dimanche 29 novembre 2015

Pop corn au curry pour l'apéritif

Vous me direz, est-il vraiment nécessaire d'ajouter de la bouffe supplémentaire dans un repas dont le nombre de plats est long comme un jour sans pain. Je serais tentée de vous dire non si jamais vous allez à un de ces repas de noël avec 45 membres de la famille, 3 entrées, 5 digestifs entre les plats, deux plats, le fromage et le dessert (et puis l'hibernation, ensuite (jusqu'au repas suivant, une heure environ après, bah ouai, on a fini de manger à 18h30)).
Mais ma famille à moi a ça de cool qu'on ne s'attable pas devant trop de plats différents, et donc on fait un apéritif avec des petits trucs chouettes à grignoter.
Ca ressemble à un repas un peu comme les autres, avec des trucs chouettes à manger, en comité assez réduit, et ça, c'est chouette (et donc chouette est devenu une onomatopée dans cet article). Parce que ce serait vous mentir que vous dire que j'adore les heures passées coincée sur une chaise à table.

C'est alors bien sûr le moment de savourer des petits cocktails (pourquoi pas une soupe angevine?), ou un petit kir royal, puisqu'après tout, c'est quand même NOEL et qu'il faut que ça pétille.
Mais c'est aussi l'occasion de commencer tout de suite la petite touche noël avec des choses qu'on mange rarement.

Le curry n'est pas très franchement un ami à moi. Et puis l'autre jour mon chéri m'a invitée à manger au restaurant, le chien qui fume, à Versailles, et du coup comme c'est un endroit un peu classouille, on nous a filé une coupelle à croquer avec notre apéritif en attendant nos plats.
Après la méfiance, la curiosité culinaire l'a emportée, et il s'avère que leur petit pop corn salé aux épices m'a vendu du rêve.

L'occasion du coup d'en refaire le lendemain, un dimanche, devant 1001 pattes.


Pour un petit saladier

une poignée de maïs à éclater (partout en grandes surfaces et magasins bio!)
une cuillère à soupe d'huile végétale résistante à la chaleur
une cuillère à café bombée de curry, de coriandre, de curcuma et une pincée de cumin.
Une demi cuillère à café de sel


1 - Assurez vous de prendre une casserole assez grande, le maïs soufflé est très volumineux ;) !

2 - Faites chauffer à feu vif l'huile, puis ajoutez vos grains de maïs. Mettez alors un couvercle, et remuez régulièrement votre casserole pour que les grains ne brûlent pas dans le fond.

3 - Vous allez entendre un, puis deux ... Puis tout les grains éclater dans la casserole! Attendez hors du feu que le feu d'artifice soit terminé, sinon pour allez vous amuser à attraper les fugitifs ...

4 - Mettez dans un saladier les épices et une cuillère à coupe d'huile végétale et remuez pendant un moment, jusqu'à ce que touuuus les petits maïs soufflés soient jaunis par le mélange épicé.

5 - Servez ; les pop corn se conservent très mal et ramollissent, il sera peut-être possible de les passer au four pour les faire croustiller de nouveau (ça marche très bien avec la viennoiserie, teté et approuvé) mais je ne garantis rien à 100%!


J'espère que vous êtes plus en avance que moi sur le sapin et les cadeaux!

Bisou Curry

Délia ♥

jeudi 26 novembre 2015

The pain d'épices à la marmelade de clémentines

Le pain d'épices dans mes souvenirs c'était un truc brossard, super compact, un peu dégueulasse, qu'on me proposait avec du beurre tartiné dessus et qui me donnait la nausée parce que je m'étais forcée.

Et puis tout a changé. L'avenir du pain d'épices dans ma vie s'est éclairé.


Parce que cette recette, c'est LA recette du pain d'épices. L'ultime. Celle que j'ai retravaillée plusieurs fois à partir d'une recette déjà ultime.

Son goût n'est pas HYPER épicé, et complètement anesthésiant à te donner l'impression que tu aurais croqué dans des bâtons de cannelle et des clous de girofle.
Ce pain d'épices, c'est toute la chaleur de noël, c'est la saveur équilibrée de la cannelle, du gingembre, entourée de sucre, légèrement, avec une texture proche de celle des nuages lourds de neige qui donnent l'impression qu'on a planté des tonnes de coton dans le ciel.
C'est le pain d'épices tellement bon que même ceux qui n'aiment pas ça se mettent à l'aimer d'amour.

Le pain d'épices est on ne peut plus dans le thème de noël, mais c'était surtout à l'époque le dessert par excellence pour montrer qu'on avait du biff, parce que les épices venaient de loin et coûtaient la peau des fesses qu'on avait déjà hypothéqué pour sa bicoque en paille et en crotte de poney.

Par fantaisie mais surtout par goût, j'ai tenu à y ajouter un peu de marmelade de clémentines. Initialement je pensais la seringuer dans le pain d'épices à mi cuisson, mais l'option finale (parce que j'ai un peu loupé la mi cuisson en regardant the arrow), a été de fourrer la bosse encore un peu crue du cake avec ma marmelade, le tout avec une cuillère, un peu à la barbare.

Et si vous êtes vraiment pas des stressées du four, sachez que vous pouvez aussi très simplement attendre que le pain d'épices soit froid, et le couper en deux ou trois pour ajouter la marmelade et en faire un gâteau à étages qui enverra comme pas deux à l'heure du café.

Pour le mélange d'épices, libre à vous d'utiliser un mélange tout prêt en mettant le poids total d'épices, le souci c'est que chaque marque a son mélange et je peux vous dire que ce mélange ci est le meilleur d'entre tous, pour avoir testé plusieurs marques, ça n'arrive pas à la cheville de cette précise potion au grammage presque mathématique.


La recette!

Pour un pain d'épices cuit dans un moule à cake standard

Temps de réalisation : Rapide
Temps de cuisson :  40 minutes environ
Difficulté : Facile/débutant

100 g de farine 
2,5 g de levure chimique biologique (les autres sont caca)
2 g de quatre épices
2 g de cannelle
2 g de cardamone
100 g de cassonnade complète
70 g de miel doux
2 oeufs
1 jaune d'oeuf
100 g de beurre
1 petit morceau de gingembre frais ciselé très finement (optionnel mais apporte une note fraîche)

Marmelade

Je vous invite à aller consulter ma recette ici !


1 - Faites fondre votre beurre avec le miel.

2 - Dans un cul de poule ou la cuve de votre batteur, battez ensemble le sucre avec le jaune et les oeufs.

3 - Ajoutez alors votre mélange beurre/miel tiède, puis les ingrédients secs restants

4 - Beurrez et farinez un moule à cake puis enfournez à four chaud (210°C) avant de baisser au bout de 5 minutes à 190°C.
Vous pouvez incorporer la marmelade dans le coeur du pain d'épices dès que le dessus craquèle.

****************


Je peux vous dire que cette recette fait grand succès! Ce pain d'épices, comme tout les gâteaux dit de voyage, peut se garder une semaine (moins avec la marmelade), être offert dans un joli papier, ou mangé avec un bon chocolat chaud ou un thé de noël.


J'espère que sa jolie mie à couleur dorée vous fera rêver.

