jeudi 29 octobre 2015

Le cake aux noix de ma mamie


Attention, aujourd'hui je vous livre non pas MA recette, mais celle de ma mamie. Vous avez intérêt à en faire bon usage!

Quand j'étais petite, c'était une tradition :  elle faisait toujours les mêmes gâteaux quand il y avait une réunion de famille. Le gâteau nature, léger, au doux goût de sucre vanillé, les rochers coco parfois cramés mais toujours trop bons, et le cake aux noix, qu'on voyait moins souvent mais qui n'en était pas moins bon.

Ces gâteaux sont mes madeleines de proust à moi. Je revois les goûters, parfois tranquilles, d'autres entourés de tous les monsieurs de la famille qui faisaient des belotes à grand renfort de cris et d'injures sur les potentiels tricheurs.
J'avais le droit de tremper mes gâteaux dans une petite tasse avec du café dedans. J'adorais ça.
Et en fin de soirée, quand la belote était terminée, que certains étaient rentrés chez eux, les derniers restaient, tassés sur le canapé, derrière les épais rideaux qui coupaient du froid, à regarder Julien Lepers et question pour un champion pendant que ma mamie épluchait ses légumes pour la soupe sans jamais regarder ses mains ou son couteau. Je sens encore l'odeur des haricots plats comme si j'y étais.


Ce cake était toujours un peu différent mais un peu le même à la fois.
Ma mamie faisait un peu les recettes à l'arrache, les résultats étaient aléatoires mais les gâteaux avaient toujours le bon goût de l'amour, et c'est pour cette raison particulière que la recette que je vais vous donner aujourd'hui sera inexacte : il manque SON amour et c'est dommage parce que ça ne s'achète pas vraiment chez monop.

Je ne vous cache pas avoir été un peu déçue en la réalisant, je pensais retrouver ce goût que j'aimais tant. Mais outre le fait d'avoir une bonne recette, la main de son créateur donne tout son sens à un dessert! (surtout qu'on sait tous que les mamies ont des pouvoirs surnaturels quand il s'agit de cuisine hein)
La recette est vraiment minimaliste, 5 ingrédients, ni plus, ni moins. Et il ne vous en faudra pas plus pour l'aimer!

En espérant que cette recette ravisse tout de même quelques petits enfants qui comme moi se souviendront plus tard de ces moments singuliers, la bouche pleine de cake aux noix ;)! (et les lendemains difficiles à base d'aphtes)


Cake aux noix "Du jardin" (comme écrit sur la photocopie qui me sert de manuscrit haha)

100 g de noix environ 
125 g d'amandes en poudre
75 g de farine
170 g de sucre en poudre
4 oeufs
une lichette de rhum negrita

1 - Ecrasez vos noix dans un torchon afin d'avoir de petits morceaux. Sinon, n'hésitez pas à les faire passer très brièvement dans un blender, mais il vous faut des petits morceaux!

2 - Battre les jaunes des oeufs avec le sucre. Ajoutez votre rhum.

3 - Incorporez alors toutes les poudre en mélangeant bien. Ca va vous donner une pâte très raide.

4 - Faites monter vos blancs en neige ferme, sacrifiez en une petite partie pour assouplir la pâte, puis, incorporez le reste délicatement.

5 - Beurrez et farinez un moule à cake et cuisez à 200°C pendant 50 minutes environ.

6 - Si vous êtes gourmands, déposez du chocolat au lait ou noir sur le dessus de votre cake et décorez avec des fruits secs.

7 - Dégustez, avec une bonne tasse de café pour tremper dedans ;) !


Vous aussi vous avez des recettes qui vous transportent?


Bisous doux

Délia ♥ en plein flashback




mardi 27 octobre 2015

Galettes d'automne végétales à la courge butternut et au quinoa


Les années précédentes, les courges me passaient vraiment au dessus. Et là je ne sais pas, d'un coup, je les trouve si jolies que j'ai envie d'en manger tout le temps.

C'est doux, ça peut se manger avec plein de choses, ça a une belle couleur qui fait penser aux feuillages qui s'apprêtent à brunir.

Du coup je les essaye toutes, j'en ai constamment dans mon panier à fruits et leurs formes rondes et généreuses font autant office de déco que d'inspiration quotidienne pour mitonner.


Les steaks végétaux sont de la bombe.
On peut en faire avec à peu près tout et depuis que j'ai acheté un bouquin sur les boulettes expliquant comment on peut composer des mélanges, ça devient un jeu d'enfant de faire des pâtés.
En réalité, il faut une purée/truc ramollo, un liant (oeuf ou graines de lin, ou chia) et de quoi apporter de la texture, et du goût évidemment. On ajuste si nécessaire la texture avec de la farine.
Et boum.
Bon dit comme ça on dirait un jeu d'enfant (ou de petit chimiste), mais les ratés ne sont jamais bien loin.

