vendredi 21 avril 2017

Quelques solutions pour partir en croisade contre les cheveux gras



[MODE GUERRIERE : ACTIVE]
(Sur cette photo mes cheveux ont trois jours post shampoing)

Parce que c'est un problème pour une grande partie d'entre nous : les cheveux qui régraissent vite peuvent vite devenir une obsession.
Malgré le fait que ce soit, tout comme les boutons, un vrai problème hormonal, dans certains cas, les cheveux gras donnent rapidement une impression de mauvaise hygiène. Merci la société!
Mais alors comment fait-on quand on a le cuir chevelu qui produit trop de sébum?

Commençons par le commencement.
Le sébum, c'est quoi?
C'est une matière qui est fabriquée par nos petites glandes sébacées. Elle permet notamment de garder l'élasticité de la peau en emprisonnant son hydratation! 
Le sébum donc initialement, c'est fait pour nous rendre plutôt jolis!

Sauf que, selon des troubles hormonaux ou bien des mauvais traitements, ou encore une mauvaise alimentation, la peau ou le cuir chevelu se mettent à paniquer et surproduisent le sébum!
Il s'agit déjà dans un premier temps de trouver parmi ces causes celle qui vous concerne, c'est évident qu'un excès de sébum lié à une mauvaise alimentation sera difficile à réguler avec un shampoing doux, mais le fait est qu'avec une bonne conjugaison de solutions, on peut espacer de beaucoup ses shampoings!

Eviter les produits agressifs


Si notre cuir chevelu paraît agressé, c'est qu'il l'est surement! Il subit déjà à longueur de temps la pollution ambiante, et du malmenage, quand on dort par exemple et qu'on se frotte contre l'oreiller, alors il faut veiller à lui éviter un énième affront avec le shampoing, et plus généralement les soins.
Pour choisir un shampoing doux, il faut impérativement faire attention au type de sulfate, voire au fait de les éradiquer complètement de votre salle de bain si votre cuir chevelu est très réactif.
Présent sous le nom de sulfate, il peut être complètement chimique ou d'origine végétale et donc un peu plus doux.
J'y apporte une grande attention.
J'alterne entre un shampoing contenant des sulfates doux (coco sulfate) et un shampoings qui n'en contient aucun. Je supporte bien les deux, mais encore une fois, chacun son cuir chevelu!
Je ne peux que vous conseiller de banir le sodium lauryl sulfate qui est vraiment le plus craignos et le plus répandu (bah ouai, c'est le moins cher et ça produit une mousse incroyable).
Pour bien utiliser ces sulfates doux un peu plus difficiles à faire mousser, j'ai recours à une bouteille d'un vieux coulis de fruits (Joe la débrouille, prénom number two), je remplis d'une dose de shampoing et je dilue dans une bonne quantité d'eau en secouant. C'est radical, on diminue drastiquement la quantité de shampoing qu'on utilise et c'est tellement plus agréable.


Bien rincer ses cheveux et éviter de les noyer de produits étouffants 


Ca peut paraître bête mais si l'on rince mal son shampoing ou qu'on applique des produits après le shampoing, il faut veiller à avoir la mains légère.
N'oublie pas que si ton cuir chevelu graisse, c'est parce qu'il essaye de prendre la situation en main ;-)

Faire une cure de sébum

D'une efficacité redoutable, je n'ai pourtant jamais fait de cure dépassant les 6 jours (je ne sais même pas si ça peut porter le nom de cure de sébum à ce stade!).
Le sébum tente désespérément de rétablir l'ordre sur votre crâne? Laissez-le se rééquilibrer tout seul, comme un grand ;).
Pour éviter le look friteuse pas toujours super toléré (dommage pas vrai?) , j'ai toujours calé ça sur des périodes où je ne sortais pas pour des rendez-vous importants et où je ne travaillais pas, des vacances par exemple. Il peut être utile d'avoir recours aux coiffures (chignons, tresses etc) qui masquent l'excès de sébum, mais aussi les chapeaux, bonnets et foulards. 
Au bout de quelques cures vous verrez une nette différence sur l'espacement de vos shampoings. Même si c'est parfois difficile de résister à l'envie de se ruer sous la douche, n'hésitez pas à décaler vos shampoings d'une journée quand c'est possible sans trop de contrainte sociale, sans forcément entrer dans une cure à proprement parler.

Se coiffer longuement les cheveux (en chantant la chanson de raiponce, sait-on jamais)



Chaque soir est devenu un rituel. Les cheveux accumulent une grande quantité de saletés durant la journée, c'est en me brossant quotidiennement que je m'en suis rendue compte!
Il est donc important de les débarrasser de ces malotrus mais aussi, de faire glisser le sébum vers les pointes.
Si l'on a tendance à avoir les pointes sèches et les racines grasses, c'est parce qu'on n'utilise pas à bon escient ce superbe produit de beauté qu'est le sébum ! (et en plus c'est gratuit, haha)
On prend donc bien le temps de brosser, brosser, brosser. Délicatement bien sûr.
A force de ténacité, le sébum donnera un bel aspect à toute votre chevelure, et la répartition ne donnera pas l'effet que vous redoutez tant!

Changer régulièrement ses taies d'oreillers

Ca peut paraît bête dit comme ça, mais sur quoi pose t'on sa tête quand on se couche? Son oreiller!
Si chaque soir on dépose un peu de sébum dessus, chaque nuit on en récupère donc une partie de la précédente. 
Ca marche aussi pour les boutons sur le visage qu'on peut se chopper avec les bactéries présentes sur les taies de nuit en nuit.
En plus, si vous bavez comme un escargot la nuit comme moi, ce sera pas du luxe !



Eviter de porter des bonnets/chapeaux


Si l'astuce est bonne concernant le fait de cacher une tignasse un peu grasse, porter des chapeaux et bonnets à longueur de journée fait transpirer et provoque un genre d'effet de serre qui a tendance à faire graisser les racines (en plus de faire une forme "chapeau" sur le dessus de la tête, top niveau de la classe à Dallas).
On évite donc de conserver son couvre chef en intérieur si on veut espacer ses shampoings! ;)


Faire des shampoings secs naturels

Fut un temps, le Baptiste était très à la mode, soit les gens se sont lassés de lui faire de la pub (quoi, y'a plus de bloggeuses dispos?), soit la folie s'est calmée, ce qui est certain c'est que rien ne sert de s'exciter à aller acheter ce genre de produits ; c'est cher, et en plus de ça, la composition n'est pas toujours au rendez-vous.
Si vous avez les cheveux clairs, une bonne cuillère de farine ou de maïzena, ou du cacao pour les cheveux foncés, un bon coup de brosse, et le tour est joué.
C'est t'y pas fantastique hein? ;)

Faire du henné


J'ai remarqué que depuis que j'ai commencé les hennés colorants, la qualité de mes cheveux a changé.
Certes j'ai perdu une partie de mes ondulations (ça a tendance à alourdir un peu certains cheveux qui le sont déjà, je vous en parle des miens façon tronc?), mais j'ai gagné en force et surtout, j'ai le cuir chevelu qui régraisse beaucoup moins vite.
Si vous ne souhaitez pas virer couleur henné, vous pouvez utiliser le henné neutre en soin, il vous apportera alors juste ses qualités.
Il est naturellement régulateur de sébum, peu coûteux, je me demande bien pourquoi on s'embête avec les soins qu'on nous vend dans le commerce et qui n'ont aucune utilité!
Son seul désavantage peut être son odeur, proche du foin, qui ne sera pas du goût de chacun.

