jeudi 30 avril 2015

Bob's kitchen : bar à jus et restaurant végétarien parisien

Dernièrement, j'ai pu passer sur un stand de la L214, et du coup, j'ai choppé un petit livret qui répertorie des restaurants et épiceries végétariennes, végétaliennes, vegan, bref, du sans animal quoi!
Je me suis amusée à tester une première adresse, MOB pas loin de la cité de la mode. Pas de quoi s'arracher le slip de plaisir, mais c'était bon et très facile à digérer (parfait pour une journée de cours!), mais pour le même type de prestations (burger) je préfère Hank ou Bioburger . Mais ça vaut tout de même le coup d'y aller une fois juste pour la tenture super cheloue qui met des acteurs et personnalités connues en costume d'époque, et pour avoir essayé et rayer une adresse dans le fascicule.

Et puis maintenant c'est devenu un petit jeu d'essayer de trouver un endroit où manger quand je dois faire un truc à paris. Parce qu'il est assez facile de trouver des restaurants végétariens dans tous les arrondissements "vivants" et j'apprécie toujours les découvertes en matière de nourriture. C'est une évidence évidemment, même si coté pizza, j'ai ma pizzeria depuis toujours, et même si maintenant je m'en tiens à la margarita, les produits utilisés sont de qualité, succulents et la pizza parfaite. Ca fait super pub, mais si un jour vous passez par Elancourt/ Maurepas, faites un détour chez l'excellent Vitigno. Ma maman y allait déjà quand j'étais dans son ventre, et je reste fidèle cliente depuis que j'ai l'âge de choisir ma pizzéria. 
Après ce coup de pub mérité, je vais vous parler du restaurant où j'ai cette fois mangé avec ma sister : Bob's Kitchen.

C'est un petit restaurant coincé dans une rue près du métro arts et métiers (vraiment près du métro, y'a pas trop moyen de se perdre, même pour moi et ma soeur, c'est dire), la devanture passe complètement inaperçue si bien qu'on a failli passer devant sans le reconnaître même en connaissant le numéro.
En entrant le mot lumineux lu sur internet je ne sais plus où n'a pas vraiment pris son sens puisque de un il faisait gris pluie dehors et puis parce que dedans c'était pas super éclairé.
La déco n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler élaborée, ni même chaleureuse. C'est petit, comme partout dans Paris, y'a 4 tables en tout, de quoi loger 25 personnes au grand maximum de sa capacité.
Bon. Pas super engageant.
Pour ne rien arranger, au début, tu ne bittes rien à la carte. C'est écrit à la craie, dans tous les sens, c'est pas super clair, tu sais pas trop ce qui est plat du jour, ce qui est salé, sucré, brunch, smoothie. Et puis la serveuse parle pas super français donc elle te sortira pas tellement du caca. C'est en mode "aide toi et le ciel t'aidera".
Et en plus, la table me collait sous les avant bras, c'était pas HYPER cool sur la propreté du lieu, en ajoutant à ça le sol crasseux des jours de pluie. 
Mais quand t'as commandé un peu au pif et que ton assiette arrive (vite en plus), tu oublies tout ça.
Tu oublies la pluie que tu t'es prise dans le nez.
Tu oublies que t'es sur les genoux de ton voisin qui raconte la vie de je sais pas qui qu'est un enfoiré.
Tu oublies que tu sais pas vraiment ce que tu vas manger parce que tu sais pas toi, ce que c'est un "veggie stew" avant qu'il ne te parvienne comme le saint graal.


Ma soeur a pris la version méditéranéenne, moi la version saté (coco et peanuts).
Aucune de nous deux n'a été déçue.
C'est simple, on a fini nos assiettes jusqu'à la dernière miette.
La présentation déjà : c'est dans des écuelles en métal, j'adore ce style de vaisselle.
Ensuite, la portion, pour moi, est idéale. Ma soeur a été "remplie" je cite ses propres mots à elle. Quant à moi, c'est la portion que j'aurais pu me faire chez moi, la ration parfaite quoi. Celle qui te remplit sans te blinder.
Ensuite, le goût. Mon dieu. Aucune lassitude dans mon assiette. Je crois que j'ai mangé de l'épautre, ou bien de l'orge perlé, j'ai même pas cherché à savoir tellement c'était de la bombe.
Ca avait le goût léger de coco, les cacahuètes croquantes, une sauce avec un goût de gingembre, relevée à la perfection. Ni trop, ni pas assez. J'ai pu en imbiber ce qui me plaisait sans qu'il n'en reste à la fin.
Il y avait aussi des amandes effilées, des choux fleurs, des brocolis, des champignons aux poivrons avec des carottes en sauce, des patates douces et des pommes de terres roties. Une vraie explosion de saveurs et de textures. Chaque bouchée est différente de la précédente.
J'avais la dalle, ça n'a pas du aider pour l'objectivité, mais sincèrement, j'ai trouvé ça DELICIEUX. 


La carte n'est pas immense (5 veggie stews, salade du jour, et 4 sortes de bagels, plus les smoothies et les desserts et petits déjeuners, sans compter la soupe du jour). 
Les prix sont très abordables pour ce plat 9€50 me paraît le juste prix pour ce que j'ai mangé. Pour les smoothies, c'est cher, 5-6€, mais c'est le prix en général, donc ni plus, ni moins. Les desserts, eux, sont bon marché à base de 2€ le cookie. 

Alors ce que je ne peux que vous conseiller pour profiter au mieux de ce repas délicieux, c'est de trouver un endroit où vous poser avant, et de prendre à emporter, une belle journée d'été, pour savourer ce délice dans des conditions optimales (pas collé à tes voisins de table, parce que passé l'instant convivial moi je trouve ça juste chiant, je dois pas être assez parisienne)!

Si vous êtes de passage à Paris, sachez en tout cas que cette adresse ne vous décevra pas gustativement parlant!


Pardonnez mes photos, qui sont à elles seules le témoin de ma frousse pour prendre mon appareil sur moi dans Paris, mais aussi la luminosité très basse qui régnait dans le restaurant!

Si certaines ont de bonnes adresses à faire péter, allez-y, je suis tellement gourmande ...

Ah oui et si vous voulez y aller, c'est 74 rue des gravilliers!

Mille bisous

Délia ♥

mercredi 29 avril 2015

Manger bio au quotidien avec un salaire d'apprentie : YES I CAN

J'ai commencé à vraiment apprécier le bio à sa juste valeur quelques mois seulement avant de quitter le domicile familial. A ce moment là, je me faisais souvent mes petites courses "à coté" au magasin bio, je rentrais toujours la banane aux lèvres avec mon petit sac bien rempli.
A mon déménagement, ma soeur a été assez sceptique face à ma capacité à continuer "à me nourrir comme ça". Je ne vous cache pas que moi aussi, parce que les prix sont un peu plus élevés que dans le conventionnel, c'est certain.

