mardi 14 avril 2015

Ma médecine douce à moi : la nourriture !

A notre époque où chaque symptôme porte à médication, et où le médicament est même devenu un produit marketing qu'on voit passer à la télé (avec des slogans super entêtants genre "diarrhée aiguë, journée foutue" haha), difficile de ne pas passer pour un hérétique quand on s'en méfie.
Personnellement, je n'ai jamais eu beaucoup de chance avec les médicaments, ils m'ont toujours filé un des trucs de la liste à effets indésirables, parfois bénins (la nausée ou les diarrhées sont mon lot à moi) ou bien des trucs un peu plus chiants avec l'humex et ce genre de médocs sans ordonnance ... De la tachycardie. Les 160 pulsations minute au repos, à en croire que tu vas mourir d'un rhume, là, comme un couillon.
Sans te parler de mon incapacité à avaler des pastilles pour la gorge, parce qu'elles contiennent un composant auquel je suis allergique. Dommage de s'en être aperçue après que ma gorge soit tellement enflammée que je pleurais en avalant ma propre salive qui me semblait être de la lave en ébullition (ouaiii rien que ça).
Et puis comme on est parti dans le récit de souvenirs inutiles pour toi, lecteur, et bien, j'ai pris de la crotisone (à la base c'était une erreur de frappe et j'ai trouvé à rigolo et plutôt efficient alors j'ai laissé, tu comprendras) par voie nasale, jugée moins nocive. Arrivée un jour chez l'ostéo, le gars me dit que mon foie est gonflé et que c'est certainement à cause de la cortisone. Il s'est avéré qu'après arrêt de mon traitement, j'ai remarqué que ce souci s'est envolé (et que mes côtes se sont dégonflées!).
Et j'ai commencé à considérer les médicaments comme un petit poison. Parce que si dans certains cas ils sont un passage obligatoire, je pense que beaucoup d'entre eux sont plus dangereux que les symptômes qu'ils combattent. Comme les médicaments type Humex and co qui ont d'ailleurs été le sujet d'un reportage il y a peu.
Etre enrhumé n'a rien de plaisant, on s'est tous retrouvés la goutte au nez (rouge) et la gorge en feu, avec la fièvre au corps et l'envie d'en finir avec tout ça au fond du lit. Mais c'est normal. C'est comme une machine qui tombe en panne. Voilà, on répare et on repart.
En plus on a tout de même été dotés d'un système réactif (à la base), et à force de faciliter la vie à nos anticorps, on devient beaucoup plus fragile, et du coup, on a tendance à se chopper tout ce qui traîne.


Je vous parle de tout ça, cette digression aurait déjà pu être un article à elle seule, mais j'étais passée par là (oui nonchalamment, comme si je "passais au hasard sur mon blog rédiger un article qui fait comprendre que j'aime pas trop la médecine traditionnelle systématique) pour vous parler d'un truc bien précis.
Si j'ai rarement été malade dans ma tendre vie jusqu'ici, j'ai toujours eu un système digestif à chier. Et dans tous les sens du terme. On m'avait diagnostiqué un syndrome du colon irritable. Globalement, c'est le diagnostic qui tombe pour tous les gens qui ont des soucis de digestion qui sont difficilement identifiables voire soignables par la médecine.
Mais petit à petit, j'avais beau chercher, l'éviction des aliments qui irritent ce dit monsieur pas content ne faisaient pas grand chose. Alors j'étais sujette à des semaines entière de crise de coliques, à perdre un bon kilo (c'est vrai que j'en ai tellement en trop), et à tout digérer vitesse fusée. Je ne vous fais pas un détail du résultat final, mais à force c'était très handicapant et certains jours, j'étais obligée de rester chez moi, sur le trône. G.E.N.I.A.L.

J'étais partie vaincue en me disant que j'allais devoir supporter ça à vie, et puis sans réfléchir je suis devenue végétarienne. Et petit à petit, j'ai oublié que je digérais mal.
J'ai oublié parce que c'était comme un poids constant, une gêne quotidienne. Comme si on m'avait retiré une chappe de béton, que je voyais la vie en couleur, sans réfléchir au save point toilettes (je vous assure que les pique-niques en pleine nature étaient ma hantise!!).
A vrai dire, je l'ai remarqué un beau jour, quand j'ai eu de nouveau mal. C'était un jour comme les autres, mais j'avais du abuser de quelque chose. Et j'ai réalisé que ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas retrouvée cul nul pliée en deux à maudire mon colon.

Alors après des années d'imodium, de médecins qui n'avaient aucune solution à me proposer si ce n'est d'arrêter de stresser, il faut croire que mon seul médicament a été de manger autrement.


