dimanche 30 août 2015

La grande, la belle Mélancolie


Elle n'a jamais le même visage, mais chaque fois qu'elle arrive, sur la pointe des pieds, en silence, je la reconnais.

Elle a toujours des traits graves, des bras chaleureux, un regard tendre et larmoyant. La confusion.

Elle s'accompagne souvent de musique douce et envoutante.

Elle est belle, puissante, forte, et me marque jusqu'à revenir la fois d'après.

Elle me permet de faire le point, de réaliser, de reposer mon esprit, de relativiser, d'admirer mon passé et savoir quoi attendre de mon futur.

Je la vois comme un grand plaid confortable : je m'enroule dedans avec un plaisir indicible, jusqu'à n'avoir plus qu'une envie, la quitter et avancer.

Elle, c'est la mélancolie. Ce sentiment rare, pur et beau.

Un moment d'intimité entre elle et moi.

Parce que parfois, embrasser des sentiments autres que la joie, c'est important pour redémarrer. Sinon le moteur finit par se noyer.
Et moi, je sais nager.

La mélancolie, c'est un peu comme plonger la tête sous l'eau sans tuba. C'est finir par manquer trop souvent d'air et voir le monde comme dans une bulle, un état second, avec moins de bruit, plus doux, moins brut. Comme flotter, être léger, n'être plus que dans un rêve éveillé.
C'est l'état de pleine conscience.

C'est la larme qui roule et arrache un sourire confus mais sincère.
Qu'on lape du bout de la langue, avec son petit goût salé.

"La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste" Victor Hugo.

Parce que parfois, ça fait du bien.

Délia ♥ qui va bien ne t'en fais pas

[Book] Les moustaches de la sagesse, conte du chat salomon qui tomba des étoiles

Avant d'acheter ce livre et "no steak" (dont je vous parlerai plus tard), ça devait faire un bon paquet d'années que je n'avais pas acheté un livre pour lire. Petite je passais des heures, le nez dans des bouquins, à dévorer les pages (ce qui d'ailleurs me vaut de lire plus vite que mon ombre maintenant), la tête enfouie dans des histoires passionnantes. Je ne voyais jamais les lectures imposées par l'école comme une fatalité mais bien comme une opportunité de me pencher sur des livres vers lesquels je ne serais pas allée spontannément.

J'aime me perdre dans les rayonnages de papier des magasins, la fnac tout particulièrement parce qu'il y a de la moquette par terre (souvent) et que ça absorbe le bruit et me fout dans un état presque de transe à regarder les tranches la tête penchée sur le côté à la quête d'un nouveau précieux.
Souvent je ressors les mains vides parce que je suis ce genre de personnes qui fait super gaffe à son budget et qui n'a pas un salaire qui lui permette trop de pirouettes, MAIS, quand je craque, en général c'est sur plusieurs ouvrages ou un GROS.


Ce jour là, je commençais à désespérer de trouver une lecture qui puisse m'intéresser (d'ailleurs on en parle des quatrième de couvertures qui parfois ne disent rien du livre?), ou dont je puisse me souvenir de l'avis d'une tierce personne, et je suis tombée sur ce petit livre, posé en évidence.
Petit, car il ne fait que 180 pages.
J'ai été attirée par les oreilles et moustaches de chat. Son titre à rallonge ne m'aurait autrement jamais tiltée.
Je me suis donc tournée vers la première page et j'ai tout de suite accroché.

Le livre, c'est l'histoire du chat Salomon, chat lumineux, qui se propose pour descendre sur terre aider son ancienne maîtresse Ellen, qui a grand besoin de ses talents de chat guérisseur sur terre.
Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue, parce que ce n'est pas nécessaire et qu'en soit, ce n'est presque pas ce qui est intéressant dans le livre.
Ce qui est assez fascinant et amusant, c'est qu'on voit la vie avec des yeux de chat (et surtout des pensées de chat). Des réactions félines, en passant, par les comportements amicaux et les préférences pour certains endroits de la maison (et certains sachets de pâté), on sent que l'écrivaine a longuement observé son chat Salomon, avant d'écrire ce récit, amusant et émouvant. Elle tente au mieux d'imaginer ce qui peut se passer dans la caboche d'un chat, et le pari est plutôt réussi.
D'autant que l'auteure réussit également à analyser aussi les comportements humains, toujours d'une façon douce, avec des yeux neufs, presque comme si elle était une simple observatrice.
J'ai ri bon nombre de fois, et le style est fluide, agréable, sans répétitions, efficace.
Un petit extrait pour étayer mes dires "Je me retrouvai rétréci, pour tenir dans un frêle chaton minuscule qui venait à peine de naître. Je ne parvenais qu'à me tortiller et à couiner. J'étais accablé. Mes yeux refusaient de s'ouvrir, mes pattes de marcher. Je n'arrivais pas à voir de quelle couleur était mon pelage. Pourquoi avais-je accepté de venir? Je n'étais même pas un chat, je m'étais transformé en saucisse".


Un vrai bon petit livre, plein d'empathie, de bons sentiments, et de cette dévotion qu'on apprécieraient imaginer chez nos copain moustachus qui parfois nous en font voir de toutes les couleurs!

Un petit coup de coeur!

Si ça se trouve, Nova est un chat tombé des étoiles? :)


Je vous souhaite un chouette dimanche

Délia ♥ qui caresse le doux pelage de la Nova

jeudi 27 août 2015

Tartelettes chocolat café, comme c'est plus tellement l'été !

Le temps nous annonce clairement la couleur : c'est la rentrée de l'automne. Un peu en avance, et bien marquée, mais la rentrée de l'automne quand même.
C'est aussi la rentrée des après-midi gourmands, des journées à la maison pour ne pas mettre le nez sous la pluie, et des bougies qui réchauffent les coeurs!


On associe souvent certaines saveurs à des choses fraîches (citron, fruits rouges par exemple), et d'autres à quelque chose de réconfortant (chocolat, vanille, caramel).
C'est cette raison qui m'a poussée à garder bien au chaud ma recette de tartelettes chocolat café sous le coude, parce que je les ai préparées dans la foulée de mes tartelettes pina colada. Ambiance canicule quoi.

Cette tartelette, c'est un petit paradis à déguster avec son café.
Il faut un chocolat bien fort (minimum 70%), sans oublier du bon café.
Je n'ai pas changé la pâte sucrée, qui demeure pour moi, bien que la recette la plus CHIANTE à étaler et foncer de l'univers, la meilleure aussi (on peut pas tout avoir).

Je vous donne la recette, mais alors je suis sincèrement navrée, je ne me souviens plus DU TOUT combien de tartelettes j'ai fait avec ça, quatre il me semble!


La pâte sucrée (avec un bon goût d'amandes et un croquant sans pareil)
Cette pâte se congèle très bien, comme vous en aurez trop!

200 g de farine
80 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes
1 pincée de sel (si votre beurre est doux)
120 g de beurre
1 oeuf

1 - Mélanger votre beurre pommade avec le sucre glace, jusqu'à obtenir un mélange mousseux et clair.

2 - Ajouter l'oeuf, puis la farine et la poudre d'amandes. Arrêter de mélanger quand les ingrédients se seront bien amalgamés. Si vous en avez le temps, je vous conseille de mettre votre pâte au froid, à plat, emballée dans un film transparent.

3 - Applatissez votre pâte puis, foncez dans des cercles à pâtisseries. Cuire à 160°C pendant vingt minutes environ avec des poids, le temps que la pâte prenne une jolie coloration.


Le crémeux chocolat

30 g de sucre
2 jaunes d'oeufs
105 g de lait
105 g de crème liquide
130 g de chocolat de couverture noir 

1 - Mettre le lait et la crème liquide à chauffer.

2 - Pendant ce temps, Blanchir le sucre et les jaunes.

3 - Lorsque la crème et le lait bouillent, en verser une partie sur les jaunes, pour délayer, puis, cuire le tout à 85°C (une anglaise!).

4 - Versez sur votre chocolat puis remuez! Filmez au contact et réservez au frais. Cette préparation a besoin de prendre un certain temps au frais.


La ganache café

180 g de chocolat blanc
90 g de fleurette
Arôme café selon le goût (le mieux étant du trablit!)

1 - Hachez le chocolat blanc, puis versez la crème bouillante dessus. Ajoutez ensuite l'arôme généreusement.
Vous pouvez aussi utiliser un expresso très fort!

2 - Versez directement dans les fonds de tartelettes et mettez à prendre.

Finition

Garnissez une poche à douille unie de votre crèmeux chocolat. Réalisez des petits points de crème plus ou moins gros sur tout ou partie de votre tartelette.
Saupoudrez de grains de café au chocolat et de spéculos réduit en poudre!