Cette fois-ci ça aurait pu être un loupé si je n'avais pas envisagé la cuisson au four.

Certaines préparations (falafels pour rester dans un truc connu), sont faciles à poêler car se tiennent bien.
Mais dès lors qu'on entre dans des compositions plus originales et qu'on se retrouve avec des petites flaques sensibles, le four est un moyen fantastique de palier aux éventuels risques de retomber sur ... de la purée! ;)


Voici la recette pour 3 steaks saveur automne :

1/4 d'une petite courge butternut cuite vapeur
50 g de quinoa cuit et égoutté
1 cuillère à soupe de farine de châtaignes
Quelques touffes de persil
1/4 d'oignon
1 cuillère à café de moutarde
1 cuillère à café de graines de chia
Sel rose de l'himalaya
1 cuillère à café de graines de tournesol
Curcuma

1 - Assurez vous d'avoir bien cuit votre butternut et réduisez le en purée (pas facile d'être une butternut par chez moi).
Mettez votre chia dans un peu d'eau (1càc) et laissez le de coté libérer son mucilage poisseux!

2 - Dans un poêle, faites revenir l'oignon avec de l'huile de votre choix (olive?).
Ajoutez-le ensuite à votre purée.
Ciselez le persil finement, puis faites vous plaisir sur le curcuma, la moutarde, et bien entendu un peu de sel.
Ajoutez aussi vos graines de chia qui ont du bien gélifier en votre absence (mais si, pendant que tu cuisais ton oignon), puis la farine de châtaigne et vos graines de tournesol, qui donneront un croquang sans pareil à votre préparation.

3 - Tassez sur une plaque (plus ou moins épais selon ce que vous aimez quoi), et cuisez à 180°C au four jusqu'à ce que ce soit doré.
Je vous conseille de laisser tiédir avant de décoller de la plaque (sauf si vous aimez les défis, à vous de voir).


A servir impérativement avec de bons champignons. Sinon la police de la galette d'automne viendra vous tuer dans votre sommeil.
Ils ont essayé avec moi mais j'ai ronflé si fort qu'ils ont fui en pensant que j'avais été mangée par un ours.


Bon appétit bien sûr.

Délia ♥

dimanche 25 octobre 2015

Beauté éphémère et amour durable

Universellement, on peut dire que les fleurs son admises comme des choses jolies.
Si on te dit d'associer le mot joli à un truc, spontanément le premier qui te vient à l'esprit c'est pas fleur?
Les fleurs moches, ça n'existe pas vraiment quand on y pense!


Alors bien sûr, comme tout le monde, je n'ai jamais nié la beauté des fleurs.

Les jolies couleurs vives, les formes variées, les pétales qui ont l'air doux et duveteux.


Mais je n'avais jamais compris pourquoi les gens achetaient des bouquets : ça coûte cher, ça meurt. Autant acheter un joli livre, ou quelque chose de durable non?


Et un beau jour, au détour de la fin du marché à Versailles, je récupère trois bouquet de fleurs, laissé par le fleuriste qui n'aurait pas pu les vendre le jour d'après. Tous les marchands ici le font, c'est une petite tradition, et bon nombre de personnes se rassemblent à la fin de la matinée pour venir récupérer les précieux oubliés!
Evidemment, je n'aurais pas pu laisser de jolies fleurs abandonnées sur le macadam, alors elles sont rentrées avec moi, à la maison.


Et j'ai compris que j'étais en train de tomber amoureuse des jolies fleurs.

Des saisons qui s'écoulent, des étals somptueux que le monsieur s'amuse à faire en dégradé de couleurs. Des beaux feuillages verts pour contraster, des odeurs vertes aussi, des odeurs plus florales enivrantes, des couleurs douces, de celles qui piquent les yeux.


Mais surtout, encore plus qu'autre chose, de la beauté éphémère.

Une fleur, c'est tout au plus quelques semaines de gloire. C'est précieux, c'est beau, c'est délicat.
C'est comme offrir le plus beau d'une chose à  cet instant T à une personne chère.
(bon ok je me les achète toute seule, non pas que j'ai un égo démesuré, juste que personne m'en offre jamais haha).
C'est une petite dose de formidable, à capturer dans ses yeux, dans son coeur, qui ne reviendra jamais.
Comme un joli souvenir précieux.


