lundi 12 octobre 2015

Nooooon rien de rien, non je ne regrette rien.

(vous aussi vous pensez à inception quand vous entendez cette chanson?)

Facebook possède maintenant un outil redoutable pour te prendre des claques quotidiennes : les petits messages qui te disent "y'a trois ans tu faisais ça sur facebook".

Et hier, sur facebook, y'a deux ans (donc y'a deux ans mais le 11 octobre quoi, faut suivre aussi), je rayais mon premier pithiviers.
Il était plutôt joli d'ailleurs, et c'est tout de suite devenu le gâteau préféré de doudou, bien devant la galette qui est un peu moins garnie.


Mais bon sang, deux ans seulement?

Depuis ce moment là, depuis ce pithiviers bien dodu et gonflé, j'ai tellement changé.
J'avais failli tout arrêter cette année là. J'aurais fait la plus grosse erreur de ma vie sans perséverance.

La pâtisserie était la pièce manquante pour faire de moi ce que je dois être.
Vous ne l'avez peut-être pas encore ressenti, parce que je pense qu'on le vit tous à des stades de nos vies différents, certains jamais peut-être (devenir parents par exemple, partir à l'étranger, déménager, divorcer ...), mais je suis exactement là où je dois être.
C'est cliché de dire ça, c'est peut-être temporaire, mais se sentir pile poile à a place qu'on rêverait d'occuper, là, maintenant, c'est une explosion de bonheur quotidienne, de l'oxygène enivrant.

Ca n'a pas été le seul changement cette année là, je suis aussi devenue végétarienne. Et je pense que ces deux choses conjuguées ont fait de moi la force tranquille prête à déplacer des montagnes que je suis aujourd'hui, pleine d'espoir, portant dans mon sac léger les moments difficiles du passé, que je regarde avec amour et bienveillance, et non pas comme des poids.
J'ai jeté tout ce qui pesait trop lourd ou en ai fait du positif, comme un vent qui me pousse par derrière et m'aide à m'envoler avec mes ailes toutes neuves.

On a souvent peur du changement, parce qu'on sait toujours ce qu'on perd mais pas ce qu'on gagne, mais on passe à coté de tellement d'opportunités en vivant dans la sécurité, en contrôlant toute sa vie, en ne laissant pas de place au hasard qui fait si bien les choses.


J'ai des grandes ambitions, comme l'ouverture d'un truc à moi, plus tard. J'aimerais vivre de mes passions, comme tout le monde. Mais pour l'instant, je vis passionnément la vie que j'ai, et ça me comble.

On a tous le pouvoir soit de changer notre quotidien, soit de changer de regard sur lui.
Il faut juste réaliser qu'on peut-être soit notre pire cauchemar, soit notre plus grande force.
Et que mine de rien, dans tout notre quotidien se cachent des moments précieux.


Je lance un appel à tout ceux qui hésitent, qui réfléchissent trop à leurs choix, qui s'évertuent à atteindre la perfection avant même d'avoir entrepris, qu'il n'y a qu'une entrave à nos choix : nous mêmes!

Tu as souvent du entendre cette vieille rengaine, souvent au cours de disputes avec tes papas mamans ou avec des discussions avec des vieux sages
"Quand on veut, on peut".

Alors quand tu veux, tu peux changer ta vie, tu peux aller de l'avant, tu peux vivre ce que tu as toujours rêvé de vivre, et tu as le droit au bonheur de savourer tout ça.

Alors je lève ma part de pizza ce soir à ma nouvelle vie depuis deux ans, qui se chiffre en heures de sommeil en retard, en réveils à 3 heures du matin, en kilos de sucres, en fatigue physique, en périodes de noël folles, en 8000 euros dépensés dans ma formation, en progrès de fou réalisés, en tonnes de bonheur récoltées, et en fierté récupérée au passage.
Et je lève aussi une part de pizza à toutes celles qui, dans le doute, ont pris la bonne décision.

On n'a qu'une vie, ne la passons pas à attendre ce que l'on pourrait tenter d'obtenir!