En espérant que cette recette vous ait plu, en y repensant, j'en croquerais bien un morceau!

Je disparais dans un nuage de poudre de café et de farine!

Délia ♥ magicienne sur les bords

mardi 25 août 2015

Un terrarium à croquer [Fais le toi même]

En feuilletant les pages du Simple things récemment sorti, je suis tombée sur un article de DIY terrarium.
Ca tombait plutôt à pic, j'étais sur la terrasse de ma location de vacances, et il y en avait vraiment partout, des succulentes. Et mêmes des énormes cactus. J'étais déjà dans le bain.

En rentrant, c'est devenu une sorte d'obsession, alors après avoir retrouvé une connexion décente, j'ai décidé de lancer des recherches poussées sur la réalisation d'un terrarium.
Comme j'ai surtout trouvé des tips en anglais et que c'est assez fastidieux de trouver un seul endroit qui regroupe toutes les informations, j'ai décidé, dans ma grande bonté, de vous regrouper toutes les informations, au cas où vous voudriez vous aussi vous lancer dans la réalisation d'un terrarium.

Mais alors commençons simple : un terrarium c'est quoi?
Juste un récipient, avec des plantes dedans!
On distingue plusieurs sortes de terrariums, qui ont des besoins d'entretien et des fabrications assez différentes. On peut donc créer des terrariums fermés, ou bien ouverts.


Pour les terrariums fermés, vous aurez besoin d'un récipient clos (et là tu te dis, celle là, elle a pas du inventer la poudre hein), mais surtout, d'un entretien moindre.
Etant fermé, l'humidité restera "bloquée" dans le terrarium et ne s'évaporera pas. C'est à double tranchant : si il fait trop humide tu vas surtout voir pousser un kilo de champignons et de moisissures.
J'ai lu que ce genre de terrariums pouvaient ne s'arroser qu'une fois par an s'ils sont bien préparés dès le début. Pas mal niveau entretien?
Pour ceux-ci, on privilégiera donc les plantes qui apprécient l'humidité : pensons alors aux mousses et fougères, et n'hésitez pas à demander chaudement conseil avant de planter des cactus amis du désert dans un bocal à l'humidité tropicale, il risquerait d'être rapidement lassés du voyage!

Concernant les terrariums ouverts, il faut encore une fois se méfier de l'humidité, en fonction de la largeur de l'ouverture. Mais à priori, c'est le type parfait pour cultiver des cactées, des succulentes et toute cette famille de plantes.
L'entretien est un peu plus poussé : il faudra veiller à arroser environ deux fois par mois (mais surtout quand elles en auront besoin) vos petites plantes, le tout sans excès, au risque de les voir pourrir. Le mieux est apparemment d'utiliser un brumisateur, afin de ne pas trop tasser la terre et d'éviter tout surplus d'humidité.

Il y a une règle quoi qu'il en soit : il faut respecter ses choix en matière de plantes et adapter sa construction avec.

Pour réaliser un terrarium sec, comme le mien, vous aurez besoin du matériel suivant:


- un bocal ouvert : j'ai shoppé le mien chez casa pour 9€99 alors que je n'y croyais plus. Il y en avait aussi de très jolis et originaux chez jardiland. Etsy est également un endroit génial mais les prix y sont franchement venus d'ailleurs.
- Du charbon actif : le moins cher trouvé était chez Jardiland
- Des cailloux : difficile de trouver de petits contenants sans tomber sur des cailloux multicolores pour aquarium, j'ai donc écopé de 2.5 kg de caillasse, dommage que ça ne se mange pas, je ne sais pas trop quoi en faire :-D
- De la mousse : Le truffaut près de chez moi en vend, renseignez vous aussi chez des fleuristes ou bien tout simplement, ramassez-en un peu dans votre jardin si vous en avez un!
- Un terreau adapté : le mélange ici est spécial cactées, il y a de la terre et du sable. C'est important de choisir d'office le bon car c'est lui qui déterminera l'humidité et qui contiendra les bons nutriments pour vos plantes!
- Des plantes grasses et des cactus : A choisir en fonction de votre récipient! Personne ne doit toucher le carreau, ça ferait brunir les feuilles!
- Des décorations : cailloux, coquillages, personnages, mousses ... Et on se lâche!
- Une paire de ciseaux, une cuillère pourront vous être d'une grande utilité!

1 - En premier lieu, on dépose une couche mixte composée de charbon actif et de cailloux. C'est important, parce que c'est ce qui servira au drainage de ton petit bazar.


2 - Ensuite, déposer une couche de belle mousse. Son rôle à elle, c'est de retenir la terre que tu viendras poser par dessus. Comme j'ai un peu spoil, je le précise quand même, il faut maintenant ajouter de la terre spéciale cactées (ou un mélange maison de terre/sable, pour le coup, autant en acheter du tout prêt!). Il en faut une bonne couche, pour que les plantes puissent s'enraciner correctement dedans. Creuse des trous partout où tu voudras mettre des plantes.


3 - C'est là que les choses peuvent devenir compliquées si comme moi tu pratiques l'art de la One again : disposer les plantes. Si ton récipient est ouvert par le haut, aucun souci, mais alors si comme moi tu as eu la bonne idée de choisir un récipient fermé par le coté, je te préviens, tu vas en chier.
Dans l'idée de s'embêter le moins possible, il s'agit de commencer, en toute logique par le fond du récipient auquel tu n'auras pas accès après avoir planté le reste. Mais tu verras, t'auras forcément besoin d'aller y toucher et tu regretteras la présence d'un cactus dans le gang.
Il faut veiller à bien casser les mottes de terre et les racines, pour que la plante réussisse mieux ensuite à se ré enraciner dans sa nouvelle maison.
Une fois les plante disposées, il convient de bien appuyer la terre autours, et d'arroser un peu. Je l'ai personnellement fait à la paille (OUI J'AI CRACHE DANS MES PLANTES (un peu)), mais encore une fois c'est parce que j'avais pas d'arrosoir et que j'ai choisi un récipient relou.
Ne reste plus qu'à ajouter quelques trésors : ce sont des cailloux sélectionnés rigoureusement sur les bords des chemins, à la mer. Mais ça peut aussi être une jolie mise en scène avec des fèves, des billes plates, du sable coloré... Laissez s'exprimer le mozart du terrarium qui est en vous!


Et puis finalement, passée la déception de ne pas vraiment avoir fait ce que je voulais, j'ai attendu un peu de digérer ma création, et j'en ai été plutôt contente, de mon terrarium à croquer!

Si vous n'avez aucun matériel, le coût de votre terrarium sera asse élevé, soyons honnêtes (entre la terre, le bocal, les plantes, la mousse, les cailloux, le charbon...) mais ça vaut le coup.
Si vous connaissez des personnes possédant de jolies succulentes, sachez que les bouturer est ridiculeusement simple : il vous suffit d'arracher proprement une feuille, puis de la déposer dans une coupelle avec de la terre. Elles repousseront d'elles mêmes!

photo : www.joelix.com

Ensuite, tout dépend des endroits où vus achetez vos provisions (certains endroits comme green factory proposent carrément des kits, pour ne manquer de rien et ne pas se casser la nenette), j'ai pour ma part remarqué que Truffaut a tendance à être bien plus cher que ses compères jardiniers, en tout cas sur les produits que j'ai acheté.
Sans parler des options de recyclage de bocaux déjà en notre possession tout aussi divers que variés (oui madame) : bocaux, boîtes de conserves, tasses ...

Alors, pour la suite des épisodes, je verrai bien si mes plantes survivent : ça fait une semaine et aucune n'est à l'agonie, après il paraît que mis à part l'excès d'eau, il faut le vouloir pour faire mourir ces plantes. Il faut veiller néanmoins à rempoter suffisamment régulièrement ou apporter des éléments nutritifs aux plantes, car elles finissent par puiser tout ce dont elles ont besoin dans la terre jusqu'à l'épuiser complètement et dépérir.

En attendant, j'ai fièrement posé mon terrarium au beau milieu de ma table et le regarde pendant que je mange!


J'espère que ce petit récapépète est clair, même si pour la concision on repassera!

Bisous terreux

Délia ♥


dimanche 23 août 2015

L'acidulé : Entremets fraise, citron et vanille

Je crois que c'est la deuxième recette d'entremets que je propose sur ce blog. Je n'en fais jamais spontanément parce que je n'y prends vraiment pas beaucoup de plaisir, à devoir attendre une journée pour le glacer, à avoir beaucoup de perte en glaçage, et à finalement ne pas trouver mon compte à la dégustation.

Mais le jour du diplôme, pas moyen d'y couper! J'avais un entremets à présenter, avec son copain le dessert à l'assiette x2 ( que je vous avais présenté et dont j'étais très contente!) et une pièce en sucre.

