dimanche 30 octobre 2016

Jack O' Lantern, cheshire cat ! Because we are all mad here!

Bouh !

Il faut admettre qu'en France nous ne sommes pas très Halloween! Il m'a semblé que quand j'étais plus jeune, c'était un peu plus répandu ne serait-ce que dans les commerces.
Maintenant, dans les  grandes surfaces, Halloween, les citrouilles et les sorcières se font voler la vedette par le Père noël, les rennes et les guirlandes.

Pas facile de se faire une place de nos jours pour la fête des morts, pourtant c'est une belle occasion de les fêter.
On s'imagine qu'ils peuvent alors faire le voyage de leur monde à eux jusqu'à chez nous, dans le monde des vivants!
Pas étonnant alors de croiser un fantôme ou un zombie ressorti de sa tombe, précisément pour revenir habiter le temps de quelques heures, notre demeure.

Mais Halloween c'est aussi et surtout l'occasion de se déguiser, et de se maquiller, et de décorer sa maison aux symboles de cette drôle de fête qui met au premier rang les sucreries et l'épouvante!

Cette année, j'ai remis au plat du jour la tradition de creuser une citrouille, tout à fait par hasard! J'ai du le faire une fois ou deux dans toute ma courte existence, mais je me souviens que j'avais adoré ça.
Je suis une grosse adepte de l'odeur de la citrouille et des courges en général, et créer quelque chose de ses mains a toujours un coté magique qui me pousse parfois à sortir de ma cuisine pour manipuler d'autres outils.


En la faisant je me suis demandé comment m'y prendre, j'ai cherché des informations sur internet alors je partage avec vous un mini tutoriel sur comment faire une citrouille creusée qui claque un peu!

Pour la courge, vous pouvez choisir ce que vous voulez, mais c'est plus simple de prendre une Jack O' Lantern, car la courge est pleine de graines qu'il est aisé de retirer, et il manque ensuite assez peu de chair à retirer pour commencer à découper le motif. Et quand vous aurez retiré quelques cuillères, vous comprendrez que c'est plutôt un gros point positif ;)!


Matériel :

Une courge, de préférence jack O little, qu'on trouve un peu partout à cette période
Une cuillère solide (à soupe, ou à glace!)
Un couteau bien affuté ou un cutter
Un marqueur noir

1 * Commencez par découper le chapeau de la citrouille. Il n'est pas nécessaire d'en faire un trop grand, mais suffisamment pour pouvoir ensuite y glisser facilement les bougies sans se brûler!

2 * A l'aide de votre cuillère, videz d'abord les graines de votre courge. Si vous le voulez, vous pouvez les conserver et les faire sécher au four pour en faire des graines sèches, à mettre dans vos salades!
Ensuite, retirez la chair de la courge. Vous n'aurez certainement pas grand chose à retirer car elle a une peau assez fine qui vous permettra de vous mettre plus rapidement à l'ouvrage.

3 * Vous pouvez dessiner d'abord sur papier votre modèle et faire quelques repères pour vous donner une idée précise de ce que vous voulez faire comme lanterne.
J'ai voulu lui donner des airs de cheschire cat mais il y a tant d'idées sur le grand monde d'internet que vous n'aurez qu'à chercher quelques minutes pour trouver l'inspiration.
Vous pouvez aussi vous lancer dans des creusées plus complexes si vous vous sentez l'âme d'un artiste, mais pour ma part, je ne me suis pas sentir assez douée pour me lancer là dedans ;) !
Si vous le souhaitez, certains utilisent même une perceuse pour créer une voie lactée de petits trous qui sauront magnifiques une fois la courge illuminée.
Tracez alors directement sur la courge à l'aide de votre marqueur, pour repérer où vous devez entailler.

4 * A l'aide de votre outil tranchant, suivez les lignes et retirez les morceaux de chair. N'hésitez pas à repasser plutôt qu'à couper trop du premier coup!

5 * Pour que ce soit plus rigolo, vous pouvez faire des fentes sur le haut et ajouter des feuilles de papier ou végétales comme ici d'eucalyptus ;) C'est drôle comme on dirait des oreilles non?

6 * Déposez une ou plusieurs bougies chauffe plat au fond de votre courge, afin de lui donner vie.
Posez là devant votre porte ou sur votre fenêtre ...


Et n'hésitez pas à lui faire des copains! Si j'avais su j'aurais pris plusieurs spécimens et créé une collection sur mon rebord de fenêtre, parce que c'était rudement rigolo!

