mardi 30 août 2016

Tartelettes cassis et vanille

Me dites pas que j'ai encore loupé la saison si?
Il semblerait! Cependant, je me suis dit que cette recette serait certainement difficile à réaliser avec des fruits frais car on trouve rarement du cassis que ce soit au supermarché ou au marché. De fait, on peut tout autant la réaliser avec un coulis ou une purée de fruits ou avec des fruits surgelés. C'est d'ailleurs ce qui me vient rapidement à l'esprit quand on me parle de fruits rouges, car j'aime bien en avoir sous le coude au congélateur, compte-tenu de leur période très restreinte.
Certains comme la fraise se prêtent mal à congélation car ils rendent beaucoup d'eau en décongelant, les groseilles et cassis eux sont moins capricieux.


Je vous dis ça, parce que cette recette contient du cassis (nooon sans blague!). 
J'ai lu quelque part qu'il faut goûter dix fois un aliment pour pouvoir affirmer qu'on aime/n'aime pas ce dernier de manière certaine.
Et je remarque à présent que c'est vrai.
J'ai donc boudé le cassis en pensant ne pas aimer ça parce que je n'aimais pas les bonbons au cassis. Donc en toute logique j'ai toujours détesté ça.
Jusqu'à ce que je tombe sur un buisson de cassis (appelé aussi caséier de son petit nom) au détour de la cueillette. L'odeur était à tomber, avec la chaleur, les feuilles dégageaient quelque chose de peu commun qui m'a tout de suite donné envie de goûter une petite baie noire. Ca a été un peu la révélation de l'année, parce que mes certitudes ont volé en éclat "c'est ça le cassis en fait??"


Ni une, ni deux (ou plutôt 1/2 heure plus tard) me voilà avec un petit panier de cassis rempli, et l'envie de les transformer en autre chose que de la confiture.
Ca a l'air simple dit comme ça, mais quand je tombe sur un aliment que je connais mal et qui est en plus peu utilisé dans des recettes, ça turbine grave, et je finis par avoir tellement d'idées que je n'en ai plus aucune.


Retour case départ une fois calmée du ciboulot, je me dis qu'après tout, le cassis pour fait une ganache, ça donnera un résultat tonitruant.

Et pour tout vous dire, comme le cassis ça pétille un peu sous la langue, on est bien content qu'il se soit mis d'accord avec le chocolat blanc et la douce chantilly vanille, mine de rien!
Je vous conseille vraiment d'accompagner ces tartelettes d'un thé aux fruits rouges ou encore mieux, au cassis! ;)


Tartelettes cassis-vanille 

Pour 4 pièces

Temps de préparation : 1 heure 10
Temps de repos : 30 minutes + 1h30
Difficulté : Moyenne

Pâte sucrée amande (encore et toujours, on ne s'en lasse pas, je vous l'assure)
Vous pouvez réaliser cette pâte la veille pour la travailler bien froide, parce que c'est la plus casse-pied du monde à étaler.

- 200 g de farine
- 80 g de sucre glace
- 25 g de poudre d'amandes
- 1 pincée de sel si vous utilisez du beurre doux
- 120 g de beurre
- 1 oeuf

1 - Je crois ne jamais vous avoir expliqué comment on procédait par crémage, donc allons-y. Si vous voulez la méthode du sablage, allez donc visiter la recette de la tarte citron :) . On met à tourner ensemble le sucre glace et le beurre pommade. Le but est d'obtenir un mélange mousseux.

2 - Ajoutez ensuite l'oeuf. Ca aura un peu de mal à s'incorporer, c'est bien normal sachant que l'eau contenue dans l'oeuf ne se mélange pas bien avec le gras du beurre.

3 - Ajoutez votre poudre d'amandes et la farine pour obtenir un mélange homogène.

4 - Formez une boule que vous écraserez, comme si vous alliez pour l'étaler, et filmez au contact. Celà permettra à la pâte de refroidir plus rapidement à coeur. Une trentaine de minutes au frais suffisent généralement, le mieux étant quelques heures !

