jeudi 31 mars 2016

Morceaux choisis [Déco]

J'ai beau avoir un bel appartement (si on zappe la partie moisissures apparentes au rebord des fenêtres et dans ma salle de bain hein), avec du parquet, des murs blancs et une cuisine bien fichue, je n'ai pas vraiment décoré chez moi.
Comme cet appartement est une location, j'avoue que je ne me voyais pas aménager les murs et faire des trous partout pour tout devoir reboucher deux ans après, donc ils sont restés blancos de chez blancos.
C'est lumineux et spacieux du coup vous me direz mais ça fait un peu aseptisé, on y mettrait des lits et des appareils médicaux on se sentirait comme à l'hosto (mais on y mangerait quand même super mieux).

Pour le reste, le bordel se charge assez rapidement d'envahir l'appartement au fil des séances photo qui se suivent et des heures dans la cuisine, qui comme elle n'est pas fermée, finit par s'étaler un peu partout. Du coup mis à part pour prendre la poussière, je ne trouve pas vraiment d'intérêt à décorer chez moi alors que je trouve ça vraiment chouette chez les autres. Mais je crois que je n'ai pas le truc. Comme ces gens qui arrivent à accorder leurs fringues les yeux fermés et qui ont toujours l'air stylés, y'a aussi ces gens qui ont un don (ou bien ont développé ce don hein), pour aménager leur intérieur et lui donner du cachet. Chose dont je suis foutrement incapable et que j'admire particulièrement.

Maaais j'ai quand même deux trois trucs jolis chez moi et dont je suis plutôt contente donc j'avais envie de vous montrer ça.

Ce vase de chez maisons du monde (et son petit frère d'ailleurs) me sert tout le temps pour stocker mes bouquet et/ou les feuillages que je pique partout dehors au détour des chemins pour donner un peu de vie aux photos que vous trouvez ici. Il est vraiment chouette et je trouvais son prix correct en comparaison à certaines marques qui pensent qu'on à 40€ à dépenser dans un vase (n'oubliez pas qu'on revient de loin, avant c'était le vase du pauvre quand même).


Du même temps je vous laisse entrevoir un tout petit bout de la verrière qui me sert de cloison entre mon salon et ma cuisine/salle à manger, très jolie mais que Nova arrive à faire coulisser la nuit pour se libérer, quand elle n'a pas trouvé bon de la faire vibrer en frottant dessus. Nova Mc Gyver pour nous réveiller, on est obligés de scotcher avec 40 000 morceaux pour qu'elle reste enfermée.


Bien évidemment, Strandmon, notre grand Strandmon est la pièce maîtresse de notre salon, le seul meuble qui a été acheté pour autre chose que sa fonction première finalement (les gens trop cartésiens tu vois). Il est massif, il sert surtout à balancer le plaid dessus ou aux copains qui passent à la maison, mais je le trouve majestueux, malgré le fait que sa couleur blanche soit en train de virer gris. D'ailleurs parlant de ça, le foncé ça marche pas plus que ça pour les tâches, notre canapé marron en témoigne avec des zones foncées ou claires partout, donc ne tentez pas cette ruse qui n'en est pas une; les tâches seront toujours d'une autre couleur que celle de votre mobilier, c'est comme les poils de chat et les fringues.
Et en bas de la photo vous avez droit à un bout de la gamelle de son altesse Nova. Trop la classe.


Doudou and I sommes des amateurs de boire/manger ailleurs que sur notre table la plupart du temps, nous avons donc vite eu besoin d'un plateau, après avoir déversé mille et uns liquides et aliments sur le pauvre canapé (se reporter au chapitre sur les tâches pour comprendre mieux) qui n'a pourtant nul besoin de se repaître. J'ai trouvé ce truc fantastique (oui je sais c'est juste un plateau qui se fixe sur le bord du canapé, MAIS PUTAIN C'EST PRATIQUE) à Amsterdam chez blocker, comment te dire que pour même pas 4 euros il a pas attendu longtemps avant de rentrer en France avec nous et depuis c'est l'amour fou.


Maisons du Monde a un peu changé ces derniers temps pour des collections un peu moins ethniques et moi j'aime mieux. Autant décorer ma maison façon "Asie" ou "Afrique" (et en plus j'suis certaine que c'est pas du tout décoré comme ça en Asie ou en Afrique, c'est juste chez maisons du monde) ça me disait pas trop, autant les collections vintage de ces derniers mois sont juste folles et me donnent envie de vendre mon âme. J'ai donc investi dans des contenants où je range mes matières premières, et doudou m'a gentiment offert une bougie couleur mint qui sent la verveine à la folie et qui diffuse vachement bien, mine de rien. Après c'est pas toujours super donné mais on trouve facilement des jolies choses.



Je n'ai pu me résoudre à ranger mon renne de Noël, du coup il est resté sur mon meuble télé en décoration, là où Nova a tout le loisir de le faire tomber chaque jour qui passe.


La théière la moins pratique du monde où l'eau coule sur la théière et non dans la tasse, mais qui est fort jolie trône fièrement dans la bibliothèque (et donne la réplique à mon joli coffret English tea shop qui montre bien qu'il est tout bio, tout beau).


Les livres ici sont rangés par catégories (végéta*ien, livres les plus cools, livres trop grands qui rentrent que dans cet étage, livres que je regarde jamais ..) mais surtout pas couleurs! C'est quand même plus gai.


Dans la cuisine j'ai voulu ranger à la one again des trucs dans des bocaux, même si ça fait mal rangé j'aime bien ce monticule de nourriture.


Et puis ma plus jolie déco quand même, c'est ma grossette rousse et blanche : elle prend pas la poussière, elle peut changer de place facilement, et elle a aussi un coté pratique puisqu'elle agit comme une bouillotte (bon, uniquement quand elle le décide, mais tout de même).


Bisous, je retourne baver sur des intérieurs qui en jettent.

Regarde, parfois c'est rangé dans ma cuisine!


Délia ♥ à qui on n'a pas donné le gêne Valérie Damidot (mais bon, paraît que de toute façon elle est pas sympa, la valoche). 






lundi 28 mars 2016

Green pizza : Tofu basilic, mozzarella, olives vertes et roquette !