Bien évidement, mon végétarisme n'a pas eu un impact que sur ma consommation de viande. J'ai petit à petit délaissé les sucreries et biscuits, et plus globalement tout produit déjà "tout prêt". Mes placards ne contiennent plus aucun produit fini travaillé, mis à part un peu de formage. Que je mange avec parcimonie.
Les aliments qu'on m'avait toujours dit d'éviter, les choux, par exemple et les légumineuses qui gonflent le ventre comme les haricots rouges, passent comme une lettre à la poste.


Alors à tout ceux qui souffrent au quotidien d'un ventre capricieux, j'espère que mon témoignage motivera, pas nécessairement à manger végétarien, même si question enzymes de digestion, la viande ne va avec aucun autre aliment (féculent ou légume) mais bien à manger plus "sainement" en essayant de se tourner moins facilement vers les barquettes et les paquets de gâteau.
Finalement, c'est à chaque scandale alimentaire que l'on se rend compte de tout ce qui est contenu dans ces aliments. Lisez un paquet de bonbon, vous y trouverez peut-être la mention "peut causer des troubles de la concentration et du sommeil chez l'enfant".
Moi ça me fout les foins. D'autant plus qu'ils sont tout de même la première cible de cet aliment.

C'est un message d'amour envers votre corps que de lui offrir les bonnes ondes de petits plats, et ce n'est ni plus cher, ni si chronophage que vous le pensez. Quelques recettes bien rodées feront de vous une personne indépendante de l'industrie du tout prêt, et vous rendront, pour sûr, en bien meilleure santé! Et c'est tellement agréable de savourer quelque chose que l'on vient de transformer!

Car si pour certains, ils s'agit de l'aspirine, moi, ma médecine, c'est la nourriture.
C'est pas remboursé par la sécu, mais finalement, ça me va! ;-)


Et vous, comment voyez-vous votre alimentation? Comme un besoin vital uniquement? Ou bien au contraire comme le pilier de votre santé?

Bien à vous mes p'tits renards.

Délia ♥


11 commentaires :

  1. Je suis bien d'accord avec toi ! & pour moi aussi, tout ce que je considérais avant comme aliment lourd à digérer (légumineuses typiquement) passe comme une lettre à la poste ! Bisous

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    1. :*) Comme quoi, rien ne sert d'écouter les "on dit" question alimentation, la tolérance à chaque ingrédient est vraiment très très personnelle :)
      Des bisous jusque dans ton cocon magique!

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  2. J'essaye justement de manger plus sain en ce moment (et oui, on peut être végétarienne depuis 10 ans et manger quand même très mal !). Ton article me donne vraiment envie de m'y mettre. Je suis bien moins passionnée par la cuisine que toi, mais j'ai envie de commencer par réaliser des plats très basiques à partir de véritables aliments, en opposition à tout ce qui est déjà préparé et qu'on en trouve en quantité dans mes placards. Et puis petit à petit, peut-être que j'aurais envie naturellement de faire des plats plus travaillés... en tout cas je suis en pleine prise de conscience !

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    1. Et oui, c'est parfois ce que j'essaye d'expliquer à certaines personnes qui collent directement le hashtag #healthy derrière chaque végé ;D
      Je pense que sans être passionné de cuisine, on apprécie tous les bonnes choses, et on ressent tous de la fierté à faire quelque chose soi même. Allier les deux en un seul acte, la cuisine, c'est tout de même super banco ;).
      Et puis comme tu le soulignes bien, la cuisine au quotidien c'est de la prise de repère ; quand tu prends confiance dans quelques réussites, tu repousses tes limites et tu deviens rapidement un "cordon bleu" (mais bon les cordons bleus, c'est dégeu ;D).
      En tout cas, tu sais que si tu as envie, je suis là pour en discuter! :-)

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  3. Je n'ai jamais eu de souci de santé mais mon père a toujours été sceptique sur les médicaments, même les paracétamols que tout le monde considère inoffensifs. Je suis contente d'avoir récupéré cette mentalité. Je m'intéresse un peu aux huiles essentielles en ce moment, je me dis que ça ne serait que logique qu'elles puissent soigner divers maux.
    Comme toi, je considère l'alimentation primordiale pour notre santé. Et plus je m'y intéresse, plus je me dit que tout le monde trouve ça parfaitement normal de s'intoxiquer. J'ai un peu peur de sombrer dans l'orthorexie ceci dit, tendant déjà vers le veganisme, je me suis ajoutée la contrainte du sans sucre il y a peu... :)

