jeudi 30 juillet 2015

Tartelettes groseilles, crème d'amandes et vanille, le tout surmonté d'un tipi de meringue

J'ai laissé cette recette traîner un peu longtemps dans mes photos, un peu trop longtemps, si bien que la saison des groseilles touche à sa fin.
Alors si tu aimes bien l'idée, soit tu as de la chance et tu trouves un buisson qui n'a pas encore tout donné, soit tu en achètes des pas de saison, soit tu attends l'an prochain (ou soit tu reviens en arrière dans le temps, chercher des groseilles, qui s'y trouvent par millier, et tu reviens avec pour faire ta tarte, mais faudra d'abord aller dans le futur et donc inventer la machine à voyager dans le temps qui n'existe malheureusement pas encore (fiou, après tout ça pas dit que tu veuilles encore faire une tarte hein?)).
Ceci dit ça vaut le détours !

Déjà, parce que ces tartelettes contiennent la superbe recette de pâte sucrée dont je te vante constamment les mérites. Ensuite parce que les groseilles vont à ravir avec le surplus de sucre apporté par la meringue, et puis parce que flute, c''est des groseilles, et que c'est assez rare finalement d'en faire autre chose que de la gelée (tu peux même cliquer sur le lien pour regarder ma recette de gelée (de groseille, ça va sans dire)).
C'est croquant à souhaits, c'est fondant de meringue, c'est acide (un peu) et en même temps, plein de la saveur chaleureuse de l'amande qui s'allie parfaitement à la fine couche de flan.


Pour être honnête avec vous, la pâte sucrée est un enfer à travailler quand il fait chaud. De loin je vous conseille de réaliser une recette de pâte sablée si les températures venaient à remonter (ce que je ne saurai que trop espérer, j'ai pas l'intention de porter une écharpe pendant toutes mes vacances, quand même). Quand j'ai fait ces tartelettes la pâte fondait sur le plan de travail (les 27°C devaient pas aider, certes). Mais littéralement, ça fondait. Impossible à foncer correctement.
Du reste, ma pâte s'est affaissée à la cuisson, ce qui a rendu presque impossible d'ajouter du flan. Sans parler de ma cuisson insuffisante de la crème d'amandes. Enfin bon, en soi une petite catastrophe.

Je vais donc prendre grand soin de t'expliquer tout ça en dessous :


Recette de Catherine Kluger

Pâte sucrée (il vous en restera certainement, n'hésitez pas à la congeler!)

- 200 g de farine 
- 80 g de sucre glace
- 25 g de poudre d'amandes
- 1 pincée de sel
- 120 g de beurre froid en dés
- 1 oeuf

1 - Place dans ton batteur si tu en as un tous les ingrédients secs, puis ajoute le beurre et laisse tourner jusqu'à obtenir un sablage très fin.

2 - Lorsque c'est fait, ajoute ton oeuf et laisse tourner jusqu'à simplement bien tout incorporer.
Si tu n'as as de robot, tu peux le faire à la main, tout n'est pas perdu ;) !

3 - Réfrigère la pâte une demi heure environ en ayant pris soin de bien l'aplatir pour qu'elle refroidisse plus rapidement.

4 - Fonce des cercles individuels (6 pour ma part!) ou un seul grand cercle puis place la au froid pendant une trentaine de minutes. Cette réfrigération empêchera aux bords de ta pâte de s'affaisser ou de gonfler pendant la cuisson. Quoi qu'il en soit, n'oublie pas l'étape des poids! :)
Cuis ensuite à 160°C pendant 20 minutes.

Crème d'amandes

- 1/2 oeuf
- 100 g de sucre
- 100 g de poudre d'amandes
- 100 g de beurre pommade

1 - Ton beurre doit être mou mais pas fondu. Pour celà je te conseille de le sortir à l'avance afin d'éviter d'avoir à le travailler pour obtenir la bonne température!
Mélange le avec ton sucre afin de faire un mélange homogène et clair.

2 - Ajoute ton oeuf légèrement battu (qui ne sera de préférence pas froid afin d'éviter de faire trancher le mélange (séparation du gras et du reste)) puis ta poudre d'amandes.

3 - Répartis ce mélange dans les fonds de tartelettes (un tout petit fond) puis cuis au four pendant 10 minutes environs à 160°C toujours. Il faut que la crème soit suffisamment cuite, n'hésite donc pas à prolonger ces dix minutes, car l'appareil à flan pénètrerais dedans!



Flan

- 12 cl de crème liquide
- 1 oeuf
- 1 cuillère à café de sucre
- un quart de gousse de vanille
- 1 cuillère à café de farine 

1 - Mélanger tous les ingrédients ensemble puis verser sur les tartelettes après avoir parsemé de groseilles .

2 - Cuire 15 minutes, jusqu'à ce que le flan fige.

3 - Ajoute quelques groseilles en sortant tes tartelettes du four puis passe à l'étape suivante.


Meringue

- 3 blancs d'oeuf
- 120 g de sucre semoule
- 1 cuillère à soupe de sucre glace

Mettre tous les ingrédients dans le batteur (sauf le sucre glace) et monter en meringue ferme.
Pour ma part j'ai choisi de dresser ma meringue sur mes tartelettes avec une palette, mais on peut aussi envisager un autre format que le tipi d'indien, en pochant le tout!
Saupoudre ensuite du sucre glace et passe au four sous le grill pendant quelques minutes.


Si la tarte n'a pas vocation à être dévorée tout de suite, mieux vaut attendre pour y déposer des fruits en décoration, ils auront tendance à mouiller ma meringue!

En espérant qu'aucun de vous ne me lance des sorts du passé ou du futur pour ma négligence concernant les saisons fruitières.