Et puis le temps passant, après avoir mangé du "normal" pendant 3 mois, avec quelques séjours en magasin bio pour mes produits introuvables ailleurs, j'ai vu que mon budget incompressible était largement raisonnable.

Il faut savoir avant même que je commence à vous parler de comment je me démerde pour manger la majeure partie du temps bio en n'étant pas riche du tout, c'est que tout dépend initialement de votre rapport à la nourriture.
Je la considère non seulement comme ma "médecine douce" mais aussi et surtout comme un plaisir immense. Je dirais donc que je suis prête à y dépenser un peu plus que le coté purement "vital" qui anime beaucoup d'entre nous. Il ne faut pas oublier que "bien manger, c'est le début du bonheur", c'est la pub qui le dit. Haha.
Je fais aussi face au fait que la majeure partie des produtis qui m'intéressent ne sont pas commercialisés par les grandes surfaces, car souvent éloignés des goûts harmonisés pour le 100% raffiné, pour ce qui est des céréales par exemple, mais aussi des sucres et farines.

Autre fait, je précise mon budget histoire que ce soit clair dès le départ, j'en ai pour 40 à 50 euros par semaine de nourriture, tous produits compris.
Certaines semaine évidemment, je dépense 60€ parce que j'achète un produit coûteux (dattes, oléagineux, produit tout prêt type simili carné), mais la semaine d'après, par exemple, je ne dépenserai que 35€, parce que mes placards sont blindés ou que je suis attirée par du plus simple!

Allez, c'est parti pour mes commandements d'organic girl!

1 - Manger DE SAISON


Impératif si l'on veut manger biologique, éviter le kilo de courgettes qui débarque fraîchement sur les étals à 7€ le kilo. Surtout que c'est lourd une courgette !
Parfois, des promotions sortent de nulle part, si la conviction de manger de saison ne vous touche pas, alors profitez-en. J'ai remarqué que c'est surtout le cas dans l'enseigne bio'c'bon, moins dans les autres supermarchés biologiques.
On assiste aussi souvent à des promotions sur des produits qui font la tête et son un peu passés niveau rayon frais. Parfois ça vaut le coup, parfois ils sont vraiment amochés, mais je vous conseille de toujours passer pour un pauvre et d'y jeter un coup d'oeil :D

2 - Eviter le bio de grande surface

Vraiment. Parce que le bio de grande surface, c'est tout SAUF discount!
J'ai même vu une aberration du style génialissime. Alors que la période des petits pois commence à être bien avancée, j'ai vu des petits pois du conventionnel plus chers que des petits pois biologiques au kilo! Impensable non?
Pour tout ce qui est des produits bruts, généralement, le vrac des magasins bio est très rentable. Tout comme les fruits et légumes, souvent plus beaux, plus frais, locaux ET où l'on peut choisir sa quantité. Allez savoir pourquoi, mais le vrac en fruits et légumes bio en grande surface n'existe pas, et j'aime pas vraiment acheter mes légumes tout emballés et dans des quantités énormes !
Pour certains produits, je fais mon enquête. J'avais envie de tomates confites, j'ai donc cherché où elles étaient le moins cher, selon mes critères (confites et conservées dans de l'huile d'olive, et non pas de tournesol). J'ai trouvé un bocal à 3€75 de la marque rapunzel, vu ailleurs jusqu'à 5€60. Les différences pour le même produit sont parfois effarantes, alors méfiez-vous. Et regardez toujours les prix au kilo :-D

3 - Eviter les produits finis élaborés

Burger maison jusqu'au petit pain mais frites surgelées, l'apogée de la contradiction haha

Quand je dis ça, je pense aux plats, aux boites, aux biscuits. Enfin bon vous aurez compris!
Il s'agit ici surtout de se rabattre sur les produits bruts au maximum.
Bien évidemment, il faut passer un peu plus de temps en cuisine qu'avec un plat de lasagnes surgelées, mais c'est une condition impossible à outrepasser pour rendre le prix de ses courses plus léger. C'est d'ailleurs le cas aussi pour ceux qui mangent conventionnel.
Pour moi, d'évidence, c'est seulement du plaisir en plus, j'adore cuisiner et ne peux pas m'en passer. Mais n'allez pas croire que j'y suis 5 heures par jours. Pour chaque repas, j'en ai généralement pour moins de dix minutes de réelle préparation, le reste étant vaisselle et cuisson.
Les légumineuses et féculents ne coûtent rien, seul le quinoa pèse un peu sur le ticket (environ 11€ le kilo, parfois plus, rarement moins). Pour les fruits et légumes, si vous restez dans l'idée du 1-, alors ça le fait!

4 - Diminuer la quantité de matières animales


Je suis végétarienne (et sur une pente beaucoup plus végétale depuis quelques mois), et c'est une évidence que le prix de mes courses s'en retrouve nettement diminué.
Le prix d'un kilo de protéines animales biologiques est juste ce qui peut te faire passer de 40 à 70€ de courses la semaine. Bien évidemment, si vous en consommez, manger 100% bio devient vraiment compliqué à petit budget. Alors si c'est le cas, vous pouvez toujours envisager de voir la chair animale comme un luxe, un ou deux repas la semaine, pas plus et vous nourrir avec plus de végétal le reste du temps. Même en conventionnel, je le répète, manger de la viande revient très cher, tout comme les plats préparés. Je le vois bien aux courses du doudou carné.
Les fromages, sont aussi des produits très coûteux, et généralement, tout ce qui vient de l'animal. Normal ceci dit, quand on pense que la vache doit être nourrie et abreuvée avant de donner son précieux lait ou la cocotte ses oeufs ;)!

5 - Bien analyser ses réels besoins

Il m'est déjà arrivé d'acheter à manger pour deux. Parce que je me suis emballée dans mes courses. Je n'ai jamais pu tout manger, j'ai du congeler et jeter une partie, bref, échec.
Pour m'éviter ce genre de désagréments, je fais des courses deux fois par semaine. Comme ça, j'évite d'acheter trop, mais aussi de jeter des produits frais comme les légumes! Beaucoup d'entre eux ne sont pas faits pour être conservés longtemps, je préfère faire un ravitaillement à mi semaine pour manger des fruits et légumes très frais et puis aussi pour me faire plaisir parce que j'adore les magasins bio.


Après ces quelques points qui me servent de base, je dois évidemment vous avouer que même si je suis très heureuse et que je mange varié, je n'achète pas toujours autant de dattes que je voudrais par exemple, ou bien je ne mange pas autant de purées d'oléagineux que j'aimerais en goûter. Parfois j'adorerais acheter certains produits, mais je reste raisonnable.
Je mange équilibré, savoureux et sain, je ne peux pas tout avoir avec mes 1100 € mensuels dont la moitié part en loyer et factures!