Bisous épicés

Délia ♥



lundi 23 novembre 2015

Et si c'était pas le bio qui était trop cher mais le reste qui ne l'était pas assez?

Forcément, quand tu dis que tu manges bio, y'a toujours quelqu'un dans l'assemblée (qui bien souvent ne mange pas bio du tout d'ailleurs) qui te dit "de toute façon, le bio ça coûte trop cher".

Que répondre à ça?

Effectivement, le bio a un coût. C'est indéniable.


Seulement voilà, moi je trouve le prix de ce que j'achète comme "le juste prix".
Je vois mal comment on peut acheter un kilo de carottes moins d'un euro : le producteur touche combien dessus? 
Je sais que ce que j'achète a une valeur. Les mois dans la terre, l'eau qui a servi à arroser, le salaire du mec qui a fait pousser.

Quand tu vois les prix de la bouffe de nos jours, il y a anguille sous roche. 

Sur les dernières décénies, les gens n'ont cessé de voir leur budget nourriture diminuer. On est pourtant d'accord, c'est un impondérable. On doit tous manger pour (sur)vivre.
Sauf que le prix de la nourriture (la mauvaise surtout), baisse. Les gens ne mangent pas moins, il mangent surtout moins bien.
La nourriture est passée de dépense principale à dépense secondaire : on bouffe de la merde pour pouvoir partir en vacances. Grosso modo.
Après c'est un choix, et je comprends amplement ce choix hein. Mais faut aussi être honnête qu'en réduisant drastiquement ses frais sur ce poste, on s'assure de bouffer des fruits et légumes blindés de pesticides, et des viandes (si l'on en consomme), produites dans les pires conditions, donnant un produit de qualité médiocre (le stress joue apparemment beaucoup sur la viande).
Alors au lieu de me poser la question dans le sens qui me paraît pas normal, je me suis demandé si on n'avait pas de la bouffe qui ne valait pas son prix.

Déjà, la plupart de la viande qu'on consomme, c'est pas made in france. 
Le fait de produire ailleurs, ça permet de payer encore moins l'agriculteur.
Les légumes sont soumis à la même rengaine. Plus ils viennent de loin et moins ils sont chers! Pourtant ils se sont payé le luxe de voyager un moment, mais rien à faire, il se la pètent avec des prix défiant toute concurence.
Logique? pas pour moi qui considère que le travail a un prix.

Ensuite, on oublie souvent à tord que l'agriculture biologique ne bénéficie pas de subventions. Résultat, là où le produit n'est pas le reflet du salaire payé au petit mec qui retourne sa terre, on a des prix inférieurs, puisque finalement, le prix est presque fictif, histoire de dire. Le lait par exemple, est vendu à perte par les agriculteurs. Tu trouves encore ça logique? Tant mieux, moi non plus!

Enfin, parlons peu, parlons bien : le prix est le reflet de la qualité.
Je pars du principe qu'on fait tous des choix. Mais si je peux rogner sur la qualité d'une paire de chaussures, une santé, je ne peux pas aller en acheter une nouvelle au marché.
C'est à voir comme un investissement. 
Parfois évidemment on n'a pas le choix. On ne paye rien d'autre que la bouffe, on ne se fait pas de folies, donc il se peut que par certaines périodes, on doive rogner ce poste là aussi (surtout).
Mais soyons honnêtes aussi : c'est surtout pour la plupart d'entre nous une question de choix.

On peut être beaucoup à manger bio si l'on choisit de diminuer d'autres dépenses. C'est un choix.

Mais il faut rester objectif : manger un kilo de légumes pour moins d'un euro, c'est pas normal.
Manger des fraises à 1€99 la barquette en hiver, c'est pas normal.
Manger du steak à 5€ le kilo, c'est pas normal.

On s'est habitués à ne pas payer le vrai prix des choses.
Si on payait ce vrai prix, on arrêterait de gaspiller, on mangerait aussi certainement moins de viande (=désastre écologique à ce stade de consommation quotidienne), et finalement, on aurait de meilleurs produits pour nous, et pour l'environnement.

Mais toute révolution a son coût.
J''ai l'intime conviction qu'en réformant en profondeur inversant le système de subventions pour favoriser les cultures respectueuses, on pourrait faire les choses mieux, et on payerait moins cher pour cette nourriture plus saine.
Seulement on préfère continuer à marcher sur la tête et blinder les champs de produits nocifs.

Espérons que la Cop 21 soit utile aux responsables du monde entier pour finalement apprendre à marcher sur les deux jambes, et arrêter de polluer à surcoût alors que la solution se trouve finalement sous nos nez, éloignée seulement par les lobbys.

les poules de la mamie du chéri qui mangent des épluchures, du blé, des coquillages et pondent quand ça leur chante

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Bisous bio, élevés en plein air et nourris au bonheur

Délia ♥

jeudi 19 novembre 2015

Saint-honoré chocolat-clémentine

Maintenant que je vous ai donné ma recette de super marmelade de clémentines (d'ailleurs j'vous ai pas dit mais cette recette est née du hasard d'un achat loupé d'un filet de clémentines au lieu d'oranges, je me disais bien qu'elles étaient petites dans le magasin haha), on va pouvoir lancer la machine des recettes à base de marmelade de clémentines.
Et du coup on va commencer par ces petits saint honorés.

Le saint honoré est un dessert assez simple mais assez casse pieds dans le sens où il faut réaliser pas moins de 4 recettes différentes.
4 recettes dont 4 fois plus de temps et 16 fois plus de vaisselle (c'est une donnée qui est exponentielle, si tu ne le sais pas c'est que tu n'as jamais cuisiné chez toi, true story).
Il est assez rare que je fasse tout d'un coup. Mon coté malin préfère faire une tarte et garder la moitié de la pâte pour faire mes disques, ou mieux encore, décongeler des rognures de feuilletage. Rien ne se perd, tout se récupère!

Un pur concentré d'agrumes et de cacao, j'ai expérimenté la crème pâtissière au lait végétal, je n'avais plus rien sous la main. Le petit goût de noisette était certainement subtile car personne ne l'a apparemment mentionné!
Si je ne peux vous donner qu'un conseil, optez pour du feuilletage, je trouve ça bien meilleur!

Enfin, cette version est bien évidemment un peu extravagante, le vrai saint honoré étant vanille, chantilly avec du caramel sur les choux!


Pour 6 saint honorés individuels

Pâte sucrée amande (vous utiliserez plus ou moins la moitié de la recette, n'hésitez pas à congeler le reste pour le sortir un jour où vous serez d'humeur à faire une tarte!)

200 g de farine
80 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes
120 g de beurre demi sel
1 oeuf

1 - Mettez dans le batteur la farine, le sucre glace et la poudre d'amandes, et ajoutez votr beurre bien froid en petit morceaux. Le mélange va alors petit à petit se sabler.

2 - Ajoutez l'oeuf lorsque le sablage est assez fin, puis laissez le mélange opérer sans trop travailler la pâte.

3 - Filmez (pas avec une caméra, juste avec du film plastique) et mettez au frais, en ayant pris soin de faire une boule aplatie et laissez au moins une demi heure. Par temps de grand empressement, le congélateur est une solution qu'il faut quand même bien surveiller, les bords prennent vite alors que le milieu reste mou.