(même si ça fait des traces de brûlures sur les avant-bras!)

Amour et espoir

Délia ♥ qui remercie facebook pour ce rappel et tout ses proches qui ont toujours su la pousser à aller vers ses rêves qu'elle pensait trop grands et trop loin.

4 commentaires :

  1. Si tu savais comme cet article me parle! Je suis justement en pleine réflexion par rapport à mon avenir professionnel. J'ai bientôt 30 ans et je me rends compte que le boulot occupe nos journées, nos nuits (stress quand tu nous tiens), nos pensées, nos conversations, etc... et je me rends compte que j'ai envie d'être créative, mais à ma façon, sans personne au dessus. De transmettre des choses, de défendre des idées, faire des rencontres, partager... Bref je suis en plein doute... Ou plutôt en période de maturation. C'est comme la boulangerie, il faut laisser le temps à la pâte de lever avant de tenter.
    Donc, un jour je ferai un choix. Un choix qui changera ma vie et celle de mon conjoint qui aura la lourde tâche de me soutenir et me supporter mais pour atteindre une sorte de plénitude (professionnelle) :) Mais je suis sûre que, comme toi, je ne regretterai rien!

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    1. .Coucou toi!
      Désolée du temps de répons! (ça va, 13 jours hein .... -_-)
      Je me dis qu'en un sens j'ai eu de la chance d'avoir mon idée tout de suite, sans avoir besoin d'y réfléchir plus que ça, et d'avoir sauté le pas. Physiquement j'pense que j'aurais pas tenu le choc à un autre moment haha.
      C'est important le soutien, surtout quand on doute, dans des moments de lassitude et de fatigue, je ne remercierai jamais assez mes proches de m'avoir "forcée" à explorer mes limites :) !!
      Tu ne regretteras rien.
      "Never regret anything, because at one time, it was exacty what you wanted" ;) !

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  2. Ah, j'adore ton article! C'est tellement vrai!
    Je comprends ce que tu entends par être exactement là où il faut et faire ce pour quoi tu es faites. C'est comme une évidence, un prolongement de toi, c'est quelque chose tu peux pas empêcher même si tu le voudrais même si parfois t'as envie de tout jeter à la fenêtre.
    Je ne suis pas encore là où je voudrai être mais j'ai l'impression que j'y serai bientôt et je mesure déjà ma chance, les obstacles que j'ai du abattre ( la plupart venant de moi d'ailleurs) et ce qu'il me reste à faire mais oui assurément ça viendra. Et assurément, que je ne suis plus la mienne. Quelque chose a changé, j'ai changé et au lieu de me dire que je n'y arriverai pas je me dis comme on le dit si bien chez moi: " pas kapab lé mort san éséyé!
    J'ajouterai même que malgré certains échecs, j'ai envie de continuer, d'essayer et de me ramasser aussi peut-être car ça fait partie du jeu. Mais, ça m'atteint plus comme avant. Car, je suis persuadée que le plus grand des échecs ce n'est pas l'échec lui même mais le regret de ne pas avoir essayé.
    Alala, j'aime ton article!
    Merci Délia, vraiment merci!

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    1. Merci Amandine et vraiment désolée du temps de réponse à ton commentaire!!
      C'est à peu près ça oui! Parfois je pense que ce serait plus simple de reprendre mon ancien train de vie, mais je finis par trouver des avantages au mien à peu près tout le temps haha :D
      Quant aux regrets, c'est ce qui m'a poussé à essayer. Je me suis dit "si j'essaye pas maintenant, de toute façon, j'essayerai à 40 ans après avoir passé ma vie à bosser dans un bureau, autant ne pas attendre". Après tout, j'avais un an à perdre maximum, (on ET 8000€ haha).
      Faut absolument écouter ses envies, o,n vit déjà dans un monde où on ne fait que travailler, si en plus on se coltine un job qu'on peut pas supporter ... :p

      Merci à toi pour tes commentaires toujours constructifs sur lmes articles fouillis d'humeur ;)

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