On a parlé récemment de comment faire de la super pâte à pizza maison, nous voici donc bien équipés pour commencer à pizzater en toute quiétude.

On peut légitimement se demander : "Mais que met un végéta*ien sur sa pizza, du coup?"

Et bien figure toi qu'on a pas mal de trucs à balancer sur une pizza!

Déjà, on vérifie bien que sa mozzarella  ne contient pas de présure animale, autant vous dire que j'ai été pas mal déçue de constater que la mozzarella bio carrefour en contient, contrairement à la mozzarella super cheap. Cas de conscience un peu, je ne vous cache pas.


Pour les garnitures, on peut faire mariner des légumes, utiliser des légumes frais, des légumes déjà cuits vapeur, du tofu, du fromage évidemment, du fauxmage (et il en existe des paquets!), on peut aussi se faire son propre faux mage comme celui qu'on retrouve sur le site season square et qui apparaît être une très bonne solution.
Et on a aussi les oléagineux, les condiments, les tranches végétales de charcuterie ... Que de possibilités non?


Pour ma première pizza, j'ai donc joué la carte du tout vert, et c'est parti mon kiki!

1 boule de pâte à pizza maison qui déchire sa maman
1 bloc de tofu basilic (sojami mon favoris)
1 boule de mozzarella
1 belle poignée de roquette
quelques cuillères de la crème végétale de votre choix
Une cuillère de graines de chia
1 demi avocat

1 - Abaissez votre jolie boule de pâte, soit façon pizzaïolo, soit au rouleau selon votre degré de skill.

2 - Disposez dessus la crème végétale dans laquelle vous aurez mis vos graines de chia. Je voulais surtout gélifier un peu la crème qui était un peu liquide, si votre crème à vous est bien compacte pas besoin d'en ajouter!

3 - Emiettez votre bloc de tofu à la fourchette en laissant quelques gros morceaux. Disposez régulièrement sur la pizza, puis tranchez votre boule de mozzarella en grosses tranches que vous éparpillerez avec soin.
Mettez la touche finale en ajoutant les olives.

4 - Cuisez à 250°C pendant une dizaine de minutes seulement.
Dès la sortie du four, ajoutez votre roquette et l'avocat tranché.


Savourez votre pizza toute verte!

Alors alors, elle est pas belle ma green pizza, ;)


A vos garnitures!

Délia ♥ qui se régale à l'idée d'une petit pizza

jeudi 24 mars 2016

La couronne de Pâques tout chocolat [Vegan]

Difficile de passer à coté de Pâques. On croise partout des cloches, des chocolats, des lapins.
Bien loin, comme noël, d'être une fête religieuse, c'est surtout devenu une fête commerciale.
Mais si j'adhère déjà à noël pour son occasion "retrouvons-nous, mangeons et faisons nous des jolis cadeaux", j'aime bien l'idée qu'à Pâques, c'est la fête du chocolat.


Parce que sans vous écrire une histoire sur le chocolat et moi, je ne suis pas une inconditionnelle de ce truc. J'ai beau aimer mon carré de tout noir très fort et presque amer, en pâtisserie, le chocolat ne m'inspire pas grand chose de fantastique.
J'aime manger un gâteau fondant à l'arôme puissant de cacao de temps à autres, mais j'ai du mal à incorporer le chocolat ailleurs que dans un carré anguleux à la fin d'un repas. Parce que c'est la manière que je lui préfère pour le déguster.

Mais, ceux qui se passionnent pour les arts culinaires acquiesceront certainement, on aime surtout faire plaisir, de derrière les fourneaux.
Et le doudou, lui, le chocolat, c'est son dada.
Alors, j'ai décidé que pour la période de Pâques (qui va donc de début mars à mi avril pendant la liquidation des stocks de chocolat à -50% (sauf les ferrero gneu)), le chocolat reviendrait un peu prendre place et diffuser son odeur de folie pendant la cuisson.


Cette couronne est une adaptation de mon gâteau au chocolat préféré, mais en version végane.
J'ai pas mal emprunté la voix du vegan ces derniers temps, surtout par praticité je l'avoue.
Quand les oeufs sont souvent absents du placard et que j'achète plutôt de la margarine pour prévoir au cas où la petite soeur intolérante au lactose vienne par chez moi, on en vient vite à usiter des moyens détournés et moins péremptibles pour pâtisser.
Alors le chemin est un peu plus semé d'embûches à mes yeux, parce que j'en chie pas mal (oui à ce point hein), pour mettre sur pied des recettes qui sont des jumelles des recettes non vegan.
Je mets un point d'honneur à ce qu'en croquant dans le gâteau, on ne se dise pas "putain, c'est super vegan ce truc quand même", et que ça fasse fuir mes amis pas du tout vegan, qui se diront que c'est vraiment un truc de bouffeurs de graines.


Cette version est un peu différente de mon chouchou chocolaté, mais si je vous le propose, c'est parce qu'il est méritant, tout de même!
Il est très fondant, doux en chocolat, gourmand comme tout avec sa ganache toute fluide. Doudou dit qu'on dirait la partie cacao d'un savane mais moins sec. Peut-être qu'à vous ça vous donnera une idée haha!


Pour une couronne, voici donc la recette!

La couronne

110 g de sucre
30 g de sucre glace
125 g de margarine
100 g de compote de pomme sans sucre
1 cuillère à café de vinaigre de cidre
1 cuillère à café de bicarbonate 
150 g de farine
1/2 sachet de levure
60 g de cacao ne poudre
250 ml de lait de soja vanillé

1 - Blanchissez ensemble le sucre, le sucre glace et la margarine ensemble.
Lorsque le mélange est bien aéré et mousseux, ajoutez la compote.
Si les ingrédients ont du mal à s’amalgamer, pas de panique : c'est normal!

2 - Ajoutez alors les poudres, sauf la levure chimique, en alternance avec le lait dans lequel vous aurez ajouté le vinaigre de cidre, afin de faciliter le mélange.

3 - A la toute fin, ajoutez la levure chimique, mélangez très brièvement, puis couler dans votre moule fariné et margariné et balancez au four à 180°C pendant une trentaine de minutes. La cuisson dépendra de la puissance de votre four, n'hésitez donc pas à faire le traditionnel teste de la pointe de couteau qui se doit de ressortir bien sèche.