Utiliser les méthodes alternatives (et moins agressives)

On peut simplement rincer ses cheveux avec de l'eau ou du vinaigre de cidre et un peu d'eau (à raison de quelques cuillères de cidre dans un litre d'eau). C'est moins agressif que du shampoing mais vous donnera le sentiment de quand même passer votre perruque au crible.

C'est en appliquant ces différents points que j'ai donc réussi à passer d'un shampoing tous les 2-3 jours à tous les 5 jours. Et quand on se trimballe une touffe de presque 65 cm de long, je vous assure, ça vous change la vie ;) !
Enfin, si vous ne voyez pas d'amélioration du tout, c'est peut-être que votre cuir chevelu subit un dérèglement hormonal ou que vous rencontrez des soucis au niveau de votre alimentation, dans ce cas, je vous invite à aller à la rencontre de quelqu'un qui saura mieux vous aiguiller que moi, ces solutions n'étant pas efficaces si le problème est plus profond et médical !

Et vous alors, vous avez d'autres astuces naturelles et simples à ajouter à cette liste? :)

Bisous doux

Délia ♥ et sa crinière de petit poney roux

mercredi 19 avril 2017

Les ingrédients de ma cuisine végétale au quotidien [ + idées recettes ]

Je vous ai déjà ouvert mon coeur (souvent), ma tête (parfois) et même mon intérieur (si, si, une fois), mais je n'ai jamais fait la visite guidée de mes placards.
Bon, déjà, parce que tu ne veux pas voir ça. C'est toujours le bordel, je suis un genre de drône surpuissant qui peut te déranger un lieu en moins de temps qu'il faut pour dire ouf, donc je te laisse imaginer l'état de mes denrées alimentaires.
Chaque chose à sa place et chaque place à celle d'une autre.
Même si je m'y retrouve, pas certain que ce soit très enrichissant pour toi de voir cet amas de nourriture non cuisinée.

Ce que j'ai voulu faire de par cet article, c'est répondre à une sorte de question : comment faire pour constituer des provisions pour cuisiner végéta*ien au quotidien  ?
Parce que ce n'est pas facile de composer avec tout un paquet de repas à composer et pas la moindre idée de tout ces ingrédients qui composent une alimentation équilibrée et saine avec moins de produits animaux.
Je ne rentrerai pas dans le détail de ce que ça représente pour moi, alors on va surtout dire, varié. Parce que c'est la clé. Un peu de légumineuse, une pincée de féculents, de la fraîcheur des fruits et légumes, une rasade de plaisir, et on est partis pour 365 jours de repas !

J'ai classé ça dans des catégories qui m'ont paru le plus logique possible, j'espère que vous ne vous y perdrez pas, en prenant soin de détailler les plus "essentiels" (= ceux qui se préparent le plus vite!), des autres, un peu moins usuels.
J'ai pensé bon d'associer les ingrédients à des recettes histoire de vous donner quelques idées de repas.
Enfin, c'est évidemment mon idée du placard parfait, il ne sera peut-être pas le vôtre de manière exacte mais ce sera un axe à personnaliser avec les grandes familles d'aliments qui font partie des indispensables pour bien se nourrir avec plaisir, une composante qu'on oublie parfois au détriment du coté purement nutritif mais qui est le plus important à mes yeux!

Le sec




Légumineuses


Plus je suis végéta*ienne et plus je me rends compte que les légumineuses sont les grandes oubliées des omnivores! C'est tellement dommage quand on sait combien on peut faire de choses avec ces aliments.
J'en mangeais moi-même assez peu avant de devenir végétarienne et depuis je les ai complètement intégrés à ma "routine alimentaire".
En salade froide, en sauce, en soupe, rien ne leur résiste et c'est cette polyvalence et leur richesse nutritionnelle qui m'en a rapprochée.
Pour que ce soit plus pratique, j'utilise soit des légumineuses qui n'ont pas besoin de tremper (lentilles), soit des boîtes et bocaux.
Quand le courage me prend, j'en cuis une bonne quantité que je mets au congélateur en portions et ressors quand j'en ai besoin. C'est très pratique et ça évite de devoir penser une journée à l'avance à son repas du lendemain.
Dans mes favoris, on retrouve le haricot rouge, facile à accomoder en galettes ou boulettes, mais aussi les pois-chiches qui ont mille qualités dont celle de favoriser les bactéries de la flore du colon.
Exit l'idée que les légumineuses font gonfler et dérangent, on se rue sur elles illico!

A avoir toujours : Pois chiches, haricots rouges, lentilles corail et blondes
Les extras : Lentilles belluga et vertes (moins faciles à cuire/accomoder), haricots blancs, azukis, pois cassés

Idées recette : Curry de pois chiches , Boulettes de haricots rouges , Pois chiches au four  , houmous, Salade de lentilles , la brandade sans poisson dedans 



Les céréales et tubercules


Les platrées de nouilles ne sont pas souvent au menu et sont assez pauvres nutritionnellement mais il n'existe pas qu'elles!
Le riz est un bon allié, sans parler de la polenta, du couscous, du quinoa (qui est une graine-céréale consommée comme une céréale donc je la range ici), que dire, sans parler des pommes de terre ...
On peut les accommoder de dizaines de manière, en sauce, en accompagnement simple, chaud ou froid!
Même si certains régimes alimentaires comme le paléo les excluent pour leurs apports en glucide qui font grimper la glycémie, je pense qu'en quantités raisonnables, ils sont bons à inclure dans les repas pour apporter de la vitalité et pour remplir le bidon.

Les indispensables : pâtes (complètes ou semi complètes sont plus riches), riz thaï (pour faire comme à l'indien), polenta instantanée, pommes de terre, patate douce

Les moins courants : Riz complet (noir, rouges), bouglour, sarrasin, orge perlé, levure maltée, flocons d'avoine

Idées de recettes : Les lasagnes (à véganiser éventuellement), pâtes en sauce avec des champignons , Polenta aux poivrons et aux olives , Riz nérone (noir) en salade




Graines et oléagineux



Les graines sont des concentrés d'énergie et de nutriments, et pour cause! Une graine est censée renfermer ce dont a besoin une nouvelle vie végétale pour naître. Même si on entre complètement dans le mythe du végétarien qui mange des graines, elles sont fantastiques et regorgent de tonnes de choses dont il serait dommage de se priver!
Germées ou en l'état, les graines sont nombreuses et peuvent s'intégrer facilement à l'alimentation, en saupoudrant une salade, ou dans des biscuits ... Ou à grignoter en cas de petite faim, ce sera toujours mieux qu'un gâteau ;-).

Elles sont toutes à avoir en petite quantité pour éviter le rancissement et varier les plaisirs ...  : le sésame, chia, de tournesol, de lin, de courge, les amandes, les noix de cajou, les noix de pécan, le noisettes ...

