, de macarons tout plats, craqués ...

J'ai donc décidé d'aider les quiches comme moi, celles qui rêvent d'en envoyer plein les mirettes mais tombent au fond du gouffre en voyant que les macarons ne ressemblent qu'à de vagues flaques meringuées.

Allons-y pour les leçons avant de commencer à te donner la recette qui fait ses preuves chez moi.


1. La meringue.

Le macaron c'est comme une meringue à l'amande. Mais il faut savoir que des meringues, il y en a deux sortes : celles que l'on fait au sucre cru et celle qu'on fait au sucre cuit.
Si thermomètre tu as, privilégies toujours la deuxième méthode.
Première raison à ça : c'est une meringue beaucoup plus solide que la meringue française (au sucre cru donc), et donc tu risques moins de faire retomber tes blancs en faisant ton mélange
Deuzio, ça donne des coques plus dodues et lisses, et ça, moi j'aime mieux.

2. La consistance de l'appareil

Le macaronage est en fait le mélange de la "pâte à macaron". Le but, autre que d'incorporer les ingrédients, est surtout de donner la bonne consistance. Il faut donc veiller à ne pas trop remuer, et donc, incorporer en deux fois ou trois maximum la meringue au reste, car autrement, vous aurez de la soupe.

3. Le dressage

Il vous faudra vous munir d'une poche à douille, ce sera confortable et beaucoup plus simple qu'un sac à congélation coupé au bout, et vous aurez de jolis ronds réguliers.
A vous de choisir la taille, mais quelle qu'elle soit, veillez à tenir votre poche perpendiculaire à la plaque, car si vous "pochez" de coté, vos macarons feront des trucs super bizarres à la cuisson!

4. LE FOUR

Last but not least..
Grand bien m'a pris de regarder partout sur internet, et j'ai vu de tout.
Alors je me suis mis en tête que la fonction chaleur tournante était le meilleur mode de cuisson.


Seulement méfie toi, car dans bien des fours, la chaleur tournante est un peu défaillante, et ne tourne plus très bien. Pour ma part, elle fait craquer tous mes macarons et ne leur offre pas l'opportunité d'avoir leur jolie collerette!
Si tu as un four à gaz, dans un sens tant mieux, la chaleur vient du dessous et c'est ce qui fonctionne. Pour ma part, j'ai un four électrique, et choisis la fonction qui se rapproche le plus d'une chaleur qui vient du dessous (fonction tarte pour moi (qui brûle les tartes...) ).


Maintenant que tu sais ça, passons à la recette.

Macarons

Pour une recette de 20 à 40 macarons selon que ce soit des minipouces ou des géants:
- 100 g de poudre d'amandes
- 100 g de sucre glace
- (20 g de cacao si tu veux faire des macarons au chocolat!)
- 2 x 38 g de blancs (oui le grammage est important ;) )
- 100 g de sucre semoule
- de l'eau

Prépare d'abord toutes tes pesées. Comme ça tu t'embêtes plus avec ça, et tu risques moins de te tromper.
Tu peux peser directement dans une casserole ton sucre semoule, auquel tu ajouteras de l'eau pour le recouvrir afin de le faire cuire.

Mélanges ensuite ta poudre d'amandes, ton sucre glace, et 38 g de blancs, afin d'obtenir une grossière pâte d'amandes.

Si tu as un robot tant mieux, et mets le reste des blancs dans la cuve du batteur, avec le fouet.

Maintenant que tout est prêt, soit tu as ton robot près de ta source de chaleur, soit comme moi tu ne t'appelle pas inspecteur gadget et tu ne bénéficies pas de cette chance. Dans ce cas, ce que je fais, c'est que je commence à faire chauffer mon sucre, et je lance mes blancs à monter. Je les arrête quand ils sont mousseux, avant qu'ils ne soient vraiment montés, sinon ils grainent et tu peux tout jeter à la poubelle. Sinon, tu peux aussi commencer à les monter quand ton thermomètre indique 110°C.
Ton sucre devra atteindre les 121°C, qu'on appelle le gros boulé puisqu'il forme une grosse boule si on le prend entre deux doigts (chose que tu peux aussi faire pour contrôler la cuisson, mais c'est bien moins précis!).

Retire ton sucre du feu, laisse le quelques secondes de coté le temps que les bulles arrêtent de se former, remets tes blancs à tourner, et verse ensuite ton sucre cuit dessus.
Là, envoie la pleine puissance de ton batteur pour faire refroidir. Petit à petit, diminue la puissance de ton batteur, jusqu'à ce que les blancs soient totalement froids. Ils auront alors une consistance assez solide.