J'ai gardé en mémoire une phrase de ma mamie, nommée Rose (la plus belle des roses du monde, assurément, qui sent toujours bon et ne fane jamais), qui m'a dit un jour que je me sentais triste et moche dans mon corps qui changeait trop doucement et qui me complexait

"Les plus belles des fleurs sont celles qui mettent le plus longtemps à pousser"


J'ai gardé cette image en mémoire, en me disant que finalement, tout vient à point à qui sait attendre.

Et depuis quelques temps, j'ai décidé de choisir les fleurs comme partenaires principales de mes photographies, et ça leur donne un peu de vie et de douceur.

En espérant que ça fasse entrer un peu de beauté éphémère dans vos coeurs.


Bisous.

Délia ♥ qui a reçu ce joli hortensia en cadeau et qui l'admire sans discontinuer pour ses couleurs atypiques et hypnotiques




jeudi 22 octobre 2015

Eclairs citron meringués, pour changer des tartes!

Nul doute, j'ai été moi aussi dévorée par la passion éclairs ces derniers temps.

Il faut dire que sans avoir rien chippé à personne niveau idées, le fait même de déconstruire une recette pour la reconstruire autrement, c'est porteur d'un nombre incroyable d'options.

Cette idée même de destruction créatrice qui me plaît tant dans le dessert à l'assiette.

J'avais envie de faire un dessert qui ressemble à la tarte citron dans les saveurs, et qui puisse rappeler la texture des différents ingrédients la composant.
Il me fallait donc du croquant pour rappeler la pâte sablée, le fondant de la crème, et j'ai choisi délibérément d'ajouter une meringue qui croque pour rajouter un peu de texture.
Il fallait aussi penser à l'acidité, qui est l'atout majeur de la tarte citron, sans oublier un look dément qui dépoussière un peu le gros tas de meringue qu'est parfois la tarte citron.

BON!

Avec ça, j'ai donc choisi de garnir un éclair coupé sur le dessus de curd au citron, puis de faire des petites meringues façon pavlova, croquantes dehors, fondantes dedans, le tout avec des petits morceaux de streusel amande pour le croquant et la saveur de l'amande qu'on a parfois, et sans oublier évidemment quelques suprêmes de citron, pour piquer un peu les palais endormis.


La recette est pour 12 éclairs, assez difficile à diviser sachant que les recettes contiennent des oeufs (et qu'on a toujours du mal à diviser un oeuf en deux)

La pâte à choux

250 g d'eau
5 g de sel
5 g de sucre
100 g de beurre
150 g de farine
4 à 5 oeufs

1 - Mettez votre eau, sel, sucre et beurre à feu doux sur le feu : le beurre doit être fondu avant que l'eau ne bouille car si ce n'est pas le cas, la quantité d'eau de la recette sera quelque peu modifiée et le résultat ne sera pas forcément aussi chouette.

2 - Lorsque l'ébullition est franche, ajoutez en un seul coup toute la farine : et là on est dans la panade! ;) C'est le nom de cette mixture solide.
Remuez dans votre casserole : c'est l'étape du déssechage. Il faut que la pâte forme une boule solidaire, et que le fond de la casserole blanchisse, recouvert d'une couche très mince de panade.

3 - Transférez alors dans un autre récipient. Pour ma part la cuve de mon robot avec l'outil feuille.
Incorporez alors les oeufs un à un. Vérifiez la texture après l'ajout du 4ème oeuf. Parfois il n'y en a pas besoin de 5, parfois oui. Les mystères de la pâte à choux sont impénétrables.
Lorsqu'on relève son outil mélangeur, la pâte doit se rompre en formant un pic. Mieux vaut un peu moins qu'un peu trop, car la pâte à choux trop liquide ne gonfle que très peu.
N'hésitez pas à battre votre dernier oeufs en omelette pour ajuster au mieux la texture!

4 - Le dressage connaît deux écoles : non dorés (dressés avec une douille à petits fours dentelée) ou rayés et dorés, lorsqu'ils sont dressés avec une douille lisse.
Je vous conseille de faire vos essais, chacun sa méthode préférée, pour ma part j'apprécie la facilité de la douille cannelée.
Pour former vos éclairs, appuyez régulièrement sur votre poche sans excès et tirez là vers vous selon la taille que vous souhaitez (pour ma part 13 cm environ)

5 - Cuisez à 200°C. Encore une fois tout dépend de votre four. Faites cuire dans un premier temps porte fermée,jusqu'à ce que de petites bulles se forment à la surface de la pâte, puis entrouvrez votre porte et bloquez là avec la queue d'une cuillère en bois par exemple!
La pâte doit colorer et être sèche.