5 - Foncez les tartelettes dans des cercles à tartelettes (je dis bien cercles, car ils laissent plus de place pour la garniture, si vous n'en avez pas je vous conseille de réaliser la recette au format grande tarte !), et faites cuire une vingtaine de minutes à 160°C.
La cuisson se passe en deux temps. Tout d'abord avec des poids et le cercle, puis à 5-10 minutes de la fin de la cuisson, on retire les poids et le cercle afin de laisser la tarte dorer uniformément.


La ganache cassis/ chocolat blanc

200 g de cassis (ou 150 g de pulpe de cassis)
100 g de chocolat blanc
50 g de lait d'amandes


1 - Si vos fruits sont frais, mettez les dans une casserole et faites les éclater sous l'action de la chaleur. Laissez les cuir quelques minutes, puis écrasez ou mixez et passez au chinois afin de ne récupérer que la pulpe.

2 - Remettez la pulpe dans votre casserole puis ajoutez le lait d'amandes. Versez sur le chocolat blanc que vous aurez finement coupé dès les premiers bouillons  afin qu'il fonde rapidement lorsqu'après ébullition, vous verserez le mélange chaud dessus.

3 - Coulez dans vos tartelettes ! Réservez au moins une heure, une heure trente au mieux, afin que la ganache puisse prendre.


Chantilly vanille

150 g de crème liquide avec plein de matière grasse dedans
20 g de sucre 
1/4 de gousse de vanille

Fouettez ensemble la crème avec le reste des ingrédients jusqu'à obtenir une chantilly.
Pochez sur le dessus des tartelettes avec la douille de votre choix.
Décorez avec des fruits frais et pourquoi pas quelques feuilles!



Ces tartelettes peuvent se décliner avec toute sorte de purées de fruits, je vous laisse donc écouter vos envies et votre imagination culinaire!


Si jamais vous avez une connaissance qui a un beau buisson de cassis, c'est peut-être le moment de penser à lui piquer ses réserves congelées (arrête mamie, on sait que tu l'as fait!).

En attendant, il est bientôt l'heure de fêter l'arrivée des fruits d'automne. J'espère que vous aimez les figues, les pommes, les poires et les agrumes autant que moi!


Bisous contents

Délia ♥ engourmandée d'été, d'automne, d'hiver et de printemps

mercredi 24 août 2016

Moi, mes cheveux, le bio, 3 ans après : Une Histoire qui dure

J'étais de celles qui ouvraient les shampoings et les sniffais chez Carrefour. Je prenais celui qui avait l'emballage le plus racoleur et la meilleure odeur. Le shampoing, c'était tous les deux jours, trois maximum avec un sale bad hair day façon friteuse Macdo.

Et puis je me suis mise au bio.
Doucement, mais surement.
Et maintenant, il ne me viendrait jamais à l'idée de retourner me shooter dans les rayons de carrefour à la fragrance.
Le cas du bio en alimentation est souvent remis en question, mais sachez que les labels cosmétiques protègent quand même d'un bon paquet de saloperies qui peuvent ruiner les cheveux et le cuir chevelu. Ils sont donc un bon gage de qualité même si il faut toujours jeter un coup d'oeil. Avec une idée de ce que sont les sulfates, vous pourrez rapidement voir si un shampoing est doux!

Mon cas inspirera peut-être certaines sceptiques, alors je me suis dit que résumer la situation, après trois années de bons et loyaux services du bio sur mes cheveux, serait une idée parfaite!


1 - L'état de mes cheveux : rétrospective et présent heureux

J'avais le cuir chevelu excité comme une puce. Je graissais plus vite que mon ombre, et j'avais tendance à avoir des démangeaisons. Ils n'étaient pas moches mais pas beaux non plus, ces pauvres cheveux.
A présent, c'est bien simple, je suis passée d'un shampoing tous les deux jours à un shampoing tous les cinq jours.
C'est à peine si il y a urgence le dernier jour, pour vous dire à quel point j'en suis, j'en oublie même parfois de me les laver.
J'ai boudé le coiffeur pendant un an et demi, ils ont atteint la longueur de 65 cm avant que je les rabote d'une dizaine de centimètres pas plus tard qu'hier. Pas de pointes ou d'horribles perruque fourchue. Même la coiffeuse l'a dit.
J'ai donc des cheveux, en pleine santé, doux, brillants, et qui se salissent seulement parce que l'extérieur n'est pas indemne. Mais mon sébum et moi, on est en paix.