With Love

Délia ♥

mardi 28 juillet 2015

Faire des photos pas caca pour son blog : Par une nulle, pour les nuls

J'ai eu mon réflex il y a trois ans. Je l'aime fort fort fort. Mais faut bien être honnête, j'ai souvent été déçue avec lui, parce qu'on ne se comprenait pas.

J'ai essayé plusieurs fois de lire le manuel. J'ai retenu chaque fois un ou deux trucs mais je n'arrive pas à me plonger dans le super technique quand personne n'est là pour m'expliquer. Sauf sur le moment, quand j'ai besoin. Mais quand t'as un souci en photo et que t'y connais rien, tu sais pas trop d'où ça vient, donc finalement tu ne sais pas trop non plus où chercher ta solution.

J'ai fini par ranger bien proprement le manuel de l'enfer, ai fichu mon canon 550D en manuel, et me suis lancée. Je déteste le mode auto : ça fait des photos sans vie et sans âme. Puis ça me donne la sensation de me faire mâcher le travail.

Cette introduction passée, voilà les quelques leçons que j'ai pu retirer de mon apprentissage sur le tas et de mes lectures instructives (pas du manuel) afin de faire les photos les plus jolies possibles pour son blog.

1 - Vitesse d'obturation, profondeur de champs et ISO

Quand tu te lances en mode manuel, tu comprends vite que la lumière va devenir ta source de problème numéro 1. Quand y'en a trop c'est le supernova dans ta face, pas assez, c'est la cave à mémé, et même quand c'est modéré, ça chie toujours quelque part.
Ne te décourage pas. Je ne vais pas me lancer dans des grandes explications, parce que c'est pas le but de cet article, mais soyons logiques. Si l'oeil s'ouvre 1 seconde, il capturera beaucoup plus de lumière que s'il s'ouvre 1/4 de seconde.
Pour la profondeur de champs, c'est surtout une histoire de flou, mais quand t'as pas d'objectif macro (et sur des photos d'assez près, je fais jamais de paysages ou de photos de loin), j'avoue que même après test j'ai pas vu des super différences notables, alors je t'en parlerai pas de trop.
Je touche souvent à l'iso : ça rend le capteur plus ou moins sensible à la lumière. Plus tu l'augmentes, plus ça lumine tout.
Pour bien te sensibiliser à ça, il faut tripoter les réglages et trouver le bon match. Ce ne sera pas forcément l'éclairage scolairement correct, certains aiment la surrexposition, d'autres sous-exposer, c'est une question de style et d'envie. A chacun de trouver le sien!

Première photo : iso 400 , profondeur de champs 5.6, vitesse d'obturation 1/50
deuxième photo : iso 200, profondeur de champs 5.6, vitesse d'obturation 1/50
troisième photo : iso 200 , profondeur de champs 5.0, vitesse d'obturation 1/30
Comme vous pouvez le constater, je tatonne!




2 - La lumière directe, à éviter

Ca donne des trucs qui sont un peu sans relief. Enfin dans la nature morte en tout cas (oui mes gâteaux sont des natures mortes pleines de vie).
Chez moi, j'ai des voilages blancs dans le salon (pièce où je prends mes photos) et je les tires toujours pour avoir la lumière la plus "poudrée" possible. Ca permet d'avoir un rendu plus doux et régulier.


Lumière directe + réglages inadéquates = worst picture ever

3 - Choisir un spot et le garder

Si posible évidemment. Mais on a tendance à mieux maîtriser la lumière selon les heures de la journée. Maintenant, quand il fait gris, j'arrive à savoir s'il fait lumineux ou juste gris moche, et si je vais donc pouvoir prendre des belles photos ou pas. Car il est quand même difficile de rattraper une photo à l'aide d'un logiciel dont la luminosité est très mal calculée au départ.


Ceci est ma table à tout faire ikea, qui me sert autant à colorier qu'à photographier. Elle est itinérante dans le salon, parce qu'à la base c'était une table basse mais que maintenant elle passe sa vie collée au mur blanc pour mes besoins photogéniques recrudescents.

4 - Si possible, les murs blancs, c'est le must

Le mythe de la bloggueuse aux murs blancs, c'est moi! J'ai un appartement immaculé, j'ai donc la chance de n'avoir pas besoin de réflecteur car mes murs jouent ce rôle à la perfection. Si ce n'est pas ton cas, sache qu'une grande feuille de papier peut à elle seule jouer le rôle de réflecteur de lumière et donc amplifier la luminosité de tes photos.

5 - La balance des blancs et le style d'image

Je me sers parfois de ces deux outils de mon appareil pour corriger les sous-tons de l'air (ça fait limite poétique dit comme ça). Quand il fait soleil ta lumière sera jaunâtre, et quand il fait gris, ça fera bleu. Parfois ça donne une ambiance assez inattendue et sympathique, mais d'autres fois ... c'est juste moche et quasi irrécupérable si tu ne tâtes pas ta bille sur photoshop.

Première photo : style d'image standart, balance des blancs "daylight"
Deuxième photo : style d'image portrait, balance des blancs identique
troisième photo : style d'image Landscape, balance des blancs identique
Quatrième photo : Style d'image portrait et balance des blancs auto.





6 - Apprendre à cadrer et focuser sur les bons éléments

Pas de mystère, après tout ce que je viens de te dire tu auras déjà passé 15 heures à appuyer sur ton bouton déclencheur, mais un truc super important, c'est le cadrage ds photos que tu feras, et le focus.
Une photo peut être très jolie et très moche, pour un même sujet, une même mise en scène. Quant à au focus, c'est un choix artistique, un parti pris de montrer un morceau d'image au lecteur/regardeur. Tu attires son attention sur un objet en particulier. Ca permet de mettre en valeur et de cacher des défauts, par exemple.