4 - Quand votre pâte est bien fraîche, étalez-la finement et détaillez des disques avec un emporte pièce (ou un grand verre si vous n'en avez pas) de 6-8 cm de diamètre, puis cuisez à 170°C une quinzaine de minutes. Surveillez la coloration!


La pâte à choux

125 g d'eau
2 g de sel
2 g de sucre
50 g de beurre
75 g de farine
2 à 3 oeufs

1 - Mettez dans une casserole l'eau avec le sucre, le sel, et le beurre.

2 - Quand l'eau bout, versez sans ménagement en un coup la farine, et remuez énergiquement ; la pâte devient solidaire et forme un seul bloc. Vous êtes en plein dans la panade ;) !

3  - Lorsque le fond de la casserole se recouvre d'une pellicule blanche, la pâte est normalement assez déssechée et vous pouvez la transvaser soit dans la cuve de votre batteur soit dans un saladier, pour ajouter l'oeuf.
Il faut y aller progressivement jusqu'à obtenir une pointe rompue lorsque vous soulevez votre spatule.
Si vous en mettez trop, la pâte ne développera pas, pas assez elle sera craquelée comme le sol d'un désert.
Je vous conseille donc de toujours battre vos oeufs!

4 - Dressez à la poche à douille numéro 10 unie, des choux de taille régulière, assez petits, (ouaiii super l'info hein), d'environ 2 centimètres de diamètre.
Encore une fois tout dépend de la taille de votre socle!
Dorez avec soit du beurre fondu, soit une bombe à graisse, soit de l'oeuf battu, et enfournez à 190°C pendant une trentaine de minutes.
La pâte doit colorer.


La crème pâtissière au lait de noisettes

250 ml de lait de noisettes
1 oeuf entier
63 g de sucre
25 g de maïzena
30 g de chocolat

1 - Mettre à bouillir le lait.
Pendant ce temps, battre l'oeuf avec le sucre, et ajouter la maïzena.

2 - A ébullition, versez 1/3 (environ hein!) du lait sur les oeufs, délayez bien, et versez tout dans votre casserole et cuisez 2 minutes d'ébullition avant de verser dans un récipient propre.

3 - Incorporez votre chocolat fondu à la crème, mélangez bien et filmez AU CONTACT avant de mettre au frais.


La chantilly

Une bombe de chantilly

100 g de crème liquide très grasse
10 g de sucre
1/4 de gousse de vanille grattée

Mettez à tourner à vitesse moyenne le tout, jusqu'à obtenir une texture aérienne et légère.
Attention à ne pas trop battre et obtenir un truc proche du beurre qui serait assez peu agréable et granuleux.
Enfin, si beaucoup de recettes sont moins dépendantes du produit utilisé, je privilégie toujours des crèmes liquides un peu plus onéreuses mais avec une certitude de plus de 30% de matière grasse.


Montage

Disposez vos disques sur une surface plane, comme une plaque, avec assez d'espace entre chaque pour ne pas emipéter sur tout dès que vous essayerez d'en terminer un.
Garnissez vos choux à l'aide de la pâtissière.
Faites fondre du chocolat (noir ou au lait, selon vos goûts), de couverture de préférence, et attendez qu'il soit à bonne température pour l'utiliser pour glacer vos choux.
Laissez le chocolat prendre, puis une fois chose faite, faites fondre environ 100 g de sucre avec 30 g d'eau, jusqu'à obetnir un caramel clair.
Il est important que vous évitiez de tremper la crème qui pourrait déborder des choux car elle risquerait de faire masser le sucre.
Collez ensuite les choux par trio sur les socles en prenant soin de bien faire attention à ce qu'ils tiennent bien et de ne pas vous brûler.
Lorsque le caramel a bien refroidi, pochez un peu de crème pâtissière au centre des trois choux, de la marmelade de clémentine en bonne quantité, puis, selon votre humeur et inspiration, pochez de la chantilly avec une douille cannelée afin de combler les trois trous et déposez un joli dôme de chantilly.
Vous pouvez décorer avec des vermicelles de chocolat, des oranges cuites au four en tranches, ou une sauce chocolat. Rien que pour la gourmandise!


J'espère que cette version vous plaira. Mais vu que vous êtes une sacrée bande de gourmands, je n'ai pas de doutes là dessus!

Bisou (t'as du chocolat sur ta joue!)

Délia ♥

mardi 17 novembre 2015

Marmelade de clémentines, à tartiner partout ou à offrir ♥

De retour aujourd'hui pour vous jouer un mauvais tour!
On reprend les bonnes habitudes et on parlera bonne bouffe, ce qui est punissable car fait partie du lot du bon vivant français qui a été visé vendredi.
Donc voilà, je vous mets un avertissement, ce blog est complètement une cible potentielle, plein de bonne humeur, de joie, de photos de bonheur gustatif, de partage, et de tout ce qu'ils dépeignent comme de la perversion, puisque ça touche au plaisir.
Mais ça restera comme ça, j'en suis infiniment navrée pour votre sécurité chers lecteurs.

Du coup, j'ai décidé de commencer à doucement vous introduire les périodes de fêtes (que moi même je ne fêterai pas mais bon, que voulez-vous c'est la vie!) avec cette recette de marmelade qui mérite qu'on parle d'elle.
C'est bien simple, les agrumes sont sur les devants de la scène ces temps-ci, et c'est bien comme ça.
Elle est simple à faire, même si pour avoir fait la bêtise deux fois, ça brûle très vite en fin de cuisson et il faut impérativement y jeter un coup d'oeil  (sauf si votre but c'est de brûler le fond de la casserole mais bon, chacun son fun hein!).


Je disais qu'on pouvait en tartiner partout.
Alors déjà, je propose d'en mettre très bientôt dans un pain d'épices à s'en damner qui fera aimer le pain d'épices même à ceux qui n'aiment pas ça. Ensuite, on peut en mettre entre des biscuits, mais ça on en parlera aussi bientôt. Et on peut tout bonnement l'utiliser sur des tartines pour le petit déjeuner sur une bonne baguette bien française qui croustille en chantant quand on en arrache un petit morceau.

Et puis on peut s'en étaler sur le bout du nez, au creux du cou pour réclamer un bisou, ou sur tout le corps (mais faudra en faire beaucoup), je te laisse avec ton imagination.
Après tout, on est un peuple plein de toute la perversion du monde. Autant le faire jusqu'au bout. Puisqu'on peut visiblement mourir pour aimer un peu trop la vie.
Et parce qu'on doit un peu plus profiter de la vie pour compenser pour ceux qui sont partis, et puis parce que nous aussi on pourrait partir.


Et puis c'est ce petit passé au grand journal qui l'a dit, de toute façon, ils sont très très méchants, ces monsieurs.
Alors on va se protéger avec des fleurs, des bougies, et de la marmelade de clémentines.
Oui monsieur. Ca va coller un peu mais on sera safe!

La recette, pour de la marmelade douce et sucrée, à faire en chaudron, en petite casserole, à mettre en  pots pour offrir ou manger à la petite cuillère. Juste parce que c'est bon.