Toute la question du bio n'est en fait qu'une réflexion sur vos besoins et vos envies.
Tout n'est que question de budget, et de ce que vous en faites. Certains vont préférer acheter du maquillage, investir dans des livres, d'autres dans des sorties, des voyages, quand moi, ce pour quoi je suis prête à dépenser comme dans n'importe quel autre loisir, c'est la nourriture. Choisir le bio pour moi, c'est surtout choisir une façon de penser, une volonté d'aller vers une autre manière de produire, pleine d'espoir et de logique. Une façon de produire plus respectueuse de ma santé, et de celle de la planète et de sa faune et flore. Payer plus pour un produit meilleur, ça prend du sens à mes yeux.
Finalement c'est un loisir peu coûteux qui s'accroche à mon incompressible nourriture, mais un loisir quand même qui est aussi mon métier. Tout s'emboîte!



Et si manger bio c'était aussi changer sa façon de penser son alimentation dans son ensemble?

Je vous laisse sur cette question, vous avez 3 heures pour me rendre une copie double ;)

Ready? Go!

Délia ♥





lundi 27 avril 2015

☼ 5 jours, 5 recettes ! ☼

J'ai souvent vu passer ce tag sur les blogs mais comme la plupart d'entre eux je ne m'étais jamais penchée sur la question jusqu'à ce que ma super copine du blog Le cri de la carotte ne me tague! Alors d'abord je la remercie, parce que c'est un chouette concept d'aller fouiller dans ses archives pour faire remonter les recettes chouettes qu'on a déjà publié, et puis je vous invite si vous ne le connaissez pas à aller voir son blog, parce qu'il est cool. Et puis comme je sais que la plupart vous avez facebook, n'hésitez pas à aller liker sa page, elle relaye plein de sujets cools en rapport avec sa philosophie de vie, ça vaut le coup :-)

Je ne vais pas faire un article par jour parce que ce serait très redondant, je vous propose donc d'alimenter chaque jour cet article avec une recette, une photo et le lien pour la retrouver :-)
Je vous signalerai son arrivée sur facebook et hellocoton, pour celles qui ne me suivent via aucun de ces deux réseaux, je vous incite donc à revenir de votre propre chef :-D

Pour débuter cette série de renaissance des catacombes de mon blog, je vous propose de retrouver une recette aux saveurs venues d'ailleurs facile à faire, pour se goinfrer un lundi soir comme aujourd'hui.
J'ai nommé les nouilles chinoises aux petits légumes dans leur bain de thé vert à la menthe!


Mardi, je vous propose après une fin de journée ensoleillée une salade très estivale. Pour la réaliser au maximum de ses capacités détonantes, je vous conseille d'attendre la pleine saison des tomates cerise, sa simplicité n'a d'égal que le délice qu'elle représente!


Mercredi, je vous propose une recette pour les grands et petits enfants, le grand classique du cheesecake, mais version vegan! Si je suis très très sceptique généralement envers les desserts vegan (j'adhère parfaitement au principe mais le peu que j'en ai fait c'était globalement pas du tout au niveau pour ma face de pâtissière), là j'ai été bluffée. Pas besoin d'un matériel de fou (mixeur tête plongeant seb, représennnte) et des ingrédients certes un peu coûteux, mais un résultat délicieux! Fondant, rapide à faire, ok avec les intolérants au gluten et au lactose, sans pour autant retirer de la gourmandise de ce dessert. Une vraie réussite, à décliner à l'infini :-)


Jeudi, jour pluvieux! Du coup j'ai pensé que peut-être ça vous dirait de vous remettre de vos chaussettes humides avec une soupe qui fleure les îles, histoire de voyager sans bouger de votre canapé! Elle se réalise en 10 minutes cuisson comprise, car il n'est pas nécessaire d'en faire plus pour les petits pois!
Ce velouté sera parfait avec quelques toasts aux avocats (et aux olives!) ...


Bon, ok j'ai un peu de retard, du coup c'est pour un dimanche pluvieux qui fait penser à l'automne que je vous ressort la recette qui a le plus été consultée de toute l'histoire du blog, grâce notamment à pinterest où elle tourne visiblement autours du monde : la tarte aux pommes ! Mais pas n'importe laquelle ;). Seule recette non vegan de ce post, je tenais à la publier tout de même, elle mérite sa place dans ce top recettes!


J'espère que cette sélection vous aura plu, je vous retrouve demain pour un article! Ce temps maussade m'a donné envie de m'enfuir chez Ikea ;)!


Bisous vegan (et sucrés!) !

Délia ♥

dimanche 26 avril 2015

La miaouesque #3 : Moustaches et félines aventures

C'est dimanche et il fait gris, alors j'ai décidé de vous faire don des jolis clichés de mes bébés poilus, histoire de se réchauffer le coeur.

Celles qui me suivent sur instagram voient régulièrement passer Nova sous toutes ses coutures, mais pour les autres, vous ne voyez pas souvent exploser mon amour félin au grand jour.

Il faut dire que j'ai récupéré Myrtille pour la semaine, et que j'ai pas mal mitraillé Nova depuis mon dernier post, alors ... C'est parti ! :)

Sachez par avance que voilà, à la base je voulais rattraper tout mon retard mais que je ferai un autre rendez-vous miaouesque d'ici peu, parce que j'avais vraiment trop de photos craquantes et rigolotes à vous montrer et que je veux pas vous faire faire une allergie dès le dimanche! :-D


Ma belle Nova, la dure, la tatouée!


Même que parfois quand elle me lance ce genre de regards elle me fout les jetons!


Réveil en sursaut. Oh ça va c'est que toi, j'peux me rendormir!


La toilette, c'est essentiel pour être une grande dame.


Comment vous dire que le jour où je l'ai trouvée, couchée comme ça pour mater dehors, en plein dans mon placard à culottes, j'ai pas vu venir le fou rire et j'ai mis un certain temps à m'en remettre.



Humaaaine Nourriiiiis moiii je t'en suppliiiie je me meuuurs.


Myrtille dans un tout autre style, beaucoup plus fine et féline, en comparaison avec Nova qui demeure un éternel petit chaton avec sa bouille ronde et ses mouvements patapoufs!


Instant de folie féline volé


Oh mon dieu! T'étais là?


Un bisou de notre part à toutes les trois !