Je me suis longtemps creusée les méninges, parce que je voulais que cet entremets ait tout.
Pour inventer ce genre de gâteaux, j'ai d'abord cherché des associations fraîches et fruitées, qui coulent facilement. La fraise était un fruit de saison. Quant au citron, je le voyais déjà en lemon curd fondant, accompagner la chaleur en bouche de mon petit fruit rouge d'été.
Je ne voulais pas d'un croustillant chocolaté, qui aurait brisé l'alliance (à mes yeux, après chacun ses goûts), de mes fruits. Mais comment obtenir mon croquant?
Il viendrait donc du biscuit : Un sablé breton!
Quant à la mousse, pour contrebalancer l'acidité du citron et de la fraise, j'ai décidé d'utiliser de la vanille, qui est aussi un sucrant.

La machine était lancée!

Je préviens mon public végétarien/vegan que cette recette va peut-être vous faire faire un bond : elle utilise de la gélatine. J'ai travaillé avec les matières premières avec lesquelles on nous forme, la gélatine en fait partie. De façon délibérée je n'ai pas souhaité utiliser l'agar agar qui ne permet pas d'obtenir les mêmes textures et qui m'aurait fait prendre un risque au niveau de la dégustation du jury. D'ailleurs je pense que peu de végétariens y pensent en mangeant des pâtisseries mais on en retrouve vraiment dans un nombre incalculable de préparations, certains restaurants allant à en mettre dans leur chantilly pour qu'elle se tienne mieux ... Méfiance donc!

J'ai été assez contente du résultat, parce que finalement, cet entremets était facile à manger, il avait du croquant, du fondant, de l'acidité, du sucré, et tout allait bien ensemble.
J'étais assez contente aussi de la découpe très colorée, et du rendu visuel à l'extérieur du gâteau, avec ce rose bien rose qui montrait bien mon amour pour la couleur à son état le plus flashy.

Alors voilà, comme pour tirer un trait sur cette dernière année d'études, je vous donne la recette de mon super entremets que j'ai pompeusement nommé "l'acidulé". Il lui fallait bien un nom pas vrai? ;)


Pour un entremets monté dans un cercle de 18 cm

Palet breton

20 g de jaune d'oeuf
60 g de sucre
60 g de beurre
95 g de farine
1 g de sel
5 g de poudre à lever

1 - Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre, puis ajouter le beurre mou.

2 - Tamiser la farine, le sel et la levure par dessus et mélanger de nouveau.

3 - Vous pouvez réfrigérer pour faciliter cette étape, mais vous pouvez étaler sur 5mm d'épaisseur et cuire à 180°C dans un cercle de 16 cm de diamètre.

Insert crémeux citron

15 cl de jus de citron jaune
15 g de maïzena
16 g de sucre
1.5 feuille de gélatine
40 g de jaune d'oeuf
1 oeuf entier

1 - Réhydrater la gélatine dans un peu d'eau froide.

2 - Chauffer le jus de citron puis, du même temps, battre l'oeuf, le jaune et le sucre, avec la maïzena.

3 - A ébullition, ajouter au jus bouillant en remuant et laisser quelques instants épaissir. Retirer du feu et ajouter la gélatine.
Couler dans un cercle de 16 cm tapissé de film transparent (ou le mieux étant un flexipan spécial!), puis mettez au congélateur.

Insert Fraise

200 g de purée de fraise
40 g de sucre
5 g de pectine NH

1 - Mélanger le sucre et la pectine NH (autrement vous aurez de vilains grumeaux!).

2 - Faire bouillir 1/3 de la purée avec le sucre et la pectine pendant une minute à feu doux et après avoir retiré du feu, incorporer la purée froide. Couler dans un cercle ou un flexipan de 16 cm et réserver au froid

La crème bavaroise vanille

250 ml de lait
50 g de sucre
60 g de jaune d'oeufs
1 gousse de vanille
7 g de gélatine
250 ml de crème liquide

1 - Réhydrater la gélatine

2 - Blanchir les jaunes avec le sucre. Pendant ce temps, mettre le lait à bouillir avec la vanille.

3 - Incorporer une partie du lait aux jaunes blanchis puis transvaser dans la casserole et cuire à la nappe (anglaise).

4 - Réserver jusqu'à ce que la préparation commence à figer.

5 - Monter la crème afin qu'elle soit ferme.

6 - Mélanger la crème montée délicatement avec la crème anglaise.

Montage

Préparez un cercle à entremets de 18 cm en le tapissant de rhodoïd.
Déposez dans le fond de celui-ci votre sablé breton en prenant soin qu'il ne touche pas les bords du cercle.
Déposez un peu de crème bavaroise sur votre biscuit puis, faites remonter la crème sur les bords de votre rhodoïd.
Déposez alors votre insert citron sur la crème en appuyant bien pour chasser l'air (sans excès non plus, le but n'étant pas qu'il touche le biscuit).
Ajoutez de la crème bavaroise puis disposez le deuxième insert.
Enfin, complétez avec de la crème puis lisser le dessus de l'entremets avec une palette.
Mettez à congeler pendant au moins une nuit!

Bon à savoir 

Je vous conseille de réaliser les inserts la veille, sans quoi ils risquent de ne pas être suffisamment pris (à moins que vous ayez une cellule de refroidissement chez vous, ce dont je doute haha).
Le lissage peut-être plus simple voire inutile si votre crème bavaroise est assez liquide (pour ça, mélangez soit une crème peu montée, soit un crème anglaise encore tiède). Assurez-vous tout de même d'avoir une plaque bien droite sur laquelle poser votre entremets sous peine de voir toute la mousse s'enfuir par dessous.


Le glaçage (vous en aurez beaucoup trop, je pense pour deux entremets)

75 g d'eau
150 g de sucre
150 g de sirop de glucose
150 g de chocolat de couverture ivoire (blanc)
100 g de lait concentré non sucré
12 g de gélatine
15 g d'huile de pépin de raisin
Colorant rouge en poudre

1 - Ramollir la gélatine.

2 - Chauffer l'eau, le sirop de glucose et le sucre à 103°C.

3 - Ajouter le lait concentré, la couverture ivoire. Ensuite, la gélatine, l'huile de pépins de raisins et le colorant jusqu'à obtenir la couleur voulue.

4 - Mixer en essayant d'incorporer le moins d'air possible (autrement vous aurez plein de petites irrégularités en glaçant!)

5 - Glacer l'entremet congelé lorsque le glaçage atteint 35°C.


Pour celles qui ne se seraient pas endormie jusqu'ici, je vous épargnerai la réalisation des décors chocolat, qui ne sont que des abaisses de couverture ivoire détaillées en carré et en triangles. Sur cette version les carrés sont moches (oui oui, faits avec un chocolat de Pâques et avec du colorant hydrosoluble, une catastrophe haha) mais pour le final, j'ai utilisé un mélange de beurre de cacao et de couverture ivoire coloré en vert pomme pour donner un effet brossé à mes plaquettes. C'était bien plus joli!

J'espère que mes lecteurs gourmands apprécieront cette recette sortie tout droit de mes méninges!

Je vous souhaite un joyeux dimanche, même s'il est pluvieux.

Délia ♥

jeudi 20 août 2015

Le cake aux mirabelles du jardin [Vegan et super moelleux]

Je vais finir par me faire mentir en disant que je ne fais pas souvent de pâtisserie vegan.
Cette fois-ci, j'étais bien décidée à utiliser mon bouquin "MS cupcakes". J'ai ouvert, tourné les pages. J'adore son esthétisme, les tatouées rigolotes aux formes généreuses qui y posent, les desserts qu'on peut savoir faire. Mais voilà : j'aime pas forcément l'idée d'utiliser 3kg de margarine, du substitut d'oeuf et du shortenning (ou huile de coco, mais qui revient assez chère). Je bloque. J'ai pas de margarine végétale chez moi, je trouve ça dégueulasse, je n'en achète qu'à l'occasion d'une pâtisserie végétale et il s'avère que la mienne avait moisi (bon je crois qu'elle était ouverte depuis un poil trop longtemps même si théoriquement j'avais encore un mois). Donc j'ai regardé les recettes de cakes. Parce qu'un cake mirabelle ça envoyait du lourd dans ma tête. Alors je me suis dit : en voiture simone, tu vas bien réussir à nous sortir autre chose qu'une brique!