4 - A la sortie du four, laissez refroidir quelques instants ; le gredin va se rétracter et se démouler comme un grand!


La ganache

120 g de chocolat à pâtisser
60 g de lait de soja vanille

Faites tout simplement fondre le chocolat avant d'ajouter progressivement le lait de soja tiédi.
Coulez de façon harmonieuse sur votre gâteau, en prenant soin de faire couler avec une spatule pour que ça dégouline de partout et que ça donne faim

Décorez avec ce que vous aure sous la main, en passant par les oeufs, des morceaux de chocolat, des figurines en pâte à sucre confectionnées par vos dix doigts ... Que sais-je encore? ;)



Alors par contre, j'ai reçu la visite impromptue des contrôleurs lapins de Pâques pastels, ils rigolent pas avec les desserts recalés pour l'événement, je me serais crue dans The voice, mais finalement, il sont repartis sans détruire mon précieux chocolatés, ils en avaient même sur le bout du nez ... ;)



Bisous, et surtout, mangez plein de chocolat! C'est le meilleur moment de l'année pour trouver des oeufs fourré praliné ... :D


Délia ♥ qui a renoué temporairement avec le chocolat!

mardi 22 mars 2016

Viande végétale : les trésors d'Amsterdam !

Je vous ai déjà parlé de tout mon amour pour Amsterdam dans un article de six pieds de long.
Et je vous avais bien évidemment expliqué que la nourriture là bas avait joué un rôle majeur dans mon kiff sans limites pour cette ville.

Dans cet endroit, comme dans beaucoup dans le monde, le végétarisme est plus considéré que dans notre DOUCE FRANCE élevée au bon grain et au produit animal.
Pas un restaurant ici ne propose une alternative végétarienne, ou alors on tombe dans le traditionnel "tomates mozzarella" ou "chèvre chaud". Ne parlons pas des végétaliens, le fromage étant visiblement la seule idée que trouvent la plupart des restaurants pour combler leur lacune d'idées pour cuisiner autrement qu'en considérant la viande comme clé de voûte de tout plat. Ce qui est vraiment dommage, car même sans parti pris du à ma condition de bouffeuse de graines, on peut créer des plats d'une intense saveur gourmande avec le tout végétal.
Sans partir dans des ingrédients hyper compliqués, mais les tartes aux légumes ou les lasagnes végétales ... COMMENT VOUS DIRE?

J'étais donc dans leur Albert heinj national (la chaîne de magasin qu'on retrouve 42 fois dans la ville, plus ou moins grand et bien fourni), à fureter au rayon fruits et légumes, quand doudou a attiré mon attention sur le rayon  viande du magasin. Allez savoir s'il était en train de regarder les prix de ce qu'il connaît le mieux (doudou, alias, le viandator), ou s'il a été attiré par le vert foudroyant des barquettes, mais c'était bel et bien un rayon de similis carnés.
Allant des falafels, en passant par les barquettes de croquettes de légumes, puis en détournant les steaks avec du soja en finissant par les protéines de soja texturée façon poulet, on trouve plus ou moins tout ce dont pourrait avoir envie n'importe qui.
Je dis n'importe qui, parce que ces similis là n'ont rien à voir avec les trucs austères qu'on retrouve chez nous et qui ont écrit "végétariens only" tellement c'est typé.
Si doudou n'avait rien dit, j'aurais cru que c'était de la viande, rien de plus.

La famille au complet, avec mon carnet titi en fond.

Alors visuellement déjà, c'est réussi, mais ce qui l'est encore plus, ce sont les prix.
Quand une barquette d'un truc convainquant (comprendre donc pas dégueulasse hein) coûte ici 4€, voire 6€, j'ai payé mes quatre barquettes 11€. Quand même. Niveau accessibilité c'est donc le double jackpot. Tu trouves ça au rayon frais du supermarché ET c'est pas du produit de luxe qui rappelle les prix de la viande.

J'ai joué la curieuse et ai voulu acheter donc 4 sortes, des trucs qui faisaient le plus "viande". Je n'ai donc pas essayé leurs falafels et croquettes de légumes, mais je ne doute pas de leur qualité.
Une barquette de filet de "poulet", des petits morceaux de "viande" à sauter, des steaks et des saucisses.
Une vraie boucherie là dedans :-O !

J'ai commencé par m'attaquer aux petits morceaux à sauter.
Cuisinés avec des poireaux vapeur revenus dans de l'huile de coco aromatisée à l'ail (achetée sur place aussi, sinon c'est pas drôle) avec un peu de basmati, c'était délicieux. Le lendemain j'ai bricolé un truc avec des haricots blancs et des branches de céleri, même tarif. Ca m'a fait penser à des nuggets sans croûte, mais c'était vraiment bon. Bien assaisonné, pas sec, pas gras, juste agréable à manger et facile à cuisiner car ça ne nécessite qu'un réchauffage (ça peut même être mangé froid en salade si j'ai bien compris (donc peut-être pas en fait vu que je suis une quiche en néérlandais)).





J'ai continué avec mes filets de poulet que j'avais déjà goûté sur place. Ce sont des protéines de soja texturées complètement dingues. C'était le seul truc vegan du lot, le reste contenant de l'oeuf (le blanc) mais ça a été le plus convainquant à mes yeux.
C'est simple, visuellement, c'est du poulet. Gustativement, c'est bon. On retrouve le goût de la protéines de soja texturée mais beaucoup moins fort. Niveau texture c'est un tout petit peu plus caoutchouteux que de la viande, du moins, ce dont je me souviens encore. En sauce c'est super, j'ai même réussi à le faire dorer, mais je doute de son intérêt mangé tout seul (un peu comme un blanc de poulet nature tu me diras!).




Le burger est bon, mais n'a pas un goût extraordinaire. sa texture ressemble à celle d'un steak fin de viande. Doudou en a goûté avec moi, ça ne l'a pas perturbé outre mesure. Evidemment ça n'a pas (et heureusement!!) le goût du boeuf, mais ça se glisse parfaitement dans un burger! Ici j'avais donc réalisé ma fameuse recette de pains à burger et des frites au curcuma au four façon potatoes, d'où la couleur jaune fluorescent.