Joyeux dimanche à vous :-)

Délia ♥

vendredi 24 avril 2015

Avec le coeur

Je me suis (et vous ai) posé beaucoup de questions ces derniers temps quant à l'orientation que prenait mon blog.
Au tout début, c'était un blog "mode" mais après quelques tenues j'ai vite fait le tour de la question (et de ma penderie), et j'ai donc décidé de devenir, pas par hasard tout de même, un blog beauté.
Rapidement j'ai compris que les cosmétiques traditionnels étaient de la daube, j'ai donc penché du coté green de la force et suis devenue par la suite adepte du bio.
En parallèle je suis devenue pâtissière et pour terminer végétarienne.
Mon blog a toujours été un fidèle reflet de moi. Depuis un peu plus de trois ans, il me suit, plus ou moins régulièrement, faisant état de mes aventures.
Si certaines d'entre-vous sont là depuis peu, certaines sont là depuis le début. Alors je me suis demandée ce qui pouvait bien pousser quelqu'un qui aimait un blog mode à continuer à lire le mien, qui finalement est beaucoup plus axé cuisine maintenant.

Et puis j'ai observé ma propre consommation insatiable de blogs.
Tant de sujets différents, de personnes originales, d'univers colorés, sombres, ironiques, parentaux, amoureux, gourmands.
Il n'y a à vrai dire aucun lien évident entre ces blogs. J'adule par exemple le blog add fun and mix, parce qu'il est si doux, si quotidien, si intelligent, si réel. Chaque dimanche, je me délecte de la petite bouille de Vega, des bacs sensoriels, des chats endormis. Je n'ai pourtant même pas le projet un jour de devenir maman. Mais j'aime ces moments partagés avec générosité.
Je suis amoureuse du blog Mango and Salt. Même si c'est un "gros blog", Victoria a su garder le parti de la sincérité. Les sujets qu'elle y traite semblent toujours lui coller à la peau sur le moment, son blog, c'est son carnet de bord, et ça, j'aime.
Dans un autre registre, je ne rate jamais une vidéo du joueur du grenier, alors qu'on y parle tout de même jeux vidéos vintage.
Il y a aussi l'indispensable blog d'antigone XXI qui a été pour moi une véritable révolution végétale!
Sans parler de friendly beauty que je suis avec toujours autant de plaisir, alors que j'avais moi aussi commencé à la suivre quand elle parlait encore de marques de cosmétiques traditionnelles.
Je ne peux pas non plus oublier de citer Marie laforêt et son remarquable blog 100 végétal qui me fait saliver devant des ingrédients que je ne connaissais pas il y a moins de deux ans.

Non, vraiment, tout semble dissocier ces blogs, hormis une certaine esthétique.
Certains sont très connus, mais j'apprécie autant les textes d'une nouvelle arrivée à 5 abonnés que de la bloggeuse surpuissante qui plafonne aux milliers de vues par jour.

Et ce seul fil conducteur : des articles passionnés.
Aussi bien pour parler des enfants qu'on aime tant, des ingrédients qu'on a patiemment transformés, à ces pensées pleines de réflexion sur la vie comme on la vit, jusqu'à l'humour. Chaque mot, chaque photo, chaque millième de centimètre de ces blogs respire le coeur.
Ces mots déposés sur le clavier avec amour, ces photos dont l'oeil n'était que gourmandise, encore une forme d'amour, ces moments doux partagés simplement.
Je m'éloigne des blogs plus lisses et moins personnels.

Et finalement j'ai compris que certaines lectrices sentent que quoi que je partage, je le fais avec le coeur. Je ne me suis jamais contrainte à publier sous la force, voilà pourquoi mon rythme n'est d'ailleurs pas toujours assidu ni respecté, mais je ne peux pas forcer le trait et prévoir 15 articles quand le coeur n'y est pas.

Alors à toutes celles qui me lisent quotidiennement et moins quotidiennement, à celles qui me laissent si souvent des mots, à celles qui m'envoient des mails à m'en étouffer de bonheur, et à toutes celles qui ne se retrouvent dans aucune de ces catégories, je vous remercie avec le coeur.


Je n'aime pas trop ces moments de remerciement en tant que lectrice, mais je pense qu'il est important que chacune d'entre vous sache qu'avec sa visite, c'est une incitation pour moi à continuer à poser mes mots ici, à partager, à m'améliorer et à me distraire. Sans oublier une grande dose de motivation et une source de petits bonheurs.

Je vous envoie tant de bisous que vous ne pourrez jamais tous les attraper.

Avec amour

Délia ♥


mercredi 22 avril 2015

Routine de soin bio : l'aventure continue!

Après vous avoir parlé de mes soins l'année dernière, je pense qu'il est temps de revenir vous voir, car un paquet de choses ont changé!
Ce qui est resté identique, c'est que j'ai conservé un layering simplifié (cause de flemme cqfd), que j'utilise toujours des produits bio, et que ce sont encore des produits simples et à la portée de toutes les bourses!


Réveil matin (15 heures, j'me réveille comme une fleur), après un petit déjeuner bien mérité (bah oui, dormir, c'est si épuisant, tu comprends), direction la salle de bain.
Pour réveiller aussi ma peau, j'utilise l'eau florale d'hamamélis bio de chez so bio etic, que je vaporise directement sur mon visage comme une rosée du matin, puis je tamponne le tout avec un coton.
Cette eau florale est surtout profitable aux peaux sensibles et à imperfection ce qui est souvent le cas des peaux mixtes, qu'on a en plus tendance à agresser avec des gammes de produits qui rendent la peau réactive et aggravent le problème.
Je profite de l'humidité ambiante pour appliquer la crème matifiante et équilibrante Jonzac, qui je dois bien le dire est très efficace! Avec elle, la peau ne ressemble pas à un vinyle en fin de journée, et mine de rien, j'ai beaucoup moins de boutons qu'avant! Alors après, pas évident d'attribuer tout le mérite de deux ans de soins bio et naturels (et d'un passage au végétarisme, entre autre) à une petite crème, mais elle a apporté sa noble contribution.
Et c'est tout pour le matin!
En route pour une journée polluée, pleine de chaleur, de gras, de sucre, et globalement, d'agressions diverses et variées qui lui hérissent le pore.