2 - Coté soins, ça donne quoi?

J'ai horreur des après-shampoings. J'ai une douche à l'italienne, comment vous dire qu'attendre cul gelé 15 minutes que le machin prenne sur ma tête m'enchante peu. J'avais pour habitude de faire des bains d'huiles avec de la noix de coco que j'étalais sur mes longueurs uniquement (à l'époque j'étais encore une vraie friteuse même si je pensais que j'en étais sortie). C'était super efficace et je conseille vraiment cette technique à celles qui ont les cheveux dans un état pourri. Je vous en vantais les mérites dans mon précédent article, si vous voulez en savoir plus vous pouvez aller voir ça.
Les shampoings sont donc mon unique soin.
Ca, et ma brosse. J'ai investi dans une brosse solide, parce que vous vous douterez bien que j'ai la tendance légèrement emmêlée. Du coup quand le courage me prend (et surtout quand le derirère de ma tête commence à former ce qu'on appelle communément des dreadlocks), je les brosse. Longuement, de la racine vers les pointes, pour étaler le sébum sur les longueurs. C'est fastidieux (chiant quoi), et j'en perds trois tonnes quand je le fais parce que je ne suis pas assez régulière, mais c'est nécessaire.
Coté shampoings (non mais tranquille la digression brosse qui te fait 15 lignes), je ne choisis maintenant que des copains biologiques, sans sulfates (même ceux jugés doux au maximum), avec si possible la certification vegan.


3 - Et le plaisir là dedans?

C'est simple, je suis loin d'être de celles qui aiment tout ce qui appartient au domaine du soin que ce soit pour le corps ("nous appelons d'urgence la crème corps disparue depuis maitnenant deux ans, elle aurait fort à faire"), les cheveux ou le visage. Je trouve ça long, j'aimerais mieux faire autre chose pendant ce temps.
Concernant l'aspect biologique des produits qui en rebute certaines, j'ai développé une aversion incroyable aux odeurs des produits non biologique à présent. Je me suis renormalisée sur les senteurs du bio, et quand je sens l'assaillement olfactif des produits corps du doudou, j'ai la nausée.
Une histoire d'habitude donc.
Par contre, chaque henné est l'occasion d'un grand amour. Je ne suis pas une grande fanatique de la pose qui me fait faire des cheveux blancs dans un appartement blanc immaculé, mais j'adore attendre et ensuite découvrir la couleur que le henné a laissé! Tout comme la bonne odeur de foin!
Ca donne la sensation de dormir dans le fond d'une grange pendant une petite semaine, moi ça m'amuse!


4 - Ca coûte combien tout ce bordel?

Les produits plus doux pour les cheveux sont plus chers, on en va pas se mentir. Le sodium laureth sulfate n'est pas utilisé à tout va par hasard. C'est un, si ce n'est LE tensioactif le moins cher du marché. Du coup, on en met partout, ça mousse à fond, et tout le monde se dit "je suis super bien lavé,t'as vu comme ça mousse?".
Sauf que justement, quand ça mousse, ça veut pas dire que ça lave quoi que ce soit.
Le litre de shampoing bio sans sulfate coûte environ 20€. Mais avec 500 ml je tiens presque 4 mois, donc on va dire que quelque part, je suis presque gagnante en comparaison à un produit du commerce classique, que je vais devoir utiliser en quantité car il va m'irriter le cuir chevelu, mais aussi parce qu'il en faut plus.


5 - Pourquoi s'y mettre, et pourquoi ne pas désespérer?