Enfin, les saucisses sont une bonne surprise. Même si j'aime bien celles de taifun, leur texture est un peu molle à mon goût. Celles-ci étaient fermes, je les ai grillées découpées en deux. Ca ressemblait de près aux internationales knackies mais sans le coté "je sais pas ce qu'il y a dedans, mais ça ressemble bien à du déchet de carcasse avec des arômes didonc"! ;)


Alors effectivement, ces produits m'ont fait un peu drôle, parce qu'ils font très "vrai", mais je trouve que c'est une bonne chose de pouvoir trouver ces aliments pour inciter les personnes très carnées à se mettre au végétal, même de temps à autre.
Je cite quand même le viandator de doudou "Si on trouvait ça en France, c'est clair que je pourrais complètement devenir végétarien" fermez la parenthèse.
L'important je pense, même si le simili reste un produit qui rappelle la viande, c'est de ne pas oublier qu'autant pour s'amuser que pour s'adapter aux goûts de ceux qui ne sont pas devenus végétariens par dégoût de la chair animale, ce sont des produits très adaptés.
Certes ce sont des produits transformés et donc pas ce qu'on peut trouver de plus "brut", mais j'avoue avoir du mal à comprendre le rejet catégorique de certains végéta*iens qui voient dans le simili uniquement un moyen de "rechercher ce qu'on avait avec la viande" et donc comme une sorte d'expression de frustration.
Je pense qu'il serait surtout bête de s'en priver, car ça participe à une certaine variété, avec des textures et des saveurs qui sont intéressantes à utiliser de temps à autres, sans tomber non plus dans l'excès et s'en faire  à tous les repas comme les pois chiches.

Pas besoin de vous dire que j'ai eu encore plus le sentiment qu'on vit dans un pays en retard de 5 bonnes années sur les modes d'alimentation alternatifs, trop arnachés à notre steak pour se pencher sur le cas de ces 2% de français qui ont arrêté d'en consommer, et sur les 10% prêts à en modérer la consommation.
Alors vous me direz, on trouve de plus en plus de produits végétariens en magasin. Mais le souci pour moi reste que ce sont des produits très (trop?) typés et qui n'intéressent que les déjà convaincus. A quand des produits plus grand public, et non pas uniquement des galettes au boulgour et au quinoa? ;)

En tout cas, j'ai tenté d'envoyer un message subliminal dans plusieurs chaînes de magasins françaises, en espérant que certains répondent présents, pour diffuser la marque vegetarisch slager.
Après tout, qui ne tente rien n'a rien ;)

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez des similis si vous faites partie de la #teamnoway  (les autres aussi, vous sentez pas lésés!), histoire que je comprenne mieux de quoi il en retourne!

Sur ce, je fais la grève des similis, j'ai mangé que ça pendant ma semaine de retour d'Amsterdam et j'suis au bout là.

Bisous goût soja (bio)

Délia ♥





dimanche 20 mars 2016

De la différence

Une blague, une expression d'un avis qui sort des sentiers battus, et tout de suite, ce lot de mots qui se suivent "t'es cheloue toi" ou "t'es vraiment bizarre".
Parfois c'est dit de façon positive, amusée, parfois tu ne sais pas trop. Mais c'est dit.

Le fait est qu'aujourd'hui, la moindre fantaisie te range direct dans la case des illuminés, des "artistes", des personnes bizarres, des farfelus.

T'es out à partir du moment où tu n'aimes pas ce que tout le monde aime.


Dans le fond j'ai senti à partir du collège (worst période ever de ma vie) que j'allais devoir apprendre à morfler un peu avant de comprendre que soit j'allais devoir me forcer à rentrer dans le moule, soit j'allais devoir assumer fièrement que je n'étais pas taillée pour.
Après avoir passé le cap de ces années collégiales affreuses, sans lâcher mes horribles fringues qui me plaisaient tant et sortaient un peu du lot du visuellement tolérable (mais je devais le vivre comme mon unique moyen de rébellion face à une norme qui m'oppressait), le lycée.
On passait du statut de pauvre fille à originale, sans trop devoir s'expliquer, sans trop se l'expliquer, on passait du coté has been à celui de personne juste différente, sans surplus de jugement. Quelqu'un comme les autres, qui a son avis, qui voit la vie avec sa palette de couleurs.
Et c'est en me rendant compte que ça n'avait rien changé à ma vie de vivre sans railleries que j'ai fini par vraiment savoir qui j'étais et comment je voulais être.

Quand je vois comme la différence est perçue comme une sorte de défaut de fabrication, je me demande si il est pourtant si facile et si épanouissant de s'oublier pour se glisser dans le manteau de la norme.
Tous les jours enfiler son déguisement : porter des vêtements parce que c'est à la mode, suivre une tendance parce que ça fait cool, pas parce que ça nous plaît vraiment, pas parce que dans dix ans on aimera encore nos Jeggins. Pas parce qu'on aime la chapka polaire, juste parce que c'est à la mode cette année.
On rira aux blagues de Omar et fred et leur SAV parce que c'est les blagues à connaître. Même si on trouve pas ça drôle.
On ira voir le dernier blockbuster sorti, parce que c'est à la mode. Et on se targuera de l'avoir trouvé cool.
On passera sa vie sur son smartphone parce que c'est in d'en avoir un.
On se forcera à manger Mcdo même si ça nous file mal au bide, parce que c'est super in de bouffer des frites pas biodégradables.
On s'obligera à boire comme un trou parce que c'est has been d'être sobre en soirée.

Qu'on plie ou qu'on résiste, l'important, c'est pas d'être in, c'est d'être soi-même.
J'ai pas dit que ce serait facile de faire ses choix, j'ai pas dit que ce serait facile de trouver des gens pour s'entourer, qui t'aiment pour tout ce que tu es et n'es pas.
J'ai pas dit que ce serait facile qu'on te regarde de travers parce que tu vis comme tu l'entends.

Mais après tout, personne n'a jamais été remarquable en étant comme tout le monde, et c'est dans l'imperfection qu'on trouve toute la beauté des choses.


Au lieu d'enterrer la différence sous un monticule de banalités rassurantes, cultivez là.

Parce que c'est certainement ce pour quoi vous êtes faits, tout au fond.