Mélange ta meringue à ton premier mélange "pâte d'amandes" jusqu'à obtenir un mélange entre le solide et le liquide. Pour celles qui sont habituées au ruban, il faudra que vous ayez quelque chose de beaucoup plus solide.


A vous de jouer pour le pochage, le fait est que c'est un coup de main à prendre mais ça vient vite !

Pour ce qui est de la garniture, une confiture bonne maman peut faire l'affaire, mais vous pouvez aussi utiliser un mélange 50/50 de crème liquide et de chocolat pour faire une ganache toute simple.




Pour cette quantité de macarons, 80 gr de crème que l'on fait bouillir et qu'on ajoute à 80g de chocolat râpé suffisent. A vous ensuite d'y ajouter des arômes, des morceaux de spéculos...

Je vous laisse admirer quelques photos, c'est si beau un macaron ... 


Milles bisous!

PS: ah oui et comme une gogolle j'en ai oublié de vous dire qu'il faut , après la dernière étape, laisser vos macarons à l'air libre une bonne demie-heure pour qu'ils croutent. Lorsque vous les toucherez au doigt, il y aura une pellicule résistante qui se sera formée. Ensuite, enfournez-les à 145°C, four entrouvert, et ce pendant douze minutes (plus s'ils sont grands!) et tournez la plaque à mi cuisson!

lundi 24 février 2014

Tea tree, chapitre 2, révélations

J'ai utilisé le tea tree il y a de ça une petite année, mais à ce moment là j'avais peu de boutons, une vie saine et pleine de repos, et ils partaient très vite d'eux même, donc je ne voyais que très moyennement l'utilité du tea tree, venant à douter des propos sur la qualité de cette huile essentielle.

Mais là je me suis lassée de me voir clignoter, et j'en ai remis.
Ma révélation a été un soir, devant mon miroir, je voyais pointer un énorme bouton rouge fluorescent sur le nez, et sachant que c'était presque Noël, j'avais envie d'éviter les comparaisons avec Rudolphe le rêne (ce qui a été totalement vain sachant que je me suis tapé le rhume du siècle, triste sort et retour à la case départ, j'te dis pas la honte quand je vais voir les photos encadrées chez les papi mamie..).
C'était sans espoir mais j'ai essayé quand même.

Le lendemain matin, je me lève, et là, miracle. L'horrible rougeur avait un peu disparue, la douleur l'accompagnant aussi, et la bosse qui commençait à se créer a pris sa valise dans le même temps pour les pays chauds.

J'ai continué à en appliquer sur mes boutons, qui mettent en ce moment un temps fou à disparaître (bien plus de temps que ne mettent les autres boutons à apparaître, pour te donner une idée sur le tableau final).
Ca les a tous mis KO.


Mais alors ce truc c'est QUOI? 

Bah ça vient d'Australie, c'est obtenu par distillation de la plante en alambic, et l'on récupère l'huile essentielle.
Mis à part allergie particulière, tout le monde peut l'utiliser (pas les enfants, mais je doute que ça puisse les intéresser de faire disparaître une acné qu'ils n'auraient même pas), soit pure, soit diluée dans une crème classique, ou de l'aloe vera par exemple. 
Il faut savoir que le tea tree a une odeur bien à lui, qui ne plait pas à tout le monde (voire à personne). Pour ma part, j'ai mis un bon moment à m'y habituer, mais quand c'est fait, tu ne décèles qu'une odeur terreuse, et bien qu'un peu désagréable, pas complètement dénuée d'intérêt olfactif. 

Quant à ses usages, ils sont multiples. Pour commencer, c'est une huile essentielle, et comme la plupart des huiles essentielles, c'est un puissant antibactérien, et à large spectre, donc ça veut dire qu'il défonce toutes les méchantes bactéries qui traînent autour de toi et pourraient te faire du mal (Oh mon preux chevalier ♥).
C'est cette propriété qui provoque une efficacité redoutable contre les boutons, qui sont des petites infections locales d'un pore de la peau (enfin si j'me trompe pas).
Dès que tu vois apparaître un bouton, que tu sens qu'il va bien te saouler pendant un demi siècle ... Un coup d'arme fatale tea-tree, et là c'est miraculeux, il repart aussi sec.

Alors je retire à présent tout ce que j'ai pu dire de méchant sur le tea tree (sauf le fait qu'il ne sente pas la rose, ça c'est juste dire la vérité).

