dimanche 21 mai 2017

Les petites madeleines véganes

On parle souvent de "la madeleine de proust", mais comment on fait pour la gober sa madeleine quand on est devenu végétalien, hein?
J'ai trouvé que ce manque d'accès au portail sécurisé des souvenirs était tout à fait intolérable.

Les madeleines ne figurent pas au sommet de mes desserts favoris de tous les temps, mais c'est quand même vraiment sympa avec un bon café ou un thé, à picorer pendant qu'on se raconte les mois qu'on a loupé avec une bonne copine qu'on n'a pas vu depuis longtemps. Parce que tout le monde sait que les retrouvailles sont meilleurs et prolifiques quand il y a à manger.

A vrai dire je me suis demandé si le très caractéristique (et sobrement nommé) téton, était du à la composition ou à la forme du moule. Il fallait évidemment essayer pour en avoir le coeur net, et je vous dis donc : ce sont les moules et la levure qui donnent à la madeleine sont aspect dodu.


Pour préparer ces petites douceurs, il vous faudra attendre un peu, on laisse traditionnellement poser l'appareil une journée, me demandez pas pourquoi, mais c'est toujours un peu de la chimie, la pâtisserie. Le fait est que sans ce repos, j'ai déjà vu des madeleines sans leur téton ; ça fait tout de suite moins les fières!


Pour une quinzaine de petites madeleines

100 g de margarine
130 g de sucre
100 g de yaourt de soja
30 g de lait tiède
134 g de farine
5 g de levure chimique (biologique si possible)
4 g d'arôme vanille
Optionnel (mais bien meilleur!) :quelques zeste très fins d'agrume (ici cédrat c'était parfumé à souhait! Utilisez de préférence une râpe microplane)


1 - Mélangez ensemble le yaourt de soja et le sucre.

2 - Ajoutez votre lait tiède, puis la margarine fondue et bien chaude.

3 - Tamisez sur le mélange votre farine et la levure chimique. Enfin, terminez par la vanille et les zestes.

4 - Laissez reposer l'appareil une douzaine d'heures au frais.

5 - Préchauffez votre four à 210°C puis pochez (ou déposez à la cuillère hein) l'appareil à madeleine dans les empruntes. Pour le dosage, ne soyez pas trop généreux sinon vous allez créer une confrérie de madeleines siamoises.
Si votre moule n'est pas anti adhésif, margarinez et farinez chaque emprunte avant de procéder au pochage, au risque de vous arracher les cheveux au moment de la sortie du four.

6 - Enfournez et baissez le four à 180°C. Cuisez une douzaine de minutes jusqu'à ce que les bords des madeleines colorent. Démoulez tout de suite et poursuivez avec les reste d'appareil.


Vous pouvez alors tranquillement ranger ces petites madeleines dans une boîte métallique ou les dévorer encore tièdes, accompagnée des histoires farfelues, de la tisane qui fume, et du soleil qui pointe le bout de son nez.

Vous pouvez également les décliner à tout ce qui vous plaira, et même leurs tremper le derrière dans du chocolat que vous déposerez directement dans chaque emprunte, puis vous remettrez vos madeleines le temps que le chocolat prenne en le mettant au frais.
Vous serez à coup sûr, le roi des goûter ;-).

Maintenant que vous pouvez de nouveau croquer dans une madeleine, en hommage à proust,croquez dedans jusqu'à vous faire porter par les souvenirs, et au pire, vous êtes tout juste en train de vous en créer un, tout ce qu'il y a de plus agréable.


Et vous du coup, c'est quoi votre plat ou dessert version madeleine de proust?

Je vous souhaite une douce fin de dimanche, avec ou sans madeleines.