Quelques recettes (mis à part en saupoudrer ci et là) : Le brownie aux gel de graines de lin , Des galettes avec des graines de tournesol et de la courge butternut




Farines


On connaît tous la farine de blé, et effectivement j'en ai toujours un sachet à la maison puisque c'est celle qu'on utilise le plus fréquemment en pâtisserie. Mais il en existe une grande variété, qui permet de changer, et de bénéficier de différents usages.
Pour préparer du sans gluten, pas besoin d'avoir des mélanges tout prêts mais il peut être utile de savoir qu'il vaut mieux mélanger les différentes farines pour obtenir un résultat qui aura des propriétés similaires à celle du blé. Mon mélange préféré est celui riz complet, maïs et pois chiches.

A avoir sous le coude : Blé T45, Maïs, Pois chiche, pomme de terre
A glisser dans son placard spécial essais : Tapioca, sarrasin, chataîgne, quinoa, farines complètes ... 



Huiles



Les matières grasses sont indispensables pour bien faire tourner la machine, pas question de s'en priver!
Même si certaines graisses végétales sont saturées, elles sont toutes différentes, et l'union fait la force!
L'huile d'olive a ma préférence car j'adore son goût et sa polyvalence (cuisson, pâtisserie, salades), mais j'en ai plusieur, afin de bénéficier de la palette des nutriments qu'elles contiennent.
Il faut veiller à utiliser des huiles de première pression à froid, biologiques si possible, et faire attention à l'utilisation qu'on veut en faire. Toutes les huiles ne se chauffent pas (exemple, l'huile de noisettes ou de noix), et certaines sont moins équilibrées pour la santé, comme l'huile de coco qui n'est autre qu'une graisse saturée.
On tente donc de se renseigner au mieux sur le profil nutritionnel de chaque huile et de limiter les graisses saturées.
On peut aussi miser sur les huiles aromatisées, ma préférence allant à celles à l'ail qui donnent un goût incomparable aux préparations ...

Le couteau suisse bon marché : Huile d'olive , huile de tournesol

L'équipe gagnante ; Colza, lin, noisettes, noix, chia, coco (pour le plaisir)




Aides culinaires



Ce placard là est celui qui prend le plus de temps à se constituer, car ce sont des produits auxquels on ne pense pas forcément de manière spontanée quand on fait ses courses et qu'on n'en possède pas déjà, mais ça devient rapidement des indispensables qui facilitent la vie et améliorent les plats.
On trouve évidemment dans ce lot les épices, nombreuses. Je les utilise beaucoup, et souvent. Ce sont des vrais alliés santé et de vraies pépites pour réhausser les plats.
Mais elels ne sont pas seules dans cette immense catégorie! On retrouve les bouillons (dont ceux de la marque khalo qui sont vraiment trop bons!), les cristaux d'huiles essentielles, la pâte de curry, la sauce soja, sauce fumée, moutarde, les purées d'oléagineux (le tahini pour les houmous pardi!),  l'agar agar, que sais-je encore?
Les crèmes végétales et laits végétaux sont des indispensables d'une cuisine végétale, on ne peut pas s'en passer dès lors qu'on zappe les produits animaux.
On peut facilement faire son propre lait végétal quand on a un bon blender : on fait tremper ses graines/oléagineux dans de l'eau quelques heures, on mixe, on filtre et on obtient un super lait végétal!
Enfin, pour donner le goût d'oeuf aux préparations sans, on peut jouer avec le sel kala namak et son odeur soufrée bluffante.

Vous constituerez votre propre placard selon vos affinités culinaires.
 



Le frais

C'est la seule composante qui change vraiment au fil du temps et de l'année! Je mange majoritairement (je dis ça parce que forcément, y'a des écarts de temps en temps, je ne suis pas parfaite) de saison et surtout français pour les produits qui poussent chez nous, ça limite donc pas mal pour certaines saisons.
A la fin de l'hiver, je ne vous cache pas que je ne peux plus voir un chou en peinture, mais je pense que c'est important de suivre le rythme des saisons, et puis surtout que c'est logique, hein.
Les fruits et légumes

Pour les fruits et légumes, mieux vaut à mon sens faire ses courses deux fois par semaine, ou alors d'avoir un planning de recettes établi, car ce sont des produits qui se perdent vite pour la plupart.
On profite allègrement des magasins bio pour les acheter, et on fait attention de ne pas acheter des tomates espagnoles en plein milieu de l'été, ou des courgettes d'italie (non parce que ça c'est un comble...). La cueillette est bien évidemment mon endroit de prédiléction, vous pouvez aussi reluquer de ce coté là!
Pour éviter de rester dans la routine avec des fruits et légumes que je connais, j'essaye, quand je sais que j'aurai le temps, de prendre un légume que j'ai peu l'habitude de cuisiner, et de trouver une manière de l'accomoder. Ca permet d'agrandir mon champs des possibles et de varier toujours plus!
On n'hésite pas aussi à varier les modes de cuissons : vapeur (pour préserver les nutriments), blanchis, crus, au four ... Ca permet de varier les plaisirs!

Les recettes  : En cru, on savoure une salade de fenouil et de carottes saucé à l'orange , on enfourne bien chaud le curry de courge butternut au lait de coco ou les tomates farcies au quinoa




Les similis



Je vous avais fait tout un article sur les similis, et je pense qu'il est toujours d'actualité, car même si l'offre s'est considérablement développée, je ne suis pas friande du tout des produits vendus en grande surface (bon, sauf les nuggets de soja, ça je pourrais en manger à tous les repas mais je n'en achète qu'une fois par mois environ, question de pas avoir envie de graisser les rouages des grandes surfaces #chacunsescombats). Je parle ici surtout des similis cuisinables, qui sont aussi des bons atouts pour varier un peu plus son alimentation.
Je ne suis pas non plus une accro à ces produits, ils représentent une part marginale de mon alimentation, du fait notamment de leur coût. Ils sont assez souvent remis en cause pour leur possible nocivité, notamment due à leur méthode de production, je reste donc sur la réserve mais ne m'en prive pas non plus, je ne fume pas, j'ai bien le droit à mon carré de tofu hein! ;-)

Les alliés fidèles : tofu soyeux, tofu rosso, tofu basilic, yaourt de soja nature
Les alliés à bien accomoder : tofu nature, soja texturé, saucisses végétales, steaks de seitan, tempeh, les autres similis plus finis et moins cuisinables qui peuvent aider

Les recettes : on se prépare un bon bourguignon comme au bon vieux temps ou on se marre avec les bâtonnets de tofu panés façon findus



Les margarines



Elles sont surtout utiles pour faire de la pâtisserie, et j'en ferai un récapitulatif un de ces jours, mais pour les choisir, pas de mystère, choisissez toujours des margarines biologiques, et de préférence véganes (pas tellement d'intérêt d'avoir des traces de protéines de lait dans un produit végétal).
Elles permettent de reproduire facilement les pâtes à tarte, et certains appareils comme la crème d'amandes.
En plus, elles se conservent super longtemps, il n'y a plus vraiment de raison de les laisser de coté ;-)

La plus polyvalente et neutre : La vitaquell cuisine et pâtisserie.