Le lemon curd (si vous êtes friands d'acidité, n'hésitez pas à doubler la recette pour garnir à fond vos éclairs)

75 g de beurre
3 citrons
120 g de sucre
3 oeufs
1 cuillère à soupe de Maïzena

Faire chauffer le beurre, le jus des 3 citrons et le zeste d'un citron dans une casserole.
Pendant ce temps, mélanger le sucre et les oeufs, puis la Maïzena dans un saladier.
Lorsque le mélange dans la casserole bout, versez-en la moitié dans le saladier et fouettez afin de délayer le mélanger, puis remettez à cuire à feu moyen jusqu'à ce que le mélange épaississe, et ce sans cesser de fouetter, afin que la crème n'accroche pas dans le fond.
Lorsque la crème épaissit, la retirer du feu et transvaser dans un récipient propre, puis, filmez au contact.


La meringue

1 blanc d'oeuf
55 g de sucre
une cuillère à café de jus de citron
1/4 cuillère à soupe de maïzena

Rien de plus simple ici : battez les blancs en neige, puis ajoutez le sucre en pluie fine. Laissez tourner le batteur dans son coin si vous avez un robot. Si vous n'avez qu'un batteur à main faites appel à votre marmaille, ou à votre patience (ou les deux haha).
Ajoutez la Maïzena et laisser tourner 5 à 10 minutes.
Les blancs doivent être extrêmement fermes, au bec d'oiseau, comme s'il s'agissait d'une meringue à l'italienne!
J'ai choisi de dresser des petites meringues avec une douille saint honoré mais de petites meringues rondes seront tout aussi jolies !
La cuisson se fait à 160°C, surveillez bien vos meringues, selon la taille elles ont une cuisson différente, il faut qu'elles soient cassantes dehors. N'hésitez pas à en sacrifier une ou deux pour votre test!


Le streusel

20 g de sucre de canne
20 g de beurre
20 g de poudre d'amandes
30 g de farine
Le zeste d'une moitié de citron

Sablez tous les ingrédients ensemble puis étalez-les et faites cuire sur une plaque en espaçant à 180°C jusqu'à ce que le streusel colore.

Chantilly vanille

100 g de crème liquide forte en gras dedans (vous en aurez beaucoup, mais en monter moins relève de l'impossible)
20 g de sucre
Extrait de vanille ou un quart de gousse grattée

Mettez la crème à tourner, dans un récipient bien froid, et pas trop vite.
Deux choses sont importantes : la qualité de la crème (% de graisse de 30% minimum), et une vitesse pas trop importante, car vous risqueriez de faire du beurre.


Montage

1 - Coupez vos éclairs dans le sens de la hauteur, de sorte à retirer seulement le haut.

2 - Garnissez l'intérieur avec le lemond curd en répartissant l'appareil sur les 12 éclairs.

3 - Répartissez vos petites meringues en prévoyant un peu d'espace pour ajouter ensuite le streusel, puis, les suprêmes de citron (des petits morceaux, le but n'est pas de s'acidifier le gosier pour l'année ;) ) et sans oublier la crème. Pour ce résultat j'ai utilisé une petite douille cannelée, mais vous pouvez aussi prévoir autre chose.

4 - Enfin, terminez la décoration avec quelques billes jaunes!



Il y avait certainement mille façons de décliner ce dessert, j'aurais pu imaginer des tas d'options de le faire, mais ce jour là, c'était comme ça!

Mine de rien, vous trouvez pas ça rigolo qu'on cuisine depuis des milliers d'années mais qu'on n'ai pas encore touché le fond du machin?
L'infini je vous dis!

Bisous doux (mais citronnés)

Délia ♥

mardi 20 octobre 2015

Charlestone Peacock [Makeup!]

Ceux qui suivent mes aventures makeup depuis les débuts du blog ont certainement compris qu'en matière de maquillage, j'aime les couleurs et les références animalières.
J'avais déjà essayé de rendre toute sa splendeur au paon dans un hommage maquillage avec un article dont le titre avait plu à une bonne partie d'entre vous.

Le paon s'est récemment imposé de nouveau avec ses jolies couleurs, puisque de toute façon il s'agit plus ou moins de mon animal préféré parce qu'il a une classe de malade quand il fait la roue (ce qui et rarement le cas de la part des humains tu noteras).
Mais cette fois-ci j'ai eu l'envie de suggérer un peu plus l'animal majestueux qu'il est en dessinant comme des plumes au liner noir, pour le cas où tu n'aurais pas compris que je tentais vaguement une référence à la bête plumée.