Le soir venu, ma peau s'est bien battue. Le pire étant sans vous cacher les journées où je file à l'école dans Paris, je rentre avec le sentiment de me trimbaler un plâtre de saletés, j'apprécie tout particulièrement le moment du nettoyage (karcher?)!
J'ai choisi au fil du temps l'huile d'olive, à force de me rabattre sur elle en oubliant d'acheter de l'huile de jojoba. Elle sent divinement bon (et appelle a des souvenirs culinaires et estivaux), elle est assez épaisse pour rendre le moment du massage très agréable (si agréable que je me retrouve finalement avec du masacara sous le menton à force de me palper la face, tout va bien!) et elle ne laisse pas de résidus.
Afin d'éliminer tous les restes, j'utilise la mousse Thémis, douce comme un petit nuage.
On masse délicatement (encore, j'aime me masser le soir, ma peau se doit d'être bichonnée), comme ça on commence à se détendre avant d'aller dormir, et en plus on en profite pour activer sa circulation sanguine.
J'aime rincer à l'eau tiède pour ne pas rompre le charme de ce moment de tendresse envers moi-même.
Enfin, j'applique le sérum de floressance, celui qui donnait de l'éclat. La gamme a visiblement disparue, laissant place à d'autres produits plus chers, j'ai donc décidé de changer de crèmerie.
J'ai assez reluqué ce nouveau sérum pour m'octroyer le droit de l'avoir chez moi, je vous en dirai des nouvelles. Il est destiné à rééquilibrer, ce qui me semble être une bonne idée quand on a une peau normale à mixte :)
Sa texture est un peu spéciale, mais ne l'ayant pas essayé, je vous en dirai des nouvelles plus tard!
Et puis ensuite bah ... Un pipi, et puis au lit ;D!


Quand on y pense, c'est une routine douce pour la peau, pour l'environnement et une variante qui pour moi est principale, le porte monnaie. Ce sont des produits que je juge essentiels, je ne me vois pas y laisser un bras ou un poumons à chaque fois!
Le bio n'est pas forcément synonyme de prix élevé, il faut surtout éviter de constater les prix à un seul endroit, et ne pas hésiter à aller dans les magasins bio!
Pour ma part, après un peu plus de deux ans de produits biologiques, inconcevable de faire un retour en arrière. Ma peau ne graisse plus du tout, a moins d'imperfections et paraît moins terne. Si c'est c'est pas Muy caliente, c'est quoi? ;)

Et vous, votre routine inclut des produits naturels où vous les voyez d'un oeil méfiant?
Ces produits, vous les connaissez, ils vous tentent?

Mille Bisous

Délia ♥

dimanche 19 avril 2015

Salade mexicaine à déguster en sombréro ~

Quand on parle temps ensoleillé, chez Délia, ça rime avec salade fraîche et pleine de couleurs!
J'ai remarqué que plus le ciel est bleu, et plus je mange des plats crus, tout ou partie.
Comme si l'été était la période du less is more de la cuisson ! C'est premièrement un gain de temps, pour moi la cuisson est le moment le plus chronophage d'un repas à préparer, et c'est économique, car si vous aussi vous avez une plaque de cuisson, vous vous demandez aussi si finalement, ça ne consommerait pas plus que tous vos chauffages réunis haha.


Et puis en plus, manger cru, c'est préserver tous les bons nutriments intacts des fruits et légumes!
Certains sont tout de même à proscrire, n'allez pas vous amuser à croquet une aubergine crue, vous seriez malades.

Je vous dis ça, mais ici nous ne sommes qu'aux prémices de l'été, le printemps, et c'est pas avec un rayon de soleil que je joue tout de suite la carte du cru, alors je commence en douceur en mangeant froid ! ;)


Ce que je vous présente aujourd'hui est une salade parfaite à emporter, économique, et très savoureuse! Montre en main, vous en avez pour cinq minutes, et toutes ces couleurs feront chanter vos papilles comme dans un épisode de the voice.


Voici les ingrédients :

1 petite boîte de maïs
1/2 boîte moyenne de haricots rouges, ou environ 100 g de haricots rouges (si je ne me trompe pas)
1/2 bouquet de ciboulettes fraîche
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à café de moutarde
Un demi citron jaune

Egouttez votre maïs et vos haricots rouges.
Ciselez (je le fais aux ciseaux, c'est plus rapide et simple!) votre ciboulette. Sentez cette bonne odeur emplir vos poumons.
Prenez les ingrédients de votre vinaigrette, mélangez et observez les ingrédients se fondre les uns aux autres, émerveillez vous de leur accord temporaire.
Prenez un joli bol de belle taille et garnissez le de vos haricots et grains de maïs, arrosez les avec amour de vinaigrette et ajoutez votre ciboulette avant de remuer afin que tout ce beau monde festoie ensemble.


C'est une recette instinctive, très simple, bien trop jolie et bonne pour s'en priver. Les herbes fraîches sont un vrai trésor, dès que je le peux j'en achète une jolie botte, nova aussi aime ça d'ailleurs!

Régalez-vous.

Mille bisous

Délia ♥


jeudi 16 avril 2015

Miel Nourricier : la crème "moelleuse" qui répare les mains toutes cassées

J'ai été obligée de le mettre dans le titre, parce que j'avais jamais entendu parler d'une crème moelleuse.
Moelleuse pour une génoise, pour un petit gâteau à quatre heures, ok, mais alors moelleuse pour une crème, sincèrement, jamais.

Je vais vous parler aujourd'hui d'un produit qui sort un peu du rang des produits habituels dont je vous parle, c'est-à-dire du bio accessible. Je m'y tourne plus facilement en général, mais là, il s'agit d'un cadeau que m'a fait ma maman l'an dernier (d'ailleurs, merci maman, je pense à toi chaque soir en me couchant et je sais que tu liras ça et tu seras ravie). Jusque là, elle attendait sagement que je termine mes deux tubes (la crème hein, pas ma maman), mais son heure de gloire est arrivée. ENFIN.
Je n'ai pas souvent possédé de produits de chez sanoflore, j'ai acheté leur aqua magnifica mais ne l'ai jamais utilisée après avoir lu arrivée chez moi qu'elle contenait du clou de girofle auquel je suis allergique. Ce sont des produits qui sont visiblement dotés d'un fort potentiel à séjourner un peu dans les placards, histoire d'y vieillir comme du bon vin quoi!


Sanoflore représente pour moi le bio "luxe" et "grand public", avec des codes identiques à ceux du marché des cosmétiques traditionnels, mais des prix supérieurs à beaucoup de marques qui font du bio. Car si on affuble souvent le bio de prix peu attractifs, c'est à priori surtout le cas du bio pratiqué par les grands groupes ici l'oréal, qui l'érigent au rang de produit de luxe, et non pas celui des marques plus pionnières du mouvement, comme weleda par exemple.
J'avais donc un bon paquets de préjugés à combattre avec cette marque.


Parlons donc du produit lui-même! Le packaging est vraiment sympa, il faut l'admettre, une partie du prix du produit doit avoir servi à ce poste là. C'est argenté, ça brille, y'a de l'or avec des petites tiges de fleurs dessinées, bref, sans faute pour moi. Le produit est vendu sans suremballage, ça me convient aussi, moi qui ai tendance à garder les cartons comme des reliques sacrées parce que ça fait beau.
En plus, tu te vois déjà rouler le tube sur lui même pour terminer les derniers gramme de crème, et ça, c'est une possibilité que toute personne qui déteste gâcher appréciera.