Si vous vous demandez comment remplacer les produits animaux, je vous invite à aller retrouver un ancien article écrit à ce sujet qui sera peut-être un début d'élément de réponse pour vous!

J'espère que cet article pourra en aider certains qui se demandent à quoi ça ressemble en théorie dans me placards.

Sinon, votre placard, il ressemble à quoi ?

J'ai faim, j'y vais moi.

Délia ♥ 





vendredi 14 avril 2017

Des oreilles à croquer : les macarons lapinous chocolat et noix de coco

Cette recette comme bien d'autres sur ce blog sont le fruit du hasard, heureux et fortuit.
Parce que j'ai eu ma phase macarons récemment (ceux qui me suivent sur instagram n'ont pas pu la louper, à coup d'une dizaine de fournées en moins de quinze jours), je me suis retrouvée pleine de confiance en moi pour réaliser des macarons en forme de lapins.
Seulement quand on est aussi organisée que moi (= un doux mélange de maniaquerie pour certaines choses et de je m'en foutisme pour d'autres (comme le stock de matières premières donc)), il n'est pas rare d'entrevoir les ennuis arriver quand on cherche son sachet de poudre d'amandes et qu'on se rend compte qu'on l'a déjà terminée hier, qu'il est 19h45, et que les blancs sont déjà en train de monter. (Avoue c'est le mode RTL complet là hein? C'est quand la recette, dis?)

Mais comme on dit, il n'y a pas de problèmes, que des solutions, pas vrai?

J'avais testé deux jours avant une recette de moelleux au chocolat sans gluten avec une farine de coco, et j'ai réalisé qu'en fait c'est juste de la noix de coco mixée.
C'était le seul truc qui pouvait ressembler de près ou de loin à de la poudre d'amandes dans mon placard à provisions, j'ai donc décidé de me lancer avec ça et un fond de poudre d'amandes, parce que je n'avais pas la moindre envie d'aller à la supérette du coin et payer un rein pour un sachet de vahiné de 1845.


Figurez-vous que ça fonctionne super bien! Ce n'est pas une immense surprise, mais laissez-moi être fière juste un court instant avant de vous donner la recette! Elle est loin l'époque où je loupais mes macarons même avec tous les ingrédients : maintenant, j'improvise et il sont quand même réussis les bougres.

Pour ce qui est de la forme, vous pouvez évidemment fait un gabarit sur une feuille de papier cuisson et la mettre en dessous de celle sur laquelle vous pocherez vos lapins, car ça peut être compliqué d'être régulier, surtout pour ce genre de formes.
La décoration est un simple mélange d'eau (ou de blanc d'oeuf s'il vous en reste) avec du sucre glace, et du chocolat fondu pour les moustaches.

Je vous conseille, si le macaron est votre ennemi juré, d'aller voir mon article sur les différents problèmes rencontrés avec les macarons lors de mes nombreuses (trop nombreuses) fournées complètement loupées.


Pour une vingtaine de lapins à croquer

Les coques

75 g de blancs (le poids est important, pour une fois, on va pas se la jouer pifomètre)
90 g de sucre en poudre
80 g de farine de coco (ou de coco réduite en poudre, ou de poudre d'amandes)
80 g de sucre glace

La ganache

90 g de chocolat noir
90 g de crème de soja liquide (ou de crème liquide normale, mais franchement, ça change pas grand chose!)



Préparation des macarons (vous reporter à l'article des macarons pour un pas à pas)

1 - Séparez vos blancs des jaunes (clarifier) en prenant soin de ne pas les rompre à ce moment, sinon ça risque de faire capoter le foisonnement.
Mettez les à monter avec le sucre, soit en esclavagisant contre macarons une fois prêts une âme charitable passée par là, soit dans votre batteur (qui lui ne vous demandera même pas de macarons).

2 - Pesez vos poudre et mixez avec ce que vous avez (je le fais avec un mixeur plongeant, pour vous dire), toujours dans des ustensiles propres et bien secs en évitant de respirer le sucre.

3 - Quand les blancs sont bien montés, resserez les à grande vitesse, et ajoutez le colorant de votre choix, j'avais envie de rose mais jaune ou vert c'est bien aussi!

4 - Ajoutez petit à petit les blancs aux poudres (initialement on met tout d'un coup mais moi j'aime pas, et ça marche très bien comme ça, donc à vous de voir selon vos préférences) et macaronnez.

5 - Lorsque votre appareil est bien brillant et retombe en ruban souple, pochez selon votre gabarit sur la plaque.

6 - Pas besoin de croutage avec cette recette, enfournez à 140°C pendant 13 minutes environ.



Préparation de la ganache

1 - Faites bouillir votre crème dans une casserole, et réduisez votre chocolats en petits morceaux.

2 - Versez la crème sur le chocolat, laissez fondre quelques instants et remuez doucement en partant du centre à la spatule jusqu'à avoir une ganache bien lisse.
Laissez refroidir, soit à température ambiante si vous avez le temps, soit au frigo ou même au congélateur par sessions courtes (pas plus de dix minutes, vous amusez pas, j'ai essayé, on rigole moins quand on a une brique de ganache).



Montage et décoration


Garnissez les coques des macarons avec la ganache puis réservez au frais éventuellement, si la ganache était trop liquide lors de l'assemblage.

Mélangez une petite quantité de blanc d'oeuf ou d'eau avec du sucre glace (une centaine de grammes, mais tout dépendra de ce que vous voulez faire comme décoration!) et fouettez pour bien blanchir.
Le mélange doit être entre le liquide et le solide, pratique à pocher dans un petit cornet en papier!
Faites également fondre une petite quantité de chocolat pour dessiner le moustaches.

Décorez selon votre inspiration et vos talents de créateur de lapin.

Dégustez, en commençant par les oreilles.


Je file, j'ai une recette de macarons vegan à perfectionner.

Délia ♥ Je suis en retard, vraiment très en retard ! 



mercredi 12 avril 2017

Verrines de Pâques tout chocolat [sans gluten, végétalien]

Cette année Pâques a déboulé à la vitesse de l'éclair. Comme le printemps qui est arrivé d'un seul coup! Ca donné à ce sursaut de beau temps une sensation de soudaineté et un caractère spontané qui est très rafraîchissant et porte en lui tout un paquet rutilant de renouveau.

Et qui dit renouveau dit apporter un peu d'innovation dans le dessert traditionnel de Pâques, pas vrai?
Si dans le fond on conserve l'ultra gourmandise du chocolat, ici, point d'oeufs de cocottes (symbole phare des fêtes de pâques s'il en est pas vrai?), et pas non plus de lait de vache qui traîne par ici!
J'ai volontairement voulu que ce dessert soit simple à réaliser pour que tout le monde puisse s'y retrouver.
Le format verrine le rend pratique à préparer à l'avance ce qui vous permettra de passer plus de temps avec votre famille qu'en cuisine.
Et vous pouvez même le préparer avec des enfants si le coeur vous en dit! L'étape de la ganache nécessitera que des adultes soient dans le coin, mais pour le crumble et la mousse, vous pourrez jouer la carte du kitchening participatif et des rires pleins de chocolat dans les doigts et de langues sur les cuillères en bois.