Avec les enfants, évidemment il est de bon ton de ne pas les laisser couper la courge (sauf si éventuellement on veut qu'ils perdent un doigt), mais on peut toujours les laisser vides l'intérieur de la courge, jouer à dessiner les contours de leur monstre, et regarder danser les ombres créées par ce dernier ...

En tout cas c'est dommage que ce ne soit que pour Halloween!

Si vous avez peur de vous louper, sachez que c'est très amusant et qu'on obtient toujours un résultat sympa! Et puis rien ne se perd, on fait de la chouette soupe avec.

Et vous alors, votre courge, elle est en forme de quoi?

mardi 25 octobre 2016

Cake tout chocolat pour braver l'automne avec panache

N'y a t'il pas plus doux présage de réconfort qu'un gros cake tout chocolat avec une bonne boisson chaude fumante?

Imaginez-vous : vous rentrez du boulot, vous avez passé une affreuse journée pleine de petites contrariétés, vous vous êtes cogné le petit orteil contre un coin de bureau, vous avez versé du café sur votre chemisier blanc, vous avez perdu tout votre boulot avec une panne informatique, vous rentrez, résignés à accepter la laideur de ce jour si difficile ... Evidemment vous vous prenez la pluie sur le groin, vous n'avez que vos cheveux pour éponger, il y a du vent, les gens sentent mauvais dans les transports ... Et vous arrivez chez vous, vous déchaussez,enfilez cet HORRIBLE pyjama si confortable, roulez sous un plaid et savourez avec délice une généreuse part de ce cake moelleux, riche en chocolat sans trop en faire, en léchant du bout de la langue la ganache qui s'enfuit aux commissures.
Le chat ronronne, vous ronronnez, vous avez chaud, et la journée est déjà oubliée


La vie, en fait, c'est simple comme une grosse part de cake au chocolat!

Alors vous pourrez me dire tout ce que vous voulez, que la nourriture c'est pas un outil de réconfort, que c'est pour se nourrir, qu'on est ce qu'on mange (et qui a envie d'être un gros cake au chocolat dégoulinant hein?), mais moi je m'en fiche bien de savoir tout ça. L'important, c'est le bonheur.

Et le bonheur tu vois, c'est simple comme 6 ingrédients et 40 minutes de cuisson.


Pour un cake, à gober après une bonne journée de merde : 

150 g de yaourt de soja 
150 g de sucre (de canne c'est mieux, mais bon comme c'est une journée de merde, peut-être que t'auras plus ça sous le coude)
150 g de farine
20 g de cacao en poudre
1/3 de sachet de levure chimique bio 
150 g de margarine végétale (la vitaquel coco ne contient pas d'huile de palme, si tu veux pas culpabiliser pour la déforestation en plus de ta journée de merde)

1 - Dans un premier temps, mélange le yaourt de soja et le sucre ensemble.

2 - Ajoutez ensuite la farine, le cacao et la levure chimique.

3 - Faites fondre la margarine et incorporez-là au mélange.

4 - Huilez et farinez un moule à cake, préchauffez à 180°C et faites cuire pendant 40 minutes environ, jusqu'à ce que la pointe d'un couteau ressorte sèche. 


Si vous êtes des gros gourmands, vous pouvez ajouter du glaçage chocolat sur le dessus, qui dégoulinera sans retenue.

100 g de chocolat 
100 g de lait végétal environ 

Faites fondre votre chocolat et ajoutez petit à petit le lait végétal jusqu'à obtenir uns consistance bien fluide qui permettra de laisser s'écouler facilement le chocolat sur tout le cake.
Regardez le lentement s'écouler, dégainez votre doigt et trempez le dans ce breuvage divin!


C'est prêt!

Vous voyez, c'était pas si terrible, si?

Plutôt chocolat addict ou pas trop?


Un bisou plaid!

Délia ♥ 

vendredi 21 octobre 2016

Vivre de sa passion : Entre idées reçues et vision personnelle

L'annonce de mon métier suscite toujours un tas de waohh de wouuuh et trooop bien! et autres réactions ultra positives.
C'est encourageant évidemment, et très gratifiant. Je plains un peu les gens qui font des métiers mal vus ou mal considérés et qui ne reçoivent pas autant d'encouragements de la part des autres, car c'est un facteur qui joue beaucoup dans le regard qu'on porte sur son propre métier.

Avant, pâtisser était un passe-temps, qui a grandi en passion, et qui est maintenant, mon quotidien.
Mais bien loin de l'idée idyllique que vivre de sa passion fait de toi quelqu'un de forcément épanoui au stade maximum, il ne faut pas oublier qu'il existe une certaine réalité, qui vient te rappeler que l'équation passion=travail=bonheur n'est pas une obligation fondamentale.