L'odeur de la crème est très douce, contrairement à l'idée mielleuse et un peu saisissante (comme le baume à lèvres, qui pue à un point pas croyable pour moi) que je me faisais. C'est à mi chemin entre du sucré, du floral, un truc qui fait vaguement penser à du caramel mielleux, à un gros marshmallow mais très douce. De toute façon, l'odeur s'estompe assez vite pour celles que ça ne tenterait pas!

Coté efficacité, rien à redire. Elle est grasse, à privilégier le soir donc, et pas au milieu de la journée avant de toucher à son Iphone et le graisser à vie style poêle à frire. Enfin disons qu'elle pénètre lentement et laisse une sorte de film protecteur qu'on sent, peut-être du à la cire d'abeille qu'elle contient. 
Mes mains parfois crevassées (si certains connaissent le DIP, c'est un produit d'entretien qu'on utilise en milieu alimentaire, ça DEGLINGUE la peau, c'est corrosif mais personne ne porte de gants *pan*), gercées, sèches comme le désert en été. BREF, des mains qui en ont besoin. Et après passage de la crème et au réveil, c'est de la peau de fesses de bébé. Douces comme la soie. Fluides comme ... La soie. 
Il suffit de peu de produit, une noisette par main. Le tube a donc de beaux jours devant lui, même si été comme hiver, j'en utilise vu la fragilité de mes menottes et le travail manuel que je fais. Et même sans ça, c'est tout de même la première partie de notre corps à vieillir, car la peau y est très fine, alors un conseil, HYDRATATION MA CHERIE!



Niveau composition, agréable surprise en constatant que 26% du total des ingrédients est biologique. Sachant que beaucoup de marques se contentent des 10% légalement obligatoires pour déclarer un produit bio, c'est tout de même 16% au dessus. C'est assez rare de trouver, sauf certains produits bruts ou mélanges de produits bruts, des taux de produits biologiques aussi importants!
Autre point plutôt positif, la crème est fabriquée en France. 
Bon, par contre, la liste des ingrédients fait dix pieds de long, ce que je ne considère pas forcément comme un gage de qualité surtout pour un produit aussi "basique" qu'une crème pour les mains. En cosmétiques, j'ai tendance maintenant à considérer que "Less is more", du coup ça me fait toujours peur de voir plus de 10 ingrédients.
Je n'ai rien vu de bizarre dans la composition, même si on trouve une huile synthétique dans les premiers ingrédients, on y trouve aussi l'huile d'olive et des eaux florales, du beurre de karité, du miel... En fait, c'est là qu'on peut peut-être retrouver la logique plus traditionnelle du cosmétique de rajouter du moins bon à quelque chose qui pourrait s'en passer. Je sais pas si vous me suivez, mais enlever l'huile synthétique et laisser tout le reste serait certainement plus sain et respectueux de l'environnement, mais peut-être plus coûteux?
Il faudrait leur demander !

Ceci dit, mon bilan sur ce produit est très positif. La crème sent bon, est agréable à appliquer (même si je cherche encore ce qu'ils entendent pas Moelleuse, si je perce le mystère, je vous appelle et si l'une d'entre vous à déjà essayé et a compris le principe, je prends aussi), répare bien les mains abîmées, contient une grande partie de produits biologiques et est un beau produit.


Pour celles qui repoussent le bio pour ses caractéristiques habituelles, ou pour celles qui peuvent se le permettre, car le bébé se situe entre les 7 et 10€ selon l'escroc le revendeur.
Objectivement, c'est un bon produit. Il est facile à trouver car la marque forte de l'implantation de son groupe, se trouve dans la plupart des parapharmacies, pharmacies et autres revendeurs. Plus rarement vous le trouverez dans les magasins bio, mais pour la plupart, ils délaissent les marques affiliées à des groupes à l'éthique un peu douteuse (l'oréal n'étant pas connu pour son implication dans l'écologie ni dans le bien-être animal haha), au profit d'autres marques moins connues, françaises souvent, et parfois de niche.

Prenez soin de vos mains!

Elle vous fait envie cette crème?
Plutôt bio déguisé en conventionnel ou bien bio plus brut?
A vos claviers!

Mille bisous

Délia ♥



mardi 14 avril 2015

Ma médecine douce à moi : la nourriture !

A notre époque où chaque symptôme porte à médication, et où le médicament est même devenu un produit marketing qu'on voit passer à la télé (avec des slogans super entêtants genre "diarrhée aiguë, journée foutue" haha), difficile de ne pas passer pour un hérétique quand on s'en méfie.
Personnellement, je n'ai jamais eu beaucoup de chance avec les médicaments, ils m'ont toujours filé un des trucs de la liste à effets indésirables, parfois bénins (la nausée ou les diarrhées sont mon lot à moi) ou bien des trucs un peu plus chiants avec l'humex et ce genre de médocs sans ordonnance ... De la tachycardie. Les 160 pulsations minute au repos, à en croire que tu vas mourir d'un rhume, là, comme un couillon.
Sans te parler de mon incapacité à avaler des pastilles pour la gorge, parce qu'elles contiennent un composant auquel je suis allergique. Dommage de s'en être aperçue après que ma gorge soit tellement enflammée que je pleurais en avalant ma propre salive qui me semblait être de la lave en ébullition (ouaiii rien que ça).
Et puis comme on est parti dans le récit de souvenirs inutiles pour toi, lecteur, et bien, j'ai pris de la crotisone (à la base c'était une erreur de frappe et j'ai trouvé à rigolo et plutôt efficient alors j'ai laissé, tu comprendras) par voie nasale, jugée moins nocive. Arrivée un jour chez l'ostéo, le gars me dit que mon foie est gonflé et que c'est certainement à cause de la cortisone. Il s'est avéré qu'après arrêt de mon traitement, j'ai remarqué que ce souci s'est envolé (et que mes côtes se sont dégonflées!).
Et j'ai commencé à considérer les médicaments comme un petit poison. Parce que si dans certains cas ils sont un passage obligatoire, je pense que beaucoup d'entre eux sont plus dangereux que les symptômes qu'ils combattent. Comme les médicaments type Humex and co qui ont d'ailleurs été le sujet d'un reportage il y a peu.
Etre enrhumé n'a rien de plaisant, on s'est tous retrouvés la goutte au nez (rouge) et la gorge en feu, avec la fièvre au corps et l'envie d'en finir avec tout ça au fond du lit. Mais c'est normal. C'est comme une machine qui tombe en panne. Voilà, on répare et on repart.
En plus on a tout de même été dotés d'un système réactif (à la base), et à force de faciliter la vie à nos anticorps, on devient beaucoup plus fragile, et du coup, on a tendance à se chopper tout ce qui traîne.