Ce petit concentré chocolaté comporte trois textures qui lui donnent un peu de volume malgré son unique saveur chocolatée : Du mousseux, du crémeux, et du croquant.
Chaque composante peut être préparée séparément et servir pour d'autres préparations, ce qui fait donc de ce trio de choc un bon début pour de futures recettes, que vous pouvez garder sous le coude (ou dans vos grimoires). Avec une pâte style sablé, vous pouvez réaliser une tarte chocolat. Avec la mousse, vous pouvez faire  ... De la mousse (ou même une tarte mousse/ganache qui vous apportera autant de bonheur que le soleil d'avril).
Et enfin, ce crumble/streusel est tellement bon que j'en ai boulloté la moitié toute seule. Je pense qu'en en faisant des sortes de roses des sables, vous devez pouvoir les servir tel quel.

Bien entendu, on utilise la maintenant très célèbre eau de cuisson des pois chiches, l'aquafaba! 
Ca vous permettra de proposer aussi du houmous sur votre table de pâques ;D !


Recette pour 6 petites verrines
Temps de préparation : 30 minutes environ
Temps de repos : 3 heures
Niveau de difficulté : facile

Le streusel chocolat (recette inspirée du livre de christophe felder et camille lesecq)

50 g de margarine
50 g de sucre
50 g de poudre d'amandes
50 g de farine (mélange de sarrasin, pois chiche et maïs)
100 g de chocolat noir

La Mousse au jus de pois chiches

10 cl de jus de pois chiches
90 g de chocolat noir

La ganache au chocolat noir

50 g de chocolat noir à pâtisser
60 g de crème de soja




La préparation de la mousse au chocolat

1 - Avec un batteur électrique ou un robot (à la main ça vaut vraiment pas le coup de vous faire du mal!), faites monter le jus de pois chiches jusqu'à ce qu'il soit ferme comme une meringue. Ca prend une dizaine de minutes environ.



2 - Faites fondre le chocolat, soit au micro ondes (par sessions de 30 secondes au départ puis de 10 secondes dès qu'il commence à fondre), soit au bain marie.
Incorporez aux blancs de pois chiches délicatement avec un fouet.


3 - Coulez dans les verrines et réservez au frais.



La préparation du streusel

1 - Mettez tous les ingrédients sauf le chocolat dans un saladier et travaillez avec vigueur avec les mains, directement. L'appareil va former une sorte de pâte friable.

2 - Sur une plaque, réalisez des petits amas de cette préparation en évitant de laisser des gros morceaux et en étalant bien. Cuisez à 180°C jusqu'à coloration dorée.

3 - Laissez refroidir.


La ganache au chocolat noir

1 - Faites chauffer votre crème de soja liquide jusqu'à ébullition.

2 - Dans un récipient, réduisez votre chocolat en petits morceaux ou en copeaux et versez la crème bouillante dessus. Remuez délicatement en mouvements venant uniquement du centre jusqu'à obtenir une ganache lisse et brillante. Si la crème n'était pas assez chaude, réchauffez légèrement votre ganache au micro ondes!

3 - Coulez sur la mousse et remettez au frais pendant une heure environ.



Le montage

1 - Faites fondre votre chocolat de la recette du streusel et réduisez éventuellement les très gros morceaux de streusel, puis enrobez les de chocolat délicatement, pour les garder intacts.
Passez-les au froid pour que le chocolat reprennent sa texture croquante.

2 - Déposez les morceaux de streusel sur la ganache, puis servez à vos convives, sans leur dire qu'ils boullotent du jus de pois chiches, juste parce que c'est toujours aussi drôle de voir leurs yeux effarés quand on leur annonce et qu'ils ont tout gobé avec gourmandise.


J'espère que cette recette vous plaira, une autre arrive dans la foulée, rien que pour vos babines.

Amour et chocolat.

Délia ♥ (un tout petit poil à la bourre dans ses publications)
                                                                                                                                                                                                                                                                                                              


mercredi 29 mars 2017

Le gâteau de mamie, et puis dire au revoir


Quand il nous arrive une coquille, une voiture qui tombe en panne, une jambe dans le plâtre, un rhume pour un examen, on se dit que c'est la vie, que parfois c'est pas un kiwi.
On trouve toujours à relativiser tous les problèmes, mais on n'a généralement du mal à laisser partir ceux qu'on aime.

Cette nuit, ma mamie est partie. Pas en voyage, pas à walt disney, et pas prendre le vert à la campagne. Partie pour de bon.
Je vous en avais déjà parlé il y a longtemps, de la femme de ma vie.
Elle est (car elle sera toujours) de ces femmes qui ont un caractère bien trempé, douce comme une fraise gariguette, pétillante aussi, drôle, et surtout, forte.
Elle a eu de nombreux enfants, que je n'ai pas tous connus, a même fait de la contrebande de liège à la frontière, dormi entourée de scorpions. A 85 ans elle rapportait ses packs d'eau dans son petit chariot à 20 minutes à pieds de chez elle, et ne manquait jamais d'y glisser quelques gourmandises pour ceux qui lui rendaient visite.
Elle n'a jamais eu peur de rien, elle a toujours avancé, et elle a toujours eu le coeur bon.
Une belle personne.
Un peu écornée par son histoire, écorchée par tout ceux qui sont partis trop tôt, et elle, seule sur son îlot d'années qui s'entassent comme des vieilleries au grenier.
C'est de cette femme douce, déterminée et si belle que je me souviendrai toujours.
De ses gâteaux foirés toujours dix fois trop bons, des krémas qui nous attendaient dans le placard, dans la boîte verte en feraille, récupérée d'un lot de biscuits secs. Des rideaux qui sentent la poussière et de la plante grasse près de la fenêtre.
Des grilles de loto dans le petit meuble du téléphone qu'on griffonait en cachette avec ma soeur.
Du sourire malicieux et de son regard pétillant derrière ses lunettes. De ses mains douces toutes fripées et de son odeur de savon.
Et de son fado, chanté pendant qu'elle faisait à manger ou qu'elle arrosait ses plantes.

Une femme, une mère, une grand-mère, une arrière-grand-mère, une humaine en or.

Je ne saurais décrire cet amour inconditionnel que j'ai toujours nourri à son égard, et cet immense respect.
Je ne garderai pas ces derniers instants d'elle, en larmes, parce qu'elle sentait son corps lui échapper tout autant que sa tête, dans des éclairs de lucidité douloureux plus que son petit corps fatigué.

Je ne suis pas effondrée, parce qu'au fil des pertes j'ai appris à reconnaître que même si ce n'est pas l'instant le plus agréable de celle-ci, la mort fait partie de la vie.
C'est comme une grande paire de ciseaux qui vient couper le cordon avec tous les proches, une deuxième naissance, mais dans l'autre sens.
Je ne lui souhaite qu'une seule chose, de retrouver celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer depuis son enfance, et ses enfants, qui ont pris un peu d'avance sur elle pour faire ce grand voyage.