Vivre du métier de pâtissier n'a rien à voir avec l'amour de créer des pâtisseries.


Chaque matin, je me lève pour aller en laboratoire, chaussures de sécurité, charlotte en place qui ramasse mes cheveux, et pantalon pied de poule. On oublie le dernier henné et tout signe distinctif ou féminin, c'est le coté pratique qui te fait kiffer, et tu as acheté des actions chez damart pour l'hiver. La mine un peu grise, je prends ma petite voiture et file à travers champs pour rejoindre mon lieu de travail, contente de démarrer une nouvelle journée.
J'enfile la tenue réglementaire et commence tout d'abord à sortir quotidiennement la fournée avec ma collègue qui est d'ailleurs aussi une amie, c'est à dire tout ce qui concerne ce qui sera présenté en boutique ce jour là.
Après que tout ça soit terminé, c'est au tour de la production. On déverse alors litres d'oeufs, quantité de sucre et bon nombre de litres de crèmes liquide dans diverses préparations.
La rapidité est maître mot, pas tellement le temps de réfléchir à ce qu'on fait, les gestes sont automatiques, précis et concis. 
A la fin de la journée, évidemment, on ressent beaucoup de satisfaction à jeter un coup d'oeil à la vitrine et se dire qu'on a produit toutes ces bonnes pâtisseries. Et beaucoup de fatigue, en rentrant par les mêmes chemins de campagne, le soleil à travers le pare-brise et le corps un peu fatigué.


Mais, il y a un mais.

C'est comme tous les boulots, il y a des contraintes.
La gamme reste au programme pendant un petit moment, donc on fait de la reproduction pendant quelques semaines voir mois, à un rythme pas forcément très reposant ou agréable.
On ne peut pas trop prendre le temps de créer de nouveaux desserts, de s'attarder sur ses préparations, en bref, d'appronfondir, quand le besoin se ressent, de prendre du plaisir.

On est vraiment dans un but quantitatif, qui diverge beaucoup de ce qui pousse généralement chacun à aimer la pâtisserie en premier lieu.

Alors évidemment, j'aime mon travail, ça va sans dire, sinon je serais déjà retournée dans un bureau pour éviter de bosser les week-ends et de me lever à 4 heures du matin.
Mais quand j'entends des personnes me sortir des phrases pré conçues comme quoi quand tu bosses de ta passion c'est un peu comme si tu ne travaillais pas, j'ai envie de leur proposer de venir constater ce que représente une journée de travail, bien loin des waouuuh des haaan et trop cool.

Pour retrouver la recette de ce coeur coulant, rendez-vous sur la page de VG pâtisserie :-)

Tout ça pour en venir au fait. Quelque soit ta passion, quelque soit le métier qui englobe ta passion, il est certainement empli lui aussi de contraintes.
C'est pour ça que je continue de séparer ma passion pour la pâtisserie et mon travail, car je ne les trouve pas du tout compatibles en réalité.
Ce que j'aime, c'est créer, calmement des desserts. Essayer, prendre le temps de me tromper, de goûter, d'améliorer. Et évidemment prendre des photos.
Chose que je ne peux pas faire au travail.

C'est une vision un peu puriste, mais je pense qu'il est important, même quand on "vit de sa passion" de ne pas la perdre de vue en voulant tout concilier au risque de se dégoutter de son travail, mais aussi de sa passion!
On a le sentiment que tout est facile quand on choisit son métier avec détermination, mais je pense qu'il faut quand même nuancer, parce que quelque part, à force de l'entendre, on se dit qu'on n'a presque pas le droit de ne pas s'en contenter, formatés par l'idée qu'un métier choisi ne peut pas aussi être un peu subi par moment, comme tout autre métier. On peut même venir à en ressentir une certaine culpabilité : après tout elle fait ce qu'elle aime, elle a trouvé sa voie, pourquoi s'octroyer le droit de se sentir de traviole?

Je sais que dans mes lectrices, j'ai des reconvertis, et j'aimerais bien savoir quel est leur sentiment.

Plus le temps passe depuis mon dernier diplôme et plus j'ai ce sentiment fort que mon métier et ma passion sont deux éléments distincts, et qui le resteront. J'aime les deux, mais je n'arrive pas à les fondre complètement l'un dans l'autre, car ils ont tous les deux leurs avantages et inconvénients.

Je vis donc de ma passion d'une manière professionnelle, mais je n'oublie pas de vivre ma passion dans le cadre personnel. C'est ma recette secrète pour trouver un équilibre!


