jeudi 13 août 2015

Et un jour, il sera trop tard ... La planète vit à crédit

L'information agit en moi comme un lent poison. Chaque jour j'en apprends un peu plus.
J'adore m'informer, je ne dis pas le contraire, mais le problème c'est que plus j'en sais et plus j'aimerais en faire. Mais je ne peux pas agir seule. A mon échelle je tente de faire le maximum, mais je me sens impuissante. J'ai la sensation que la cause environnementale est prise un peu à la légère, comme si la planète allait se sauver toute seule des choses que nous lui faisons subir. Comme si c'était une grande malade incurable. Avec un sort tout tracé, indépendant du nôtre.

J'ai été profondément choquée en apprenant que les ressources de la planète seront épuisée aujourd'hui, 13 août 2015.

Oui, à partir d'aujourd'hui, nous vivons à crédit. Mais ce crédit, nous ne l'avons pas contracté auprès des banques qui spéculent avec les chiffres et font s'effondrer l'économie mondiale. Ni auprès d'un vendeur à gages. Non.


Nous avons simplement d'ores et déjà consommé tout ce que la terre peut nous offrir pour 2015.

A partir de maintenant, comme en économie, c'est en déficit écologique que nous avançons. Nous nous dirigeons lentement vers l'agonie de notre grande bleue, qui nous nourrit, nous offre l'hospitalité.

26 000 espèces disparaissent chaque année sur terre, à cause de l'exploitation abusive et irrespectueuse que l'homme en fait. Nous avons déjà fait disparaître donc plus de 16 000 espèces à l'heure où je vous parle cette année.
Un génocide de masse, silencieux, et peu relayé : c'est devenu un fait.
Et chaque fois un maillon qui s'effrite. La longue chaîne alimentaire, l'écosystème, reposant sur si peu, si solide et fragile est en péril.
Ce sont des espèces entières qui sont décimées, parfois même avant que l'on ne les ai découvertes. Car nous estimons que nous avons recensé une vingtaine de pourcents des espèces existant sur terre. RENDEZ VOUS COMPTE!
Imaginez? Certains animaux n'auront même pas la chance d'appartenir à une encyclopédie : ils seront morts avant ça. A cause de nous.


Et si seulement cette surconsommation permettait à tout le monde de vivre : mais force est de constater que les richesses se répartissent de plus en plus inégalitairement : les 1% les plus riches posséderont bientôt 50% des richesses. Quand on sait que la faim touche une personne sur 9 dans le monde.
Que deviendrait cette même planète si ces 1% apprenaient à tendre la main? Ne pourrait-on pas freiner la cadence?

Sans parler de l'eau potable, qui va devenir une denrée rare. Avec notre agriculture productiviste et ses méthodes menées par la rentabilité. Que deviendrons nous le jour où les terres ne donneront plus rien, faute de les avoir traitées décemment?
Que ferons-nous quand les abeilles se seront elles aussi éteintes par la faute de nos pesticides destructeurs que des lobbys tentent encore de conserver?
L'homme se croit fort, et pense avoir, grâce au progrès, réponse à tout. C'est un tort.

Personne n'ignore tout ces problèmes. Mais comme ils paraissent trop grands, trop difficiles à solutionner, ignorons-les. Oui, comme ces déchets nucléaires qu'on enterre au fond de la mer.
Comme ces gens qu'on laisse crever de faim au bout du monde alors qu'on parle de gaspillage alimentaire, sans parler des gens qui ont faim ici même, mais à qui on interdit de fouiller les poubelles.
Comme ces animaux qu'on massacre. Et non je ne parle pas que de Cecil le lion de la savane, majestueux et rare. Je parle aussi de tout ces anonymes, poulets, canards, boeufs et cochons, qui n'ont pas la chance d'être autre chose que de la vulgaire viande sous cellophane, et ce dès leur naissance. Traités comme des objets toute leur misérable existence. Qui n'ont jamais vu le jour, si ce n'est dans leur camion de transport jusqu'à abattoir, qui vivent l'asservissement, pour décorer nos assiettes toujours plus consommatrices en ressources.
Comme la dette, qu'on voit grossir mais qui n'est rien d'autre qu'immatérielle.

Sans parler de ces guerres que l'on prend le temps de faire alors qu'on devrait s'affairer à sauver la vie sur terre.

Pensons un peu.


Je ne vous reparlerai pas de l'histoire du battement d'ailes du papillon, vous la connaissez certainement. C'est l'histoire d'un tout petit rien qui fait tout.

C'est l'histoire d'une personne.
C'est l'histoire des actions solitaires conjuguées.
C'est l'histoire d'un peuple, qui devra sauver sa planète.
Ca ressemble à de la fiction. Mais c'est NOTRE histoire.
Et même si peu d'entre nous se sentent concernés, nous le sommes tous.


Alors il faut continuer à se battre, pour que cet état de fait trouve enfin des solutions concrètes, passant outre les lobbys et les histoires de gros sous. En acceptant les projets innovants et en arrêtant de les balayer du revers de la main pour éviter toute concurrence à .
Il est temps de penser réel, et d'arrêter de vivre dans le monde de l'argent.

Avant qu'il ne soit trop tard.

Si ce n'est pas déjà le cas ...


2 commentaires :

  1. Bien dit ! Bel article engagé, maintenant il faut agir, ce n'est pas tout de s'apitoyer :) Chacun de nous pouvons nous y mettre, il n'est pas trop tard pour agir j'en suis persuadée.

    A bientôt :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas si on pourra inverser la tendance mais on pourra certainement la freiner? J'aimerais que certaines personnes s'expriment clairement à ce sujet :) !
      A bientôt Floriane!

      Supprimer

Exprime toi ici mon petit, c'est free!