Me voilà soulagée de savoir sa belle âme sortie de cette enveloppe charnelle qui l'empêchait d'être ce qu'elle avait été autrefois et qu'elle aurait certainement souhaité rester jusqu'à son dernier souffle.

Je suis heureuse d'avoir eu la chance d'être arrosée par sa bienveillance et son calme, aujourd'hui, j'arrose un peu mes joues par moment, mais je suis heureuse. Heureuse d'avoir pour toujours encore un peu d'elle qui coule dans mes veines et qui tamponne ma mémoire.

Je souhaite à chaque personne qui a perdu un être cher de réussir à trouver la paix avec ce voyage parfois soudain, difficile, et qui fait perdre des petits bouts de soi dans la course.

Soyons forts et heureux, pour eux, pour nous, et pour ne rien regretter quand sera venu notre tour.



Délia, qui va du rire aux larmes sur la palette des couleurs du coeur



jeudi 23 mars 2017

Le fromage végétal en action : le test de la pizza [Violife VS Homemade]

Les gars, je vous le demande, quoi de mieux que de mettre des ingrédients dont on attend des preuves sur le ring?

Je vous en parlais, je trouve souvent que l'on véganise à tord certains aliments (si tu veux lire mes élucubration ...) . Depuis je n'ai pas changé d'avis (bah quoi, en trois jours il peut s'en passer des trucs hein!), mais j'ai ressorti de mon chapeau magique d'articles en attente depuis mille ans deux recettes de pizza véganes.


J'ai donc essayé deux méthodes de "fromage" végétal. J'ai eu l'occasion de comparer les avis et je suis assez d'accord sur le fait que le mot fromage ne me convient pas vraiment pour le végétal, mais que son usage étant le même, il semble assez logique de l'utiliser pour désigner cet aliment venu du monde des herbacés!
Le premier fromage est un fromage biologique de la marque violife, conçu pour les pizzas.
Et le second n'est autre que la recette de season square de fromage au tapioca.

J'étais très curieuse du fromage de violife. Acheté chez Un monde vegan lors d'une passage à Paris (même perdue, j'arrive à repérer la rue du magasin, y'a pas à dire, j'ai vraiment un sens de l'orientation de poney gourmand), j'avoue qu'il m'avait un peu vendu du rêve dans sa jolie barquette (aaah le marketing).
En vérité, j'ai trouvé qu'il n'avait pas bon goût, comme d'habitude, et qu'il ne fondait pas bien non plus.
J'ai du me forcer pour manger une partie de la pizza et j'ai béné le reste, c'était injouable que doudou accepte de manger ça, grand fan de fromage qu'il est, et moi j'aurais pas pu.
En fait, j'ai vraiment trouvé ça pas bon, ça avait ce goût de gras chimique que j'ai retrouvé dans tous les fromages végétaux en barquette, malgré tous les avis positifs vus sur la marque.
Voyez par vous-même ce que ça donne (les amas sont le fromage, les "fils" sont de l'oignon).


Ca file, mais version gluant pâteux.

Ensuite, j'avais dans ma liste de recettes à faire le fromage de season square, avec de la farine de tapioca.
Ce truc là c'est un peu comme le graal : si tu tombes dessus t'en prends, WATHEVER, parce que ça se vend franchement pas partout.
J'ai acheté ma fécule à Amsterdam l'an dernier, il m'a fallu presque une année pour passer le cap.
Ce fromage là est super agréable à manger. Il a le goût de la bière et de l'ail qu'on a mis dedans, du coup c'est un petit goût fermenté et aillé un peu costaud , c'est chouette quoi! Après je mettrais un petit bémol parce que si t'en mets trop épais c'est un peu écoeurant parce que c'est un peu gluant aussi, donc étale bien !
J'envisage d'ailleurs déjà de l'utiliser pour d'autres préparations parce que c'est une sorte de passe partout qui donne une mâche vraiment sympathique et peu présente en cuisine végétale.


Sans surprise donc, le fait maison a ma grosse préférence.
Voici donc la recette!

1/2 recette de pâte à pizza maison (n'hésite pas à en faire une recette entière et congeler la deuxième moitié, surtout si tu fais ça au robot, ça te facilitera le travail).
Un bocal de tomates concassées
Quelques feuilles de basilic (frais ou congelé!)

Le fromage végétal de season square
(j'ai modifié la quantité de tofu soyeux pour n'ouvrir qu'une seule demi barquette de 120 g ça n'a rien changé visiblement!)

120 g de tofu soyeux
50 ml de bière
25 ml d'huile d'olive (initalement de pépins de raisins dans la recette, mais l'huile d'olive c'est tellement bonnnn)
40 g de farine de tapioca (à voir si d'autres fécules fonctionneraient)
2 gousses d'ail (CA PETE MON CAPITAINE)
1/2 cuillère à café de sel


1 - Tu mets ton ail à revenir dans l'huile d'oulive, jusqu'à ce que ça sente l'ail dans tout ton appart (tu verras, c'est très rapide et ça dure aussi longtemps que dans ta bouche quand t'auras mangé ta pizza).

2 - Tu ajoutes tout, sauf le tapioca, tu mixes avec un mixeur plongeant, hors du feu, tu mets le tapioca, et là tu remues bien au fouet SUR LE FEU (sinon ça risque d'être long), ça va devenir épais. Tu baisses ton feu et tu continues jusqu'à ce que ça colle franchement.

3 - Tu étales ça sur ta pâte à pizza sur laquelle tu auras déposé la tomates concassée (logique mais si je précise pas tu peux pas deviner hein!). Je te dis d'avance, c'est galère à étaler, c'est tout collé entre lui-même, j'ai pas essayé avec une poche à douille comme proposé dans l'article de season square, mais surtout sur la tomate, c'est bien chiant, donc j'ai fini par y aller avec les doigts. Parce qu'avec les doigts c'est toujours mieux et qu'on nous en a pas collé dix pour qu'on les garde dans le fond de nos poches!

4 - Enfourne à 250°C (canicule suprise pour la pizza!), et en fin de cuisson, avant que ça devienne noir, approche du grill pour faire colorer un peu le fromage de tapioca.
A la sortie du four, ajoute le basilic et déguste.




Comme tu pourras le constater, ça file bien, et même le chat a été intrigué (alors qu'elle mange même pas la pâté bio qu'on lui achète cette bougresse).
Carton plein pour moi!

Allez, je file, j'ai une réconciliation avec le fromage végétal à fêter moi ;-)

Et vous, vous avez déjà essayé le fromage végétal maison? 

Bisous les gars!

Délia ♥ 

dimanche 19 mars 2017

Doit-on tout véganiser ?

Il m'arrive assez peu de me poser la question des limites de la véganisation : à coeur vaillant, rien n'est impossible ;-) !
Il existe des similis pour beaucoup d'aliments dans le monde végétal.
On trouve donc des ersatz de viande, des ersatz de fromage, d'oeufs, de crème ; bref, de tout.
Je n'ai à priori par de problème avec l'idée d'imiter un aliment "d'avant", seulement, ce problème se pose par moments.
Jusqu'à quel stade doit-on se dire que c'est une bonne idée?