7 - Soigner sa mise en scène et améliorer la réalité

Je suis loin d'être une professionnelle dans le domaine, mais j'essaye quand même d'éviter les photos avec des bouts de radiateurs, des télés en fond, la caisse du chat, les mouchoirs qui traînent. Faut juste optimiser la réalité.
Si ma tarte est moche d'un coté, c'est évident que je vais pas le choisir pour le mettre en premier plan !
Ca m'arrive d'ailleurs souvent. Je prends le meilleur de chaque élément de mon décor (choix des fruits les plus appétissants par exemple) pour créer un assemblage.
Je suis très loin d'être satisfaite de mes prises de vue mais si je regarde mes photos d'il y a six mois, je me dis que j'ai fait d'énormes progrès et que si c'est pareil dans six mois, je finirai par être bonne, un jour.

8 - Le choix de la retouche

Je ne retouche pas beaucoup mes photos, depuis que j'ai appris à bidouiller correctement. Encore une fois c'est un parti pris et une façon de se démarquer des réglages choisis d'office par le fabriquant de l'appareil.
J'utilise gimp pour retoucher mes contrastes, mes "courbes" et ma luminosité. Mais je ne me lance pas dans des traitements de folie ; j'ai pas le skill, ni la patience. Pour le moment.
Gimp est assez brut de décoffrage niveau présentation ; si tu as des thunes, tu peux acheter photoshop ou lightroom.

9 - Mater ce qui se fait ailleurs

C'est pas de la copie, mais bien de l'inspiration dont on parle ici. Si tu regardes des trucs beaux, des mises en scène jolies, des poses, que sais-je encore, tu développes ton bon goût, ton sens de l'esthétique et ton coté artistique (ouaii rien que ça). Ca te permet de regarder tout ce qui peut se faire, les différents univers, et sans le savoir, ça construit un peu ton propre univers. Quel grand de ce monde n'a pas ses inspirations auprès d'un compère? Pinterest, instagram, les blogs. Je suis un grand nombre de personnes qui font de jolies choses. Je suis une inconditionnelle du travail sombre et tout en clair-obscur de Call me Cupcake, mais adore aussi la fraîcheur des visuels de Marie Laforêt, en passant par les photos du blog Fraises Basilic qui sont très lumineuses et appétissantes. Pour ce qui est d'instagram, en hashtag #food vous trouverez de quoi vous rincer l'oeil, d'autant que les propositions par affiliation sont pour ma part efficaces (tout en matant dans les likes de ceux que vous suivez).
Sur pinterest, à vous de jouer, les boards regorgent de belles images! (mais attention tu vas certainement perdre du temps ;D).

10 - Capitaliser

Une séance photo est plus jolie que les autres? Pourquoi? Essayer de se souvenir des conditions de réussite et de ses échecs permet d'arriver plus rapidement à un résultat chouette. Pour ma part, je sais maintenant comment progresser, et pour ça, il me faut de la pratique, et des accessoires pour mes séances photo.
Mais y'a pas si longtemps, j'en étais encore à chercher des idées de cadrage, l'emplacement et les bons réglages. Patience est de mise donc!


Je ne me juge pas bonne en photo, loin de là, mais je viens de suffisamment loin pour pouvoir affirmer de mon propre chef que faire des progrès, c'est possible, avec un minimum de technique mais un maximum de pratique. J'ai encore un long chemin à parcourir pour en arriver où je le souhaiterais mais je pense qu'avec de la patience et de la persévérance, c'est possible, alors je m'accroche!

En espérant que cet article tout sauf professionnel puisse être intéressant pour certain(e)s d'entre vous!

Mille bisous photogéniques

PS : forcément c'est quand on veut montrer que ça va pas alors il était de mise que les photos de cet article soient moches. Je m'excuse par avance mais je n'avais rien de comestible sous le coude :D.
Avec toutes mes plus plates excuses.

Délia ♥

dimanche 26 juillet 2015

Cheesecake vegan #2 : L'intense fruits rouges

Je vous avais déjà clamé mon amour haut et fort pour ma première version de cheesecakes vegans. Je n'aime pas les cheesecakes traditionnels, c'est bourratifs, c'est gras, c'est lourd et finalement écoeurant. C'est bon mais une bouchée quoi.


Je ne suis pas une grande fanatique de pâtisserie vegan (la honte) mais surtout parce que ça change un peu des codes de la pâtisserie traditionnelle que j'ai dans la peau jusqu'aux os et qu'il me faut concevoir les choses différemment.
Le cheesecake fait complètement exception : j'en raffole en version vegan alors que j'ai tendance à le bouder en version non vegan (sauf une recette que je vous publierai bientôt parce que voilà, c'est une recette de dingue).


Cette recette n'aurait pas du voir le jour. J'avais des fraises à la maison et pensais faire un fraisier, seulement un fraisier c'est gros, ça demande beaucoup d'oeufs et de beurre et j'avais pas tout ce qu'il me fallait ni envie d'en manger un entier toute seule. Alors j'ai fini par réfléchir, et avec ce que j'avais reçu gracieusement de la part de keimling (spécialiste en ingrédients raw!) dans ma boîte aux lettres, j'avais de quoi assouvir mes envies perpétuelles de cheesecake vegan, en version fruitée.


Je vous ferai bien entendu un article complet sur les produits de la marque, mais je peux dores et déjà vous dire que pour ceux que j'ai pu goûter (sirop d'agave et beurre de coco), c'est de la bombe!


Le fait d'ajouter du beurre de coco rend l'appareil plus fondant qu'avec uniquement de l'huile de coco, c'est vraiment un atout.
Vous pouvez éventuellement ne mettre que du citron jaune, mais vous n'aurez pas l'arôme envoutant du citron vert en bouche, ce serait dommageable!

Le fond spéculos

- 40 g de margarine
- 85 g de spéculos (et oui, c'est vegan!!)