- 4 clémentines
- 1/2 citron
- 125 g de sucre
- 125 g d'eau
- Facultatif mais bien meilleur, une demi gousse de vanille fendue

1 - Avec un couteau bien aiguisé (j'insiste, sinon vous allez grandement lutter), retirez la première peau et la peau blanche de chaque clémentine. Prélevez ensuite les suprêmes, c'est-à-dire, retirez chaque quartier de la clémentine, en prenant soin de laisser ce qui ne serait pas de la pulpe.

2 - Gardez la peau d'une clémentine, et détaillez la en petits morceaux. Certains retirent la partie blanche, pour ma part, je ne le fais pas, c'est fastidieux, et en prenant soin d'observer la prochaine étape, il n'y a pas de risque d'amertume.

3 - Faites bouillir une petite quantité d'eau puis jetez vos petits morceaux de peau de clémentine dedans. Répétez l'opération 2 fois, avec deux eaux propres. Ca retirera l'amertume possible de la peau des clémentines.

4 - Mettez alors dans votre casserole la peau, le jus, et la pulpe avec le sucre, et faites cuire à tout petit feu pendant une quarantaine de minutes.
Surveillez bien la fin de la cuisson. Le liquide doit être presque évaporé en totalité. N'hésitez pas à remuez régulièrement pour éviter que le mélange n'accroche. Une fois finie, cette marmelade peut être mise en pot pour offrir, avec une jolie étiquette et un ruban, ou bien moins religieusement utilisée tout de suite pour une recette.



J'espère que vous lui trouverez tous les usages du monde.

Mille bisous


Délia ♥♥♥





jeudi 12 novembre 2015

Tartelettes au curd d'orange et petites meringues croquantes

Cette recette n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la tarte citron meringuée.
Mais comme je l'ai déjà faite des dizaines de fois parce que c'est visiblement le dessert préféré de tout mon entourage (va falloir choisir autre chose si tu veux entrer dans mon entourage, sinon je te renie, promis), j'ai eu envie de changer un peu.


L'orange est un fruit très aromatique, et beaucoup plus doux que le citron, c'est pour cette raison que j'ai préféré ne pas meringuer toute la tartelette parce que ça aurait été tout bonnement TROP sucré. J'ai d'ailleurs conservé un peu de citron dans le curd pour apporter de l'acidité, qui me paraît nécessaire dans ce genre de crèmes.

La recette est assez simple à réaliser, et on peut pas mal s'amuser sur la meringue pourvu qu'on ai quelques douilles sous la main et un peu d'imagination (et un talent inné pour les mikados par la suite, je dis ça je dis rien). 
Techniquement on reste dans du très basique, pas de quoi s'affoler en voyant le rendu de la bête :-).


J'ai décidé d'ajouter des indications plus précises sur le niveau, le temps de préparation et le temps de pause des recettes, peut-être que ça me passera mais j'espère que vous apprécierez!
La recette pour 6 tartelettes

Niveau : ●●○○

Temps de préparation : 1 heure
Temps de repos de la pâte : 1 heures environ
Temps d'attente avant de dévorer : Refroidissement uniquement

Pâte sucrée (Catherine Kluger) 

200 g de farine
80 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes
120 g de beurre demi sel
1 oeuf

1 - Mélangez la farine, le sucre glace et la poudre d'amandes, puis ajoutez-y le beurre bien froid coupé en morceaux.

2 - Une fois que le mélange sera sablé finement, ajoutez votre oeuf. Il est important de ne pas trop laisser la pâte tourner, juste mélangée, ça fera l'affaire!

3 - Réservez au frais pendant 1 heure environ afin que la pâte devienne dure, en ayant pris soin de former une boule et de l'emballer dans du cellophane. Si vous n'avez vraiment pas le temps, vous pouvez la foncer directement, ce sera plus difficile, mais quoi qu'il en soit, il vous faudra bien prendre soin de la passer au froid avant d'enfourner pour éviter que les bords ne s'affaissent (ce qui serait bien embêtant pour garnir, vous en conviendrez).

4 - Cuisez à blanc avec des poids (céramiques, haricots ...) à 160°C pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée. Chacun ses goûts en la matière, mais je trouve que le goût biscuité est plus net quand la pâte colore et le croquant est sans pareil!


Orange curd

Le jus d'un citron
Le jus d'une demi orange
2 oeufs
2 jaunes
75 g de beurre
110 g de sucre

1 - Faites chauffer le citron, l'orange et le beurre sur le feu.

2 - Blanchissez les oeufs, les jaunes et le sucre, puis, à ébullition, versez 1/3 du mélange chaud sur vos oeufs, mélangez bien, et remettez sur le feu.

3 - La crème doit cuire à feux doux, elle va épaissir petit à petit jusqu'à ce que le fouet laisse des traces ; c'est le moment de couler dans vos fonds de tarte.
Si besoin, lissez votre curd à l'aide d'une palette.


Les petites meringues croquantes

1 blanc d'oeuf
60 g de sucre

Mettez vos blancs à monter avec une poignée de sucre, puis, lorsqu'ils sont montés, versez le reste du sucre en pluie et laissez tourner jusqu'à obtenir une meringue ferme.
Si vous le souhaitez vous pouvez colorer la meringue (ici j'ai ajouté un peu de colorant jaune).
J'ai utilisé les plus petites douilles que j'aie pu trouver, unie et cannelée.
Cuisez à 110°C pendant une vingtaine de minutes, en surveillant la cuisson.


Montage

1 - Coupez une orange en deux. Détaillez des fines tanches.

2 - Déposez les sur vos tartelettes, le diamètre devrait correspondre plus ou moins (le hasard fait si bien les choses!)

3 - Prenez vos petites meringues et laissez parler d'artiste abrstrait qui sommeille en vous.

4 - A table!


En espérant que les personnes faisant partie du clan de la tarte citron meringuée ne m'en veuille pas de transgresser ce classique, vous pouvez retrouver la recette sur le blog, elle est exquise ;) !

Je vous embrasse, je retourne zester!

Délia ♥ qui vient de se mettre du citron dans son oeil


mardi 10 novembre 2015

Folies royales : les cosmétiques bio et made in France qui font bzz !

On le sait tous : la nature nous a toujours offert ce qu'il y a de meilleur (libre à nous d'en faire mauvais usage hein...).

Les abeilles ne dérogent pas à cette règle. Malheureusement, d'années en années, leur population ne cesse de décliner. Par manque de bonne nourriture, par présence de produits qui les tuent, de maladies ravageuses ou de prédateurs.
Mais le fait est que si les abeilles venaient à disparaître, on serait sacrément dans la mouise.
Qui donc pollinise nos jolis fruits et légumes d'après toi? 35% de la nourriture mondiale est pollinisée par les abeilles, OUI madame!

Les abeilles ont donc un rôle majeur à jouer, et pourtant, on entend souvent des multinationales râler qu'on veuille leur interdire des produits pesticides qui nuisent à nos butineuses qui travaillent si dur pour nous fournir de beaux produits (sans parler de leur produits à elles!). On se réveillera quand au juste? Quand il n'y aura plus d'abeilles et qu'on payera des humains pour butiner? OU qu'on inventera des machines? Faisant ainsi exploser le prix de la nourriture?