Délia ♥
 La tête dans un carton.

mardi 16 mai 2017

Bullet journal ou boulet journal? [Les premiers pas]

Spoiler : ce titre est un attrape nigaud, as-tu cliqué juste pour voir ce que je pourrais bien trouver à dire après une accroche pareille? :p

En vérité, j'ai longtemps questionné mon cerveau pour savoir si ce truc, le "bullet journal", était un effet de mode ultra codifié ou une vraie aide.
Mais replantons le décor : après 2-3 rdv loupés et l'oubli de plusieurs démarches administratives, j'ai fini par me résoudre à une idée assez claire : je n'ai pas alzheimer, j'ai juste beaucoup trop de choses à penser sur beaucoup trop de plans différents (après avoir quand même été zieuter les symptômes sur doctissimo, on sait jamais hein (mais du coup j'ai le cancer, un terrain à AVC et un début de choléra).

J'ai toujours rédigé des listes de tâches, mais sur des papiers volants, et n'ayant pas de smartphone, impensable pour moi d'avoir un truc virtuel pratique où je puisse écrire à tout instant mes pense-bêtes.
J'ai donc fini par regarder le bullet journal tant vanté d'un autre oeil. Et puis après tout, je n'allais pas mourir gourde, alors je me suis dit "YALA ON Y VA" (comme si j'allais courir à poil me jeter dans la neige au milieu des fjords, mais en moins froid).



Ca va faire maintenant 3 mois que je l'utilise. Et franchement, je ne vais pas vous dire en mentant que ça a changé ma vie (c'est pas non plus comme si on venait de me poser deux 95 D de chaque coté et que je ne voyais plus mes pieds (et là tu réfléchis, et tu te dis que ça fait donc 4 nichons, tout va bien)), mais c'est quand même bien pratique.

Par contre je pense sincèrement que le bullet journal souffre de son coté psychorigide, et c'est ce qui m'en a longtemps tenue écartée, parce que t'auras certainement remarqué que le coté carré, moi c'est pas mon truc. Je suis plutôt un rond ovalaire avec des angles tracés à main levé, donc quand on me parle de trucs qui ne laissent pas de place au hasard, j'ai l'impression qu'on me postillonne dessus.

Le bullet journal n'est plus à présenter, mais je vais te le présenter comme j'aurais eu envie qu'on me le présente bien avant : comme un truc simple et adaptable.
Au début j'ai recherché des exemples et suis tombée sur des mots qui m'ont paru presque savants avec des obligations légales à respecter sous peine d'être pendu en place publique : les daily, monthly, les log, les collections, les listes.
Si vous voulez on va foutre un gros coup de pied dans ce lexique compliqué qui ne sert pas à grand chose et parlons peu mais bien, et en français s'il vous plaît hein, la mondialisation c'est cool mais on peut dire "semaine" à la place de "weekly".

Le bullet permet d'avoir une organisation PERSONNALISEE. Le principe qui diffère d'un agenda si j'ai bien tout saisi (pendant que les gourous du bullet doivent être en train de ma balancer des fléchettes sur une photo de ma personne donc), c'est que c'est une organisation qu'on fait au fur et à mesure, et surtout, on peut y ajouter plein d'autres choses, des suivis, des listes de choses à faire ou voir sur un thème spécifique.
Même si on voit souvent des photos de bullet magnifiquement décorés, on peut très bien l'utiliser sous sa forme la plus basique et ne pas opter pour le dessin mais juste pour des listes de tâches.
Pour ma part ça m'a redonné envie de me lancer dans l'aquarelle et la calligraphie du coup ça fait très 2 en 1 et ne me prend pas énormément de temps et c'est uniquement quand j'en ai envie.

Parce que le temps parlons-en : hors de question pour moi de passer 30 minutes par jours sur un cahier qui est censé me faire gagner du temps.
Je me suis aussi beaucoup demandé comment commencer mon bullet journal, comment l'organiser, et surtout, comment l'utiliser.
Parlons donc peu, parlons bien, voici le bullet journal facile et mon avis en quelques points, rien que pour toi public.