Les mirabelles ne sont initialement pas mes fruits favoris quand il s'agit de les acheter (surtout quand on voit les prix au kilo), mais quand je les cueille direct dans l'herbe après qu'elles soient tombées de leur branche, c'est une toute autre histoire. Et c'est chez la mamie du doudou que je m'approvisionne. No pesticides, juste du soleil, de l'eau et c'est tout!
J'aime les manger encore un peu tièdes de soleil, en les rinçant rapidement. En les essuyant, elles perdent leur coté blanchâtre et dévoilent leurs jolies couleurs chatoyantes.
En une bouchée, hop, une mirabelle d'avalée! Juteuses à souhaits, avec leur chair douce et sucrée!
Comme c'était une année "à fruits" (comprends par là que tu vas en bouffer, des mirabelles) j'en ai rapporté un gros récipient à la maison. Je comptais en faire des scones, et puis avec ce temps tout gris, j'ai eu envie d'un peu de moelleux. Du réconfort à manger par grandes tranches avec une tasse de thé fumante.
Sans pour autant dénaturer le goût des mirabelles, qui sont franchement délicieuses telle qu'elles.


J'ai lu la recette, et me suis décidée à utiliser au lieu de la margarine de l'huile de pépins de raisins et de la purée d'amandes. C'est gras non?
Et puis vu le sucre qu'il y avait dedans, j'ai diminué la dose et adapté avec des sucres non raffinés (canne complet ET mélasse). Le truc chouette avec la mélasse, c'est que c'est un sucre incristallisable, il apportera donc toujours du moelleux à vos gâteaux!
J'ai tout mélangé et sincèrement, j'ai eu un peu peur en mettant au four, parce que ça avait vraiment pas du tout la consistance d'un cake. J'ai espéré hyper fort et en sortant du four, j'ai encore eu peur.
Parce que pour démouler son cake chaud, faut être aventurier quand il est très moelleux. Faut attendre encore.
Et quand tu démoules ton cake, et bah tu dois encore attendre que ça refroidisse pour le couper!


Et là, avec mon gros couteau scie, j'ai coupé une part fondante, moelleuse, avec des fruits bien répartis. J'avais vaincu.
Le cake a l'air super foncé, mais ne vous affolez pas : tout est de la faute de la mélasse (une de ces balances Ouuuuuh!).
Et comme je suis sympa et que je sais que vous aussi vous avez peut-être envie d'autre chose que des tartes rustiques aux mirabelles (quoi, j'en ai vu au moins 500 recettes passer, je constate), bah voilà un cake!


Pour un cake dans un moule pour les cakes quoi

250 g de farine (ici de blé, mais si vous êtes un gluten piégé, vous pouvez faire un mélange Maïzena, riz complet et pois-chiches à parts égales)
50 g de sucre de canne complet (n'hésitez pas à en ajouter plus si vous êtes un bec sucré!)
35 g de mélasse 
1/2 sachet de levure chimique
1 cuillère à café de bicarbonate
200 ml de lait d'amandes
50 g de purée d'amandes
90 ml d'huile de pépins de raisin
300 g de mirabelles dénoyautées


1 - Mélangez votre farine avec le sucre de canne et les levants (bicarbonate et levure chimique).

2 - Ajoutez tous les autres ingrédients et remuez jusqu'à tout juste incorporer les ingrédients. Trop mélanger en pâtisserie vegan c'est s'assurer de manger des briques de béton apparemment.

3 - Ajoutez alors vos mirabelles délicatement avec une petite cuillère en bois (en plus ça vous donnera l'impression de revenir en enfance, quandvous léchiez votre cuillère après avoir joué votre rôle crucial du coup de cuillère pour aider votre maman!).

4 - Enfournez à 180°C pendant une quarantaine de minutes. N'hésitez pas à contrôler la cuisson : la pointe d'un couteau doit ressortir sans pâte!

5 - A la sortie du four, laissez refroidir, puis démoulez.


Ce cake, peu sucré, avec plein de bonnes choses dedans, pourra être servi avec une anglaise vegan, un filet de sirop d'agave, ou un peu de caramel de coco ...
Pour rester dans le thème!

Parfait à déguster avec une tisane acidulée ou un thé noir fruité à mon goût!

En espérant que vous trouviez ce qu'il vous faudra dans vos placards, parce que chez moi, la conversion à la pâtisserie vegan n'a pas été une mince affaire! Vous pouvez retrouver la mélasse et la purée d'amandes dans les magasins biologiques (voire chez auchan et autre mais ça vous coûtera plus cher ...), et un pot vous durera longtemps. J'avais un peu peur au départ du prix d'achat mais finalement, quand je compare avec du beurre que j'utilise en pâtisserie traditionnelle, c'est presque économique!


Allez, à vos cakes, prêts ... TOUILLEZ!

Délia ♥ qui se demande bien ce qu'elle va faire de ses dernière mirabelles 

mardi 18 août 2015

La tropézienne, cette brioche qui sent le soleil

Depuis petite j'adore les pâtes levées. La brioche, mais surtout pas industrielle!
J'ai toujours eu tendance à m'éloigner des trucs trop crémeux et lourdingues, et favoriser les biscuits et les trucs dorés et briochés.

On croise assez rarement des tropéziennes dans les boulangeries et pâtisserie. Pourtant c'est un dessert qui conjugue des préparations somme toute assez simples à réaliser : la brioche, et une crème pâtissière aérée à la crème montée.
Si ça paraît simple dit comme ça, il faut respecter quelques règles pour obtenir une belle tropézienne digne de ce nom et sans danger pour sa santé.
Car on oublie parfois que les crèmes contiennent des oeufs, et que ces derniers se doivent d'être cuits afin de supprimer les germes qu'ils contiennent.

J'ai choisi d'utiliser la recette du fou de pâtisserie d'il y a fort fort longtemps, qui avait proposé un numéro avec plusieurs recettes. Elle a le mérite d'être assez basique mais finalement, la pâte nécessitait un ajustement en farine, quant à la pâtissière, même si c'est meilleur uniquement avec du jaune, j'ai préféré réaliser une recette que j'avais avec des oeufs entiers pour moins de gachis :).

On dépose normalement des petits grains de sucre croquants sur la tropézienne mais je n'en avais plus. Ca m'a donné un tas d'idées pour ma prochaine réalisation : grains de pralin, amandes en bâtonnets, ou même des éclats de caramel ... Autant dire que je ne manque pas d'inspiration !


Pour une tropézienne pour 6 gros gourmands (cercle de 22 cm)

Pour la pâte à brioche 

185 g de farine (+ un peu pour ajuster la texture)
20 g de sucre
4 g de sel
7 g de levure de boulanger
125 g d'oeufs
150 g de beurre

1 - Pétrir ensemble la farine, le sucre, le sel, la levure et les 2/3 de vos oeufs battus.

2 - Lorsque la pâte se décolle des parois ajouter le reste des oeufs.

3 - Quand la pâte se décollera de nouveau, ajouter alors le beurre (presque pommade). J'ai laissé tourner une dizaine de minutes, le but étant que la pâte prenne du corps. Si d'aventure comme moi la pâte venait à ne pas se décoller des bords de votre cuve, ne la faites pas chauffer en la laissant tourner trop longtemps ; ajoutez un peu de farine! Le plus important, c'est que votre pâte soit bien élastique.

4 - Je n'ai pas laissé la pâte pointer mais après l'avoir pétrie, il est conseillé de la laisser pousser à température ambiante pendant 1h30 avant de la rabattre, la mettre au frais et ne l'utiliser que le lendemain. J'ai trouvé ça fastidieux je ne l'ai donc pas fait et ai formé directement une abaisse de pâte à la dimension pile poile de mon cercle de 22 cm.

5 - Dorer la brioche (à l'aide de lait ça marche, du jaune d'oeuf si vous en avez est le must), puis ajoutez du sucre perlé pour décorer votre tropézienne.

6 - Cuisez à 170°C pendant 25 minutes. Il est assez difficile de contrôle précisément la cuisson des brioches, mais elle se doit d'être dorée.

Le sirop

Dans cette recette, le parti pris est d'imbiber la brioche plutôt que de l'aromatiser directement à la fleur d'oranger. Il est assez facile d'avoir envie d'acheter la première eau de fleur d'oranger venue mais beaucoup ont un sale goût.

215 g d'eau
85 g de sucre
4 g de fleur d'oranger

Faire bouillir l'eau avec le sucre puis laisser refroidir avant d'ajouter l'eau de fleur d'oranger.


La crème

335 g de lait
1/2 gousse de vanille fendue
2 oeufs
83 g de sucre
33 g de maïzena

1 - Fendez votre gousse et ajoutez les graines au lait, que vous mettrez à bouillir dans une casserole.

2 - Mélangez ensemble les oeufs avec le sucre et la maïzena.

3 - Quand le lait bout, délayer le mélange avec les oeufs avec un peu du lait, puis verser le tout dans la casserole. Remuer à feux moyen avec un fouet, sans discontinuer.
Portez à ébullition, puis, laissez bouillir pendant 2 minutes environ.
Transvasez alors dans un récipient propre (ou désinfecté, comme dans le métier ;) !) puis filmez, et laissez refroidir, d'abord à température ambiante (quand c'est bouillant au frigo c'est pas terrible!) puis au froid (frigo ou congélateur, mais attention à bien surveiller!).