NON.
(oui juste non)

Les folies royales, c'est une marque qui utilise les produits des abeilles. Sur le principe, je préfère leur laisser à manger (miel et gelée royale), mais la démarche m'a semblé valorisante, ce pourquoi j'ai eu envie de vous en parler.
L'histoire est un peu atypique, puisque c'est Régis Lippinois, un monsieur passionné par les abeilles et leur protection qui en est à l'origine.
Il avait créé le concept "un toit pour les abeilles", avec lequel des particuliers parrainaient des ruches, ce qui permettait de créer des ruches dans des endroits protégés (des zones protégées plus exactement), où la nature pullule et où elles seront moins susceptibles d'aller se fourrer le nez dans du roundup.
Et puis il a eu l'idée de créer les folies royales, toujours dans cette idée de parrainage.
Chaque fois qu'on achète un produit, on parraine des projets pour conserver la biodiversité et sauvegarder la santé des abeilles ; on plante 1m² de biodiversité végétale et on devient le parrain de 5 abeilles. Ca va pas être facile pour les cadeaux de noël mais c'est sympa non d'accueillir des abeilles dans sa famille? ;) 

Pour avoir déjà vu un passionné à l'oeuvre dans sa ruche, il est à mes yeux important de garder en mémoire que le produit des abeilles est très précieux et qu'il est le fruit d'un dur labeur.
Les vrais apiculteurs ne pillent par leurs ruches quand ça leur chante, et il est très important à mon sens de n'acheter le miel que bio et pourquoi pas d'un apiculteur dont vous connaissez les pratiques (respectueuses évidemment!)!


Après cette introduction (et si vous êtes toujours là donc), je vais vous parler des produits que j'ai eu l'occasion d'essayer.

Le soin main "Mains de reine"


C'est un produit que j'utilise vraiment quotidiennement. Avec mon travail, les allers-retours chambre froide-four, ça casque sur mes mains.
Le produit est vraiment agréable à utiliser. Avec les produits au miel j'ai toujours peur des odeurs et des textures épaisses, mais ici, l'odeur est douce, agréable, et la texture épaisse mais pénètre vraiment très très bien.
Mes mains apprécient ce soin riche et doux à la fois, qui les répare comme si il ne leur était jamais rien arrivé.
Niveau composition, 16% d'ingrédients biologiques, des huiles et beurres végétaux (olive, karité) et bien entendu du miel et de la cire d'abeille. Réparation, nutrition, et protection! 
Banco.
Son prix est de 12€, ce qui est à mon sens le juste prix (philippe Risolliiiiiii).

Les Soins visage


J'ai commencé à utiliser les deux produits visage en même temps, afin de comparer l'évolution réelle.
Bon, ça coïncide aussi avec les débuts de mon nouveau travail, c'était donc une grosse période de stress et de fatigue.
Les deux produits sont riches, on le sent à l'application parce qu'il faut bien passer (et insister) pour faire rentrer le produit.
Le Fondant royal a une texture très très riche et assez épaisse qui sent un peu quelque chose comme du sapin pour moi, enfin un truc très végétal mais avec un fond doux et sucré. Encore une fois c'est agréable, même si ça a tendance à tourner un peu sur ma peau.
Le sérum a une texture plus "yaourt" et fluide même s'il reste riche.
J'ai eu vraiment vraiment peur au début de mon utilisation, parce que j'ai la peau à tendance grasse.


Mais finalement, rien ne s'est passé!  Une peau toute dodue et repulpée, tendue comme la peau d'un bébé. 
Niveau composition, on retrouve encore une fois des actifs végétaux, des huiles, du miel, de la gelée royale.
A conseiller à celles qui aiment les produits avec une texture épaisse donc, pour ma part je les privilégie le soir, je n'aime pas le film protecteur que les soins laissent pour le matin.
Même si je les trouve efficaces et agréables à l'usage, je dirais qu'on commence à entrer dans des gammes de prix, certes, justifiées par rapport à l'usage des produits de la ruche, mais qui pèsent un peu pour des porte monnaies un peu légers. (30 et 35€)

Le soin des lèvres


Je crois qu'il s'agit là de mon coup de coeur.
Eté comme hiver j'hydrate mes lèvres, car c'est une partie du corps, la seule, qui ne produit pas de sébum. C'est dommage quand on sait que c'est ce qui nous protège des agressions extérieures!
Ce baume "sourire de reine" (ouaiii c'est moi) ça sent comme les bonbons, mais pas écoeurant. Un peu comme du marshamallow. Mais doux.
Le coté réparateur et protecteur de la cire d'abeille (présente dans nombre de produits lèvres) est bien au rendez-vous, mais ce qui m'a le plus plu, c'est le coté "brillant" et presque gloss mais discret de ce petit soin (riche de 48% de son total biologique).

*************

La totalité de la gamme a un packaging super solide (et qui ne se salit pas facilement), tout est pratique et délivre la bonne dose de produit, ce qui ne gâche rien au plaisir.
Si je ne devais vous conseiller qu'un seul produit de la gamme, je vous orienterais sans hésiter vers le baume à lèvres qui est une petite tuerie qui vous donnera envie de manger vos lèvres (mais en les réparant).

Moi qui ne suis pas d'habitude une grande fan de produits des abeilles, je dois avouer que j'ai été assez surprise qu'ils correspondent à mon type de peau, mais surtout, que la marque ait pris le parti de faire ENFIN ressortir une autre odeur que celle du miel!

Vous connaissez les folies royales? 

Vous aussi vous voulez du baume qui fait gloss? ;)

Bisous, rayés noir et jaune

Délia ♥

*produits reçus pour test


vendredi 6 novembre 2015

Quand t'en peux plus des questions quand t'es végétarien


Je mange au travail le midi. Alors y'a toujours quelqu'un pour ne pas encore savoir pourquoi je ne mange jamais la viande qui est à disposition (sachant que c'est à peu près le seul truc pas dégueulasse du repas du personnel apparemment haha).

Et quand la sentence tombe, je sens tout de suite si la personne en face est friendly ou opposée. Rien qu'au ton de sa voix, à sa façon de poser sa question principale qui lui brûle les lèvres (et là je parle pas que de ceux au travail, je parle de ceux depuis 2 ans que je mange végé):

"Mais du coup alors, tu manges quoi?"

(je fais un exposé sur une journée, un mois, une année? Et toi alors, tu manges quoi? Ta mère en jambon?)

"Et tu manges du poisson au moins non?"

(bah oui, c'est bien connu, les poissons c'est des cailloux, comme les crevettes et le reste des trucs qui vivent dans la mer, c'est pour ça que la plage c'est plein de sable)

"Tu sais, c'est pas contre toi, mais ces conneries là j'y crois pas"

(si un peu en fait, connard)

"J'suis sure que les végétaliens mangent des trucs en cachette, c'est pas possible autrement de tenir"

(va dire ça à Carl lewis)

"J'suis sûr que tu mangeras de la viande un de ces quatre, t'en auras marre"

(C'est bien d'avoir des certitudes, mais à un certain stade, c'est de l'hérésie chéri)

"En fait tu manges que des légumes quoi?"

(Globalement je vais dire oui sinon je vais m'énerver et te mettre un pain dans le nez)

"T'as toujours été comme ça?"

(tu veux dire déficiente ou malade?)

Oui bah merde.