Alors déjà, la question peut se poser? Après tout pourquoi véganiser?
Par simple nostalgie avec des plats qui ont un petit coté madeleine de proust (tiens et parlons des madeleines d'ailleurs hein, je vous en prépare une recette!). Ce qu'on cherche à revivre dans ces cas, c'est plus un souvenir qu'autre chose.
Par ailleurs, la reprise d'un plat omnivore en version végane est plus de l'ordre de l'amusement ou du défi. Défi car il n'est pas toujours facile de tout transformer en végétal, mais surtout car c'est marrant de triturer les codes de l'alimentation à sa guise, comme un pied de nez.


Pour rendre un aliment végane, pas cinquante solutions ... On doit en retirer les produits animaux!
Dans certains plats, on peut simplement remplacer pour copier fidèlement, c'est ce que j'avais fait avec mon bourguignon de seitan. On retrouve alors l'aspect, et une grande partie des composantes du plat traditionnel, dans ces cas là on est vraiment dans le mimétisme pur et dur. Un vrai coup de poker ;) !
Plus qu'un simple remplacement, dans la pâtisserie, c'est parfois tout un procédé qu'on doit repenser, comme quand on utilise l'agar agar, qui nécessite de travailler d'une manière bien différente d'avec de la gélatine animale.
Le mieux reste encore à mes yeux de laisser son imagination réinventer complètement une idée, un concept de la cuisine. Ne plus s'accrocher à aucun souvenir de plat, partir en freestyle et laisser sa cuillère à bois et son instinct faire le reste. On ne véganise plus, on est végane.
La nuance a l'air mince, mais quand on n'a plus les souvenirs des plats en tête et en bouche, on finit par se détacher de sa zone de confort culinaire et partir en monde végétal, là où tout est plus vierge et à écrire qu'en traditionnel.

J'ai constaté que certains produits ont tendance à ne pas avoir mes faveurs en version végétale. Le fromages végétal en barquettes notamment.
J'avais acheté ça toute guillerette, en tranches, chez monoprix. La barquette ouverte, une odeur de plastique/chimique, et un goût qui l'ont conduit tout droit dans le copain andybag.
J'en ai goûté plusieurs depuis, aucun n'a su me satisfaire. Je leur trouve toujours un arrière goût gras et rance, un truc qui me lève le coeur direct. Mais on en voit toujours plus sortir. Parce qu'on cherche à tout prix à recréer le fromage.
Je crois que le secret des fromages Jay and Joy (les seuls vromages artisanaux goûtés jusqu'ici), c'est qu'ils ont été conçus avant tout pour être bons, et non pas pour ressembler à quelque chose qu'il ne sont pas à tout prix, même celui d'être inbouffables ou passables.

C'est bien là que se situe le problème à mes yeux.
On pourra bien déguiser une tomate en fraise, ça deviendra compliqué à partir d'atomes d'une tomate de recréer une fraise, pas vrai?
Alors pourquoi diable pense t'on qu'on pourra copier fidèlement un fromage en sa version végétale?
Par quel saint miracle pourrait-on reproduire à l'identique?
Bon, si j'ai autant la haine contre les similis loupés, c'est pas pour autant que j'aime pas l'idée de similier. C'est juste que quand c'est raté, faut bien l'admettre.
A quoi bon se leurrer.

Le gros souci des similis en fait, c'est de vouloir à tout prix se traverstir.
Jouer un rôle d'imposture.
Je répète, je suis complètement pour les similis, mais dans une condition assez simple : qu'ils restent à leur place et qu'ils essayent d'être comme ils sont, mais bons.
C'est bien connu, copier c'est rarement égaler. Les vuittons de contrefaçon sont repérables à 10 000 kilomètres pour les connaisseurs, alors n'allons pas nous faire croire qu'on va ressentir la viande avec un steak végétal, ce serait nous mentir. Tout comme pour la contrefaçon, on a tous été (sauf rares exceptions), des connaisseurs de viande, de fromages, et de bien des manières, de produits animaux.


C'est là que je veux en venir. Je pense que tout tient à notre perception de ces produits, et aussi à leur but au moment de la création.
Si je peux comprendre qu'on veuille s'approcher des standards omnivores sur des visuels, on se doit quand même de garder comme volonté unique de faire quelque chose de savoureux, car c'est à mon sens l'essence même de la discipline culinaire.
Si je suis d'accord pour manger des saucisses végétales qui n'ont pas autre chose que l'aspect, je ne suis pas d'accord pour manger ces dernières si leur texture ou leur goût ne sont rien d'autre que mauvais.
Trouver des nouvelles sensations, des nouveaux noms, pour des procédés ou même des produits qui n'ont plus grand chose à voir avec leur homologue omnivore.
Pourquoi alors ne pas juste admettre qu'au delà de toute idée de ressemblance, ce qui primerait, c'est la qualité gustative?

Et ça, omnivore ou non, c'est universel.

Je pense qu'on gagnerait même certainement à présenter ça comme un "tartinable végétal" plutôt que comme un fromage ou un pâté. Les attentes ne seront pas les mêmes, et on prendrait le produit pour ce qu'il est, et non pas pour ce qu'on attend de lui. Après tout, on n'est rarement déçu quand on n'a aucune attente mais juste de la curiosité à l'égard d'un nouveau plat à déguster, pas vrai?

La réponse n'est donc pas catégorique : Véganiser, oui, mais pas à n'importe quel prix, et surtout pas celui du goût!
Si certaines préparations s'y prêtent à merveille au point qu'on ne puisse pas déceler leur absence de produit animal, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne!


Et vous, vous pensez qu'on peut tout véganiser? Est-ce qu'une question éthique d'aspect vous dérange avec les similis? 

Bisous doux

Délia ♥ 


mardi 14 mars 2017

Les macarons pour les nuls : traité de collerette et de coques lisses

Je vous préviens tout de suite : je suis la duchesse des échecs de macarons. L'altesse de la collerette qui fait la tronche.
La majesté des coques vides et de la déception à la sortie du four.
Combien de fois j'ai eu envie de pleurer devant des petits amas de blanc d'oeuf et de poudre d'amandes?
Je ne suis même pas une grande fan de macarons : le goût n'est pas transcendant à mes yeux, et ne vaut pas une belle tarte ou une part de fraisier.
Mais pour le défi, je n'ai jamais reculé. Pas même devant les 47 tournées foirées jusqu'à maîtriser parfaitement la recette (même si je sais que je peux faire ENCORE MIEUX (le truc qui vire à l'obsessioooon).


J'ai donc eu envie de capitaliser mes échecs. Mais surtout mes réussites.
Commençons par le commencement. Il existe deux méthodes pour obtenir des macarons : la méthode française et italienne.
A la française, on mélange simplement du sucre aux blancs pendant qu'on les monte.
A l'italienne, on prépare un sirop à 121°C et on fait donc cuire ses blancs, les rendant ainsi moin fragiles.
J'ai testé les deux méthodes longuement, et ma préférence va aux macarons à la française ... Mais seulement après avoir trouvé une recette sans croûtage!
C'est souvent l'avantage qui fait pencher le coeur des pâtissier vers la meringue italienne, mais les macarons étant déjà très sucrés de base, je trouve la meringue italienne très très écoeurante.

Vieillir ses blancs?