J'aime tellement les paons que je me suis jurée de ne plus acheter de trucs avec des plumes de paon parce que je suis sure qu'on leur arrache sans vergogne et qu'ils se retrouvent tout déplumés du derrière et privés du faste pourtant naturel qu'ils méritent.
Mais j'avais encore ce petit bandeau qui traînait.



J'ai toujours trouvé que c'était le must de la classe quand dans les films, les femmes fumaient avec des porte cigarettes. Lors d'un évent vintage à paris j'avais pu acheter ce petit objet, certes d'une grande inutilité dans mon cas de non fumeuse, mais je trouve qu'il réprésente très bien les femmes badass qui fumaient quand même, mais avec classe.
Et je me suis tout de suite imaginée une dame de l'époque, parée d'une robe vert scarabée en satin, avec de gros colliers de perles blanches, de longs cheveux ondulés, un boa noir, et un maquillage un peu comme celui là.


La logique veut génériquement qu'on utilise la couleur la plus foncée en extérieur pour éviter de fermer le regard, mais avec mes yeux de merlan frit, je peux me permettre ce genre de fantaisie, ça me fait juste des yeux d'humain normal.


Le rendu paraît sophistiqué mais la technique est très simple. J'ai utilisé du noir en "base" pour le coin interne et ai posé par dessus un vert foncé scintillant.
En extérieur j'ai dégradé deux verts assez proches, bien pailletés et très colorés de la palette take me to brazil de BH cosmetics et la original de Sleek.

Et maintenant, je vous laisse à vos méditations, je vais m'imaginer le reste de la vie de ma Dame Paon.


Bisous doux

Délia ♥

dimanche 18 octobre 2015

Beautiful Mess : la salade multivitaminée et colorée

Il s'avère que certains mariages de saveurs sont simples et efficaces (tomate-basilic, chocolat-orange, chocolat-vanille, carotte-orange ...), mais qu'il est toujours bon de se mettre en danger culinaire et saisir l'opportunité du risque avec gain.
Je ne dis pas que tu finis toujours comblé hein. Même que parfois ça te retourne le palais trois fois avant de le mettre ko.

Mais j'ai lu récemment dans le hors série happi food, une interview d'un naturopathe qui disait qu'il faut suivre ses envies car le corps est assez grand pour trouver tout seul ce dont il a besoin et nous le faire savoir.
Ecouter ses envies serait donc un moyen imparable (quand on a réappris à les écouter, en faisant fi évidemment des aliments méga transformés et avec additifs à gogo!) d'éviter toute carence. Logique imparable d'ailleurs, puisqu'il expliquait dans son article que fût un temps, on ne savait pas qu'il y avait du fer ou des vitamines dans tel ou tel ingrédient, et on ne s'en portait pas plus mal pour autant non?


J'ai donc décidé d'écouter mes envies plus souvent encore, et c'est à zieuter mon panier fruits et légumes que j'ai composé cette assiette très colorée, croquante, juteuse et savoureuse.
Elle ne retombera certainement pas deux fois pareil, mais j'ai trouvé qu'elle était bien jolie et que la mixité fonctionnait bien, alors qu'apparemment je n'aurais peut-être pas mélangé ces ingrédients !


Pour une assiette colorée

- 60 g de quinoa
- 1/4 de concombre bien ferme
- la moitié d'une orange
- 2 jolies figues bio (pour manger la peau sans se poser de questions)
- la moitié d'un avocat mûr à point
- quelques fines tranches d'oignon blanc très fines
- une petite tranche de gingembre frais
- Huile d'olive
- jus de citron
- moutarde

1 - Cuisez votre quinoa, 12 minutes pour ma part, je ne l'aime pas trop al dente!

2 - Coupez votre concombre, en laissant la peau si vous l'aimez bien, ça fera joli!

3 - Faites de même avec vos jolies figues, pour qu'elles montrent leur jolie couleur

4 - Préparez votre avocat : soit en tranches, soit en purée avec un peu de jus de citron et d'ail pour en faire une sorte de guacamole de l'express!

5 - Coupez très finement votre oignon, pour qu'il apporte son bon goût, mais qu'il ne prenne pas le pas sur le reste quand vous croquez dedans!


6 - Préparez alors une vinaigrette parfaitement assaisonnée. Mélangez dans un récipient un cuillère d'huile d'olive, une pointe de moutarde et du jus de citron jusqu'à obtenir une texture assez liquide, au besoin ajouter un peu d'eau. Laissez une petite tranche de gingembre pelée infuser en l'écrasant un peu pour en faire ressortir les arômes. Zestez votre demi orange, puis avec un couteau bien aiguisé, retirez la peau et réalisez des suprêmes en ne prélevant que la chair.