Je vous parle de tout ça, cette digression aurait déjà pu être un article à elle seule, mais j'étais passée par là (oui nonchalamment, comme si je "passais au hasard sur mon blog rédiger un article qui fait comprendre que j'aime pas trop la médecine traditionnelle systématique) pour vous parler d'un truc bien précis.
Si j'ai rarement été malade dans ma tendre vie jusqu'ici, j'ai toujours eu un système digestif à chier. Et dans tous les sens du terme. On m'avait diagnostiqué un syndrome du colon irritable. Globalement, c'est le diagnostic qui tombe pour tous les gens qui ont des soucis de digestion qui sont difficilement identifiables voire soignables par la médecine.
Mais petit à petit, j'avais beau chercher, l'éviction des aliments qui irritent ce dit monsieur pas content ne faisaient pas grand chose. Alors j'étais sujette à des semaines entière de crise de coliques, à perdre un bon kilo (c'est vrai que j'en ai tellement en trop), et à tout digérer vitesse fusée. Je ne vous fais pas un détail du résultat final, mais à force c'était très handicapant et certains jours, j'étais obligée de rester chez moi, sur le trône. G.E.N.I.A.L.

J'étais partie vaincue en me disant que j'allais devoir supporter ça à vie, et puis sans réfléchir je suis devenue végétarienne. Et petit à petit, j'ai oublié que je digérais mal.
J'ai oublié parce que c'était comme un poids constant, une gêne quotidienne. Comme si on m'avait retiré une chappe de béton, que je voyais la vie en couleur, sans réfléchir au save point toilettes (je vous assure que les pique-niques en pleine nature étaient ma hantise!!).
A vrai dire, je l'ai remarqué un beau jour, quand j'ai eu de nouveau mal. C'était un jour comme les autres, mais j'avais du abuser de quelque chose. Et j'ai réalisé que ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas retrouvée cul nul pliée en deux à maudire mon colon.

Alors après des années d'imodium, de médecins qui n'avaient aucune solution à me proposer si ce n'est d'arrêter de stresser, il faut croire que mon seul médicament a été de manger autrement.


Bien évidement, mon végétarisme n'a pas eu un impact que sur ma consommation de viande. J'ai petit à petit délaissé les sucreries et biscuits, et plus globalement tout produit déjà "tout prêt". Mes placards ne contiennent plus aucun produit fini travaillé, mis à part un peu de formage. Que je mange avec parcimonie.
Les aliments qu'on m'avait toujours dit d'éviter, les choux, par exemple et les légumineuses qui gonflent le ventre comme les haricots rouges, passent comme une lettre à la poste.


Alors à tout ceux qui souffrent au quotidien d'un ventre capricieux, j'espère que mon témoignage motivera, pas nécessairement à manger végétarien, même si question enzymes de digestion, la viande ne va avec aucun autre aliment (féculent ou légume) mais bien à manger plus "sainement" en essayant de se tourner moins facilement vers les barquettes et les paquets de gâteau.
Finalement, c'est à chaque scandale alimentaire que l'on se rend compte de tout ce qui est contenu dans ces aliments. Lisez un paquet de bonbon, vous y trouverez peut-être la mention "peut causer des troubles de la concentration et du sommeil chez l'enfant".
Moi ça me fout les foins. D'autant plus qu'ils sont tout de même la première cible de cet aliment.

C'est un message d'amour envers votre corps que de lui offrir les bonnes ondes de petits plats, et ce n'est ni plus cher, ni si chronophage que vous le pensez. Quelques recettes bien rodées feront de vous une personne indépendante de l'industrie du tout prêt, et vous rendront, pour sûr, en bien meilleure santé! Et c'est tellement agréable de savourer quelque chose que l'on vient de transformer!

Car si pour certains, ils s'agit de l'aspirine, moi, ma médecine, c'est la nourriture.
C'est pas remboursé par la sécu, mais finalement, ça me va! ;-)


Et vous, comment voyez-vous votre alimentation? Comme un besoin vital uniquement? Ou bien au contraire comme le pilier de votre santé?

Bien à vous mes p'tits renards.

Délia ♥


lundi 13 avril 2015

Sandwich des îles et son wok de petits légumes croquants

 Ah l'inspiration culinaire ... Depuis que le soleil est revenu, je sens que ma cuisine se redécouvre au fil des aliments qui arrivent sur les étals.
Depuis que j'ai décidé de manger selon le cours de la vie, je n'ai fait que quelques très rares écarts, pour garnir des burgers de tomates. Autrement, je me fais violence pour acheter français et biologique, et surtout, surtout, de saison. Je ne pense pas contrairement à ce qu'on m'a dit, qu'il s'agit d'aller contre le progrès. C'est simplement utiliser le progrès intelligemment. Pourquoi aller contre la nature si ce n'est pas un "besoin", après tout, nos ancêtres survivaient pendant l'hiver ;)!


Mais même avec les meilleurs recettes du monde, arrive un moment où la créativité se fait la malle. Les choux, les choux, le poireau, les carottes, les courges. Dieu merci le printemps! ;)


Les champignons vont me manquer mais vivement les belles tomates, les courgettes et les aubergines!


Bon, je vous dis ça mais mon article d'aujourd'hui sent juste les îles, parce qu'il ne contient finalement rien qui rappelle l'été!


Je me suis largement inspirée d'une recette de Marie Laforêt, extraite du livre Vegan, mais qui finalement n'a plus grand chose à voir avec l'original!


Pour un croque tempeh des îles!

- deux tranches de pain de mie
- 1/2 avocat
- une tranche de tempeh assez fine (en général, je tranche le conditionnement en deux!)
- un quart de brique de crème de coco
- épice pour colombo (ou à défaut, curry et coriandre moulue) et basilic en poudre
- sel, poivre
- 2 cuillère à soupe de jus de citron
- en option : coriandre fraîche ou ciboulette

Faites cuire votre tempeh dans un peu de matière grasse. Pour ajouter au coté exotique, j'ai choisi de l'huile de coco. Il dore assez rapidement!
Pendant ce temps, mélangez votre lait de coco et toutes vos épices. Je sais que chacun a ses goûts, je n'ai donc pas précisé de quantités!
Ajoutez votre citron et remuez bien!
Ensuite, faites chauffer votre pain de mie, étalez votre crème de coco sur une des deux tranches, placez votre avocat tranché, puis votre tranche de tempeh, et enfin, ajoutez le reste de crème de coco.
C'est prêt!


J'ai souhaité accompagner ce petit croque des îles avec un wok constiuté de deux petites carottes, et de feuilles de chou chinois, passées à la poêle avec de l'huile d'olive et des graines de sésame. J'ai arrosé d'une pointe de sauce soja. Il s'agit de les saisir quelques minutes, de façon à ce que l'extérieur commence à cuire mais qu'ils restent croquants.