Personnellement, je n'ai jamais vu un seul labo de pâtisserie où l'on faisait vieillir nos blancs pour les macarons, et je trouve ça limite niveau hygiène quand je vois parler de vieillir ses blancs une semaine dans une boîte (si c'est pas dit 15 jours #salmonellemonamour).
Toutes les fois où je les ai réussis, je n'ai jamais pratiqué cette méthode de l'âge de pierre.
#livingin2017

Qualité de la poudre d'amandes

Si j'ai essayé des dizaines de marques distributeur et plus chères, le seul facteur vraiment important est de mixer ses poudres.
Je n'ai pas de vrai mixeur, alors j'utilise le mixeur plongeant. Ca fait parfaitement l'affaire!
Prenez garde à ce que tout votre matériel soit bien sec avant de vous lancer dans cette opération, et évitez de respirer, le sucre est un ennemi de taille pour les quenottes et si vous en faites souvent, vous aussi vous aurez des trous dans les dents à force #teamcariedupatissier (c'est même une maladie professionnelle dans d'autres pays ;) ).

La meringue

Il est important que votre meringue soit lisse et ferme, peu importe la méthode que vous choisissez. Comme vous allez l'écraser pour la faire retomber, il faut quand même qu'elle se tienne suffisamment au départ du processus.
Pour les macarons à la française, on peut mettre le sucre dès le début, ça n'influence pas tellement la montée des blancs.
En utilisant la meringue italienne, on incorpore le sucre cuit quand les blancs sont mousseux, voire légèrement montés, mais surtout pas grainés!
On monte la meringue à vitesse moyenne et on resserre à grande vitesse pour avoir une meringue ferme, à la toute fin!




Les colorants

Il faut utiliser impérativement des colorants poudre pour ne pas modifier la texture des macarons.
Lorsqu'on réalise la meringue, il s'agit d'ajouter les colorants quand la meringue est bien montée, car ils ont tendance à la faire retomber légèrement.
Selon la quantité et les couleurs, la qualité de la meringue peut en pâtir, d'où l'importance que tout soit bien en place avant!


Le macaronnage

Ce mot m'a fait faire des cauchemars. Pourtant macaronner c'est simplement mélanger dans le but de faire retomber un peu ses blancs.
Le plus efficace que j'aie trouvé est de mélanger la meringue petit à petit aux poudres. Ca permet de casser les blancs suffisamment sans trop faire retomber l'appareil.
On incorpore quelques cornes de meringue puis on continue progressivement.
Le macaronnage est réussi quand l'appareil brille de mille feux. C'est imparable !
Si l'on souhaite faire des macarons "spirale" en grand format, on s'arrêtera rapidement de macaronner pour que l'appareil reste bien ferme. Si l'on fait simplement des individuels, alors on peut macaronner jusqu'à obtenir le célèbre ruban souple en soulevant sa spatule.


On a l'équivalent de presque la moitié de la meringue pour commencer.


On obtient ça et on ajoute le reste en remuant toujours dans le même sens, en ramenant l'appareil régulièrement vers le centre, puis en l'écrasant vers les bords du saladier.


Si vous voulez des macarons où l'on voit les traces de pochage comme les modèles spirale, arrêtez-vous là! Ca brille, et ça retombe très légèrement, c'est prêt!



Le fameux ruban, l'appareil n'est pas liquide ou trop fluide, il vous permet d'obtenir des macarons bien lisses sans trace de pochage!

La cuisson

J'effectue toujours ma cuisson sur chaleur tournante, à mi hauteur, une seule plaque à la fois, à 140°C. J'ai déjà essayé d'en enfourner plusieurs et ça a toujours été un échec! La chaleur circule de manière plus homogène quand on ne cuit qu'une plaque à la fois. Ne jouez pas au plus malin avec votre four, vous serez perdant :p
Les macarons à la française cuisent environ 12 minutes, mais cela va dépendre du colorant (cacao, rouge par exemple sont plus longs à cuire), et je vous conseille de toujours vérifier en soulevant légèrement une coque ; si elle vous paraît mollassonne, prolongez très légèrement la cuisson sans jamais excéder les 16 minutes, sous peine d'avoir des petits cailloux!
Le doublage des plaques permet d'avoir des macarons avec des collerettes plus grosses et plus régulières, mais pour ma part je n'ai pas deux plaques identiques et j'arrive à obtenir de bons résultats.
De même, entre le silpat, les plaques avec empruntes ou le papier sulfurisé plus traditionnel, toutes les méthodes sont bonnes, il suffit de choisir celle qui vous plait le mieux.
L'important est de bien claquer ses plaques de macarons avant d'enfourner, pour lisser les coques et laisser s'échapper les éventuelles bulles d'air.




Le décollage

Il faut prendre soin de bien attendre que les macarons soient froids pour décoller. Encore une fois j'ai lu des tas de trucs, comme quoi il faut mettre de l'eau juste après cuisson sur la plaque, que la vapeur aide à décolle ... Mais quelle galère pour rien alors qu'on peut simplement attendre un peu!


La garniture

Je vous conseille de toujours garnir (généreusement) vos macarons la veille où vous les mangez. Ca permet de bien ramollir la coque et d'avoir un résultat fondant.
Si vous souhaitez garnir avec générosité, enfoncez légèrement votre coque au centre avec votre doigt, ça évitera que ça dégouline de tous les cotés, même si c'est très #pornfood c'est pas très classe !

Problème fréquents

Collerette inexistante : votre macaronnage est foiré, ou votre meringue était un peu fragile et vous l'avez détruite en macaronant. Vous pouvez toujours en faire des verrines ou les utiliser en guise de biscuit dans un entremets.

Collerette irrégulière : Soit votre meringue était fragile, soit votre pochage n'était pas bien parallèle à votre plaque, du coup vos collerettes se rebellent. Vous ferez mieux la prochaine fois!
Il est aussi possible que votre four répartisse la chaleur de manière inégale, dans ce cas, tournez votre plaque à mi cuisson pour que tous les cotés de vos collerettes se soulèvent.


Macaron craquelé : Soit votre four est trop chaud, soit votre macaronnage est insuffisant, ou votre croutage trop juste. Je sais, ça fait beaucoup de possibilités, mais à force, vous saurez où ça a pêché.
Chez moi, ça craque souvent aux deux extrémités des plaques, là où la chaleur est la plus forte!


Macarons couvert de petits trous : votre meringue était trop fluide, je parie même qu'ils sont creux dedans, pas vrai?
De plus, vous n'avez pas laissé assez croûté à 90% de certitude!

Coque non lisse : les poudre n'ont pas été mixées et/ou le macaronnage n'était pas assez poussé.



J'espère que cet aticle vous aidera dans votre quête, ce qui est certain c'est qu'il y a un coup de main à prendre, le jour où ça arrive vous vous dites juste "ENFIN".

Je vous retrouve rapidement pour vous donner une recette sans croutage, bien détaillée, trouvée sur internet chez les douceurs de valérie! Ca réduit de beaucoup le temps de préparation, et ça évite de passer par la meringue italienne!

Et alors vous, les macarons : amis ou ennemis?

Bisous doux.

Délia ♥