8 - Disposez tout ça dans votre belle assiette, en prenant soin de mettre de la sauce partout.

9 - Dégustez, d'abord avec les yeux, et ensuite avec le ventre!



Même si la fraîcheur squi s'installe donne envie de repas chauds et lourds, il est bon parfois d'avoir un repas d'apparence léger et frais, pour un moment où on a moins faim !

Bon dimanche à vous, et n'oubiez pas, avec des couleurs, c'est bien meilleur ;) !!


Mille bisous

Délia ♥

mercredi 14 octobre 2015

L'indécent chocolaté : Cheesecake vegan au chocolat et à la poire

J'avais beau dire que l'intense fruits rouges était l'amélioration ultime de la recette du cheesecake vegan, le cheesecake que je vous présente aujourd'hui, c'est encore un cran au dessus. Un bon cran en fait.
Le cran qui fait que finalement c'est vraiment THE CHEESECAKE de ma life.
Et bientôt celui de la tienne aussi, sans prétention aucune.

Le thé a donc récemment fait son entrée dans ma vie de pâtissière, et quoi de plus simple pour l'utiliser que de pocher des fruits avec?
Je n'allais pas me jeter sur des pêches (même si leur journée était bien hier, le 13 octobre, vraiment super logique hein, pourquoi pas le 24 décembre aussi tant qu'on y est, mais bon paraît qu'on brille de son absence vous en pensez quoi?) j'ai donc opté pour des poires (tout ça pour ça).

Et puis je me suis souvenue que mon papa aimait bien ça, les poires avec du chocolat dessus.
Parfois c'est un dessert entier qui te vient (c'est comme accoucher, mais en moins douloureux quoi), parfois juste une association de saveurs qui te frappe dans ton visage et te dit "C'est moi ou c'est rien du tout aujourd'hui".


Le fondant de la poire pochée se résume simplement à l'extase en bouche, douce, sucrée, juteuse, tendre, elle fondrait presque sous la langue.
La couche de cheesecake apporte la puissance du cacao, avec une texture épaisse et moelleuse. 
Et le spéculos complète la compagnie avec ses arômes épicés qui relèvent le thé qui a servi à pocher la poire et accompagnent le cacao.
Une joyeuse harmonie, éprouvée par des générations de poire belle hélène mais qui ne perd évidemment rien de sa saveur au fil des âges.

La recette pour un cheesecake dans un cercle de 12 cm (à multiplier pour des cercles plus grands, je fais mes recettes vegan seulement pour moi donc en "petite" portion!)


La base spéculos (je précise pour les sceptiques, le spéculos est bien vegan!)

40 g de margarine vegan
85 g de spéculos

Simple comme bonjour, émiettez vos spéculos. Je les laisse pour ma part tourner au batteur quelques minutes avec l'outil feuille.
Pour celles qui n'ont pas de robot et possèdent la flemme ultime, des spéculos déjà broyés sont en vente, à un prix clairement excessif. La flemme a un coût.
Ajoutez alors votre margarine fondue, mélangez pour qu'il y en ait bien partout, et tassez dans le fond de votre cercle à l'aide d'une cuillère.
Cuisez à 180°C pendant dix minutes.


L'appareil à cheesecake cacao

125 g de noix de cajou
1 demi citron jaune
60 g de sirop d'agave
40 g d'huile de noix de coco
20 g de beurre de coco (si vous n'en trouvez pas, keimling en fait un vraiment chouette ici )
2 cuillères à soupe de poudre de cacao

1 - Mettre les noix de cajou à tremper pendant quelques heures pour les attendrir. Si vous disposez de peu de temps (la gourmandise n'attend pas!), mettez-les dans de l'eau chaude, l'action sera express mais il vous faudra quand même une heure au moins!

2 - Egouttez vos précieuses noix et mixez les avec le demi citron et le sirop d'agave.
Faites fondre l'huile et le beurre de coco que vous mettrez avec le reste en plusieurs fois afin que ça ne fige pas. C'est à ce moment qu'il vaut mieux bien mixer pour obtenir une texture bien fine et le moins granuleuse possible.

3 - Coulez directement sur votre fond spéculos et mettez au frais pendant minimum 3 heures.


La poire pochée au rooibos.