"C'est dans la différence que se cultive l'intelligence"

En espérant que vous employiez votre dimanche à cultiver, moi je m'amuse à louper des recettes vegan, chacun son truc :-*

Bisous doux

Délia ♥ Alias, la nana mille fois titrée cheloue et qui maintenant s'en fout pas mal

jeudi 17 mars 2016

La pâte à pizza : Ce basique à avoir dans son grimoire

Toute bonne sorcière culinaire a quelques recettes à avoir impérativement histoire de briller en société.
Une bonne recette de gâteau au chocolat, une recette de son "plat fétiche", et la recette de la pâte à pizza (ouai bon, c'est le grimoire allégé pour sorcière en galère hein).
Si tu as déjà acheté une pâte à pizza toute prête, tu auras sans doute remarqué comme moi que c'est pas franchement l'anapurna du bonheur. J'en ai pourtant essayé plusieurs. Mais entre le goût d'alcool de fou parce que les pâtes sont conservées grâce à ça, le goût de levure, l'impression de manger uniquement de la pâte ... J'ai vite abandonné la préparation de pizzas maison.

Et puis comme ça, un beau jour, j'ai eu envie d'essayer. Pour ne pas mourir bête. Pour apprendre. Pour m'amuser.
Et figure toi que faire sa pâte à pizza, c'est tellement facile et pas cher que plus jamais je ne donnerai 4€ à croustipat.


J'ai un robot pâtissier, et je dois admettre que je l'utilise tout le temps. Pendant que la pâte tourne, je range ma cuisine, et on n'en parle plus.
Alors force est d'admettre que sans, c'est plus sportif, mais ça reste facile à réaliser!

La pâte ici donnera deux pizzas rondes. Ou une grande étalée sur une plaque en forme de carré du coup.
Ca dépend de ce que vous voulez faire, mais rien ne vous empêche de congeler la pâte crue juste après l'avoir terminée, en l'emballant dans un film plastique. Comme ça il n'y aura plus qu'à la sortir au frais pendant une demi journée et l'étaler tranquillement le moment venu!
J'avais initialement trouvé une recette mais j'ai pas mal bidouillé parce que ça avait vraiment trop le goût de levure et que doudou, lui, il aime pas la levure.

Cette pâte est assez fine, moelleuse dedans, croustillante dehors ... Un vrai bonheur!

Difficulté : Débutant pizzaïolo
Temps de préparation : 10 minutes
Coût : environ 1€
Temps de pousse : une bonne heure, selon la température ambiante

250 g de farine
1 cuillère à café de sel
15 g de levure boulangère fraîche
15 cl d'eau tiède
3 cuillères à soupe d'huile d'olive


On met tout ensemble après avoir délayé la levure dans un peu de l'eau tiède. Il ne faut pas qu'elle soit brûlante sinon on risque de tuer la levure (et c'est pas franchement sympa, d'autant qu'elle a un rôle plutôt important à jouer).
On prendra bien soin de ne pas faire toucher la levure avec le sel, parce que ça tue aussi la levure (décidément, fragile la petite hein).
Ensuite on pétrit bien tout, en ajoutant petit à petit l'eau.
Et on malaxe joyeusement.
Jusqu'à ce que la pâte devienne bien souple et rebondie et ne colle pas aux doigts.
On la laisse ensuite reposer une heure environ, parce que c'était du sport de se faire laminer, le temps qu'elle double de volume grâce aux gentilles levures auxquelles on aura laissé la vie sauve.
On "dégaze" alors la pâte et on l'applatit, soit comme un pizzaïolo, soit avec un rouleau, parce que c'est pas donné à tout le monde de savoir le faire, quand même (sauf si t'aimes les pizzas new age avec des trous au milieu, mais la garniture a tendance à se faire la malle).
Dépose tout ce que tu voudras (ou attend des idées, qui arriveront très vites ici!).
Cuis à 250°C pendant une dizaine de minutes à peine. L'important c'est de bien saisir, mais ça cuit super vite alors faut rester juste devant.
Ensuite, on peut ajouter après cuisson de la roquette, ou de l'avocat, parce que c'est meilleur quand c'est pas cuit.

Et roule ma poule!


Alors c'est pas trop cool de faire sa pizza soi même?

Regarde donc ce petit derrière dodu et rebondi!

Bisous, je file me faire un pizza toute verte.

Délia ♥


mercredi 16 mars 2016

Le fromage, cet aliment pas si végé friendly que ça .

J'avoue que je ne m'étais pas franchement posé la question jusqu'à apercevoir je ne sais plus où un commentaire sous un article qui parlait d'un plat végétarien au parmesan "le parmesan n'est jamais végétarien, il utilise toujours de la présure animale."
Gros bug dans ma tête : "et si tous les fromages que je mangeais n'étaient, de fait, pas végétariens?".



Retour pour vous donc, des informations glanées ci et là!

1 - La présure animale c'est quoi?

C'est un coagulant, d'origine animale (trop dur à deviner t'as vu), qui permet de faire cailler le lait et entre donc dans la fabrication des FROMAGES.

2 - Ca vient d'où, la présure animale ?

De l'estomac number 4 des jeunes ruminants, appelé "caillette". Donc pour faire simple, des bébés vaches.
Je te le donne en mille, on ne le prélève qu'après avoir tué le veau.

3 - Est-ce que la présure est INDISPENSABLE pour fabriquer les fromages?

Oui!

4 - Y'a pas d'autre présures que celles des bébés vaches?

Si, rassure-toi!
On trouve en plus de cette présure démoniaque, des présures d'origines végétales (qui n'ont d'ailleurs pas le droit de s'appeler présure du coup) et d'origine microbienne.

5 - De quel fromage se méfier alors?

D'après mes recherches, tous les fromages Label Rouge, AOC, et IGP (Appellation d'Origine Contrôlée et Indication Géographique Protégée) sont concernés. Ca retire déjà pas mal de fromages, puisque certains noms sont protégés et/ou attachés à des zones géographiques précises.
Pour trouver une liste plus exhaustive et précise, je vous invite à aller consulter cette liste publiée par l'association végétarienne de France. Je vous préviens, prenez une chaise, vous risquez de vous sentir fébriles.


6 - Comment s'y retrouver alors? Nom de dieu!