Je commence par où?
Déjà, la santé des cheveux s'en fait grandement ressentir. En plus de ça, je me dis que je ne nourris pas les producteurs de shampoings blindés de silicones et de produits difficilement recyclables.
Ensuite, ça va sans dire, surtout quand on se trimballe une tignasse de 60 cm, le shampoing devrait être une épreuve olympique. C'est long, c'est gourmand en shampoing, ça met six ans à sécher.
Alors diviser cette corvée par deux, c'est clairement un avantage.
Le fait est que pour parvenir à effacer les affres du chimique agressif, ça peut parfois prendre un temps fou. En plus, en retirant le silicone de ses soins, on se retrouve parfois avec les cheveux ramolos et pas très ragoutants. C'est à ce moment là qu'on peut facilement avoir envie de retomber dans les bras des produits du conventionnels. Alors évidemment, chacun fait ses choix, mais entre avoir un shampoing et systématiquement un après shampoing et devoir réitérer ça tous les 2 jours, voir tous les jours, et la tranquillité, j'ai choisi mon camps ;) !


6 - Le coté pratique : où acheter ses produits?

Alors c'est certain, si il y a un désavantage, c'est qu'on trouve peu de produits rentrant dans mes critères actuels à la superette du coin.
Ne cherchez pas dans vos rayons de supermarché, vous ne trouverez rien de cette donne !
Les mecs au marketing essayent bien de se la jouer cool, mais sachez qu'il n'existe pas de produits sain pour le cheveu sans la mention bio, et la plupart des mentions "naturel", "sans silicones" et autres sont des conneries dans 98% des cas. Le cas notamment du shampoing timotei pure dont je vous avais dressé le portrait.
Le plus simple à mes yeux reste de faire une commande par trimestre environ, ça permet de ne pas payer trop de frais de port, tout en ayant toujours suffisamment de produits pour se chouchouter la crinière.
J'aime bien les copines bio, même si je trouve le choix un peu restreint.
Monde bio permet aussi d'acheter quelques références, mais là où je trouve le plus souvent mon bonheur, c'est chez EccoVerde, car ils ont un tas de marques qu'on ne connait pas ici et qui n'utilisent pas de Sulfates.
L'option magasin bio dépend beaucoup de l'enseigne que vous avez à disposition, on a tendance à trouver des références plus intéressantes dans les petites boutiques qui recherchent des marques au plus près des attentes d'une clientèle exigeante.
Niveau marque, j'aime beaucoup les shampoings Lavera qui sont un bon début pour entrer dans le monde du shampoing bio. Ils moussent bien, ne coûtent pas un bras et sentent bon.
Les Logona sont aussi très chouettes, notamment celui contre les pellicules, mais ils sont un peu plus chers et moussent un peu moins.
Pour les plus experts du shampoing biologique, Utekram et Cosmo biologique sont des marques que j'affectionne beaucoup. Les odeurs sont beaucoup moins conventionnelles, et risquent de ne pas plaire à celles qui ont l'habitude d'autre chose. Attention pour autant, ça ne veut pas dire que ça pue, simplement que c'est différent de ce à quoi on s'attend quand on a l'habitude de shampoings conventionnels.
J'utilise également la même huile de coco depuis le début, celle de bio planete, que j'achète en magasin bio.
Enfin, pour ce qui est du henné, j'ai à peu près tout essayé, le plus colorant jusqu'ici ont été le henné du rajhastan d'aroma zone (qui n'est vraiment pas cher, mais j'ai tellement tout lu sur eux que j'ai fini par ne plus acheter là bas) et la coloration végétale rouge de la marque kahdi, qui est en fait un henné avec d'autres plantes.
Si vous ne voulez pas du coté colorant du henné, vous pouvez toujours opter pour le henné neutre qui vous donnera les bénéfices du henné! Niveau tarifs, on trouve de tout, je vous conseille donc de comparer. Et si vous voulez en savoir plus sur mes expériences du henné, je vous invite à relire mes articles sur le henné.


J'espère en tout cas que ce résumé du couple d'enfer que nous formons avec les produits biologiques et le henné vous auront rendus curieux!
Si vous êtes déjà partisans, n'hésitez pas à me faire vos retours d'expérience.