Voilà.

Ca fait 252 fois environ que je réponds à ces questions pas franchement sympathiques, mal posées, intrusives, désagréables, inquisitrices, pleines de jugement.

Fatiguée de justifier MON choix (qui ne regarde d'ailleurs que moi, mange ta merguez et laisse moi in peace dude, comme je le fais de mon coté).

Fatiguée d'expliquer que les poissons sont des êtres vivants (et que donc on les tue pas pour les manger sinon on est pas végétarien, désolée ginette, mais ton pseudo végétarisme dans ta jeunesse était une douce illusion de hippie 68).

Fatiguée d'expliquer qu'on est lobotomisés depuis qu'on a 0 ans, qu'on a été formatés de la tête à la pointe des orteils pour croire que le lait et la viande sont des alliés santé alors qu'on peut très bien vivre sans et sans décéder de carence deux ans après.
Formatés au point qu'on ne remet pas en question son alimentation, mais qu'on préfère aller taper sur le mode alternatif en se disant que c'est pas possible, qu'on peut plus rien manger, et qu'on a rien compris à la vie (et à la bonne bouffe).
Fatiguée des gens qui pensent avoir des opinions (la viande, super healthy mon pote, sinon, pas de protéines) alors qu'ils ramassent les conneries de Cohen et des lobbys.

Alors s'il vous plaît, avant de me demander des trucs comme ça, prenez votre smartphone, googlez végétarien carences, végétariens mort, végétaliens cancer, ou vegan extra-terrestre, mais faites pas chier.

Merci.

Coeur avec les doigts (et un poireau)

PS : j'ai toujours rien contre ceux qui mangent de la viande (ni les autres d'ailleurs), juste contre ceux qui veulent absolument que moi aussi j'en mange.

Délia ♥ EXCEDEE jusqu'au ciel (et jusqu'à mars, où elle croisera peut-être des vegans qui boufferont ... DES LEGUMES ET DES POISSONS)


jeudi 5 novembre 2015

Gâteau angélique à la banane et sa chantilly coco [tout vegan et tout mignon]

Le banana bread est le premier gâteau que j'ai cuisiné vegan.
J'avais trouvé la recette sur le blog de Julie et il m'avait tout de suite tenté. Evidemment, avec sa banane écrasée bien sucrée, son chocolat et le coté acidulé des cranberries, il n'y avait rien à redire.
C'est presque banal un banana bread. Quand on y pense. Et surtout visuellement.
Et pourtant ça fait tellement du bon dans la bouche!

Je me suis dit qu'il était temps donc de donner un air de fête à cette recette que j'aime tant faire et refaire pour le petit déjeuner. Histoire que la mesure d'envie de le dévorer soit égale à son goût fantastique. 


Cette idée m'est venue un dimanche. Tester la chantilly de coco. 
Je pensais que ça allait être difficile, en fait, ça fonctionne super bien! Faut dire aussi que j'ai pour habitude d'avoir de la crème hyper grasse chez moi, de la marque kara et qu'après passage au congélateur pour solidifier sa partie grasse, il n'y avait finalement pas beaucoup d'eau à retirer!
Le secret, c'est d'éviter d'ajouter le moindre gramme d'eau, ça compromettrait le foisonnement de votre belle chantilly végétale!
Si toutefois vous ne vouliez pas du goût coco, vous pouvez vous tournez vers le shlagfix, goût neutre et fait rien que pour ça ;)!
Le gâteau a l'air d'un grand sur la photo, mais c'est en vérité un format réduit : 10 cm de diamètre, réalisé dans des moules alu qu'on peut acheter en grande surface pour éviter 1) de cuire en 3 fois 2) ou de devoir trancher un gâteau plus haut qui aurait une cuisson moins uniforme.
Je vous encourage d'ailleurs vivement à en avoir toujours de taille moyenne chez vous si vous envisagez les layers cake plus grands, ça vous évitera bien des écueils. 

Voici donc la recette pour un petit layer cake de deux étages!


Banana Bread (trouvé sur le blog friendly beauty)

3-4 bananes très mûres
100 g de sucre non raffiné (j'utilise du sucre de canne roux complet)
150 g de farine (si sans gluten, utiliser un mélange 1/3 fécule de maïs, riz complet et pois-chiches)
60 ml de lait végétal
2 cuillère à soupe d'huile de coco
40 g de pépites de chocolat
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
1 cuillère à café de bicarbonate
1 cuillère à café de levure chimique (biologique c'est si fantastique!)

1 - Commencez par écraser vos bananes (après avoir retiré la peau évidemment, ça va sans dire), puis ajouter le reste des ingrédients sauf la farine, le chocolat et les cranberries.

2 - Quand votre précédent mélange est homogène, vous avez le droit de mettre les trois derniers (punis, au coin quoi) ingrédients.

3 - Versez alors votre préparation dans 2 moules en aluminium (ou tdeux moules bien en chair, si vous en avez de cette taille là), et cuisez au four à 180°C.
La recette initiale pour un résultat en forme de cake prévoit 45 minutes de cuisson environ, mais vu la taille de ceux là, au bout d'une vingtaine de minutes c'est plié/réglé.


La chantilly de coco

1 briquette de lait de coco de la marque kara (je touche pas de pourcentage promis hein haha)
1 cuillère à soupe d'agave

1 - Bien refroidir la briquette, soit pendant quelques heures au frigo, soit un peu de temps au congélateur. Directement à sa sortie, séparer la partie solide de la partie liquide.

2 - Battre cette dernière, en surveillant (on obtient assez vite du beurre, à vrai dire).
Lorsqu'elle est montée, ajouter un peu d'agave et mélanger.


Montage

Dans une petite assiette, déposez votre premier étage de banana bread. Recouvrez d'une fine couche de chantilly.

Passez au deuxième étage. Même procédé! (en essayant d'être régulier sur la couche de crème)

Pour le "dessus", veillez à bien mettre le plat (donc le coté fesses) du gâteau vers le haut! Ca vous évitera de lisser une éventuelle bosse (on sait bien que rien n'es impossible mais on dit aussi qu'à l'impossible nul n'est tenu, et là globalement lisser la bosse, c'est l'impossible).

Enfin, commencez par déposer une couche légère de crème partout. Si vous n'êtes pas à l'aise avec l'exercice, passez le au froid un moment, pour que cette couche durcisse. C'est une bonne habitude à prendre pour de plus gros gâteaux pour lesquels vous aurez certainement des miettes qui seront emprisonnées dans cette première couche pour laisser la deuxième indemne.

Continuez, puis lissez le dessus, les cotés. L'obstination fait miracle, mais si votre crème chauffe, n'hésitez pas à la passer au frais, sinon vous n'arriverez à RIEN.
J'ai décidé d'ajouter des copeaux de coco puis de décorer avec une douille unie, mais rien ne vous y oblige.
Vous pouvez choisir l'indécence et faire fondre du chocolat pour le faire couler dessus.
Et même que si vous voulez frôler l'indigestion par bouchées, vous pouvez ajouter des cranberries et du chocolat dans les différents couches.