Le cahier 

Il n'y a pas de règle concernant le cahier choisi, ça peut tout aussi bien être un classeur d'ailleurs. Le leuchtturm est celui qui est utilisé par une grande majorité, et c'est sur lui que j'ai jeté mon dévolu. Je le trouve bien pratique avec ses pages numérotées et son sommaire. Il dispose également d'étiquettes et d'un soufflet pour conserver quelques documents, tout à été pensé.
Les feuilles sont bien épaisses, on ne voit pas à travers, même si on utilise de l'aquarelle. On peut éventuellement avoir ce que les initiées appellent un "ghosting" : on devine ce qu'il se trouve derrière, mais c'est pas franc du collier.
Son coût pourra cependant en refroidir certaines : une vingtaine d'euros.
On peut tout aussi bien commencer dans un cahier de brouillon d'écolier pour tester la méthode, ou opter pour la version classeur avec cependant les feuillets à racheter pour recharger.
Je pense quand même qu'un format facile à glisser dans un sac s'impose; le bullet doit pouvoir te suivre comme ton ombre, les idées ne s'imposent pas uniquement quand tu es chez toi à ta table.

En bref : Un cahier simple pour commencer pour ne pas se ruiner, le trop présenté Leuchtturm (à ne pas commander sur leur site, ils sont tout le temps en rupture, ne pas hésiter à passer par le site ...) ou un classeur spécialisé comme le filoflax.

Le matériel d'écriture 

J'ai eu envie d'un peu de fantaisie, donc j'ai acheté quelques stylos à calligraphie avec une mine large et plate (surtout destinée au style gothique) et des feutres kuretake chez Zodio, avec double mine, qui sont comme les tombow dont on parle tant. Ils permettent de faire des calligraphies. Sinon le plus simple reste d'avoir un stylo noir, pointe fine, c'est neutre et très pratique! Beaucoup utilisent les crayola pour calligraphier (oui oui, ceux qui peuplent les maternelles), et aussi les sabilos colorés mine et feutre. Les codes couleur ont l'avantage de facilement se repérer dans des listes, sans en ajouter 252, ça peu s'avérer utile si le code est clair dans votre esprit.

En bref : Un simple bic noir, ou une myriade de couleurs, c'est vous qui choisissez selon votre bon vouloir, votre budget et vos envies!
Il existe également des stylos à aquarelle avec réserve d'eau qui ont un beau rendu pour le brush lettering (écriture donc, au pinceau)


L'organisation

Même si chacun fait ce qu'il veut dans son bullet journal (un peu comme dans sa vie et sa culotte), le principe reste quand même assez identique : on fait de quoi organiser ses semaines, ses mois voir ses périodes à plus long terme, car il arrive d'avoir des rendez-vous éloignés dans le temps qu'on ne va pas s'amuser à oublier (exemple anodin, quand t'as pris rdv 6 mois avant chez le dentiste pour ton contrôle annuel).
J'annonce quand même chaque mois avec une jolie page sur laquelle je m'amuse à dessiner un peu avec un calendrier pour savoir quelle date est quel jour, des rendez-vous et quelques notes et to do list globales (genre rempoter une plante par exemple, à caser quelque part dans ce mois de 31 jours (que je ferais 2 mois après, mais chut, le bullet est le seul à notifier mes échecs, s'il parle je le brûle)).
Ensuite j'accorde une double page à chaque semaine afin d'avoir bien la place d'écrire mes to do list par jour. Je me fiche bien de ce qu'on appelle les "clés", je les ai faites mais je vous le dis, ça reste entre nous : chassez le naturel, il revient au grand galop. Si vous pensez que vous aurez toujours votre stylo rose à paillettes de licorne tout le temps sur vous pour cocher les tâches effectuées ... vous vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'à votre omoplate et finirez par voir que vous rayerez avec un bic comme un cochon qui aurait vu une tranche de jambon.
Enfin, pour des suivis de tâches plus répétitives ou des sortes de bilans, j'ai créé des pages sur des thèmes bien précis. J'ai donc une page pour l'arrosage de mes plantes, la prise de vitamine B12, mes heures de sommeil (pour bien avoir envie de me pendre quand j'enchaîne les nuits à 5 heures de sommeil), ou les idées de recettes! C'est comme un agenda qui aurait mangé un bloc de post it. Pratique.
Pour chaque thème, n'hésite pas à regarder sur pinterest pour trouver l'inspiration si tu n'es pas une grande organisatrice, en mixant plusieurs "thèmes" on finit toujours par pondre un truc qui nous convienne.