1 - Si vous avez la chance d'avoir un robot type kitchen aid, balancez vos spéculos entiers dedans avec l'outils feuille et laissez s'émietter tranquillement pendant que vous ferez fondre votre beurre. Sinon écrasez les au rouleau ! Quand les spéculos seront bien émiettés, ajoutez le beurre et laissez tourner seulement le temps qu'ils se mélangent.

2 - Dans un cercle de 12 cm (c'est assez petit!) tassez votre pâte et enfournez à 180°C pendant 10 minutes. Laissez ensuite refroidir tout en laissant dans le cercle. Transvasez dans le plat que vous aurez choisi pour le servir une fois froid, car après ça devient un peu galère à transporter.


L'appareil Cheesecake Intense fruits rouges

- 125 g de noix de cajou
- 1 demi citron jaune + 1 demi citron vert (pour l'acidité ET l'arôme)
- 60g g de sirop d'agave
- 40 g d'huile de coco
- 20 g de beurre de coco
- 40 g de myrtilles
- 60 g de fraises bien parfumées

1 - Mettez vos noix de cajou à tremper. Quand j'ai peu de temps devant moi je mets de l'eau tiède. Le temps de trempage est de minimum 3 heures mais je le fais au toucher ; les noix de cajou doivent alors être "tendres".

2 - Mettez dans votre mixeur ou dans votre verre haut (si comme moi vous avez un mixeur plongeant ça marche) vos noix de cajou, le jus de citron/citron vert, le sirop d'agave et commencez à mixer grossièrement. Ajoutez alors votre huile et beurre de coco fondus en mixant toujours. Le mélange va alors devenir de plus en plus fin. Coupez alors vos fraises en morceaux et ajoutez les myrtilles puis mixez jusqu'à ce que le mélange soit lisse et onctueux.

3 - Coulez dans votre cercle (pour ma part ça arrivait à ras bord) en essayant de lisser au mieux, puis, mettez aux réfrigérateur jusqu'à ce qu'il prenne.

4 - Pour décercler, vous avez plusieurs options : chauffer les bords au chalumeau, ou passer un couteau. Les deux font l'affaire!

5 - Si vous le souhaitez, décorez votre cheesecake d'un monticule de fruits rouges frais, et n'hésitez pas à lui ajouter un coulis de fruits rouge pour en faire une expérience encore plus fruitée!

**************


Si vous souhaitez en faire un modèle raw, je vous invite à réaliser le fond que je vous proposais dans ma première version (dattes et amandes) ; cependant c'est un peu moins gourmand, je dois l'admettre !


Ayant également appris que les oreos sont vegan, mes prochaines victimes, ce sont eux ;)!!

En espérant que cette recette fasse votre bonheur et celui des personnes de votre entourage : n'hésitez pas à multiplier ses proportions pour le faire partager (même si son coût en cajou peut vite devenir un frein) car c'est une petite merveille!

Mille bisous gourmands (et plein de fraises sur les jointures de la bouche)

Délia ♥

jeudi 23 juillet 2015

La force de la nature

Ce matin, mon voisin a trouvé que c'était une bonne idée de passer la balais à 7h30 dans les escaliers (on vit en communauté, donc chacun son tour on passe un coup quand ça commence à devenir la jungle). Il a presque eu l'air surpris de me voir débarquer, chignon hirsute, pyjama hello kitty dépareillé avec un bas à fleurs etam, pieds nus et la bave au coin de la bouche. Rip ma dignité mais dans ces cas là, c'est pas ce qui m'importe.
Après une brève explication sur le fait que ma chambre longe le couloir pendant laquelle j'ai réussi à ne pas être impolie ou désagréable malgré mon réveil fanfaronneux, je me retrouve, 7h30, au taquet dans mon salon. Le doudou parti, je me dis que je veux des Myrtilles de Gally.


C'est un peu le hasard, quand tu pars tu sais jamais ce qui sera à l'affiche de l'entrée. La loterie.
A mon grand bonheur ils disent que les tomates sont arrivées. Après un bref coup d'oeil je ne vois pas mes Myrtilles mais tant pis, je suis avec mes barquettes vides et bien décidée à les remplir. C'est toujours plus agréable qu'auchan ou biocoop.
Le vent est doux, le soleil timide mais bien présent. Je suis seule dans les champs, avec le bruit lointain des voitures, l'odeur de la terre humide, et les arroseurs automatiques et le tchik tchik régulier qu'ils instaurent. Hypnotique. Magique.
On y pense rarement mais la solitude déconnectée de tout est un bien précieux. Je m'époumone de l'odeur terreuse qui m'entourre et de l'absence d'humains.
Je croise au détour d'un champs d'aubergines dodues deux petits vieux qui me saluent sans parler, eux aussi épris de la beauté du silence et de l'abondance de la nature.
C'est la semaine, les champs regorgent de victuailles, je me sens aussi chanceuse que Robinson quand il a du tomber sur sa première noix de coco. Les légumes sont de premier choix. Les aubergines brillent de leur jolie couleur prune sous les rayons chatoyants du soleil du matin.
Je me pique les doigts en les cueillant mais je prends le temps de la regarder avec amour et sans rancune avant de la poser dans mon panier cartonné. Il est si joli avec sa anse.
Ma quête continue avec quelques carottes et betteraves que je retire du sol. Elles sont toutes chaudes, leur fânes sont fraîches et verdoyantes. Je suis heureuse.