En supermarché "traditionnel", parfois, la source de la présure n'est pas précisée. Certains industriels préfèrent le garder pour eux, et même lorsqu'on leur demande, ne rien en dire. Manque de fierté par rapport aux veaux déglingués? En tout cas on ne le saura pas!
On trouve clairement inscrite l'origine animale sur un paquet de produits tout de même, maintenant que je sais je regarde systématiquement. Faute d'information je pars du principe que c'est animal.
En magasin bio, on trouve malheureusement beaucoup de produits à partir de présure animale, mais certains produits en sont indemnes et c'est plus simplement mentionné sur l'emballage au niveau des ingrédients.
Enfin, dans certains pays, on trouve sur le fromage un estampillage pour assurer qu'il est propre à la consommation des personnes suivant un mode de vie végétarien (désolé, le mot régime me fait sortir les yeux des orbites, on est bien loin d'un weight watchers quand même).
Enfin, les fromages casher ne contiennent pas de présure!

7 - Du coup, je fais quoi?

Difficile de s'y retrouver. A l'extérieur, il est assez ardu de demander l'origine des fromages, d'autant que la plupart des restaurants proposant un plat végétarien n'iront pas jusqu'à poussr la réflexion jusque là (rappelons que les salades végétariennes avec du thon ne sont pas végétarienne, messieurs les restaurateurs haha), mais dans mon cas, j'essaye d'éviter au maximum d'en consommer.
Enfin, il n'est pas sans intérêt de rapeller que quoi qu'il advienne, le lait de vache (et les autres laits animaux), ne sont pas non plus les grands copains d'une santé de fer (à lire absolument, le lait, cette vacherie!) et donc à consommer avec notre bonne vieille copine modération, une raison de plus pour savourer ce produit sans excès.
Enfin, il faut aussi rester conscient que consommer du lait, c'est pas offrir aux vaches et aux veaux une vie de rêve à se faire traîre et retirer leurs petits, ça m'aide pas mal à relativiser ma consommation.


8 - Le fromage, ce truc de camé

Le fromage a un pouvoir addictif. Pas juste parce que c'est bon, mais bien parce que ça contient des substances aussi addictives que la cocaïne.
Trois semaines sans en consommer un seul petit bout, c'est ce qu'il faudrait pour réaliser un sevrage de cette substance!
C'est le pas le plus difficile à franchir pour les végétariens qui souhaitent devenir végétaliens apparemment!

9 - Conclusion pour boucler le sujet

Le fromage n'est donc pas universellement un produit végé friendly.
Tout comme en pâtisserie où la présence de gélatine de porc ou de vache vient souvent rendre le problème un peu plus complexe, il faut donc se méfier des ingrédients utilisés pour sa confection!
Tout est degré d'engagement encore une fois, et chacun est libre de ses choix, l'important est encore une fois de savoir que l'on est en situation de choix et ne pas ignorer une chose qui pourrait aller à l'encontre de nos convictions!


J'espère en tout cas que cet article aura été informatif! J'ai comme le sentiment que les barrière entre végétarien et végétaliens ne sont pas si grandes que ça, finalement.
Alors au lieu de nous faire la guerre, faisons la paix autours d'un fauxmage de cajou (cliiique tu trouveras la recette de ce truc divin à étaler joyeusement dans tes sandwichs)? ;)

Bisous les copains!

Délia ♥

dimanche 13 mars 2016

Monsieur Kouglof aux raisins (en)rhumés

Jusqu'ici j'ai goutté toutes sortes de kouglofs. Des compactes, des presque ramollis par le sirop, des tendres, des aérés.
Evidemment je les aime tous. Difficile de résister à ces sortes de brioches garnies de mille et unes merveilles allant du plus simple raisin secs avec amandes, au plus farfelu aux agrumes confits et pépites de chocolat.
J'ai longtemps voulu en réaliser un à la maison, mais je n'avais pas le moule adapté. J'ai du coup sauté sur l'occasion quand j'ai pu me procurer un moule à bundt cake/kouglof.
Si je ne suis habituellement pas perturbée par la forme des choses, ce serait comme faire des éclairs en forme de choux : ce ne serait plus des éclairs mais des choux. Du coup un kouglof sans sa forme, c'est une brioche aux raisins. Voilà.
D'ailleurs, niveau définition, le kouglof peut porter plus ou moins 50 orthographes différentes (un peu comme les prénoms et noms, tu peux pas trop te tromper tellement y'en a des farfelues), et est une spécialité aslacienne, autrichienne et allemande.
A la base c'est surtout un gâteau de fête, mais pourquoi s'en priver le reste de l'année, j'suis bien sûr qu'un kouglof garni de fraises doit être tout à fait excellent ;)!


Ce kouglof est simple à réaliser, il a juste besoin qu'on le laisse pousser tranquillement.
J'ai choisi d'aromatiser mes raisins au rhum. C'est comme ça qu'on faisait chez mon premier patron avec les raisins des pains aux raisins.
Ca a tendance à rendre le kouglof moins résistant au vieillissement, puisque l'alcool fermente ensuite dans la brioche. Si votre but est de le conserver plusieurs jours, évitez donc de les faire gorger de rhum, ça vous évitera bien des surprises en croquant dans votre brioche toute fermentée.
Si vous disposez de petits moules, les kouglofs feront de parfaits petits cadeaux, à entourrer d'un joli ruban!

Le secret de cette spécialité réside bien évidemment dans son "sirop bostock", un sirop aromatisé à la fleur d'oranger et à l'amande.
Au travail, quand on le fait délicatement chauffer et qu'il atteint une température élevée, son odeur est tout simplement divine, et me donnerait la dalle même en pleine gastro.


Pour un beau, gonflé et délicieux kouglof, à accompagner d'un bon thé darjeeling ...

Difficulté : Facile avec un batteur, expert de la muscu avec seulement des bras
Coût : Modéré
Temps de préparation : Rapide
Temps de pousse : plus ou moins interminable (x2) mais ça vaut le coup


Le kouglof

500 g de farine t45
75 g de sucre
1 pincée de sel
150 g de beurre
2 oeufs de cocotte bio
20 cl de lait tiède (végétal ou non)
25 g de levure fraîche de boulanger
75 g de raisins
1 petit verre de rhum brun de pirate
quelques amandes mondées
du sucre glace pour faire un effet enneigé

1 - Mettez vos raisins secs à gonfler dans votre rhum.