Vous en pensez quoi alors de l'habit de fête du banana bread? :)


Bisous végétaux

Délia ♥ 






mardi 3 novembre 2015

Velouté réconfortant et sans prise de tête : Butternut, châtaignes et céleri

Noon s'il te plaît ne t'en va pas en courant mon amour! (oui tu découvres aujourd'hui que quelqu'un t'aime ici, tu vois, t'as envie de rester!)

Beaucoup de monde moi y compris d'ailleurs, n'aime (n'aimais?) pas le céleri parce que c'est fort.
J'avais donc délaissé ce truc (qu'on te vend par bottes entières qui sentent fort comme pas permis), jusqu'à voir que la soupe que le plongeur de mon ancienne boite préparait était faite avec du céleri.
Curiosité piquée à vif, je demande à mon cher ami venu du Sri lanka comment il fait sa soupe divine :"céleri, mais a pas beaucoup".
Il m'avait donc livré le secret pour réhausser sa soupe, en lui donnant une saveur un peu similaire à celle de la pomme granny smith.
(mais il a oublié de me dire comment il faisait ses pleurotes avec 3 litres d'huile d'olive, et ça, je lui en veux un peu).


Je vous préviens, pas besoin ici d'en prévoir une botte entière, vous n'aurez besoin que d'un petit rameau (sauf si évidemment vous faites de la soupe pour 40 personnes dans un chaudron de sorcière).
Deux options s'offrent à vous : acheter dans les seuls endroits qui proposent au poids et non à la botte, j'ai nommé les magasins bio, ou bien acheter une botte et la congeler. Je vous conseille de couper ça en tronçons avant congélation sinon comme moi et ma flemme vous allez vous marrer avec votre scie à métaux et votre branche.


L'hiver est plus que propice aux bonne soupes chaudes, mais les veloutés ont ce petit quelque chose en plus qui rend la dégustation démente.
Le secret, c'est d'utiliser de quoi épaissir un peu la préparation (patates, châtaignes, patate douce, enfin tout ce qui est mastoque quoi), mais aussi, de ne pas trop ajouter de liquide au moment de mixer. Bon, et d'avoir un mixeur correct aussi.

Vous obtiendrez pas mal de soupe, mais je la garde trois jours au frigo, protégée par un film plastique, elle ne perd rien de son bon goût (d'autant qu'elle a le goût de la facilité quand on la réchauffe les deux jours après la préparation ;) ).


Je vous propose donc la recette pour 6 personnes en entrée ou 3 en plat!

1/2 courge butternut
1 branche de céleri
2 petites carottes
200 g de châtaignes (en bocal ou sous vide, ou encore cuites à la vapeur!)
1/2 oignon (petit rikiki)
quelques pincées de curcuma
quelques pincées de sel rose de l'himalaya
1/2 cube de bouillon de légumes
1 briquette de lait de riz (33 cl)

1 - Lavez et coupez votre butternut : videz la de ses pépins (que vous pourrez faire griller ensuite pour les manger avec ;) ) et sans retirer la peau, faites des cubes de butternut, que vous mettrez dans une casserole.

2 - Nettoyez vos carottes sous l'eau (brossez les si besoin, owi taaahiiitiiiii) et coupez les en rondelles assez petites pour qu'elles cuisent rapidement.

3 - Ajoutez votre branche de célerie grossièrement coupée. Pour ma part je mets surtout les feuilles, et délaisse la partie branche, trop épaisse et qui donnerait trop de goût.

4 - Enfin, ajoutez vos châtaignes, votre cube de bouillon, puis, couvrez d'eau.
Mettez sur feu moyen, avec un couvercle, dans oublier de venir vérifier de temps à autre qu'il n'y a pas eu évaportation et que tout soit en train de cramer au fond.

5 - La cuisson est terminée lorsque les légumes sont fondants.
Ajoutez alors les épices, salez et poivrez, et mixez longuement, jusqu'à obtenir une texture épaisse, fluide.
Pour celà, ajustez la texture avec du lait de riz.

6 - Servez aussitôt, ou réchauffez le lendemain, de préférence dans une casserole (c'est vraiment pas la même chaleur, juré!), accompagné de croûtons, d'un oeuf à la coque, d'une pincée de graines ou bien tout seul, avec un plaid et un bon feu de cheminée.


Ce velouté est parfait pour commencer sa soirée par un bon repas, consistant mais léger, au bon goût d'automne!

En espérant que cette recette vous plaise!

Bisous orangés

Délia ♥ qui va finir par devenir orange à force de manger que des courges

dimanche 1 novembre 2015

Reconversion pâtisserie : je vous dis tout sur mon expérience !

Celles qui suivent le blog depuis sa naissance m'ont connue non pâtissière.

Avant d'aller chaque matin renifler l'odeur beurrée des croissants, j'avais passé une licence en ressources humaines, qui me conduisait plutôt à des bureaux bien chauffés, des tâches administratives et des horaires classiques.
Evidemment, si c'était à refaire, je ne changerais rien (j'ai adoré la fac et ça m'a beaucoup apporté pour ma personnalité), mais je connais pas mal de personnes qui dans ma classe de CAP reconversion, ont abandonné le métier sitôt le diplôme passé.
La pâtisserie est un métier fantastique, mais même s'il faut écouter ses envies, il faut aussi savoir à quoi s'attendre avant de s'embarquer dedans, en pensant faire des jolis gâteaux pépère.
Je vais donc tenter de vous résumer les choses à savoir, plus logiques, moins logiques, et dont on n'a pas forcément conscience en s'orientant vers ce métier.

Les chaussures de sécurité, tes nouveaux souliers.

Tout d'abord, et comme vous vous en doutez bien, le rythme est un facteur important à prendre en compte.
Les pâtissiers peuvent travailler dans différentes structures, mais le fait est qu'elles ouvrent toutes dès le matin (même les supermarchés), et qu'il faut évidemment pouvoir remplir les rayons avant 18 heures le soir!
Les horaires sont matinaux (parfois nocturnes), allant de 4 à 6 heures (généralement) pour se terminer quand le travail est fini.
Plus la structure sera grande et plus les horaires seront structurés eux aussi.
On fait généralement beaucoup d'heures dans les boulangeries de quartier, car il y a peu de personnel mais tout de même un bon débit de marchandises.
Les périodes de fêtes sont loin d'être une fête pour ceux qui officient pour que tout le monde puisse manger de bonnes bûches (nous on buche mais au sens très négatif du terme haha). Il arrive très souvent, si ce n'est toujours, de travailler le 24 dans la journée et le 31 décembre. La seule envie qu'on a c'est de s'exploser dans un canapé en rentrant, certainement pas d'aller réveillonner ou manger de la dinde (végétarienne évidemment).
Je ne vous cacherais pas qu'entre les horaires un peu décalés qui obligent à se coucher à des heures dignes des poules (ou des mamies), les périodes de fête pendant lesquelles ont loupe toute la famille, et le fait de globalement ne plus trop pouvoir sortir le week-end (évidemment, les gens consomment beaucoup de pâtisseries le week-end), c'est vraiment l'aspect le plus difficile du métier à mon sens.
J'ai mis beaucoup de temps à m'y faire, il m'est souvent arrivé de pleurer (la fatigue n'aidant pas), parce que je me sentais frustrée, un peu à coté de ma vie, avec les autres qui continuaient et moi qui ne suivais plus rien.
Avec le temps, on se fait à tout ça (du moins si on aime son travail).
J'organise mes sorties l'après-midi avec les copines qui travaillent dans les magasins par exemple, ou le samedi après-midi puisque je finis ma journée au milieu du samedi.
On trouve toujours à s'arranger quand on veut voir quelqu'un. Par contre, il faut oublier les grosses soirées entre potes qui s'éternisent, c'est tout bonnement plus possible techniquement, à moins qu'ils s'adaptent et fêtent avec vous jusqu'à 3 heures le dimanche soir.