Ma cueillette devient lourde, je prends une brouette et me voilà partie à l'autre bout du monde de gally pour ramasser mes tomates. Seule sous les serres, je prends mon temps et sens chaque branche, inspecte chaque fruit, pour trouver les plus beaux à mes yeux.
Les tomates anciennes sont les plus jolies : elles sont toutes uniques et bien plus savoureuses. J'aime leur imperfection qui les rend si parfaites. Je suis au summum de la reconnexion. Je me sens une avec toute cette vie autours de moi. Ma brouette n'attends plus que quelques Myrtilles et je rentrerai, c'est promis. Mais pas maintenant.
Sous les serres, je pénètre dans un nouveau monde. Je n'entends plus que le bruit de mes pas dans l'herbe jaunie par la chaleur. Les baies sont bien noires et pleines de toiles d'araignées. Ca ne me dérange pas, après tout c'est moi qui suis chez elles, pas l'inverse.
Je repars avec ma brouette décidément très lourde en passant devant la rhubarbe ; quelques branches rejoignent le reste de la cueillette, j'en ferai une mini pie avec ce qu'il me reste d'un rouleau de pâte feuilletée.


Des gens sont arrivés pendant tout ce temps (plus d'une heure finalement). Je retrouve le bruit, les enfants qui crient, les sacs plastiques.
Fin de la parenthèse. Mes fraises se sont écrasées mais ce n'est pas grave, j'en ferai un joli fraisier dès ce soir, elles n'auront pas le temps de se perdre. Elles sentent si bon dans mon petit sac en papier récupéré de mes courses au magasin bio.
En rangeant ma brouette après avoir tout rapporté dans mon coffre, je me sens là où je dois être. Exactement là où je dois être. J'ai vécu une heure, seule, avec le soleil, ma brouette et la terre.


Maintenant je suis chez moi, j'ai tout étalé pour faire une jolie photo, ça sent la fraise et la terre. J'ai ramené un peu de magie chez moi. Et après je vais la manger.
Je suis comme les belles tomates que j'ai ramassé : gorgée de soleil et pleine de la vie que j'ai respiré aux détours des allées.


Je me sens belle et forte, je suis habillée d'un vieux jean troué à l'entrejambe, de chaussures à 5€ du marché de Trappes, affublée du même chignon que pour le voisin ce matin à 7h30, tâchée de vert d'herbe, et pas maquillée. Mais je suis belle et forte. 

La force de la nature, c'est moi. C'est toi, c'est nous.

Délia ♥ Qui avait envie de raconter que la nature la ferait presque chialer de bonheur (et qui s'est dit que du coup raconter ce petit moment de vie ce serait un peu comme le partager tout en le gardant pour soi)

mardi 21 juillet 2015

☼ Repas d'été : Taboulé et son burger d'aubergine au tofu rosso ☼

Ah que ça sent bon le soleil ces derniers temps! Mis à part quelques jours de grisaille passagère, il a fait un temps MAGNIFIQUE et ça me rend folle de joie.
Par contre, la canicule et les fortes chaleurs ne sont pas toujours les copines d'appétits grondants, alors il m'a fallu me creuser un peu les méninges pour trouver de quoi me nourrir avec envie.
Comme beaucoup, le chaud ne m'attirait pas, mais alors pas du tout.

On rêverait presque de se nourrit exclusivement de pastèques, de melons et d'eau fraîche.

Invitée à un barbecue chez un ami, chacun devait apporter un quelque chose. Il avait prévu des légumes à la plancha pour moi et un pote végé. De mon coté, j'avais envie d'apporter un plat que tout le monde mangerait parce que ça n'est pas trop imprimé "bouffe de végétarien" dessus.
Quoi de mieux qu'un taboulé? C'est frais, plein de saveurs, et ça allait aussi avec les merguez! Tout le monde était donc copain avec le taboulé.
Je n'en avais jamais fait avant, et je pensais qu'il allait être dégueulasse parce que par le plus grand des micmacs de l'univers, je me suis retrouvée à le faire une heure avant de partir alors que ça doit normalement "reposer" une nuit au frais.
La vérité, c'est que tout le monde en a mangé et qu'il n'en restait plus du tout.
Le secret réside surtout, si vous voulez mon avis de nouvelle initiée, dans un mélange d'herbes aromatiques puissantes et bien fraîches.


Le lendemain, la passion taboulé m'est revenue, j'en ai donc fait un saladier immense rien que pour moi (pratique!) mais séchait un peu sur l'accompagnement. Il ne m'en fallait pas plus d'un belle courgette cueillie à la ferme et d'un bloc de tofu rosso pour faire naître l'idée du burger d'aubergine!
Et là, chaleur ou pas ... C'est le régal absolu! Soleil garanti dans l'assiette, pour les yeux et pour le bidon!


Taboulé :
Pour environ 4 personnes en accompagnement

- 1/2 concombre
- 2 petites tomates
- 1 petit oignon
- une poignée d'olives vertes (si t'aimes ça) + un peu de jus
- 200 g de semoule de blé
- l'équivalent d'une cuillère à soupe de persil
- la même chose en coriandre fraîche
- la même chose en menthe
- le jus d'un demi citron
- sel et poivre


1 - Préparez votre semoule : pour ça, faites bouillir 1 volume d'eau pour deux volumes de semoule, versez dessus et couvrez. Après 5 minutes et lorsque l'eau a bien été absorbée, avec votre fourchette, séparez vos grains afin qu'ils se détachent bien.

2 - Détaillez l'oignon en très petits bouts. Pour ce faire, taillez l'oignon en deux, puis en lamelles fines, comme si vous vouliez le passez à la poêle tel quel, puis, dans l'autre sens : vous obtenez alors de tout petits dés d'oignons qui ne seront pas trop croquants ni forts!
Faites également de petits morceaux de concombre et de tomate. Le but étant de n'avoir que des petits bouts faciles à attraper à la fourchette.

3 - Ciselez vos herbes, soit à l'aide d'une paire de ciseaux, soit avec un couteau bien affûté.
Si vous le souhaitez, ajoutez des olives : coupez en rondelle des olives entières ou achetez-les déjà prêtes!!

4 - Mélangez le tout, en arrosant le taboulé de citron mais aussi en assaisonnant avec sel et poivre généreusement.