En bref : Cible bien tes besoins, cherche l'inspiration et fais un joli mélange de ces deux données pour trouver un bon compromis qui te convienne ... Ou que tu finiras par modifier pour mieux te correspondre!

La décoration

Pour ce point là, j'insiste lourdement, mais on n'est pas obligés d'y passer, loin de là en fait. Au départ je pensais que le bullet était un truc hyper artistique parce que les seules pages qu'on voit sont forcément jolies (t'évites de montrer celles où ton chat a renversé son café (?) dessus ou les listes affreuses parce que t'as fait ça à l'arrache)  alors qu'on peut très bien tenir un bullet journal minimaliste sans fioritures.
Pour celles qui n'ont pas envie de dessiner, mais souhaitent mettre un peu de gaité dans leur bullet, plein d'options existent : tampons, masking tape, autocollants, coupures de magazines.
Même si la technique peut paraître compliquée, faire des tâches à l'aquarelle habille beaucoup et est très facile à réaliser. Vous prenez une surface plastique (genre une pochette plastique d'un vieux classeur d'école), vous coloriez soit avec de la vraie aquarelle, soit un feutre type tombow, vous pshitez de l'eau (avec une vieux vaporisateur de cosmétique par exemple, ou le truc pour les plantes à1€50 aussi), et vous étalez sur votre feuille.
T-A-D-A-M.
J'aime beaucoup la vraie aquarelle, on trouve de petites palettes pour pas grand chose (j'ai des tubes de chez sostrene grene qui m'ont coûté même pas 5€), et après une petite prise en main on obtient aussi des résultats sympas et un peu de distraction.
Vous pouvez également vous rendre régulièrement sur Dafont.com et simuler votre texte avec toutes les polices du site pour en trouver une qui vous plaise, quand vous voulez un texte aussi bien utile qu'illustratif. Avec une peu d'entraînement, on finit par avoir de jolis résultats!

En bref : A prendre ou à laisser !

Le temps accordé

Encore une fois ça dépend de votre volonté, de l'esthétique que vous voulez apporter au cahier.
Une page de mois et semaine prend moins d'une demi heure, et remplir le bullet au stylo rapidement me prend moins de 10 minutes par jour, le soir avant de dormir, histoire de faire le point.
Ca fait, pour sûr, gagner un temps fou quand on doit s'organiser.
Si l'on commence à se lancer dans des pages plus artistiques, on augmente le temps de préparation, mais je pense que dans ce cas, on dépasse le cadre pur du bullet organisationnel, donc c'est plus par plaisir qu'autre chose.
Je pense que ceux qui finissent par se noyer dans le bullet et l'abandonner sont ceux qui essayent de faire un bullet qui ne ressemble pas à leurs besoins et calquent trop d'idées sur celui des autres.

En bref : Nul temps mal employé n'est bon, ne donne à ton bullet que ce que tu penses qu'il mérite (il accepte aussi les sucre d'orge)


Le bilan

Le bullet est un bon outil organisationnel qui est surtout très adaptable en fonction des besoins de chacun. Il faut, je pense, savoir s'éloigner de la complexité nébuleuse qui l'entoure (et est grassement entretenue par ceux qui en possèdent un) pour apprendre à l'aimer et se l'approprier.
Je pense qu'il faut lire un peu de choses sur le bullet, éventuellement sur la manière de le construire, mais ne pas trop chercher à recopier une organisation. Avant de commencer, listez donc sur un papier ce dont vous avez besoin et qui vous sera vraiment utile et ne vous encombrez pas de pages juste parce que ça fait joli ou que c'est comme ça qu'on est censé faire.
Si les pages mensuelles ne vous servent à rien, alors n'en faites pas! Ca vous fera perdre du temps et remettra en question l'intérêt du bullet à vos yeux.
Si vous avez besoin au contraire d'une page par jour parce que vous êtes freelance, ou super accro à l'organisation, alors qu'à cela ne tienne, faites vous ce plaisir.
Au quotidien, je prends le réflexe de regarder tous les jours ce que j'ai bien pu noter, et de vérifier certaines autres pages quand j'ai un doute sur le dernier arrosage de mes plantes par exemple.
Le gros point fort, c'est qu'on voit que le temps passe vite, et ça permet de bien réaliser des échéances qui arrivent un peu trop rapidement et réagir en conséquences.
Je n'ai pas trouvé de point faible pour tout dire, je le pratique simplement, et surtout quotidiennement. Pas un jour ne passe sans que j'y glisse une idée ou une tâche que je risque d'oublier, je dois dire que je trouve ça plus pratique que les post it.