#Toosexyforyou

Il ne faut pas oublier que le métier de pâtissier est physiquement exigent. Si tu es une petite nature, que tu n'aimes pas porter des trucs, que tu tiens à ta manucure, que tu es fragile, réfléchis bien à ton choix. Je ne suis pas une baraque, je suis toute fine, j'adore me maquiller, je possède 75 vernis ...
Mais je sais aussi mettre mes mains dans les égouts qui sentent la mort pour retirer les trucs coincés, je sacrifie mes doigts avec des produits qui me les déglinguent, je me coupe, me brûle et me blesse régulièrement, j'ai don un look très aléatoire au niveau des avant-bras.
J'ai mis presque un an à me muscler et à oublier qu'on passe entre 7 et 10 heures debout, sans trop prendre le temps de faire des pauses, en portant des choses lourdes, en faisant des gestes répétitifs.
Si tu as des contre indications, demande l'avis de ton médecin. Et n'hésite pas à te mettre au sport pour muscler ton corps et anticiper la claque qu'il va se prendre.
Dans cet ordre d'idée, c'est donc très important d'avoir une hygiène de vie correcte pour tenir le coup. S'il m'arrive de sacrifier par ci par là des heures de sommeil poru profiter de mon chéri ou d'amis, je prends soin de ne jamais descendre en dessous des 5h30 de sommeil (ça paraît peu, pour certains il en faudra beaucoup plus, pour moi c'est vivable), de manger correctement, équilibré.
On a tendance à manger beaucoup de sucre (enfin si on est gourmands comme moi), chose que je ne fais presque que sur mon lieu de travail parce que le reste du temps ça m'écoeure.
Même si maintenant c'est rare que j'aie mal quelque part, il faut penser à investir dans quelques petits trucs vraiment top pour la santé et le confort.
L'huile Weleda à l'arnica a fait merveille sur moi, c'est aussi une bonne façon de demander de façon légitime des massages à son cher et tendre ;)!

Pensez donc que vous serez en veste manches trois quarts, que l'hiver il fait souvent froid dans les labos (sans parler des endroits qui sont entièrement réfrigérés à 5-7°C (quand le moteur est pas déglingué et qu'il se met pas à faire 3°C et des glaçons sur la grille de ventilation)) : Damart sera ton ami, les pulls que tu peux mettre en dessous aussi.
Investir dans un collant en laine, un legging en polaire, de bonnes chaussettes, et surtout, ne pas lésiner sur le prix des chaussures de sécurité, car on passe plus de temps dedans que dans ses chaussures de ville et qu'on est constamment debout. Ne pas hésiter non plus à se faire prescrire des semelles orthopédiques, car un petit défaut de marche peut coûter cher à votre dos!

#Nocrossfit

Coté relationnel, être une fille en pâtisserie, encore plus en reconversion, c'est avoir beaucoup à prouver.
Il ne faut pas avoir peur de s'imposer, de montrer qu'on est là, qu'on a envie, qu'on est tout aussi capable qu'un homme, car le sexisme est quand même assez répandu, même s'il est plus spontanné qu'ancré, vu qu'il y a peu de filles dans la profession.
Si vous détestez vous entourrer de monsieurs, et que vous craignez les blagues de cul comme la peste, vous risquez de vous sentir mal à l'aise.
Les relations sont très directes, j'ai trouvé ça agréable (sachant que j'ai tendance également à m'entourer de garçons dans la vie courante), même si de prime à bord ça surprend. On tombe aussi occasionnellement sur des brutes épaisses dans ce genre de boulots, il faut avoir les nerfs solides pour tâter le terrain en fermant sa gueule et ensuite taper du zizi sur la table pour dire merde quand ça va trop loin. Comme partout il y a des choses pas "normales" mais le fait que tout soit un peu brut de décoffrage mène parfois à des situations un peu extrêmes et vraiment pas tolérables auxquelles il faut savoir mettre un stop.
Vous l'aurez donc compris, se faire respecter fait partie des qualifications à posséder!

Financièrement, il existe encore des moyens de se reconvertir sans lâcher un rond (CIF par exemple) mais les écoles sont assez malignes et ont compris que l'attrait récent pour la pâtisserie (et plus largement la cuisine) allait remplir leurs fouilles.
J'ai lâché environ 8000€ dans ma formation, entre le coût de la formation plus les choses à coté (tenue, matériel de base). J'avais la chance de vivre chez ma maman mais il faut donc aussi envisager d'avoir de quoi vivre  sans revenu pendant cette même année car la rémunération en tant que stagiaire ou contrat pro est ridicule.
Je ne parle que du CAP, car pour ma deuxième année (mention complémentaire), c'était en apprentissage et non en stage et j'étais rémunérée grassement donc je n'ai rien payé de ma poche "économies" puisque je gagnais de l'argent.

Enfin coté pratique, je vous conseille d'avoir permis et moyen de locomotion car les transports ne sont pas monnaie courante à ces heures là, et pour l'avoir déjà fait, les correspondance à 4h40 pendant 20 minutes, c'est franchement pas l'idéal.

Tarte chocolat Marron et mont blanc de l'ancienne boutique où je bossais 
#cétrobo

Après tout ça, je pense avoir fait le tour de la question. Il est évident que j'ai préféré montrer les aspects négatifs que je n'avais pas (et que ceux qui ont abandonné d'ailleurs) autant mesurés avant de commencer l'aventure, mais je ne changerais rien du tout si je devais recommencer.
Pas ma première année un peu difficile pour moi, pas ma deuxième année avec un maître d'apprentissage près de la retraite complètement passionné.
C'est un métier difficile mais beau, qui apporte une grande satisfaction, car on produit chaque jour quelque chose. On se sert de ses dix doigts, pour des personnes créatives c'est un délice.
On peut régaler son entourage avec des choses dont ils ne rêvaient même pas, plus on fait plus on a envie et puis ...



Et ce gars là il avait raison, parce que même en rentrant, sur les rotules, le front gras de 7 heures devant le four, et les avant bras brûlés, et ben t'as la banane.
Et tu sais que même si le réveil demain matin piqueras, tu iras content, retrouver ton fouet, ta poche à douille et tes tartes.

Et ça tu vois, ça valait bien 8000€ et quelques larmes!

Alors si éventuellement vous vous posez des questions auxquelles je n'aurais pas répondu malgré mon pavé, posez les moi ici ou en privé, je me ferai grand plaisir de vous répondre. J'aurais aimé avoir quelqu'un à qui demander toutes ces choses.

Le plus dur c'est de se lancer, après, c'est du gâteau ;) (la blague de pâtissier, tu peux pas test)!


Bisous sucrés

Délia ♥ pâtissière jusqu'à la moelle