Vous en pensez quoi de tout ça vous?
Est-ce que vous vivez un métier passion dans un sentiment d'idylle parfaite?
Est-ce que vous croyez qu'un métier passion est forcément le synonyme d'un bonheur sans bornes?
Avez-vous été déçus par un métier passion, et décidé de ne garder que le coté passion en rebroussant chemin?

Dites moi tout!

Je vous embrasse, j'ai quelques recettes à méditer, entre deux bûches, une sieste, une nuit de 5 heures et ma part d'accomplissement personnel :-)

Délia ♥

mardi 18 octobre 2016

Crèmes brûlées à la vanille : simplicité toute en subtilité

Vous connaissez tous la crème brûlée, mais comme tous les classiques, elle est souvent victime de sa notoriété et finit par être bâclée, bafouée et finalement, désaimée.
On se dit parfois que ça ne vaut pas le coup de retourner dans les pas des classiques revus et re revus, et on laisse tomber en désuétude des petites merveilles de simplicité.

Pour tout vous avouer, j'avais tellement fait de crème brûlées au travail que je n'avais jamais plus voulu en refaire chez moi tant ça me gonflait (à coup de 12 litres, je vous assure que ça a un coté redondant).
Passage par la case oubli.

Et un jour, une envie de crème brûlées. Juste pour me souvenir le goût que ça avait.

C'est bien simple, cette recette m'a fait pétiller les papilles! J'avais des jaunes d'oeufs en trop après avoir fait de la pavlova, et je ne me voyais pas me lancer dans une bavaroise ou une glace aux oeufs. J'ai pris le parti de recycler mes petits jaunes en un succulent dessert empli de banalité : la crème brûlée.


Ce serait bien réducteur de parler d'une crème sans y ajouter qu'elle se pavane d'une onctuosité qui ne ressemble à aucune autre ...
Sa petite coque croquante lui vaut tout son panache, et c'est un bonheur que d'avoir en bouche les grains de vanille et le caramel croustillant qui finit par coller dans les dents.

La recette n'a rien de compliqué, si ce n'est qu'il faut bien veiller à ne pas faire bouillir les crèmes à la cuisson au risque de se retrouver avec une texture granuleuse et peu agréable à manger.
Si votre four a tendance à faire des caprices, méfiez-vous et retirez dix degrés sur la température que vous souhaitez. On n'est jamais trop prudents quand il s'agit de conserver le fondant des crèmes brûlées!


Je vous préviens, cette recette est d'une simplicité absolue, un simple mélange, et on met au four! Il s'agit donc simplement de ne pas se tromper sur la cuisson, et le tour est joué pour se régaler...

Pour 6 petites crèmes brûlées  Recette du livre Ladurée aux éditions du chêne un joli bijou dont je n'aime pas toutes les recettes mais qui a de beaux classiques à exploiter !

100 g de lait entier 
120 g de crème liquide
3 jaunes d'oeufs
43 g de sucre
une demi gousse bien dodue de vanille
Du sucre de canne pour caraméliser le dessus des crèmes


1 - Séparez vos blancs de vos jaunes d'oeufs. Si vous ne voulez pas utiliser les blancs maintenant, vous pouvez les congeler dans le compartiment de vos glaçons, et les réutiliser plus tard!

2 - Dans une casserole, faites bouillir votre lait et votre crème, avec la gousse de vanille fendue et grattée.

3 - Dans un cul de poule, fouettez ensemble les jaunes et le sucre.

4 - A ébullition, versez le liquide bouillant sur les jaunes et le sucre.

5 - Versez dans des ramequins, qui seront posés sur votre plaque de four. Disposez un peu d'eau dans le fond de cette dernière, en faisant attention de ne noyer personne, puis, mettez au four à 100°C (et surtout pas plus, la crème ne doit pas bouillir!) pendant une heure.

6 - Les crèmes sont prêtes lorsqu'elles sont figées, plantez donc une pointe de couteau, mais pas de panique si elles sont encore tremblotantes.

7 - Après complet refroidissement, versez du sucre de canne sur toute la surface des crèmes, et brûlez au chalumeau pour obtenir la si attendue coque de caramel.

8 - Brisez-là avec votre cuillère, et succombez au plaisir d'en dévorer une, tout de suite, là.


J'espère que cette recette, toute simple, vous aura donné envie de donner sa place à ce dessert sur votre table.

Si vous ne savez pas quoi faire de vos blancs, n'hésitez pas à aller voir la recette de la pavlova, car il y a fort à parier que personne ne rechignera à en manger, même après une crème brûlée ;) !!