C'est finalement un repas délicieux, et qui rassasie parfaitement.
Doudou m'en a demandé. Le progrès est en marche!


J'espère que vous êtes un peu affamées.

Bisous doux

Délia ♥

mercredi 8 avril 2015

Le chocolat cru : la pépite qui fait chavirer mon coeur de gourmande

Le chocolat, c'est le truc qui fait rêver bien du monde.
Le réconfort dans une tablette. L'ami dans qui noyer son malheur.

Et souvent je me demande comment le premier mec a réussi à s'intéresser au cacao pour en faire du chocolat.
Quand tu sais que le chocolat vient de la cabosse et baigne dans un mucilage blanc infâme. Quand tu penses que le cacao doit être chauffé pour développer ses arômes, être broyé, puis mélangé à d'autres composants pour être finalement délicieux ... Le premier qui a croqué dedans n'a pas du se régaler!


Les fèves de cacao sont cultivées et vénérées depuis des siècles, que dis-je des millénaires. Les mayas pensaient qu'elles avaient un rapport avec les dieux, leur attribuant des vertues de fécondité et de santé, en l'invitant aux nuits de noces et aux cérémonies de jeunes enfants pour les purifier!
Ils consommaient le cacao broyé, comme une boisson, mais pas le chocolat chaud de maintenant. C'était un truc super amer, mousseux, certainement le style qu'on aurait dégagé illico à la poubelle en se disant qu'on allait tomber malades si on avalait ça.
Ensuite, les aztèques ont continué à prendre le cacao comme plante sacrée et pro fertilité humaine, allant jusqu'à en faire une taxe.


Il aura fallu attendre la colonisation en 1494 pour que le cacao soit goûté par des européens et soit jugé dégueulasse en l'état pour qu'il soit édulcoré avec du miel et du sucre de canne, histoire d'être comestible et agréable, selon nos goûts occidentaux. S'invitant illico aux tables des plus grands, il a été démocratisé en France par Anne d'Autriche, une femme de goût, avant de devenir petit à petit accessible à un plus large public.

Et puis entre deux, on a commencé à extraire le gras du cacao, le beurre de cacao. Et on a continué à ajouter des ingrédients pour atténuer l'amertume de la fève de cacao.
Et puis l'industrialisation est arrivée, les goûts occidentaux ont continué à planter leur marque de fabrique et c'est ainsi que nous avons cheminé jusqu'au chocolat que nous connaissons aujourd'hui.

Le chocolat, est par définition, "un aliment plus ou moins sucré produit à partir de fève de cacao".
Ouai, donc comme tu peux le constater, c'est assez vague, ce qui laisse beaucoup de marge et de choix, entre des chocolats super cheap avec presque pas de cacao dedans et de la couverture collection à 90% de cacao. 
Le chocolat noir, au lait ou même blanc sont en fait de la pâte ou du beurre de cacao, avec ajout de matières grasses végétales (souvent hydrogénées...), du lait en poudre, du sucre, et souvent de la vanille, mais sous sa forme synthétique. Autant dire que ce délice n'a plus rien à voir avec le cocktail des incas!

Depuis plusieurs mois, voir même une bonne année, le chocolat cru a surfé sur la vague du régime RAW (crudivore en french, mais c'est tellement plus parlant en anglais!), et a fait beaucoup de bruit.
Jusque là, j'avais été très peu attirée. Le chocolat et moi n'étant pas vraiment amis, ce n'est pas la nouvelle qui m'a fait sauter au plafond.
Et finalement, la curiosité m'a poussée à goûter à la fève du plaisir version crue.


Je me suis procurée dans mon naturalia une barre de la marque lovechok, une marque qui vend du chocolat crudivore! En bonne droguée de l'orange, j'ai choisi la saveur goji/orange. Il est végétalien, sans gluten, et plein de bonnes choses!
La petite barre contient du cacao à hauteur de 81%, du nectar de coco séché, un sucre naturel avec un indice glycémique très bas, mais aussi du sel de mer, de la goji, de la vanille bourbon ... Autant te dire qu'on se fout pas de toi!
Le produit est fait à Amsterdam, avec amour.
L'emballage individuel est adorable, en carton, et l'opercule plastique est compostable. Bref, un sans faute!
Le chocolat est très croquant, et peu sucré. C'est un délice à son point le plus culminant. Il enrobe tout le palais, déploie ses arômes parfait et délicats, mais néanmoins robustes.
La goji et des céréales croustillantes ajoutent des notes sucrées naturelles et très loin de l'écoeurement d'un chocolat traditionnel.
La saveur reste en bouche un moment, s'estompant petit à petit ... Jusqu'à ne plus résister et venir croquer un autre morceau.


Le chocolat cru est une gourmandise de choix, mais pas que, c'est aussi un allié santé de taille!
Son CV, c'est des protéines, des fibres, une belle dose de minéraux (dont le fer et le magnésium, zinc cuivre et vitamines B); bref un vrai champion. 
Il contient des substances super antioxydantes, très bonnes pour la santé de tes minuscules cellules dedans toi!
Outre le coté super aliment et santé du chocolat cru, sachez que c'est aussi un remontant vraiment intéressant, puisqu'il contient des substances qui permettent entre autre, de contrôler le plaisir et la sensation d'euphorie et de bien-être, même longtemps après sa consommation. Ces substances ont même un rôle de brûle graisse, de quoi arrêter de culpabiliser en grignotant sa barre en deux minutes pour celles qui surveillent leur ligne.
Car si le chocolat a mauvaise réputation, dans celui-ci, il y a très peu de sucre, et on se retrouve finalement avec un aliment de choix, d'excellente qualité et anti dépresseur naturel.


Pourquoi s'en priver?


Vous pouvez trouver du cacao cru sur internet, sur le site greenweez, sur nu3, mais aussi d'une autre marque plus fun mais qui utilise par contre la poudre de lait dans ses tablettes, chocrawlate. Je ne les ai pas encore goûtées mais dès que j'aurais tapé dans mes chocolats de pâques, je passerai commande, les tablettes sont superbes et les saveurs me font saliver de plaisir ... !
Autrement, j'envisage de le fabriquer, après tout, quoi de plus personnalisable? ;)

J'espère que le sujet vous aura intéressées et si vous n'avez pas goûté, ne vous laissez pas impressionner par son prix, ce chocolat cru les vaut AMPLEMENT.

Avez vous déjà succombé? Êtes-vous tentées par le chocolat cru?

Mille bisous, et navrée pour cette redondance par rapport à Pâques, si vous saviez comme c'est différent, vous comprendriez pourquoi j'ose en parler maintenant, là, alors qu'on a tous envie de cacher notre chocolat dans un placard par overdose ;) !

Délia ♥