2 - Dans un petit bol, mettez ensemble la levure, la moitié du lait tiédi et une cuillère de farine et laissez reposer quelques minutes.

3 - Pendant ce temps, mettre dans votre cuve la farine, le sel, le sucre, les oeufs et le reste du lait. Pétrir puis ajouter le beurre, et enfin, le levain.
Bien pétrir, jusqu'à ce que la pâte se décolle des bords de la cuve et soit bien souple. En général, je contrôle en posant mon doigt dessus : ça ne doit pas coller et votre trace de doigt doit disparaître, comme si ça rebondissait! Ajoutez alors les raisins bien égouttés et pétrissez juste ce qu'il faut pour les incorporer!

4 - Dans un endroit chaud/tiède (pas loin d'un chauffage ou dans votre four réglé au minimum), faites pousser votre kouglof une petite heure. Il doit avoir bien gonflé, comme s'il attendait un bébé kouglof!

5 - Afin de le faire revenir à son état initial, farinez un plan de travail et chassez le gaz avec vos paumes. Façonnez votre kouglof avec amour et placez le dans le moule en forme de kouglof. Traditionnellement (un vrai moule à kouglof en terre cuite et avec une vraie forme de kouglof), on beurre généreusement et on dépose des amandes mondées au sommet des canelures. Laissez encore une heure pousser dans le moule jusqu'au bord (voire plus, un kouglof c'est pas pressé, paraît que c'est meilleur quand on attend) puis cuisez dans un four à 200°C pendant une heure environ, jusqu'à ce qu'il soit bien doré.
De toute façon vous pouvez contrôler sa cuisson car son derrière est à l'air.


Le sirop de monsieur kouglof

100 g de sucre
300 g d'eau
4 cuillère à soupe de fleurs d'oranger
2 cuillère à soupe de poudre d'amandes
Facultatif : arôme d'amande amère

1 - Faites bouillir le sucre et l'eau. Quand le tout arrive à belle ébullition, retirer du feu et  ajouter les arômes et la poudre d'amandes. Remuez pour bien tout incorporer.


Imbibage

Comme on ne produit pas du kouglof en quantité astronomique, on va ici faire couler plusieurs fois le sirop sur le kouglof, le mieux est donc d'avoir une petite grille et de récupérer le sirop dans une écuelle!
Traditionnellement on trempe entièrement le kouglof encore chaud/tiède dans le sirop pour qu'il soit bien imbibé de cet affreusement aromatique sirop.
Laissez bien imbiber puis sécher, et saupoudrez de sucre glace à l'aide d'un chinois fin.

Servez de belles parts gourmandes à souhaits, et n'hésitez pas à varier les plaisirs de cette recette en y ajoutant des fruits confits, secs, votre salade verte, des fèves, vos épluchures de carottes, et tout ce qui vous fera plaisir!


Bonne fin de dimanche les coupaings.

Bisous doux.

Délia ♥ proffaneuse de la tradition du kouglof

jeudi 10 mars 2016

Lettre d'amour pour toi, Ô, cuisine, mon amour

Depuis que j'ai l'âge de faire autre chose que téter, toi et moi, nous sommes intimement liées.
J'ai commencé par te trouver un peu étrange, je dois bien l'avouer, et j'ai surtout débuté par ne pas du tout être au courant de ton existence.
Mes petits pots étaient supers bons mais je pensais qu'ils naissaient comme ça, eux aussi. Imagine-toi des arbres entiers de petits pots, un véritable paradis pour bébé joufflu.

En grandissant, j'ai constaté que ma maman passait du temps à me préparer mes aliments, mais je ne faisais pas vraiment le lien, encore.
Et puis est venu le temps de participer à la préparation de gâteaux. En versant la farine, en tenant le batteur électrique, en touillant à la cuillère où en léchant le saladier en s'en mettant partout une fois le gâteau mis au four. Observer opérer la magie de la cuisson à travers la porte, comprendre que le sucre fond dans l'eau, que le beurre ramollit au chaud, que les oeufs ça devient dur en cuisant, que les légumes changent de couleur.

Je touchais à peine du doigt les prémices de mon premier et infini amour.

J'ai découvert que je t'aimais en habit sucré, et puis tellement fort dans ta robe salée.
Je léchais du bout de mes doigts le sucre d'une sucette, je dévorais des lasagnes maison et les tartes aux légumes du soleil, j'aimais le croquant de la salade délicatement assaisonnée avec du vinaigre de cidre qui faisait frétiller mon jeune palais.
Je me souviens de ce verre de vin, confondu avec mon jus de raisin pour sa couleur si proche. Quelle horreur en y repensant!

Toi et moi, on a grandi, et maintenant, on a changé, toutes les deux.
On a appris à se connaître, j'ai appris à t'apprivoiser. 
Ensemble, on construit mon avenir.

Petite à petit, tu es devenue tellement importante dans ma vie qu'une journée sans toi ou ton fruit sont des journées perdues.
Je suis mordue, et je mords.
J'aime manger ce qu'on prépare toutes les deux. J'aime les ustensiles par milliers, un peu moins la vaisselle sale.
J'aime la sensation quand je touche une carotte sable, que je pèle un oignon et qu'une larme finit par s'enfuir bien malgré moi sous mon couteau.
J'aime le bruit croquant d'une échalote, les épluchures qui s’amoncellent. J'aime les odeurs du cru si fraîches, du cuit qui fume et embaume l'appartement plein de vapeur.
J'aime l'eau qui bout et réchauffe la cuisine.
J'aime les jolies bosses dodues des gâteaux qui gonflent dans le four, comblés par la chaleur.
J'aime les odeurs de caramel, de tomates qui chantent dans l'huile d'olive, les herbes, le vert des légumes, le doré des pâtes cuites, le goût du sel, le curcuma et sa jolie couleur qui réchauffe le coeur.


J'ai appris à t'aimer par tes cotés les plus simples, le sucré, les plats les plus communs.
Et maintenant j'apprends à te créer comme si je te dessinais au fur et à mesure de notre histoire.
Et peu importe ce que je déciderai d'arrêter de manger, tu es, et tu resteras ma plus belle histoire au quotidien.
Mon bonheur, mon échappatoire et mon moyen d'expression.
Tu me rends fière, créative, forte, belle. Un peu plus vivante tous les jours! 