Je vous embrasse.

Délia ♥ Vanille addict 

vendredi 14 octobre 2016

Cookies au chocolat véganes : la version number two!

Les cookies, je vous en parle assez souvent par ici, et ce n'est pas faute de toujours gravir une marche de l'échelon vers la perfection!
La quête du cookie parfait ne s'arrête jamais. Je me dis toujours que la recette est améliorable, même si il n'en reste jamais un seul parce que je crois bien que c'est un des desserts favoris de doudou.

Alors quand j'ai entrepris de véganiser la recette, ça va sans dire qu'au tout début, j'ai fait comme avec les cookies traditionnels : J'étais contente de ma première.
Mais je peux vous dire que cette deuxième version est encore plus chouette!
Une épaisseur plus généreuse, une texture mi cuite qui tromperait même les plus grands adeptes du coté goey ...



Elle s'adresse évidemment aux vegans gourmands, mais aussi à ceux qui pourraient avoir envie de faire des cookies un jour où ils n'auraient plus d'oeufs chez eux par exemple!
On pense toujours à tord que la cuisine végétale est une restriction alors qu'elle peut aussi être une solution. Les produits d'origine végétale ont une conservation plus longue, et les matières premières utilisées pour pâtisser vegan sont bien plus stables et souvent sèches (d'ailleurs en cuisinant de plus en plus vegan, mis à part les légumes et quelques pauvres pavés de tofu, le frigo s'est bien vidé!), ce qui permet de ne jamais en manquer.
Rien que pour exemple, même si le beurre a une durée de conservation déjà longue, la margarine se conserve presque 3 mois. Autant dire que le risque de jeter une plaquette est quand même restreint, pas vrai?

N'ayez pas peur de vous lancer dans cette expérience pour vous amuser et vous épater, car vous aurez du mal à vous passer de ces cookies une fois que vous les aurez goûtés! Ouiii je sais ça ressemble aux télés qui parlent toutes seules dans les magasins, mais je vous jure que c'est vrai!


Pour une quinzaine de cookies

75 g de margarine (ici provamel, mais il me semble que la saint hubert bio est équivalente niveau texture)
75 g de chocolat noir sans lait dedans
205 g de farine
1/4 cuillère à café de fleur de sel
1/4 de cuillère à café de bicarbonate
45 g de sucre roux
95 g de sucre muscovado
une lichette de vanille liquide ou un peu de poudre de vanille
2 cuillère à soupe de graines de lin et 125 ml d'eau

1 - Mettez dans une petite casserole vos graines de lin et votre eau, et faites chauffer, jusqu'à ce que les graines libèrent leur mucilage et que vous obteniez du gel de lin. Comme la quantité est rikiki, ne prolongez pas trop la cuisson, sinon vous risquez de ne plus rien avoir du tout dans le fond de votre casserole! Filtrez alors ce liquide visqueux et laissez le tempérer pendant quelques minutes.

2 - Fouettez ensemble votre margarine et les deux sucres, afin d'obtenir un mélange léger, foisonné. C'est beaucoup plus rapide qu'avec du beurre puisque la texture de la margarine est plus molle!

3 - Ajoutez alors votre gel de lin et mélangez. Comme avec de l'oeuf ça aura du mal à se mélanger, mais pas de panique! L'eau et le gras ne sont pas faits pour s'entendre.

3 - Ajoutez l'arôme vanille, puis la farine mélangée au bicarbonate.
Rien ne sert de trop travailler la pâte ensuite, pensez alors à ajouter les touches finales : Le chocolat (soit en carrés, soit réduit en "chunks") et la fleur de sel!

4 - Laissez reposer comme une pâte à cookies classique au frigo pendant une bonne heure (sinon faites les le soir et cuisez-les le lendemain).

5 - Cuisez à 160°C pendant une douzaine de minutes. En les sortant du four, avec une pelle, une spatule ou tout truc plat qui vous conviendra (sauf votre télé éventuellement, j'suis pas certaine qu'elle aime le chocolat), écrasez la surface des cookies pour leur donner ce coté "craquelé" qui pour moi est un incontournable et leur donne leur caractère.

6 - Mangez tout!


Le gluten étant secondaire à mes yeux dans cette recette contrairement à certaines préparations, vous pouvez remplacer la farine de blé par le trio que j'aime tant (pois chiches, maïs et riz complet) si vous ne pouvez pas en consommer.