Crème montée

Une briquette de 25 cl de crème liquide à 30%
30 g de sucre

Monter la crème avec le sucre jusqu'à obtenir une chantilly ferme.

Montage

1 - Coupez la brioche en deux en essayant de trancher à l'endroit où la tête commence. Pour couper droit, votre couteau lui ne bouge pas, c'est vous qui ferez tourner la brioche ! Commencez par les bords puis finissez au centre!

2 - Fouettez votre crème pâtissière pour l'assouplir puis incorporez à la spatule votre crème chantilly.

3 - Imbibez votre brioche à l'aide d'un pinceau. N'hésitez pas à être généreux : en la conservant au froid, votre brioche aura tendance à s'assécher et à être plus dure, d'autant que sa saveur ne lui viendra que de cette aromatisation.

4 - Avec une douille unie, pochez sur l'extérieur des gros points de crème en rabattant vers l'intérieur. Puis garnissez en spirale pour avoir un rendu régulier.

5 - Remettez son couvre chef à votre beauté puis, saupoudrez généreusement de sucre glace.


Tadaaaam!

Maintenant, tu sais faire la plus basique des tropéziennes, à toi d'en inventer la fantaisie qui te plaira (tu peux même la saupoudrer de paillettes comestibles si ça te tente!), quitte à ce que ce ne soit plus une tropézienne mais un pur délice maison! Je me demande ce que ça donnerait en version chocolat tiens ...

J'espère que vous aimez ça, la tropézienne!

Je vous fais des bisous!

Délia ♥


lundi 17 août 2015

Je cherche du travail [S'il te plaît]


Je suis une jeune fille, de 24 ans.

Et comme beaucoup de personnes de cet âge, je cherche un travail. Même pas forcément un qui me plaise ou qui soit bien payé (même si ce serait un plus, je l'avoue honteusement, ne partez pas!).
J'ai fait une licence en ressources humaines, mais je ne compte pas m'en servir. J'ai surtout un CAP en pâtisserie, et une mention complémentaire, qui m'ont appris à faire une pâtissière comme personne.
Je sais faire de beaux entremets, et maîtrise les bases de la pâtisserie traditionnelle, mais mon coeur penche pour les tartes depuis toujours.
Je sais aussi compter, mais j'ai du mal avec les divisions. Mais j'ai une calculette.
Je suis une crazy cat lady alors je parlerai certainement un peu de mon chat.
Je suis franche, joviale, ponctuelle et très polie sans être une lèche *** (bah oui, on a dit que j'étais polie).

Je sais aussi écrire sans faire de fautes (en général), et faire des photos, mais je doute que ça serve!
Je sais cuisiner salé (mais je n'ai pas de diplôme), mais aussi conduire, sans oublier que je suis imbattable pour imaginer toutes sortes de plats et de desserts (et d'histoires incongrues).
Si tu veux vraiment tout savoir, je sais aussi coudre, tricoter, je connais plein de plantes et je sais reconnaître un avocat mûr.
Je sais me servir d'un ordinateur, j'ai déjà fait des heures de saisie informatique, je suis rodée.
Et j'ai aussi travaillé en tant que vendeuse, donc apparemment j'ai déjà vendu des trucs ; ce qui est certain, c'est que je sais bipper des articles plus vite que mon ombre et que je sais me servir d'une caisse.

En fait je sais faire plein de choses, alors je sais que parce qu'on est en France et que ça fonctionne comme ça, on ne me proposera que du boulot strictement là dedans, mais sachez que je suis une âme venue d'ailleurs alors voilà, je veux juste un travail. Si possible chouette, qui fasse appel à ma créativité que je déteste laisser au placard, ou à mon sens du relationnel qui fonctionne plutôt bien en général.

En plus, je suis sympa.

Alors si tu vois passer une annonce, si tu entends parler d'un poste (président des états-unis, ou reine d'angleterre ça me va aussi) qui se libère, ou si tu es toi-même recruteur et que par hasard je t'intrigue, je t'enverrai mon super CV et une lettre pour te dire que je suis motivée et toute disposée à commencer dès le 27 août si tu me le demandes.

Avec tout l'amour du monde à toi, si tu me trouves un travail (parce que pole emploi, c'est mort apparemment).

Délia ♥

dimanche 16 août 2015

Mini cakes vegan Bananes, chocolat et noisettes ♥

Petit à petit, ma cuisine est assez bipolaire : d'un coté des desserts vegans expérimentaux, et de l'autre de la pâtisserie vraiment très traditionnelle avec laquelle je n'ai pas tout expérimenté. Comme si j'ouvrais des portes dans ces deux disciplines, qui pour moi sont fondamentalement différentes, les techniques, les produits, et les rendus étant vraiment éloignés.


Aujourd'hui, c'est le fruit d'une expérience scientifique de haut vol que je vous livre. Quand je feuillette les pages de mes livres de cuisine vegan, il me manque systématiquement quelque chose. Alors je prends souvent le parti de modifier tout ou partie de la recette. Comme une bonne scientifique! Je m'aide souvent des équivalence "oeuf" d'antigone XXI et je ne suis jamais déçue par la texture finale!
Je note alors dans mon cahier avec toute la précision du monde les ingrédients, les quantités, et mes impressions face à ce que j'ai fait. Histoire de ne pas retomber dans le même panneau une deuxième fois. Parce que quand même, les erreurs c'est bien mais mieux vaut en tirer des leçons pas vrai?


Ces cakes m'ont beaucoup fait penser à des banana bread, mais dans une version vraiment plus aérée et légère. Une texture qui m'a fait repenser aux petits gâteaux moelleux avec des pépites de chocolat dont j'ai oublié la marque que je mangeais à la récré petite, qui étaient en formats individuels.
A mi-chemin entre du collant, du moelleux et un peu pâteux.
C'est un parti pris mais je préfère les conserver au frais, ça permet aux pépites de redevenir croquantes!

Ce que j'aime le plus avec la cuisine vegan, c'est pouvoir diviser les recettes autant que je le souhaite. Ce qui devient difficile dès lors qu'on doit diviser des oeufs en pâtisserie traditionnelle, vous en conviendrez ("oui bonjour madame la poule, ce serait possible de calibrer des moitiés, voire des tiers d'oeufs?")
Il faut savoir qu'avec ce type de pâtisserie, lorsqu'il y a de la levure chimique, il faut éviter de trop mélanger, au risque d'avoir un truc lourd et peu aéré.


Le résultat est en tout cas vraiment délicieux, à déguster avec un thé, au quatre heures, à glisser aussi dans les sacs avant le travail ... Des champions toute catégorie du grignotage !

Si toutefois vous n'aimiez pas la banane, vous pouvez la remplacer par 100 g de compote ;) !

Pour 6 personnes environ

Il vous faudra des moules de la forme qui vous plaira. Ici j'ai utilisé un moule façon bundt cake, mais aussi des mini cakes, et des moules de petit ourson, sans oublier des moules façon tartelettes en silicone. Il vous faudra prendre en compte la taille de celui que vous aurez choisi pour ajuster votre cuisson.

- 200 g de farine
- 40 g de maïzena
- 1 sachet de levure chimique (biologique car sans produit dangereux!)
- 50 g de poudre d'amandes
- 75 g de pépites (vous pouvez couper vous même de petits carrés dans une tablette!)
- 1 banane bien mûre que vous écraserez
- 50 g de purée d'amandes
- 50 g de noisettes concassées
- 20 cl de lait de riz (certaines briquettes sont conditionnées sous ce format, c'est bien pratique quand on n'en boit pas autrement!)
- 60 g de margarine (végétale, la saint hubert bio l'est)
- 75 g de sucre non raffiné (sucre de canne complet, sucre de coco, rapadura...)
- 100 g de chocolat noir

1 - Faire fondre la margarine.

2 - Dans un saladier, mélanger la margarine, la banane écrasée, le lait de riz, et la purée d'amandes.

3 - Dans un autre récipient, pesez vos ingrédients secs (fécule, farine, sucre, levure), puis ajoutez-y le premier mélange, sans trop remuer.

4 - Enfin, ajoutez délicatement vos pépites de chocolat et noisettes.

5 - Répartissez dans vos moules puis enfournez à 200°C, pendant entre 20 et 40 minutes selon la taille de vos moules. Il vous faudra  alors contrôler la cuisson avec une pointe de couteau qui devra ressortir sèche!

6 - Fais fondre ton chocolat puis, avec un pinceau, ou bien en trempant, recouvre tes petits cakes!