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    1. J'utilise peu les huiles essentielles parce que je ne les connais pas bien et ne veux pas faire n'importe quoi! J'utilise celle de lavande vraie contre le stress et c'est déjà un très bon début :)
      Je suis de ton avis, mais je pense presque que les gens se méfient de ceux qui remettent en question leur alimentation, parce que ça voudrait aussi admettre que pendant x temps ils se sont mal nourris (je ne parle pas ici de l'alimentation végétarienne mais bien de la bouffe industrielle).
      L'orthorexie doit vraiment être très marginale, je pense que ce mot est surtout destiné à culpabiliser ceux qui font attention. Il m' semble qu'il a d'ailleurs été inventé par un nutritionniste un peu de parti pris.
      Personnellement, je pense que comme tout, ça peut devenir une obsession, le tout est de ne pas sombrer dans l'excès et de le vivre de manière positive.
      Sans sucre, tu veux dire sans sucre rafiné ? Parce que bon, vu le poison/drogue que c'est et le nombre d'alternatives brutes, aucune raison de te penser othorexique pour sa condamnation ;D

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  4. DANS MES BRAS MON PETIT!
    Merci pour cet article et me montrer qu'il n'y a pas que moi qui suis obsédée de la cuvette. En plus, j'habite en Afrique au Burkina Faso, et laisse moi te dire que les cuvettes, c'est pas à tous les coins de rue, et quand y'en a, c'est souvent pas joli joli à voir!
    J'ai comme toi depuis des années des problèmes de digestion. Je n'ai jamais su d'où ça venait, et j'ai bien sur eu le droit au "c'est le stress" (bon, quand ca arrive même en vacances cette théorie a ses limites, et je ne suis honnetement pas une grande angoissée...), on m'a retiré la vésicule qui était truffée de calculs (miam le moment ou tu te reveilles et que tu t'aperçois qu'ils te les ont laissés sur ta table de nuit dans une petite boite genre "tiens fais toi un collier et des boucles d'oreilles, c'est toi qui les a faits"). Le yoga m'a aidée, le chiropracteur m'a aidée, je ne mange rien de transformé, je consomme peu de viande, et pourtant, défois, ca passe pas. Même une salade parfois. Mais pas tout le temps, c'est un peu la surprise.
    Alors c'est d'autant plus difficile ici de faire attention à sa nourriture. Les legumes sont arrosés avec de l'eau souillée la plupart du temps = obligée de les tremper au permanganate, surtout si tu veux les manger crus sinon c'est plus la diarrhée mais carrément la dysentérie, pas de farine autre que de blé dans le commerce, peu de produits disponibles comme l'amande, et plein de petites merveilles de greenweez par exemple. si tu manges dehors, c'est cuisiné à l'huile de palme (mes amies ici me disent si on a pas mis l'huile, c'est pas de la cuisine) et utilisent le cube maggi comme du sel (sans mentir!). On trouve du tofu local, mais c'est garanti 100% OGM...
    Alors je fais avec les moyens du bord: je teste la farine locale de mil et de sorgho en pains, je mange des kilos de mangue, d'avocats et de noix de cajou (hiiiii c'est trop bien on en trouve PARTOUT), et j'apprivoise les pois chiches.
    Et la tu te rends compte qu'en France c'est quand meme assez facile de manger ce qu'on veut en France, qu'on a quand meme pas mal d'alternatives , voire même trop ;)
    Bon tout ça pour dire que ca fait plaisir de se reconnaitre dans ton article, et que c'est pas toujours facile de bien manger mais que même ici c'est possible :)

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    1. Hahaha, et non, je crois même qu'on est un peu plus qu'on ne veut bien l'admettre, mais bon faut bien se l'avouer on évite de le crier sur les toits pas vrai? ;)
      T'es sérieuse quand ils t'ont laissé ce souvenir sur ta table de nuit? Ils auraient pu attendre que tu te lèves pour te demander si tu voulais où pas x)!
      Ouai je vois ce que tu veux dire, y'a des périodes comme ça où même ce que tu pensais Ok ne l'est pas ou plus, c'est l'enfer dans ces moments là !
      My goood c'est l'enfer du légume chez toi! C'est vrai qu'on n'a pas idée de la chance qu'on a d'avoir accèse aussi facilement et de plus en plus facilement à tout ces produits vraiment supers! Ah bah la culture culinaire selon les pays ça peut être assez exotique c'est net ...
      Je suis contente aussi bien de ne pas être la seule dans ce cas que de faire plaisir à quelqu'un, qui vient de très loin en plus!
      Je pense qu'on peut presque tous, la différence, c'est surtout de le vouloir :-)
      Merci pour ton témoignage, et n'hésite pas à me laisser des petits mots, j'adore m'entretenir avec des personnes qui sont à l'autre bout du monde, ça me fait réaliser combien internet n'a finalement aucune frontière.
      Des bisous laure!

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  5. Très très bel article plein d'espoir ! Merci du partage :)

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