5 - Réservez au frais avant de consommer sans modération.


Burger d'aubergine au tofu rosso (pour un petit burger)

- 1/4 de bloc de tofu rosso
- Un quart d'aubergine
- huile d'olive

1 - Détailler  l'aubergine en rondelles. Mettre une poêle à chauffer avec de l'huile d'olive puis déposer les tranches d'aubergine. Je laisse généralement saisir pour donner un bon petit goût avant d'ajouter un fond d'eau, un couvercle et prolonger la cuisson à feu doux, jusqu'à ce que l'aubergine soit fondante.

2 - Emiettez le tofu rosso puis aplatissez le sans remords entre vos mains pour former des petits steaks. Saisissez à la poêle avec de l'huile d'olive

3 - Assemblez alors votre steak d'aubergine, puis, saupoudrez de quelques copeaux de parmsesan pour les non vegan de l'assistance. Autrement, un parmesan vegan fera certainement très bien l'affaire.

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En espérant que cette recette soit pour vous aussi une solution contre le manque d'appétit pendant les fortes chaleurs ...

Mille bisous aubergineux

Délia ♥


dimanche 19 juillet 2015

Le fromage vegan à tartiner aux herbes prêt en 15 minutes [et une idée pour l'utiliser en sandwich incluse ♥]

En devenant végétarien, on a tendance à penser global, et donc à comprendre que notre consommation a un impact, quelle qu'elle soit. Impact qui se sensibilise quand on parle de matières animales, car les conditions d'élevage pour les pondeuses et les vaches laitières ne sont pas toujours radieuses, et la logique reste la productivité. Idée qui m'habite aussi quand je suis donc devant mes barquettes d'oeufs ou mon morceau de gruyère.
Spontanément, j'ai donc tendance à minimiser ma consommation, parce que je sais que derrière il se cache pas forcément des trucs super jolis.


Il existe dans le fromage des substances qui rendent dépendants, ce qui explique pourquoi on a parfois des pulsions genre "haaw faut que je mange du fromageee". La caséine , contenue dans le lait, libère des substances opiacées et BOUM : addiction totale. Il faudrait environ trois semaines pour se sevrer du fromage, dingue hein?


Mais comme toute addiction ça se soigne (il paraît), et on peut petit à petit lui trouver des substituts tout aussi addictifs et délicieux.
Ma démarche n'est pas pour le moment de supprimer les produits laitiers et ovoproduits, mais, j'essaye de minimiser mon impact et je me dis qu'utiliser les produits végétaux n'est pas une mauvaise idée car ils offrent une variété de saveurs qui n'est pas à négliger non plus. Et ça, pourquoi s'en priver ? ;)


La recette que je vous propose ici a été trouvée sur le site "ohmyveggie" qui regroupe tout un tas de recettes de dingue qui font baver, d'idées simples du quotidien ... C'est la deuxième fois que je tombe dessus : une fois pour des boulettes de "viande" et une autre pour des idées pour les pique-nique et barbecues. Foncez. C'est un recueil sans fin.


Je n'ai pas été étonnée quand j'ai vu qu'il y avait des noix de cajou dans ce fromage végétal. Je l'utilise déjà assez souvent dans mes cheeecakes vegan et je trouve ça terrible.
Imaginez un fromage frais, doux, avec un texture semblable à un fromage aux herbes, aromatisé selon votre goût et le contenu de vos placards? Une base à décliner selon l'accompagnement, à savourer dans des sandwitchs, dans des wraps, sur des toasts apéritifs?

Je sais que maintenant tu meurs d'envie de savoir comment le faire, alors accroche toi Simone, en voiture!


La quantité de fromage obtenue avec cette recette est ... conséquente quand on est tout seul dessus. Pour ma part je n'ai qu'un mixeur plongeant, baisser la quantité reviendrait à ne pas pouvoir mixer, alors sachez le : il va falloir ne manger que ça pendant deux jours haha!
Le site mesurait en cup, perso j'ai pas alors j'ai pris un verre et j'ai fait un peu à l'arrache. Un verre type 250 ml!

- une dose de noix de cajou (ou une cup si t'es hype et que t'en as)
- 2 branches de basilic frais
- 2 cuillères de table de jus de citron
- 2 cuillères de table de crème de soja
- 1 cuillère de table d'huile d'olive
- un peu d'eau
- sel et poivre

Mettez vos noix de cajou à tremper pendant 4 heures minimum dans un volume d'eau suffisant.
Mixez ensuite les noix de cajou avec tout le reste jusqu'à obtenir une consistance lisse et homogène du mieux que vous le permet votre mixeur!
Ajustez la consistance avec un peu d'eau!
Pour une dégustation optimale, mettez au frais avant d'utiliser.
N'hésitez pas à ajouter un peu d'ail pour relever le goût, c'est divin!


Je vous propose du coup une petite recette express de sandwichs estivaux à emporter partout avec soi ... Et surtout pour TOUS!

Prenez deux belles tranches de pain de mie (du boulanger, ou biologique c'est meilleur!), tartinez avec votre fromage vegan, ajoutez par dessus de la ciboulette ciselée et déposez un demi avocat et une tomate verte. Emballez et emportez avec vous!


Vous pouvez maintenant tartiner cette merveille partout. Alors, heureux? ;)

Bonne fin de dimanche, pour ma part, ce sera cours à domicile, je sens qu'on va bien rigoler! :-D

Délia ♥ le nez dans la cajou

vendredi 17 juillet 2015

L'avenir nous le dira ... [ Fin d'études et bilan pâtissier ]

Les résultats sont tombés (bon je ne me faisais pas trop de soucis, faut pas se mentir, la mention est difficile à louper, c'est en fait un pré-requis pour le diplôme d'au dessus), je suis maintenant une fière diplômée et propriétaire d'une mention complémentaire pâtisserie, glacerie, confiserie, chocolaterie.
Cette année a été des plus intéressantes (même si j'étais pas trop intégrée à l'école et que du coup j'ai un peu trouvé que c'était le bagne d'y aller). J'ai pu vraiment apprendre.
Le CAP pâtisserie en un an est trop court, beaucoup trop court et pas assez vaste pour toucher à tous les sujets du métier. Alors que cette année, j'ai appris des choses dont j'ignorais tout au début de mon année, du tablage du chocolat, en passant par les pièces en sucre, avec un arrêt par la confiserie, la glacerie et le dessert à l'assiette, sans oublier les croquembouches qui font sensation ...