La prochaine lubie? Le no Poo!

Des bisous odeur foin de la grange

Délia ♥ actuellement flamboyante

lundi 22 août 2016

Salade estivale : Blettes, melon, fraises et une touche de crème de balsamique

Je ne sais pas pour vous, mais pendant ces périodes ensoleillées, j'ai tellement envie de fraîcheur, de fruits, de légumes croquants, que j'ai beaucoup moins d'envies de plats complexes ni d'heures passées dans la cuisine!

A la cueillette, les blettes poussent par dizaines de pieds dans un champs tout vert, de jolies feuilles croquantes et un peu mangées par les bestioles parfois (comment leur en vouloir, moi aussi j'aime les grignoter!), mais d'une fraîcheur incomparable.
Le goût de la blette est assez doux, je dirais que ça ressemble un peu aux épinards, que j'affectionne beaucoup, mais moins forts. Ce jour-là d'ailleurs je voulais des jeunes pousses d'épinards, mais la chaleur avait eu raison d'elles et je ne voulais pas des feuilles bicentenaires qui peuplaient le champs, alors je m'étais tournée vers mes blettes. Avec cette même idée d'alliance avec la fraise.


Et figurez-vous que même si on ne parierait pas dessus de prime à bord, c'est un mélange rafraîchissant, très délicat et qu'on redemanderait bien en quantité!
Evidemment, l'assiette est présentée de jolie manière, mais j'en ai mangé deux fois plus et d'une façon un peu moins gracieuse (comprendre que j'ai tout empilé dans l'assiette après quoi).
Je vous conseille bien entendu de choisir des fraises pleine de saveurs et peu acides, et un melon de caractère de type charentais. Pour le choisir on appuie au niveau du dessous du melon au point de réunion des traits, pour vérifier que c'est un peu mou et non pas dur comme un caillou. Il doit avoir une bonne odeur, le pédoncule doit craquer et son poids doit être proportionnellement lourd.
Si après ça vous mangez un mauvais melon, je ne peux plus rien pour vous!


Voici donc la recette, pour une belle assiette

4-5 côtes de blettes jeunes
une dizaine de fraises
2 belles tranches de melon
Crème de balsamique ici de la marque Emile Noël 

1 - Prenez votre melon et, à l'aide d'une cuillère parisienne, formez des petites boules de melon.
L'idée n'étant pas de jeter, on peut picorer les bouts qui restent ou les incorporer à la salade.

2 - Dans de l'eau bouillante et salée, on fait alors cuire ses feuilles de blettes, mais pas longtemps, le but n'est ni de leur faire perdre leur goût, ni leurs nutriments, ni leur belle couleur.
Sortez-les quand les côtes commencent à perdre leur croquant et s'attendrir (pas plus de quelques minutes, c'est très rapide!) et passez-les sous l'eau froide pour stopper la cuisson (et donc garder la couleur toute belle et verte!).
Laissez bien égoutter.

3 - Coupez les fraises, puis disposez dans les assiettes et selon votre créativité du moment votre joli trio. Arrosez de crème de balsamique sans avoir la main trop lourde, et dégustez, à l'ombre d'un parasol, avec un verre de rosé dégoulinant de condensation.


Alors, elle est pas belle la vie? ;)

J'achète la crème de balsamique de chez Emile Noël, je la trouve bien sirupeuse et son goût n'est pas excessivement fort et ne masque pas le goût des autres aliments. Je l'aime beaucoup sur la mozzarella par exemple!

J'espère que vous profitez du beau temps, même des jours de pluie, pour ma part, j'ai fini par accepter la bipolarité de celui de l'Ile de France. Après tout, sinon on passe notre temps à râler entre la canicule et la pluie, les ronchons ne savent plus où donner de la tête ;) !!

Je vous souhaite à tous un joyeux soleil. Consommé avec excès (sauf en exposition directe évidemment!), il paraît que ça rend heureux, et jusqu'ici je l'ai plutôt senti comme ça!