Et vous le tea tree? Une révélation?


jeudi 13 février 2014

Le masque à l'argile rose cattier, comme une caresse sur tes joues

Non vraiment, je pensais avoir tiré un trait sur la peau grasse, les traits fatigués et surtout les boutons, après avoir définitivement engagé un mouvement de layering quotidien.
Mais le temps me manque le soir, le courage aussi parfois, alors je saute des étapes (parfois toutes, je l'avoue, mea culpa). Je mange mal, je suis fatiguée.
Mais là c'est la crise. MAYDAY MAYDAY.

Je me suis rendue compte que j'en avais absolument partout par moment. Les joues, le cou, les tempes. Du petit boutons qu'on ne sent que sous la pulpe du doigt au gros specimen douloureux, j'ai de tout sur l'étal qu'est à présent devenu mon immonde visage. (la nana qui abuse à peine, mon copain n'a de cesse de me dire que ça ne se voit pas mais bon ... l'amour rend aveugle c'est MEGA connu)
GREAT.

Donc là, cas de crise.
Avant d'envisager la greffe de la peau de mes fesses à la place de celle de mon visage (ou bien de consulter un dermato) j'entre en guerre contre les boutons.

Pour ma première bataille, j'ai décidé d'y aller mollo.
Je ne veux pas risquer d'agresser ma peau, qui est déjà suffisament malmenée par mon rythme, ma bouffe, tout.
Alors je lui envoie de la purée de chamallow! Nuage ROSE en pleine face!
On dit merci Cattier, il a du presser pas mal de licornes pour obtenir ce savant mélange.


J'ai cru simplement acheter un masque d'argile rose au départ, mais j'ai vu qu'il s'agissait d'un masque un peu plus complexe, avec de l'aloe vera dedans et de la menthe, entre autre.
A l'ouverture j'ai appuyé sur le tube et je me suis pris du liquide rose partout, c'était certainement l'aloe vera qui avait stagné. J'ai cru que j'allais renoncer.
Et puis en fait j'ai continué. (trop passionnant ce détail)
Sur le tube, ils te disent d'en mettre une couche bien épaisse. Et ça tombe pas trop bien, parce que c'est assez complexe d'en mettre une couche bien épaisse. C'est un peu trop fluide pour ça. Et du coup, il te faudra rester près d'une source d'eau pour tapoter ton visage rose afin que l'argile ne sèche pas. Pour ma part je vaporise de l'eau florale de géranium bourbon, ça fonctionne bien et j'ai bon espoir que l'effet se conjugue à celui du masque.

Aucune sensation de tiraillement, ni pendant, ni après, et je peux vous dire qu'en tant qu'ex adepte de l'argile verte, j'étais habituée à ça.
Ce qui est chouette avec ce produit, c'est qu'il est très doux pour la peau, et que juste après l'avoir fait, c'est tout doux sur mes joues, tout lisse.
Sur le long terme, difficile d'en juger, je ne suis pas très régulière, mais ma peau a l'air de l'apprécier, puisque quand je n'en fais pas pendant un moment, mes boutons reviennent.

Je crois qu'après ça cependant, j'ai compris que le soin tout seul ne changerait pas grand chose à la donne, alors j'ai commencé à améliorer ma qualité de vie. Non je ne dors pas plus, parce que je n'en ai ni le temps, ni l'envie (sacrifier le câlin du soir avec le doudou ou bien le tour sur hellocoton ne me dit rien), mais j'essaye de manger moins du caca. Et ça marche plutôt bien.

De charcuterie j'use avec parcimonie, du sucre j'essaye de me détacher, et des légumes et fruits je tente de me rapprocher. Et je bois aussi. De l'eau rassure toi, mais un bon paquet. Et ça va mieux.

Bien entendu je n'échappe pas à quelques boutons passagers, mais avec mes alliés de choix dans la lutte contre l'intempestif (alimentation moins chaotique, petite brumisation d'eau florale, et tea tree en cas de coup dur), j'y suis presque, à une peau de bébé!

Tu crois qu'être belle c'est dans la tête? :)


(là t'as le droit de te dire que j'ai craqué total sur les photos, mais voilà, c'est la vie!)

Je vous mets quand même l'endroit où vous pourrez l'acheter si ça vous tente, ou au moins, avoir la référence!

Des multiples bisous!


samedi 1 février 2014

Timotei pure : le cas du vrai faux shampoing naturel

Ma salle de bain est une sorte de bric à brac sans nom. Trois filles à la maison, dont ma maman qui aime à essayer plusieurs produits sans jamais les terminer, ça engendre un certain bazar de tubes et flacons en tout genre.
Les shampoings et gels douche n'échappent pas à cette règle multiplicatrice. Après avoir vu passer Klorane dans tout ses états sur les rebords de ma baignoire, est ensuite venue la période où, forte de sa récente implication biologique, ma maman s'est mise au shampoing solide. Jusqu'au malheur de l'inondation, où elle se retrouve alors avec un truc dégoulinant, insalubre et inutilisable.
Case départ.