1 poire
2 cuillère à café de rooibos vanille amande des thés de la pagode (ou d'un autre rooibos ou d'un autre thé vanille à défaut :-D)

1 - Faites un sirop avec un litre d'eau et 230 g de sucre.

2 - Quand votre eau bout, ajoutez votre thé, faites infuser selon les recommandations de votre thé, puis, après l'avoir pelée au mieux, mettez votre poire dans le sirop et remettez à bouillir, et prolongez la cuisson une trentaine de minutes, jusqu'à 45 si votre poire est très dure ou très grosse.
A la fin de la cuisson, laissez encore un peu la poire dans le sirop, puis, déposez là sur du papier absorbant.
Lorsqu'elle sera prête, déposez là sur votre cheesecake!


Si vous faites un plus grand modèle, n'hésitez pas à augmenter drastiquement le nombre de poires, elles sont bien trop exquises pour n'être que décoration.

Pour plus de gourmandise, faites fondre du chocolat, que vous délayerez avec un peu de lait végétal et coulerez sur les poires.
J'ai ajouté un peu de grué de cacao pour le coté "croquang" mais pas sucrant!


J'espère sincèrement que ceux qui seront affamés par la recette tenteront de la réaliser, parce qu'en plus d'être délicieux, ça ne demande qu'un mixeur plongeant, peu d'ingrédients, et peu de temps.

Et puis les poires sont so octobre qu'il serait dommage de s'en passer. Avec leur jolie forme gracieuse!

En espérant que la gourmandise vous soit d'une aide précieuse pour passer le cap des températures qui chutent librement ces derniers jours et m'ont fait ressortir bonnet et écharpe!


Bisous poire.

Délia ♥ mais qui sera le prochain cheesecake?

lundi 12 octobre 2015

Nooooon rien de rien, non je ne regrette rien.

(vous aussi vous pensez à inception quand vous entendez cette chanson?)

Facebook possède maintenant un outil redoutable pour te prendre des claques quotidiennes : les petits messages qui te disent "y'a trois ans tu faisais ça sur facebook".

Et hier, sur facebook, y'a deux ans (donc y'a deux ans mais le 11 octobre quoi, faut suivre aussi), je rayais mon premier pithiviers.
Il était plutôt joli d'ailleurs, et c'est tout de suite devenu le gâteau préféré de doudou, bien devant la galette qui est un peu moins garnie.


Mais bon sang, deux ans seulement?

Depuis ce moment là, depuis ce pithiviers bien dodu et gonflé, j'ai tellement changé.
J'avais failli tout arrêter cette année là. J'aurais fait la plus grosse erreur de ma vie sans perséverance.

La pâtisserie était la pièce manquante pour faire de moi ce que je dois être.
Vous ne l'avez peut-être pas encore ressenti, parce que je pense qu'on le vit tous à des stades de nos vies différents, certains jamais peut-être (devenir parents par exemple, partir à l'étranger, déménager, divorcer ...), mais je suis exactement là où je dois être.
C'est cliché de dire ça, c'est peut-être temporaire, mais se sentir pile poile à a place qu'on rêverait d'occuper, là, maintenant, c'est une explosion de bonheur quotidienne, de l'oxygène enivrant.

Ca n'a pas été le seul changement cette année là, je suis aussi devenue végétarienne. Et je pense que ces deux choses conjuguées ont fait de moi la force tranquille prête à déplacer des montagnes que je suis aujourd'hui, pleine d'espoir, portant dans mon sac léger les moments difficiles du passé, que je regarde avec amour et bienveillance, et non pas comme des poids.
J'ai jeté tout ce qui pesait trop lourd ou en ai fait du positif, comme un vent qui me pousse par derrière et m'aide à m'envoler avec mes ailes toutes neuves.

On a souvent peur du changement, parce qu'on sait toujours ce qu'on perd mais pas ce qu'on gagne, mais on passe à coté de tellement d'opportunités en vivant dans la sécurité, en contrôlant toute sa vie, en ne laissant pas de place au hasard qui fait si bien les choses.


J'ai des grandes ambitions, comme l'ouverture d'un truc à moi, plus tard. J'aimerais vivre de mes passions, comme tout le monde. Mais pour l'instant, je vis passionnément la vie que j'ai, et ça me comble.

On a tous le pouvoir soit de changer notre quotidien, soit de changer de regard sur lui.
Il faut juste réaliser qu'on peut-être soit notre pire cauchemar, soit notre plus grande force.
Et que mine de rien, dans tout notre quotidien se cachent des moments précieux.


Je lance un appel à tout ceux qui hésitent, qui réfléchissent trop à leurs choix, qui s'évertuent à atteindre la perfection avant même d'avoir entrepris, qu'il n'y a qu'une entrave à nos choix : nous mêmes!