7 - Si tu souhaites que le chocolat durcisses, mets les au frigo pendant quelques heures, puis déguste!


Je ne vous le dis pas souvent, mais si certains d'entre-vous reproduisent des recettes, je serais plus que ravie d'avoir vos photos. Vous êtes des tas de gourmands à les lire! Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos images, soit par mail, soit sur facebook, que je puisse exposer (avec votre accord), toute la gourmandise partagée!

Sont pas mignons mes petits oursons? ;)


Gourmandises et bisous chocolatés.

Délia ♥

jeudi 13 août 2015

Et un jour, il sera trop tard ... La planète vit à crédit

L'information agit en moi comme un lent poison. Chaque jour j'en apprends un peu plus.
J'adore m'informer, je ne dis pas le contraire, mais le problème c'est que plus j'en sais et plus j'aimerais en faire. Mais je ne peux pas agir seule. A mon échelle je tente de faire le maximum, mais je me sens impuissante. J'ai la sensation que la cause environnementale est prise un peu à la légère, comme si la planète allait se sauver toute seule des choses que nous lui faisons subir. Comme si c'était une grande malade incurable. Avec un sort tout tracé, indépendant du nôtre.

J'ai été profondément choquée en apprenant que les ressources de la planète seront épuisée aujourd'hui, 13 août 2015.

Oui, à partir d'aujourd'hui, nous vivons à crédit. Mais ce crédit, nous ne l'avons pas contracté auprès des banques qui spéculent avec les chiffres et font s'effondrer l'économie mondiale. Ni auprès d'un vendeur à gages. Non.


Nous avons simplement d'ores et déjà consommé tout ce que la terre peut nous offrir pour 2015.

A partir de maintenant, comme en économie, c'est en déficit écologique que nous avançons. Nous nous dirigeons lentement vers l'agonie de notre grande bleue, qui nous nourrit, nous offre l'hospitalité.

26 000 espèces disparaissent chaque année sur terre, à cause de l'exploitation abusive et irrespectueuse que l'homme en fait. Nous avons déjà fait disparaître donc plus de 16 000 espèces à l'heure où je vous parle cette année.
Un génocide de masse, silencieux, et peu relayé : c'est devenu un fait.
Et chaque fois un maillon qui s'effrite. La longue chaîne alimentaire, l'écosystème, reposant sur si peu, si solide et fragile est en péril.
Ce sont des espèces entières qui sont décimées, parfois même avant que l'on ne les ai découvertes. Car nous estimons que nous avons recensé une vingtaine de pourcents des espèces existant sur terre. RENDEZ VOUS COMPTE!
Imaginez? Certains animaux n'auront même pas la chance d'appartenir à une encyclopédie : ils seront morts avant ça. A cause de nous.


Et si seulement cette surconsommation permettait à tout le monde de vivre : mais force est de constater que les richesses se répartissent de plus en plus inégalitairement : les 1% les plus riches posséderont bientôt 50% des richesses. Quand on sait que la faim touche une personne sur 9 dans le monde.
Que deviendrait cette même planète si ces 1% apprenaient à tendre la main? Ne pourrait-on pas freiner la cadence?

Sans parler de l'eau potable, qui va devenir une denrée rare. Avec notre agriculture productiviste et ses méthodes menées par la rentabilité. Que deviendrons nous le jour où les terres ne donneront plus rien, faute de les avoir traitées décemment?
Que ferons-nous quand les abeilles se seront elles aussi éteintes par la faute de nos pesticides destructeurs que des lobbys tentent encore de conserver?
L'homme se croit fort, et pense avoir, grâce au progrès, réponse à tout. C'est un tort.

Personne n'ignore tout ces problèmes. Mais comme ils paraissent trop grands, trop difficiles à solutionner, ignorons-les. Oui, comme ces déchets nucléaires qu'on enterre au fond de la mer.
Comme ces gens qu'on laisse crever de faim au bout du monde alors qu'on parle de gaspillage alimentaire, sans parler des gens qui ont faim ici même, mais à qui on interdit de fouiller les poubelles.
Comme ces animaux qu'on massacre. Et non je ne parle pas que de Cecil le lion de la savane, majestueux et rare. Je parle aussi de tout ces anonymes, poulets, canards, boeufs et cochons, qui n'ont pas la chance d'être autre chose que de la vulgaire viande sous cellophane, et ce dès leur naissance. Traités comme des objets toute leur misérable existence. Qui n'ont jamais vu le jour, si ce n'est dans leur camion de transport jusqu'à abattoir, qui vivent l'asservissement, pour décorer nos assiettes toujours plus consommatrices en ressources.
Comme la dette, qu'on voit grossir mais qui n'est rien d'autre qu'immatérielle.

Sans parler de ces guerres que l'on prend le temps de faire alors qu'on devrait s'affairer à sauver la vie sur terre.

Pensons un peu.


Je ne vous reparlerai pas de l'histoire du battement d'ailes du papillon, vous la connaissez certainement. C'est l'histoire d'un tout petit rien qui fait tout.

C'est l'histoire d'une personne.
C'est l'histoire des actions solitaires conjuguées.
C'est l'histoire d'un peuple, qui devra sauver sa planète.
Ca ressemble à de la fiction. Mais c'est NOTRE histoire.
Et même si peu d'entre nous se sentent concernés, nous le sommes tous.


Alors il faut continuer à se battre, pour que cet état de fait trouve enfin des solutions concrètes, passant outre les lobbys et les histoires de gros sous. En acceptant les projets innovants et en arrêtant de les balayer du revers de la main pour éviter toute concurrence à .
Il est temps de penser réel, et d'arrêter de vivre dans le monde de l'argent.

Avant qu'il ne soit trop tard.

Si ce n'est pas déjà le cas ...


dimanche 9 août 2015

Bien manger à la plage : conseils pour débusquer l'embrouille

On va pas se mentir :  le goût, c'est comme un chien renifleur, ça s'entraîne.
Le mien s'affûte de plus en plus, et je deviens de fait, assez difficile quand on commence à parler bouffe. Le végétarisme n'aidant pas, il devient alors très rare que mes expériences (désastreuses?) dans des restaurants se soldent par de la satisfaction. J'en viens presque à trouver que c'est une corvée de manger dehors. Ce qui à mon sens n'est pas normal.


Si tu es toi aussi un palais gourmand et gourmet, voici les indices qui peuvent te mettre la puce à l'oreille. Je m'efforce de les suivre, mais parfois (et surtout en bord de mer), pas facile de trouver un vrai bon restaurant qui cumule de vrais plats cuisinés ET une alternative végétarienne ...

►Une carte dix fois trop longue n'est pas un gage de qualité mais plus souvent une preuve que les plats de sont pas faits maison, car il est rapidement impossible pour les cuisiniers de préparer des plats avec des produits frais si la carte fait dix pieds de long. Un choix restreint permet donc un soin plus grand apporté à chaque préparation et garantit, bien souvent, de bonnes expériences culinaires!

►La carte est cohérente. On retrouve certes des produits différents, mais on n'aura pas des crêpes, des burgers et des pizzas sur la même carte (sauf rares cas, je le concède). On peut être bon partout, mais surtout dans ces coins là, mieux vaut chercher des endroits "spécialisés".

►Les devantures super kitsch. Tu sais, ces devantures avec les plats en photo (immondes), style les moules frites dans la marmite sur fond de couleurs Jamaïque. A t'en faire exploser un rétine, et enterrer le bon goût jusqu'en Chine en commençant à creuser en France.

►Des plats pas de saison. Les bons produits sont de saison. Le contraire sur une carte doit te faire tiquer, surtout en bord de mer où les petits producteurs locaux ne sont jamais bien loin (la preuve, ils viennent jusque sur les marchés).

►Les desserts un peu trop basiques. Ile flotante, coeur coulant chocolat avec sa crème anglaise ou crème brûlée sont le trio infernal (avec un copain appelé prétentieusement café gourmand qui est en général composé d'un macaron décongelé, un brownie avec une chantilly en bombe et une mousse au chocolat). Ils viennent généralement tout droit de chez Métro, et pas du savoir faire du cuisiner. Je ne dis pas que métro fait de mauvais produits, parfois même ils font mieux que des mauvais cuisiniers ; mais ce n'est à mon avis pas ce que l'on recherche quand on vient pour manger quelque chose de bon et de spécial.
Tout comme un café gourmand maison peut être constitué de ces composantes et être fait maison. Mais je parle bien évidemment ici de généralités qui s'observent souvent pour avoir des desserts à bas prix en étant restaurateur.