(la photo est pas de ouf qualité mais c'était mon buffet de présentation le jour de mon diplôme!)

En fait, j'ai vraiment progressé à partir de Janvier. Je l'ai vu dans mes photos, dans mes préparations, dans ma façon d'appréhender la magie de la pâtisserie.
J'ai été poussée dans le dos par la passion de mon maître d'apprentissage. Bien que strict il a comme unique volonté de me transmettre tout ce qu'il peut, et jamais je n'aurais le niveau que j'ai actuellement sans son aide quotidienne et sa détermination sans pareil.
L'expérience dans ces métiers et la passion sont pour moi les deux piliers. Et pour avoir expérimenté même une seule journée un endroit réputé, je pense que ma place est auprès de personnes humbles, qui ont appris à ne pas péter plus haut que leur cul et à rester passionnées sans gonfler des mollets. Parce que dans ce métier, beaucoup oublient l'humilité et le caractère humain. C'est ce qui me déplaît beaucoup et qui parfois me démotive à continuer dans cette voix.
J'accepte la hiérarchie bras ouverts, mais j'ai du mal avec la rudesse de certains qui pensent qu'il faut être méchant et prendre les gens pour des machines pour avancer et avoir de l'autorité. Pour moi c'est une sorte de faiblesse d'agir comme ça, car être craint, ce n'est pas vraiment être respecté finalement.


Et puis cette année, j'ai commencé à vraiment être inspirée coté cuisine. Je me suis aussi trouvée dans cette discipline, en restant dans des trucs simples mais qui pourraient faire mourir mon palais de bonheur. Les autres autours de moi l'ont remarqué aussi ; de plus en plus de proches viennent me parler, attirés par l'hameçon que représentent mes photos de nourriture. C'est une fierté et un petit pas en avant : j'agis à ma façon pour faire voir aux autres que la cuisine végétarienne, c'est de la cuisine, en fait. Et qu'il n'y a finalement aucune barrière entre végétarien et le reste, que c'est une cuisine tout public, gourmande et alléchante!


A ce stade, je n'ai qu'une envie : en apprendre encore plus.
Une sorte de boulimie du savoir culinaire qui me pousse vers le beau et bon, constamment.
Est-ce que c'est ça la passion?
Je ne sais pas. Je pense.
Tout ce que je sais, c'est que j'ai de plus en plus envie d'allier mes deux passions : la cuisine et la pâtisserie.

Pour le moment, je ne sais pas où je serai l'année prochaine, n'ayant pas trouvé l'entreprise qui voudra de moi, mais j'espère que je trouverai rapidement. Le vent m'emmènera où je dois aller. Ca a toujours été le cas. J'attends la brise, les ailes ouvertes, et je m'envolerai avant d'atterrir là où je serai à ma place.
En attendant, il est temps pour moi de continuer à progresser, à ressentir et à partager. Parce qu'il n'y a que dans la communion que ce métier à un intérêt à mes yeux. Aussi bien avec des gens du métier à parler technique et partager nos connaissance qu'avec des gourmands admirateurs qui me suivent les yeux brillants et donnent du sens à toutes ces préparations, à toutes ces heures passées dans mes bouquins, à lire des blogs qui font saliver, dans ma cuisine à m'activer.

Quoi qu'il en soit, je suis heureuse d'avoir tenté ma chance et d'avoir foncé droit devant sans me retourner. Jamais je ne regretterai, même si je devais encore changer de métier par lassitude (ou fatigue) un jour.
Alors un seul conseil à celles qui hésitent encore à tenter quelques chose d'un peu risqué :

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais" Oscar Wild

Sur cette jolie phrase qui prend tout son sens à mes yeux, je vous laisse.

A tout bientôt pour continuer à célébrer ensemble la gourmandise!

Délia ♥ 


mardi 14 juillet 2015

Tartelettes piña colada [A siroter à la cuillère]

J'ai passé un beau week-end prolongé et maintenant je me sens comme en vacances (ce qui veut dire que j'en ai bien profité). Mais j'ai encore deux semaines à travailler avant mes vraies vacances (avec la mer, le soleil de là bas, le restaurant, le sable dans la raie du ... maillot). Ce qui veut aussi dire que je vais les trouver bien longues.

Je vous avais déjà proposé il y a longtemps de ça une recette de tartelettes mojito, une déclinaison originale de ma recette fétiche de tarte citron meringuée.
Fatalement, avec l'été, c'est aussi, il ne faut pas se mentir entre alcooliques repentis, la saison des apéritifs.
Après une journée à la plage, un petit mojito bien frais, avec des rondelles de citron vert et des belles feuilles de menthe, que dire ...


Et puis comme j'aime bien partir à fond sur des idées, je suis allée piocher dans ma mémoire cocktail et surtout, dans ceux faciles à retranscrire en dessert : la piña colada.

Voyage assuré : noix de coco? Les îles.
Ananas? Les îles!
Rhum? Je vous laisse deviner!

Je crois ne l'avoir jamais dit ici, mais ce que je préfère en pâtisserie, ce sont les tartes. Je trouve qu'elles proposent multitude d'options pour laisser place à la créativité, tout en assurant une grande diversité de textures et de saveurs. Rien que la pâte peut être aromatisée à foison, alors ne parlons pas des garnitures fraîches, cuites ... Fiou !