Tu as souvent du entendre cette vieille rengaine, souvent au cours de disputes avec tes papas mamans ou avec des discussions avec des vieux sages
"Quand on veut, on peut".

Alors quand tu veux, tu peux changer ta vie, tu peux aller de l'avant, tu peux vivre ce que tu as toujours rêvé de vivre, et tu as le droit au bonheur de savourer tout ça.

Alors je lève ma part de pizza ce soir à ma nouvelle vie depuis deux ans, qui se chiffre en heures de sommeil en retard, en réveils à 3 heures du matin, en kilos de sucres, en fatigue physique, en périodes de noël folles, en 8000 euros dépensés dans ma formation, en progrès de fou réalisés, en tonnes de bonheur récoltées, et en fierté récupérée au passage.
Et je lève aussi une part de pizza à toutes celles qui, dans le doute, ont pris la bonne décision.

On n'a qu'une vie, ne la passons pas à attendre ce que l'on pourrait tenter d'obtenir!

(même si ça fait des traces de brûlures sur les avant-bras!)

Amour et espoir

Délia ♥ qui remercie facebook pour ce rappel et tout ses proches qui ont toujours su la pousser à aller vers ses rêves qu'elle pensait trop grands et trop loin.

dimanche 11 octobre 2015

Le tuto malin : faire des roses avec des pommes !

Parce que parfois on peut créer l'inattendu, le surprenant, juste avec des pommes.

Juste avec des produits simples, faire croire qu'on est un dieu de la pomme et qu'on réussit à faire l'impossible : la transformer en rose.

Si de prime à bord ça paraît presque magique, et qu'on se dit "non c'est pas pour moi, c'est trop compliqué" et ben y'a aucune technique particulière à acquérir. Si ce n'est de savoir couper des tranches de pommes.

(avoue que tu viens de perdre un oeil avec ma surrexposition) 

J'avais prévu à la base de vous expliquer une recette vegan d'un dome délicieusement framboise mousseux, et d'un biscuit croquant. Mais rien ne s'est déroulé comme prévu et ce fut un échec gustatif cuisant.

Retenons donc qu'il peut servir à apprendre à fièrement décorer le dessus d'un cupcake, d'une tartelette, ou même d'un gâteau entier.


Première étape, on découpe ses pommes en fines lamelles (mais pas non plus trop fines, c'est pas le but de faire des chips!). L'activité n'en sera que plus simple si on dispose d'un bon couteau bien aiguisé!
Comptez environ 8 à 10 tranches de pommes pour une rose de la taille de celles sur l'image.

Deuxième étape, on fait cuire un sirop. Pour ça, c'est très simple encore une fois : Mettez à bouillir 1 litre d'eau et 230 g de sucre. J'ai choisi d'y ajouter un sachet de thé à l'hibiscus pour donner une couleur aux pommes, vous pouvez aussi opter, après cuisson, pour du colorant.
A ébullition, retirez du feu et ajoutez vos pommes. Remettez quelques minutes sur le feu, pour que l'ébullition reprenne et cuise birèvement vos pommes
Le but de l'opération est de les ramollir, afin de ne pas risquer de les casser en les manipulant ensuite.

Troisième étape, égoutte tes pommes. Selon la taille des tranches, il se peut que le temps d'attente soit plus ou moins long. Pour ma part j'ai attendu une heure environ avant de les utiliser.

Quatrième étape, dispose du papier absorbant et étale les pommes dessus, afin qu'elles dégorgent un peu.
Il s'agit maintenant d'étaler les pommes en lignes. Elles doivent se chevaucher à peu près à la moitié de la tranche, de façon bien droite, comme sur la photo.


Cinquième étape, il s'agit de rouler délicatement la rose. On commence par la première pomme et on fait délicatement un rouleau.


Dernière étape : Dispose ta jolie rose où bon te semble! (pas dans la bouche de Nova, après ça lui a fait la langue rose)


Alors, alors, c'est pas trop chouette?

Moi j'adore ça!

J'avoue que l'idée ne m'est pas venue toute seule : j'avais vu un tuto sur internet que je n'arrive plus à vous retrouver pour une tartelette feuilletée, et je fais ces jolis spécimens, sur exactement la même technique que la vidéo vue sur le ternet, à mon travail!


J'espère que vous ferez aussi éclore les jolies fleurs, qui se feront rares dehors, sur tous vos gâteaux!

Mille bisous floraux!

Délia ♥ Pâtissière Et jardinière à la fois