J'espère en tout cas que vous sauterez sur l'occasion pour acheter des graines de lin. On peut aussi en parsemer sur ses salades, dans ses bols de céréales, dans son granola maison, ou sur ses petits pains à burger.
Pour ma part, le gel de lin s'est rapidement avéré être très utile dans ma cuisine en tant que substitut d'oeuf, vous verrez, c'est bluffant!


En vous souhaitant tout le fun du monde dans votre cuisine

Délicieusement vôtre

Délia ♥ Qui prépare déjà une fournée saveur automne


mardi 11 octobre 2016

Le CAP pâtisserie : formalité ou réelle formation?

Je me rends compte que si je parle souvent pâtisserie, il m'arrive rarement de parler techniquement de ce que j'ai appris à l'école.

J'ai fait mon CAP en accéléré en formation"reconversion" à Tecomah dans les Yvelines, et j'ai eu envie de parler plus précisément de la formation au métier de pâtissier en lui-même.
Beaucoup de personnes pensent que passer son CAP est l'unique moyen d'apprendre le métier.

Sauf qu'il n'en est rien.

J'ai été très déçue du programme de ce diplôme à vrai dire, car on n'y apprend que les bases des bases, et c'est franchement loin d'être réjouissant.
Quand je l'ai passé il y a trois ans (je doute que ça ait été réformé de manière profonde depuis), on devait apprendre à réaliser les pâtes de base, et les crèmes, en gros.
On te forme donc à tout ce qui est de plus basique à savoir réaliser des pâtes à tarte, briochées, feuilletées etc.
On t'apprend également à faire des crèmes dans toute leur splendeur, passant de la crème bavaroise à la crème d'amandes en passant par la crème pâtissière.
On te délivre vraiment comme un sac à dos du débutant, avec très peu d'outils dedans, juste le minimum syndical pour pouvoir survivre en laboratoire.

Ayant déjà exploré pas mal la pâtisserie avant de me lancer dans le CAP, j'ai ressenti une certaine stagnation en entrant à l'école. Bien entendu, on t'apprend à faire les choses "dans les règles de l'art" mais rien de si fou que tu te dises "si j'avais pas eu mon CAP je ne saurais pas le faire dis donc!".


Le diplôme, tu t'en fais tout un foin parce que tu mises gros en te reconvertissant, sauf que c'est pas difficile, le CAP.
Tu as de la pâte à choux, une pâte levée ou feuilletée, un entremets et une tarte.
Tu as quand même sept heures pour faire ça, les sujets sont généralement équilibrés pour ne pas te
noyer.
Tu passes une bonne partie de l'année à réviser les techniques de base (et sinon tu sais exactement ce qui risque de te faire défaut donc tu peux aussi t'entraîner chez toi) et c'est presque du tout cuit le jour de l'épreuve, stress mis à part. D'ailleurs on te fera certainement remplir les grilles avec les heures et les préparations à réaliser, tu comprendras rapidement que rien n'est impossible!

Quand j'ai eu mon CAP, je me suis dit "en fait, c'était une formalité".
Enfin ça, je me le suis dit quelques semaines avant le passage de l'épreuve, et je me suis inscrite in extremis en mention complémentaire pâtisserie.
Parce que le CAP, il ne m'avait pas appris grand chose.


La mention complémentaire te permet en fait d'approfondir les sujet survolés au CAP. Comme le mien était le plus généraliste, j'ai donc fait du chocolat, du sucre artistique, des pièces montées, de la création d'entremets. Disons que toutes les écoles ne se valent pas, loin de là.
J'ai cru comprendre que le diplôme n'était pas national, alors selon l'école, ça varie énormément.
A l'école de boulangerie pâtisserie de Paris, l'épreuve, c'est un peu une miniépreuve de BTM(brevet Technique de Maîtrise) : tu dois proposer un buffet avec trois créations. Un entremets, un dessert à l'assiette et un présentoir dans le matériau de ton choix.
Autant te dire que tout de suite, il y a un décalage énorme. Autant je me suis sentie confiante dès le début du CAP, autant j'ai eu la trouille de ma vie en entrant en classe la première semaine de mention quand on m'a dit "pour lundi, vous apportez trois recettes d'entremets, à la fin de la semaine vous serez notés".
Ah ouai, okaaaai.

Ouaiii je sais, elle avait plutôt la classe celle-là! 

C'était la panique. Du surencadrage du CAP on passait au largage en plein océan sans gilet de sauvetage et sans canot. J'étais tétanisée.
En réalité, je pense que l'EBP essaye au maximum de favoriser l'autonomie de ses élèves et c'est ce qui en fait sa réputation très positive. Même si j'ai détesté la plupart de mes camarades avec qui ce n'est pas du tout passé socialement parlant, j'ai trouvé l'apport de compétences intéressant sur le plan de la débrouillardise. C'est un truc qu'on ne t'offre pas en CAP où on te tient limite le fouet pour remuer la crème pâtissière!