Vous avez déjà testé l'alliance blettes/fraises?

Bisous été

Délia ♥ Qui a conscience que ce mélange ne plaire peut-être pas aux plus frileux

jeudi 18 août 2016

Le fraisier tout végétal

Toc toc? Vous êtes toujours là?

Y'a quelqu'un?

J'avoue qu'il m'est bien difficile de reprendre le chemin du clavier après tant de temps sans taper un seul mot dessus, et c'est tout de suite bien moins spontané. 
Je m'étais fixée de ne pas rester connectée pendant les vacances, et figurez-vous que je n'en ai de toute manière pas eu le choix, puisque je n'ai pas eu accès à une connexion efficace pendant toute la période où j'ai fureté à droite à gauche.
Et vous savez quoi? Ca a été très chouette! Un vrai bol d'air et un retour aux sources!  


Mais ça n'arrange en rien le retard que j'ai accumulé dans les différentes choses que je souhaite partager avec vous, je crois bien avoir une quinzaine de recettes en attente à publier (sans mentionner les autres catégories de mon bordélique lieu internétique), et il me semblait important de profiter de la saison où les fraisiers remontants vont donner de beaux fruits rouges et pleins de saveur pour vous donner cette recette de fraisier.


J'en avais essayé une première version, que j'avais moyennement aimé, car je trouvais la crème trop légère, pas assez grasse.
On doit bien admettre qu'un fraisier traditionnel, c'est une crème très compacte et très savoureuse. T'as jamais entendu dire "le gras c'est la vie!"? 
J'ai donc renforcé la quantité de margarine de ma recette de crème.
Pour lui donner une texture moins lisse et plus foisonnée qu'avec uniquement de la margarine, je lui ai ajouté de l'huile de noix de coco, mais désodorisée, pour ne pas avoir le goût de la coco. 
Ce truc est imparable. J'en utilise avec modération ($$$) mais ça permet de texturer et donner cette sensation un peu beurrée et cassante en bouche quand c'est froid. J'en ai toujours chez moi, même si je trouve ça assez cher, parce que c'est super pratique pour donner du relief aux desserts végétaux.
C'était ce qu'il me manquait pour vous délivrer la recette.


Par contre, c'est comme la vraie crème des fraisiers, ça tranche facilement (= le gras se sépare du liquide), alors si d'aventure ça vous arrive, n'hésitez pas à chauffer légèrement la crème afin d'y remédier, soit au bain marie, soit avec un chalumeau.
Ca, c'était la technique des moines shaolin des montagnes.
Maintenant que tu es paré, voici la recette non pas moins secrète du fraisier végétal!



Fraisier

Pour un cercle de 18 cm de diamètre


La génoise

30 g de farine
10 g de poudre d'amandes
1/4 cuillère à de bicarbonate (attention à bien doser, autrement vous aurez un drôle de goût)
40 ml de lait de soja
15 g d'huile d'olive
Quelques gouttes d'extrait de vanille

1 - Réunissez toutes les poudres dans un récipient, puis remuez-les.
2 - Ajoutez le lait, l'huile et l'extrait de vanille.
3 - Coulez dans votre cercle et faites cuire à 180°C jusqu'à ce que la génoise dore.
4 - Détaillez là dans son épaisseur en deux disques égaux. J'aime que la couche inférieure soit visible mais pas celle du haut alors je redimensionne mon biscuit afin qu'il ne se voie pas, à vous de voir quelles sont vos préférences, il n'y a pas de règle en la matière (même si certains vous diront le contraire sans jamais être d'accords sur ladite règle)!