Cuisine, sous toutes tes formes, je t'ai aimé, je t'aime et je t'aimerai jusqu'au bout.

Mille merci aux petites plats de ma maman, aux gâteaux délicieux de simplicité de ma mamie, et aux mauvais cuisiniers que j'ai pu croiser pour savoir faire la différence entre enfer et délice.

Car assurément, l'amour culinaire est celui qui m'apporte une partie de moi et qui m'a permis aujourd'hui, de devenir la petite toquée que je suis, fière d'avancer, au milieu des kilos de vaisselle et des kilocalories.


With Love

Délia ♥


mardi 8 mars 2016

Comfort Bowl : Pois chiches et courges rôtis aux épices chaudes sur leur matelas de verdure quinoé

Parce que c'est bien beau de cuisiner des plats tous les jours, mais certaines fois, la flemme est aussi un puissant moteur de créativité. Si, si, je vous assure!
J'ai toujours trouvé les personnes fainéantes très intelligentes. A vrai dire, ce sont ces personnes là, poussées par le manque d'envie de faire des efforts, qui trouvent les idées les plus ingénieuses pour s'épargner la moindre tâche superficielle et potentiellement épuisante.
Alors évidemment, la flemme n'est pas franchement un facteur de charme à mes yeux, mais je dois bien avouer que même moi, j'ai l'option d'installée, et qu'après une journée devant mes fourneaux, le soir, je suis prise d'une profonde envie de commander japonais ou une grosse pizza pas du tout maison (OUI MOI AUSSI JE MANGE DES PIZZAS, désolée de briser le mythe trop healthy que j'ai instauré ici, je mange aussi parfois des gâteaux industriels tout secs et pleins d'huile de palme quand j'ai rien d'autre chez moi, et du pain de mie harry's que doudou achète, et même que je mange du ketchup aussi, et que parfois j'aime boire une bière, voilà, je crois qu'on a tout dit).


Mais à toute situation désespérée il y a une solution, et la solution, c'est d'avoir un four.
Tu balances tout là dedans, et ça ressort tout fondant, tout rôti, tout délicieux.
Cette recette prend quelque chose comme dix minutes à peine, entre le temps d'ouvrir la boîte de pois-chiches, de couper la courge sans retirer la peau, et de badigeonner d'assaisonnement.
Après t'as quarante minutes pour boire un coup d'apéro de la flemme en regardant un épisode (ou deux, selon le format) de ta série du moment, et ensuite, plus qu'à déguster.

Cette idée de pois-chiches me vient d'un truc vu à la télé quand à noël, prise par le désarroi de la solitude, je l'avais allumée sur mason TV ou une connerie comme ça. Et c'était évidemment sur une émission culinaire (ah bon?) que j'avais fixé. La recette du moment c'était le pois-chiche frit, le truc à 50 000 calories mais qui m'avait vendu du rêve.
Bien évidemment j'ai détourné, parce que j'aime pas faire de bains de fritures à la maison, ça pue et je sais jamais quoi faire de l'huile après. Parce que ça se jette pas dans les toilettes ou l'évier, faut l'apporter au ramassage spécial de la mairie, que oui! Donc pas de friture, voilà (même si un jour pour des donuts, faudra bien m'y résoudre ...).

Bon, tout ça pour te filer la recette, si t'as tout lu t'as une médaille de pois-chiches hein!


Pour un bol

Niveau : Débutant flemmard de l'extrême
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 40-50 minutes

Ingrédients :

1/4 de courge butternut (bon, la taille peut vite faire varier ce paramètre, à vous de juger au visu hein)
1/2 boîte de pois chiches
50 g de quinoa
4 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à café rase de curcuma
1/4 cuillère à café de paprika
Une belle pincée de muscade moulue
1/4 cuillère à café de coriandre moulue
1 gousse d'ail

100 g de pousses fraîches d'épinards
Une lichette d'huile d'olive
1/2 cuillère à café de moutarde
Le jus d'un demi citron jaune
1 petite échalotte

1 - Rincez votre courge butternut, ou au besoin grattez la pour retirer la terre. Détaillez la en tronçons sans retirer la peau (c'est super relou et ce soir on a dit que t'as la flemme, donc tu laisses la peau!).

2 - Ouvre ta boîte de pois-chiches (super important, avec ça marche vraiment moins bien!), fais bouillir de l'eau et mets ton quinoa à cuire dix minutes, voire 12.

3 - Dans un plat qui va dans le four (pas ton tupperware surtout donc), mélange tout ton assaisonnement après avoir frotté la gousse d'ail et balance la courge butternut dedans. Enrobe bien la petite courge en la roulant joyeusement dedans et en la retournant dans tous les sens avec tes mains pleines de doigts.

4 - Allume ton four à 180°C et quand c'est bien chaud, enfourne ton petit plat qui va dans le four pour une quarantaine de minutes. Au bout d'une vingtaine de minutes, enfourne tes pois chiches en prenant soin de bien les huiler aussi. Si tu préfères tu peux garder un peu d'huile aux épices pour bien les mélanger dedans.
On les met après parce que sinon ça finit par refaire des pois chiches durs comme s'ils étaient crus et c'est dégueulasse, d'autant que tu peux certainement perdre tes chicaux.
Et le dentiste en urgence quand t'as la flemme, c'est pas l'idée du siècle.

5 - Pendant que ça termine de cuire et que tu loupes la fin de ton épisode de série du moment, rince tes jeunes pousses dépinards (que ça rend costaud tout plein dis donc!) avec une vinaigrette toute rapide en mélangeant l'huile, le citron et la mouarde. Pour mettre un peu de piquant dans ta vie, mélange avec de l'échalote ciselée.

6 - Lorsque la courge est tendre, retire du feu, balance sur les jeunes pousses mélangées à la vinaigrette avec le quinoa et enfourne toi sous ton plaid avec la fin de ton verre d'apéro (ou un autre verre d'apéro, mais bon, la flemme quand même).

7 - Savoure ton excès de flemme. Fort.
Entre le fondant de la courge, le croustillant des pois chiches, et la fraîcheur des feuilles vertes, il y a de quoi se faire du bien.


Finalement, la flemme, ça a du bon non?

Bisous flemme (sans la langue du coup)

Délia ♥