Ma séance photo a une petit histoire. Vous pouvez appercevoir un couple de tartelettes, à la plage, en train de se dorer le copeau de coco et la rondelle d'ananas, à l'ombre d'un beau parasol à cocktail. Avec le bleu de la mer (ou du ciel?) en fond!
Avouez que ça fait rêver un peu plus que deux tartes sur une table basse ikea dans mon salon hein ...

Ce qui fait moins rêver, c'est que je voulais un bel ananas juteux et mûr, mais que j'ai dû me rabattre sur une boîte, car si j'avais acheté au rayon frais, j'aurais pu faire ma tarte dans un mois seulement (minimum, vu l'état de brique avancé du machin vert fluo qu'il vendaient sous le nom d'ananas). Ceci dit, ça permet aussi de réaliser une tarte décorée assez facilement alors je vais arrêter de faire ma française et de râler!


Voici la recette, pour 4 tartelettes

Pâte sucrée
(vous n'utiliserez pas la totalité de la recette, n'hésitez pas à la congeler et l'utiliser une prochaine fois!)

200 g de farine
80 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes
1 pincée de sel
120 g de beurre froid en dés
1 oeuf

1 - dans la cuve de votre batteur, mettez à tourner le beurre avec les poudre.

2 - Quand le mélange formera un sablage fin, ajoutez l'oeuf puis arrêtez de mélanger dès que ce dernier sera incorporé.

3 - Si il fait frais chez vous, vous pourrez éventuellement travailler la pâte tout de suite ; pour ma part, je la réfrigère ou la fais passer au congélateur une trentaine de minutes, en ayant pris soin de bien l'aplatir pour que ce soit rapide et uniforme.

4 - Foncer des cercles à tartelettes, réfrigérez les fonds une demi heure et cuire à 160°C pendant 20 minutes avec des poids.

Ganache coco


180 g de chocolat blanc, pâtissier de préférence
110 g de crème de coco (non allégée)
2 cuillères à soupe de coco en poudre

Dans une casserole, faire fondre à feu doux le chocolat blanc dans la crème de coco. Ajoutez ensuite la noix de coco en poudre puis versez dans vos fond de tartes précuits.
Réfrigérez pendant une petite heure, afin que la ganache soit bien froide.

Ananas flambé et caramélisé

4 rondelles d'ananas
environ 10 cl de rhum ambré (le blanc n'a pas très bon goût en pâtisserie, je trouve, même si ça aurait été plus fidèle!)
un peu de cassonnade pour faire caraméliser

1 - Faites chauffer une poêle avec vos morceaux d'ananas dedans. Lorsque ça crépite, la poêle est bien chaude, versez votre rhum en ayant une allumette à proximité (et évitez comme moi de ettre votre tête au dessus hahem) et boum (non ça ne fait pas des chokapics), ça flambe. Laissez tout l'alcool partir en fumée avant de rajouter le sucre de canne et caraméliser légèrement les deux cotés des rondelles.
Laissez refroidir.

Chantilly Vanille 
(parce que qu'est-ce que serait l'été sans vanille?)


150 ml de crème liquide à 30% de matière grasse bien froide
15 g de sucre
1/4 d'une belle gousse dodue de vanille

Fouettez à belle vitesse tous les ingrédients jusqu'à obtenir une chantilly ferme mais pas granuleuse (difficile je vous l'accorde avec des crèmes du commerce, je vois bien la différence avec celles du travail!!).
Je n'ai ici mis que très peu de sucre, mais j'ai voulu désucrer au maximum les tartelettes, le chocolat blanc étant très très sucré. L'ensemble reste alors plus équilibré!

Dressage


Vous aurez besoin d'une poche et d'une douille (ou éventuellement d'un sac congélation mais c'est la galère, je vous conseille de vous en procurer des vraies, y'en a même chez auchan, si c'est occasionnel ça n'explosera pas le budget ;) !) unie de 10 cm de diamètre (pour le même rendu mais ça peut être plus petit ou plus gros!)

J'ai testé ici deux versions : une spirale de crème avec un ananas entier dessus, et une tartelette dans un esprit plus désordonné, un peu à la mode "fantastik" finalement.
Pour la première, partez du milieu et faites une spirale en exerçant la même pression tout le long du chemin et en tournant toujours à la même vitesse. Si vous vous foirez, prenez un couteau, virez la crème et recommencez (j'suis encourageante, je sais, mais c'est pas évident quand on n'a pas l'habitude d'être régulier).
Pour la deuxième version, faites des points plus ou moins grands, espacés, afin de laisser de la place à vos morceaux d'ananas.
Pour finaliser la spirale, posez votre ananas poêlé au centre, sans vous tromper parce qu'il n'y aura pas de deuxième essai! Enfin, utilisez de la coco râpée pour la déposer à l'aide du creux de votre main sur le pourtours de la tartelette. C'est fini pour elle!
Pour la version fouillis, ajoutez donc vos morceaux d'ananas, puis quelques copeaux de coco (je les ai achetés en magasin bio mais ça doit exister ailleurs) afin de rajouter à l'effet confusion visuelle.

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Je vous conseille, comme le cocktail, de les déguster fraîches, avec pourquoi pas un thé blanc glacé au citron, histoire d'avoir quelque chose de vraiment très très frais. C'est certainement aussi à déguster avec modération, mais c'est quelqu'un que je n'ai jamais croisé, alors lâchez-vous, et si vous la trouvez, dites lui de venir me rendre visite qu'on discute un peu ;)!!


En espérant que cette conversion de l'état de cocktail à l'état de pâtisserie (tu vois, c'est de la magie!) vous réjouisse autant que moi !

Mille bisous.

Délia ♥ La tête déjà dans la sable