La crème Mousseline

30 g de sucre
15 g de fécule
1 cuillère et demie d'agar (les grammages sont tellement minimes que je vous conseille d'utiliser cette mesure, rase, afin de ne pas avoir des briques (sauf si tu veux construire une maison quoi))
35 g d'huile de coco désodorisée
40 g de margarine végétale pas trop prononcée en goût
300 ml de lait végétal
Une demi gousse de vanille grattée

1 - Dans une casserole, mettez absolument tout ensemble, et faites bouillir puis épaissir.
2 - Laissez refroidir un peu, mixez, puis réservez au frais.
3 - Quand c'est bien froid, fouettez au batteur. Il est possible que la crème tranche, revenez-en donc à la bonne méthode de la one again. Soit vous laissez tourner en espérant que ça finisse par rentrer dans l'ordre (ou que ça tranche encore plus) soit vous chauffez légèrement la préparations donc, et vous devriez n'en avoir qu'un mauvais souvenir seulement.


Le montage

350 g de fraises
30 g de sucre
50 g d'eau
1 lichette de kirsh
Les deux disques de génoise
La crème que vous venez de réussir à faire détrancher
Pâte d'amande (commerce ou maison!) ou coulis gélifié de fruit

1 - Dans vos cercle, disposez un pourtours de rhodoïd. Ca a l'air de rien comme ça, mais ça aide rudement à démouler son fraisier.
2 - Réalisez votre sirop avec l'eau et le sucre, et à ébullition, retirer du feu et ajouter le kirsh.
3 - Selon votre choix stratégique (TEAM GENOISE DU DESSOUS), déposez soit en premier vos fraises, soit votre génoise, afin de créer une jolie couronne de fraises coupées en deux.
Je vous conseille cependant si vos fraises sont très hautes de ne pas faire apparaître la génoise du dessous pour gagner de la place.
Dans tous les cas, n'oubliez pas de bien imbiber la génoise!
4 - Avec votre superbe crème mousseline, masquez votre pourtours en insérant de la crème dans les interstices de toutes les fraises. Déposez également une couche de crème sur votre biscuit et lissez comme vous pouvez.
5 - Déposez des fraises (je les mets entières, mais certains n'aiment pas pour la découpe, qui est parfois difficile si vos fraises sont des cailloux cqfd) sur la crème de manière généreuse, et enfin, déposez de la crème par dessus.
6 - Après l'avoir bien imbibé, ajoutez le deuxième disque de génoise, puis une fine couche de crème pour finaliser le montage. Réservez au frais pendant deux heures afin de bien laisser prendre la crème.
7 - J'ai utilisé un morceau de pâte d'amandes qui traînait, je ne suis pas certaine de sa végétalitude (trop cool la pâte d'amande quoi), car les colorants peuvent avoir plusieurs origines. La seule chose que je sais pour sûr, c'est qu'on peut la faire maison avec une poudre d'amandes fine, le même poids en sucre glace, et de l'eau qu'on ajoute au fur et à mesure.
Ensuite on étale, finement, et on dépose tout contre le cercle (au pire on peut le surélever légèrement si besoin) et on vient découper les bords avec un rouleau à pâtisserie. On peut alors retirer le cercle et le rhodoïd et admirer son oeuvre toute végétale et absolument délicieuse!


Vous devriez très franchement essayer rien qu'une fois, juste parce que c'est amusant de retrouver les composantes du fraisier, mais en tout végétal. Les composantes sont beaucoup moins techniques que dans un fraisier non végétal, c'est un argument de choc ça, pas vrai? ;)
On voit la pâtisserie végétale comme quelque chose de déviant de la norme, mais je pense qu'à terme, on finira par la voir comme une branche comme les autres de ce joli art.
J'espère en tout cas que les photos vous auront convaincues de vous mettre à l'oeuvre.



Je profite de ce post après vacances pour vous remercier de votre intérêt envers ce petit espace, vous n'avez pas démérité pendant mon absence et ça me rend absolument ravie de me dire que même sans moi mon bébé arrive à avancer!
Je vous dirais que le truc le plus sympa c'est de toujours recueillir vos avis, et surtout, surtout, si vous réalisez les recettes, je serai la plus fière du monde d'avoir des photos de ce que vous faites. C'est toujours un infini plaisir d'imaginer que quelqu'un utilise une recette de notre cru et l'apprécie.

Je vous embrasse tous et toutes très fort, en vous souhaitant de bonnes fins de vacances.

Délia ♥ de retour, enfin je crois