Le buffet final de la mention complémentaire

Ceci dit, je tiens à appuyer particulièrement sur un point CAPITAL majeur primordial (rien que ça hein) : l'entreprise.
Parce que du temps en entreprise, tu vas en passer. Beaucoup.
Beaucoup plus qu'à l'école en fait!

Je crois que ma réussite aussi bien dans mes diplômes que dans mon tour de main tient au fait que j'ai été dans de bonnes entreprises.
Même si je n'en ai pas toujours eu le sentiment sur le moment, avec le recul, mes expériences m'ont beaucoup appris. Sur moi, sur mes capacités, sur ma résistance, sur le métier de pâtissier, sur les relations dans ce milieu, sur la transmission.

Et donc une photo des chouettes pâtisseries (mont-blanc et tartelette marron choco) de Gaulupeau Versailles où j'ai eu la chance de passer pour faire mon apprentissage! Du beau produit, une fine équipe et un maître d'apprentissage AU TOP! 

Il faut savoir que contrairement à beaucoup de domaines, en pâtisserie, le mérite apparaît clairement comme un atout majeur. Tu te décarcasses, même si sur le moment tu ne reçois rien, sache que tu finiras par cueillir un jour ce que tu as semé.
C'est un petit monde très fermé, et tout le monde connaît tout le monde. Un faux pas et tu es maudit des dieux, une prouesse et tu es passé de main en main.
Autant te dire que cet aspect est un gros point fort du métier.

Si le diplôme est donc pour moi très secondaire dans toute cette affaire, il convient de choisir méticuleusement ses entreprises d'accueil pour évoluer dans le bon sens.
Surtout, n'hésitez pas à sortir des entreprises qui envoient des paillettes dans les yeux. Ce sont souvent des maisons à gros débit, et ce n'est pas là qu'on apprend le plus de choses car on touche à peu de tâches (je dis bien en général, mais c'est malheureusement une réalité qui se vérifie souvent). Visez les belles boulangerie/pâtisseries de quartier, tendez l'oeil vers les cartes saisonnières et fraîches.
Toute expérience, même mauvaise, est bonne à prendre, mais quand on voit comme on se prend parfois des claques de fatigue et de relations humaines compliquées dans ce boulot (je vous reparle du machisme ou pas?) je ne le dirai jamais assez mais c'est d'une importance majeure de se retrouver à faire des choses qui chaque jour nous font progresser, avancer, aimer ce qu'on fait et finalement, nous bousculent.

Je ne vous dis pas que le chemin en entreprise vous paraîtra aisé et agréable. Nombre de fois j'ai eu envie de me barrer au milieu d'une journée parce qu'entre la fatigue accumulée, et la façon dont on me parlait, c'était trop, mais j'ai bel et bien pris en grade de résistance morale et physique.

Ayez confiance dans votre instinct également. Si le début de l'année s'annonce mal, le contrat d'apprentissage comprend lui aussi une période d'essai, n'hésitez donc pas à changer de boîte si jamais vous vous sentez vraiment déstabilisés quelque part. Après tout c'est un endroit important dans votre parcours!

Vous l'aurez donc compris, pour moi le CAP représente réellement une formalité administrative (pour peu qu'on potasse son sujet évidemment, c'est comme tout, mais ce n'est pas infaisable, c'est mon propos), mais l'expérience professionnelle qui s'y couple a vraiment été un modelage éprouvant pour moi.
Enfin, pour la suite des études, mieux vaut choisir méticuleusement son école cette fois, car on est censés monter d'un cran et prendre le large.
Enfin, sachez qu'une reconversion ne veut pas forcément dire qu'on a fait le bon choix : sur ma promo de CAP reconversion, plus de la moitié a décidé que le monde de la pâtisserie n'était pas fait pour eux, après coup, et sont revenu à leurs ancienne amoures ou bien ont changé de métier de nouveau. L'important, c'est de s'assurer qu'on ne passe pas à coté d'une passion qui peut faire battre notre coeur jour après jour!


Si vous souhaitez avoir de plus amples informations, la majeure partie des écoles propose l'accès au gang des anciens, mais on trouve aussi pas mal d'informations en demandant autours de soi.
Enfin, si vous avez des questions moins précises et sur des aspects moins discutés, sachez que je me tiens toute disponible pour informer des passionnés naissants sur la reconversion professionnelle, sur la motivation, sur les aspects physiques et psychologiques que ça implique, sur tout le reste, et sur les impacts qu'ils ont au quotidien!