►Pour les glaciers, cours vite et loin quand tu vois les glaces en monticules avec des goûts chelous et plein de déco dessus. Les glaces sont dites artisanales mais ça ne veut RIEN dire. Dans l'artisanat, ils incluent les mix tout prêts, où le gars a juste à ajouter de l'eau ou du lait. Génial comme glace artisanale hein? Le plus important chez un glacier, c'est de voir la diversité des goûts, mais aussi cibler ceux qui ont des devantures un poil trop tape à l'oeil : c'est bien connu, c'est pas toujours celui qui en dit le plus qui le fait le mieux hein ;) ! C'est à celui qui aura la plus grosse. On choisit donc de préférence les glaciers modestes, qui proposent moins de saveurs en général, mais qui font de bonnes choses! Si vous passez par La rochelle, passez par chez Ernest mais surtout Tonton Maboule aux minimes! Des parfums à s'en damner, innovants, classiques, savoureux, et qu'on sent plein de bonnes matières premières.


Tu peux alors te fier à certaines choses pour rassurer ton instinct sans être un aventurier.

►Les prix d'excellence de trip advisor. Ils sont venus, ils ont vu, et on commenté. Ces prix d'excellence permettent d'orienter un peu. Je n'ai pas encore été déçue par un restaurant portant ce renseignement!


►Le sigle "fait maison", qui permet de repérer les plats préparés entièrement par les soins du restaurateur. C'est une mention qui date du 15 juillet 2014 et est contrôlée par La direction Générale de la Concurence, de la consommation et de la répression des fraudes. J'en conviens ce nom est vraiment super long et a été une misère à retenir pour mes épreuves de pâtisserie, les contrôles peuvent être aléatoires mais c'est en plus d'un gage de qualité pour le consommateur une obligation pour les restaurateurs préparant eux-mêmes leurs plats.


►Enfin, n'hésitez pas si vous avez l'internet, à aller regarder les avis (rapidement) d'un restaurant. Même si certains restaurants font parfois l'objet d'un fusillage par quelques personnes, on remarque rapidement en lisant 2/3 commentaires si les avis sont justes ou infondés. Je fuis personnellement les services affreux, les plats qui font la tête, des détails sur une hygiène déplorable ...

Parce que se faire entuber, vu le prix qu'on paye sur la côté, ça fait un troisième trou! Question anecdote, j'ai payé avant-hier soir un supplément pour une salade "repas" au lieu d'entrée. Dans mon saladier j'ai eu droit à un kilo de salade (sans déconner, je pense une demie salade) noyée sous trois litrons de sauce (mais pas remuée, donc j'ai tout eu dans le fond, un délice), avec 4 tranches de courgette au four, 4 tranches d'aubergine grillée et deux tartines au chèvre avec 3 amandes effilées. Le nom pompeux de cette salade de crève la dalle? "Salade de légumes grillés et ses toast en croûte d'amande" WTF? Pour 16€20, j'ai été franchement déçue. C'était bon, mais faut pas non plus prendre les gens pour des cons, je suis presque certaine qu'ils m'ont servi la même salade que si je l'avais prise en version entrée, seulement je n'ai rien pour le prouver. Et je n'ai pas envie de leur donner 10€ pour la version entrée en y retournant!

Alors méfiez-vous. Parce que si beaucoup de restaurateurs sont des passionnés, la côte est surtout emplie d'opportunistes qui cherchent à faire du billet sur votre dos. Si vous avez de bonnes adresses (végé friendly du coup) à me conseiller à Canet en Roussillon, je vous en serais TRES reconnaissante! Parce que je rame (haha, mer, ramer, tout ça ... non?)!

Bisous doux


Délia (pas contente et affamée !)






vendredi 7 août 2015

Salade estivale complète: en vacances, pour le bureau ou un pique nique!

On ne va pas se mentir, l'été n'est pas la meilleure saison pour les envies de cuisine. Enfin les envies sont là, c'est pas le souci, mais parfois la chaleur ou le manque d'appétit (suite de la chaleur tavu) font que la cuisine passe au second plan.

Etant toujours une indécrottable du fait maison, je ne me résoudrai pas à des plats préparés, mais je peux concevoir des salades absolument DELICIEUSES pour dévorer quelque chose de savoureux nécessitant un minimum de préparation.
Avec ce genre de salades, c'est équilibré, frais et estival. Tout ce que je demande à un repas, finalement. La gourmandise se cache partout, pas seulement dans le ventre d'une pizza!

On parle souvent d'allier féculents et légumineuses pour avoir accès à la palette complète des acides aminés que notre corps ne synthétise pas, sur une journée (un plat légumineuse et un plat féculent feront donc parfaitement l'affaire!) mais on peut aussi envisager de faire ça en UN SEUL repas, même si l'on n'en mangera certainement pas autant de chaque!
L'équilibre alimentaire de toute manière n'est pas à "calculer" sur une journée mais bien sur une période complète et longue. Bien manger c'est une habitude, pas un régime qu'on s'impose pour quelques temps histoire de rentrer dans son maillot! :-)


C'est plutôt une inspiration qu'une recette, les goûts de chacun étant différents, mais il y a tellement de possibilités de crudités l'été que je ne doute pas de vos capacités à la décliner à l'infini ...

Salade du soleil

- 60 g de quinoa
- 1/4 d'une jeune courgette
- 1 belle tomate gorgée de soleil
- 1/2 petit oignon rouge nouveau
- 3/4 càs de pois chiches
- une poignée de noisettes
- basilic frais

Faites cuire votre quinoa, puis, selon le temps dont vous disposez, laissez-le refroidir ou passez le à l'eau froide.

Découpez ensuite votre oignon rouge en très fines lamelles (les gros morceaux croquants seront moins agréables!), puis votre tomate. Enfin, n'oubliez pas de détailler en petits cubes votre courgette! Choisissez en une bien ferme (j'ai cueilli la mienne, ça reste le mieux mais pas évident pour tout le monde) !

Mélangez le tout dans un gros bol ou un saladier, assaisonnez d'huile d'olive, sel et poivre,sans oublier vos feuilles de basilic frais et si vous le pouvez, mettez au frais, pour déguster après que toutes les saveurs se soient mélangées!


Pour ma part, j'ai trouvé du quinoa sur mon lieu de vacances, et j'ai acheté des légumes locaux dans une biocoop, je vais bien évidemment me préparer une bonne petite salade bien fraîche, parce que je n'ai pas l'habitude des chaleurs du sud de la France!!

En espérant que cette recette toute simple de mon quotidien avec un mélange de saveurs très méditerranéennes vous soit appétissant!
C'est un repas de choix qui permet de bien manger sans se blinder le bidon, pour digérer tranquillement et se prélasser au soleil!



Je m'en retourne à mes vacances, en espérant que les prévisions d'orage et de temps maussade ne soient qu'une énième faute de météo France ;) !!

Bisous sableux

Délia ♥

mardi 4 août 2015

[Bonne adresse] Le soleil brille pour tout le monde à La Rochelle

Je vous écris en direct live d'un endroit ou l'adsl en est à ses prémices, je suis donc ravie que les photos qui illustreront cet article soient issues de mon iphone, et non pas de mon réflex, car je sens que je vais passer plus de temps à les insérer qu'à écrire l'article.

Je suis une nouvelle fois en Charentes Maritimes, chez la famille de mon chéri.
En vadrouille, on mange assez souvent dehors, mais je dois bien admettre que j'ai moins d'entrain à l'idée d'un restaurant maintenant, le choix se réduisant de beaucoup quand on est végétarien (je plains alors les végétaliens et vegan purs, l'enfer sur terre).
J'ai donc fait rapidement des recherches sur Happy Cow et ma chère copine du blog Le cri de la carotte, m'a confirmé que le restaurant "Le soleil brille pour tout le monde" était bien végé friendly.

C'est un petit peu excentré du port, mais je vous conseille vivement d'y passer : la suite arrive.


L'ambiance du restaurant est assez space, des petits soleils partout, en terre cuite, en image, en mosaïques, c'est très Hyppie. Le tout surmonté d'une charpente apparente. Une petite terrasse permet de manger dehors à quelques chanceux, dans une rue pas trop apssagère et charmante.
Toute l'équipe est super chalereuse. Le serveur, un monsieur assez âgé nous a tout de suite placés, apporté les cartes.
Des plats réalisés avec des produits frais biologiques ou issus de l'agriculture raisonnée.
Effectivement c'est végé friendly ET appétissant.
La devanture nous annonce que le lieu est un lieu d'excellence selon Trip Advisor, et qu'il est au Routard depuis un bon paquet d'années. Autant dire qu'on est vite rassurés et qu'on se dit qu'on va bien bouffer!
Quelques galettes salées, des quiches, deux plats du jour (avec viande malheureusement) et quelques salades! Restreint mais alléchant.
Doudou carné a mangé une bavette à la sauce aux champignons, et j'ai demandé au monsieur de m'apporter "La lune", une salade avec une galette de céréales, des carottes râpées, de la salade, du bouglour et des tomates/avocat.