Je vois alors fleurir un nouvel allié propreté, le shampoing So bio etic au citron et à l'argile. Je me dis que ma mère est sur la bonne voie, qu'elle s'est convertie pour de bon (cimer la propagande de la mioche que je suis!).

Et là, alors que je suis complètement à nu et penchée sur le robinet pour allumer l'eau chaude, je tombe sur la damnation. Le plus bel exemple de lavage de cerveau du moment.

Timotei pure



(Avoue t'as kiffé mon flower power)

Faut dire aussi que tout y est pour faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Le visuel est hyper racoleur. Des gouttes d'eau, une petite feuille bien verdoyante et visiblement au top de sa forme, et puis des mentions attractives en ces périodes du rejet du chimique.


"O% de parabens, silicones, colorants"
Pour les colorants, on aura remarqué, c'est translucide. Du reste, c'est plutôt un bon point, ça évite les réactions allergiques et donc les possibles excitations de ton cuir chevelu qui devient alors pelliculeux.

"Extrait de thé vert bio, 100% d'origine naturelle"
C'est mieux de préciser, on sait jamais, de là à ce qu'ils aient inventé de l'extrait de thé vert bio 100% d'origine pas naturelle. True story bro.

Alors bon, je rigole déjà bien à l'idée que le marketeur a voulu franchement insister sur le coté naturel du naturel contenu dans ce shampoing.
Je lis la description du produit histoire de.

"Le Shampoing timotei pure est formulé avec de l'extrait de thé vert bio 100% d'origine naturelle, connu pour ses vertus dynamisantes."
Histoire de bien être certains qu'on a compris que le thé vert est un végétal, et non pas un résidu pétrochimique, just in case!

S'en suit ensuite la typique phrase du mec qui veut te vendre aussi l'après-shampoing
"Sa formule apporte un parfum frais et laisse vos cheveux tonifiés, légers et brillants*.
*utilisation du shampoing et de l'après-shampoing timotei pure"
Non parce qu'utilisé seul, ce qu'on est en train de te dire, c'est que ça ne marchera pas, ou du moins, que si ça ne fonctionne pas, t'auras que tes yeux pour pleurer, on t'avait prévenu, toi et ta tignasse terne.

Vient ensuite le plus croustillant, la liste des composants.
Je cherche et cherche encore, mais aucune trace d'une preuve qui nous dit que le thé vert utilisé dans le produit est bio. Aucune. Simple hameçon à clientes ou réalité? Nous ne le saurons pas.



Ce qui est certain, c'est que le produit n'a en fait pas grand chose de différent des autres shampoings.
Il contient en quantité, comme ses compères, le sodium Laureth sulfate, qui n'est autre qu'un tensioactif bien agressif qui a tendance à surexiter ton cuir chevelu et donc à te faire graisser plus rapidement la perruque. Pour rester bien logique, ils ont ajouté à la formule un tensioactif doux, le cocamidopropyl bétaine, mais la liste ne nous permet pas d'en connaître la quantité, donc tout ce que l'on peut dire, c'est qu'il y en a, mais que son action douce doit être altérée par le tensioactif violent qu'est le sls (et oui, quand on met du mauvais avec du bon, c'est rarement le bon qui l'emporte)...
On retrouve ensuite plusieurs contradictions dans ce genre, avec un agent servant à quelque chose qui est super mal réputé, et un autre qui fait sagement son travail, sans heurt et sans conséquences, et avec des origines naturelles plutôt nobles...

En conclusion, ce shampoing n'est pas ce qu'on peut trouver de pire sur le marché des shampoings, mais n'est pas du tout biologique ou très naturel, puisqu'il est composé dans sa quasi totalité de produits chimiques, qui pour la plupart, sont identiques à ceux des autres produits ayant la même fonction.
SI votre guerre se tourne vers les parabens, silicones et colorants, alors c'est un produit pour vous.
[Petit edit suite à une précision de Claire, le shampoing contiendrait tout de même des substituts de silicones.. Hahem]
Si vous cherchez des alternatives aux shampoings habituels, passez votre chemin, ce n'est qu'un énième shampoing de grande surface déguisé en shampoing naturel.

Ceci dit, j'aurais du m'en douter dès le début en voyant le petit U de unilever sur le flacon, qui possède, entre autres, OMO, knorr, Axe, Monsavon, et j'en passe!

Alors si je n'ai qu'un mot à dire ... Attention, Greenwashing ;-) ...