N'hésitez donc surtout pas à m'écrire sur l'adresse deliaciouscakes@gmail.com pour vider votre sac.

Je vous embrasse après ce long pavé.

Délia ♥

jeudi 6 octobre 2016

Salade de fin d'été : Tomates séchées, Feta végétale et pois chiches rôtis aux épices

Internet est un vaste monde. Et comme dans le vrai monde, on y croise des centaines de personnes avec qui on n'accroche pas ses atomes du tout, et d'autres avec qui on se sent tout de suite comme s'il y avait un petit chose en plus.


Quand j'ai découvert l'univers coloré et très ensoleillé de Du bio dans mon bento, j'ai eu ce sentiment tout de suite. Les recettes sont simples, gourmandes, colorées et profitent toutes de la note de soleil du sud qui arrose chaque jour la vie de sa propriétaire.
J'ai découvert en elle une personne généreuse et très humble, j'imagine qu'elle passera par ici, alors je voudrais qu'elle sache que je lui trouve un grand talent pour rendre le bio et la cuisine accessibles à chacun.
Je voudrais aussi lui faire un gros bisou tout court, sans raison, parce qu'elle est chouette et que plus j'apprends à la connaître et plus je le pense.


Du coup, si jamais vous êtes aussi dans la veine et que vous essayez au mieux de virer les produits industriels au cachot, petit à petit, son blog devrait vous plaire alors filez-y !

Tout ca pour vous dire que JAMAIS de ma vie je n'aurais pensé faire des bocaux et surtout pas des tomates confites.
Je pensais, vu le prix que c'était vendu, que c'était le genre de préparation très compliquée.
Sauf que, là où Flo passe, la complexité trépasse!


Me voilà donc, le nez dans mes bocaux, fière comme pas deux, à sniffer l'odeur enivrante des tomates séchées que j'ai fabriquées moi même.

Du coup, je vous invite à aller consulter sa recette, mais elle a été très sérieuse et m'a dit que c'était un peu mort pour la saison des tomates, alors si vous en voulez, soit vous vivez au maldives du soleil pour tomates, soit vous devrez attendre l'an prochain, juste histoire de pouvoir avoir de la tomates de QUA-LI-TE !


Pour le reste de ce plat composé, vous aurez besoin du Jeta de Jay & Joy. Si vous ne connaissez pas cette marque, c'est un petit trésor niché dans Paris, qui propose une gamme de fromage frais végétaux et yaourts végétaux. C'est de la bonne!
Les produits sont sans gluten, sans lactose (évidemment!), mais pas sans de délicieuses saveurs! Le jeta aux herbes a tous les attributs de la feta : friable, doux en bouche, un peu résistant.
Il a tendance à fondre légèrement, c'est un vrai bonheur!
Pourtant je déteste le fromage végétal, mais celui-là, j'en mangerais bien tous les jours ;) !


Du coup pour l'assiettes composée que voici, soit vous trouvez de la feta végétale Jay&Joy, soit vous prenez la recette du livre de Marie Laforêt, soit vous mettez de la vraie feta si vos convictions sont compatibles avec.

1/2 boîte de pois-chiches
une cuillère à soupe de tomates séchées à l'huile d'olive
Deux belles poignées de salade composée
Huile d'olive (aromatisée à l'ail si vous avez, comment vous dire ... ♥)
quelques dés de jeta
1/2 cuillère à café de curcuma
1/4 de cuillère à café de cumin
1 pincée de noix de muscade
Une pincée de fleur de sel
Une rasade de poivre blanc

1 - Faites chauffer votre huile dans votre poêle. Prenez soin de bien égoutter vos pois chiches puis déposez les au chaud. Ils vont frétiller un peu.

2 - Epicez la petite famille, et remuez régulièrement. Les pois chiches vont prendre une jolie couleur et une pellicule plus cuite va se former sur la surface!

3 - Préparez le lit de salade. Je ne l'ai volontairement pas assaisonnée car le reste est bien suffisant.

4 - Ajoutez les tomates séchées et laissez chauffer quelques minutes. Déposez ce savant mélange sur le lit de salade.

5 - Avec tout l'amour du monde, effritez le jeta sur le mélange encore chaud et .... Dégustez sans plus attendre, affamés par l'odeur alléchante des tomates, des épices et la vue de ces couleurs si chatoyantes.


Alors, on a pas un petit creux tout d'un coup?

Bisous doux

Délia ♥ la tête dans un bocal de tomates séchées!