La présentation est fun, en forme de soleil pour moi (tellement raccord! ;)) , sobre et efficace pour le doudou (j'ai vu des plats arrivers avec des yeux et une bouche pour les enfants, qui se voyaient proposer des coloriages pour patienter en laissant tout le monde tranquille).
Le goût de ce qu'on a mangé était divin.
Je n'ai pas goûté la viande, bien évidemment, les patates étaient très bien assaisonnées (herbes, poivre et sel). Pour ma part, un peu de pesto venait agrémenter mes galettes, et le boulgour était cuisiné aux oignons et à la carotte, un bonheur en bouche!
Très simple mais très efficace!


Tout ce qui est servi est frais, on sent que ça n'est pas réchauffé. Les produits sont de qualité visiblement (tomates très bonnes, vin biologique ...), et le prix est tout doux. Les plats ne vont pas au delà de 15€ et sont très copieux. De quoi caler un doudou comme le mien!

Je vous conseille vivement cette adresse, qui permet de faire frétiller les papilles de tout le monde!

Si vous souhaitez vous y rendre, le restaurant se situe au 13 rue des cloutiers!

Je retourne à mes vacances!

Bisous doux

Délia ♥

dimanche 2 août 2015

☼ Ce qui se cache dans ma trousse de voyage biologique pour les vacances ! ☼

Tu croyais tout de même pas que j'allais rester cloitrée chez moi pendant mes vacances?
Du coup je t'annonce que je m'en vais pendant une semaine et demi, d'abord en Charentes maritimes pour déposer petit chat chez de la famille du chéri, puis, rejoindre le doux soleil de la méditerranée près de Perpignan!
J'espère prendre de jolies couleurs et découvrir de chouettes endroits, et manger des trucs bons (et végé, je sens le défi venir haha).
Je pense poursuivre mon rythme de publication mais rien n'est moins sûr alors je vous invite surtout à vous en retourner vers mon instagram, qui lui sera alimenté de mes photos ensoleillées avec un plus fort pourcentage de certitudes.


Depuis mon dernier voyage mes produits ont un peu changé alors je trouvais que c'était une façon sympathique de vous proposer une présentation de ma routine quotidienne!

Pour le visage


Même si vacances rime parfois avec flemmance (bah quoi, ça rime pas?), je ne souhaite pas rentrer avec le visage pendouillant et des rides d'expression partout pour avoir fait acte de maltraitance envers ma peau.

Pour commencer la journée j'utilise toujours mon eau florale de citron (j'en change souvent mais celle de citron est très fraîche en été, un vrai bonheur!), qui permet de tonifier un peu, de nettoyer à l'aide d'un coton et de rendre le teint moins terne. C'est aussi une eau florale qui aide à traiter les imperfections car elle est assainissante et constitue donc une copine anti acné !
Après son passage, j'utilise la crème purifiante matifiante de Jonzac, qui ne m'a pas quittée depuis ma dernière présentation de routine bio. Elle est toujours aussi efficace : mon teint est net, sans imperfections majeure et plus jamais gras, même sur la zone T, peu importe la chaleur et l'environnement (air gras au boulot!).

Lees is more donc pour le matin!

Le soir, je nettoie mon visage à l'huile d'olive (mais la bouteille était un peu immense et manquait de charme pour faire partie du portrait haha), puis rince le tout à l'aide de ma mousse nettoyante Thémis qui arrive vraiment en fin de vie. J'aime beaucoup sa douceur et son efficacité, sans jamais aggresser la peau ni la rendre sensible.
Avant le dodo, j'en profite toujours pour utiliser mon eau florale pour rincer le calcaire de l'eau qui pourrait résider sur ma peau et la fragiliser, puis, je m'étale généreusement de l'aloe vera, ici de chez Nature & découvertes, que j'aime beaucoup (texture fluide, odeur légère mais naturelle), ainsi que quelques gouttes de mon sérum qui a l'air de plutôt bien fonctionner de chez biofficina toscana. Je vous ferai bientôt un article un peu plus détaillé (quand je reviendrai de vacances en toute logique mais il se peut que ce soit avant en fait, les mystères de la vie et de la publication, toussa).
Sans oublier d'hydrater les lèvres avec une bonne couche de mon baume Gwdihw (étouffe toi avec ce nom c'est cadeau).

Coté hygiène santé


On va pas se la jouer Robinson, on part s’exiler, oui ,mais tout en propreté!

J'emporte bien évidemment mon savon de la savonnerie cancalaise (d'ailleurs je compte bien m'en recommander en rentrant pour tester la nouvelles collection "marin" toute neuve, jetez-y un coup d'oeil!), pour continuer sur les senteurs florales et estivales (mhh la lavande!).
Pour sentir la petite fleur des aisselles, on n'oublie pas non plus le déodorant Shmidt's à le bergamote et au citron vert, qui est lui aussi à la fin de sa vie et sera certainement remplacé par le lamazuna solide!
Pour être très propre aussi des cheveux j'emporterai mon petit shampoing solide (qui n'avait pas vraiment fière allure humide) trouvé chez Leclerc au rayon enfant. Il est identique en composition à celui trouvé il y a un moment chez Nature et Découverte mais comme il est vendu sans la boîte métallique, il coûte seulement 4 €. Mon choix s'est tourné vers ce format car c'est moins risqué à trimballer en valise! (quoi, t'as jamais renversé ton shampoing dans tes vêtements?).
Au cas où on se scarifie sur un coquillage maléfique, j'ai prévu mes pansements qui font du bien à la tête, au coeur et qui protègent le bobo : au choix, les camions ou les canards!
Sans oublier non plus le minimum syndical : désinfectant et doliprane!

Coté coquetterie


C'est pas cette année que je ferai la sirène bombasse : strict minimum pour mon "vanity"!

J'embarque mon eau de parfum Ixxi "tonnelle gourmande" que j'ai gagné chez la charmante Lili ♥ de Needs and Moods et qui me séduit par ses notes fraîches mais fruitées. Parfait pour les vacances!
Me suivent aussi mon mascara pour les soirées bord de mer au restaurant et mon blush couleur caramel (une ancienne édition limitée, introuvable à l'heure actuelle, navrée chérie), au cas où je ne prenne pas assez de couleurs!

Bien-être


Chez la mamie du chéri les moustiques font la taille de mon poing ( à peu près) et sont tellement perfides qu'on abandonne de les chasser la nuit tombée et le sommeil nous assommant. J'ai parfois hérité de boutons façon boule de golf (puis dans les articulations, c'est plus drôle d'avoir deux genoux). Pour éviter ce désagrément, l'huile essentielle de citronnelle, avec un peu d'aloe vera avant de dormir devrait les détourner de venir nous vider de notre sang!
La menthe poivrée est une alliée agréable pour les journées où on a pas assez bu d'eau et où le mal de tête se fait sentir : sur les tempes, le front et en dessous du nez avec de l'huile végétale ou de l'aloe vera!
Sur un mouchoir, elle permet aussi de faire passer la nausée notamment due au mal des transports! :)

Le solaire

La star des vacances? Avec ma superbe tâche de naissance, point de non protection solaire, peu importe l'heure, même si je ne suis pas une accro de la protection!
J'ai repris la même crème que l'année précédente, elle avait été plutôt efficace, est bio et ne coûte pas HYPER cher (parce que les solaires acorelle bah je les ai pas trouvés près de chez moi :snif: ).
Puis crotte, y'a toujours Raiponce!


Et surtout, surtout, on n'oublie pas ses tongs (je l'ai fait l'an dernier, mauvais présage on a eu que de la pluie) ni son maillot de bain.

On laisse ses mauvaises pensées à la maison, et on prie fort pour que le soleil soit avec nous pour le voyage!
Cette année j'ai aussi un pensionnaire de plus dans la voiture : Nova! Pour lui faciliter le trajet nous lui donnerons du Feliway (un spray qui balance des phéromones que seul le chat calcule et qui l'apaisent et l'aident à s'orienter dans des situations angoissantes (même si l'angoisse est plutôt pour nous vu qu'elle s'en tape comme de la dernière pluie de la voiture, Nova quoi)) et du Zylken, un petit cachet non sédatif destiné à l'apaiser (et à faire en sorte qu'on la passe pas par la fenêtre au bout d'une heure de trajet haha).
Ce sera son premier voyage j'espère que ça se passera au mieux!!

Je vous dis à très bientôt, et m'envole, chapeau vissé sur le haut de la tête et serviette de bain sur l'épaule (délia mode kéké), vers la mer!

Bisous plein d'embruns marins!
Je suis tellement pressée!

Délia ♥ Déjà un peu partie dans sa tête