Le résumé pour bien commencer

On commence par du simple : peu de matériel, mais qui nous plaît et nous servira.
Pour procéder à l'élaboration de ses pages, on ne regarde pas forcément ce qui se fait sur internet et ce qui nous paraît le plus joli et montrable mais bien ce qui nous convient le mieux. On réfléchit bien à l'espace dont on aura besoin pour chaque jour (les week-end risquent d'être plus chargés que la semaine par exemple, alors pourquoi ne pas leur accorder plus de place pour écrire des tâches?), on se demande s'il est nécessaire de faire une page pour le mois si l'on n'en voit pas l'utilité également, et on se prépare des pages pour des suivis qu'on pense importants, des pense-bêtes.
Au fur et à mesure, ne pas hésiter à changer d'organisation si ça ne nous convient pas.
Et puis surtout, être régulier, le but de ce petit cahier est de se tenir rigoureusement à ses tâches.
En ce sens, vous sentirez un poil de culpabilité vous pousser entre les deux yeux quand vous aurez déplacé 4 fois "dépôt de chèque".
Haha.

J'espère que ce résumé vous aura donné envie de vous lancer plus qu'avec des longs dépliants très techniques, je crois que le maître mot de ce cahier est de savoir apprécier un peu d'incertitude quant à son futur.
Tout en gardant une prise solide sur son présent en n'oubliant plus les trucs barbants qu'on a tendance à trop repousser parce qu'on réalise combien de fois on l'a déjà fait.

EN CONCLUSION : le Bullet Journal est un médicament non remboursé par la sécurité sociale pour lutter activement contre le syndrôme de procrastination.

Et vous alors, adeptes ou bien vous pensez qu'il ne s'agit que d'un agenda qui se la pète un peu?


mercredi 10 mai 2017

Le thon mayonnaise, mais sans thon ni mayonnaise (et sans cailloux, promis, je les digère mal)

Même si l'arrivée de l'été se fait timide, je pense pouvoir dire que quand il fait un temps radieux dehors, on a facilement envie de se mettre la truffe au vert. Embarquer dans son sac un sandwich et une pom'pot (ce mot qui te renvoie à tes sorties quand t'avais genre moins d'années que de doigts sur les deux mains) et aller profiter des rayons du soleil à l'extérieur!
Alors je sais qu'actuellement pour une grande partie des personnes qui vivent en France, c'est mitigé pour aller se prendre un sandwich sur la pelouse, à moins d'aimer se faire légèrement (voir beaucoup en fait) arroser.
Pour ma part, je ne me plaindrai pas de l'eau qui nous fait le plaisir de tomber du ciel, les sols sont particulièrement secs et c'était nécessaire pour réveiller la verdure de sa léthargie hivernale, réjouissons-nous de l'explosion de verdure qui se profile!



Pour cette occasion, j'ai eu envie d'essayer une recette trouvée dans le livre d'isa moskowitz "les secrets véganes d'isa" aux éditions l'âge d'homme. Je ne sais pas pourquoi j'ai mis mille ans à l'acheter, j'en avais une mauvaise impression tout à fait irrationnelle et stupide. Mais comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, j'ai demandé ce livre pour mon anniversaire, et je l'ai évidemment obtenu (puisqu'aucun de mes proches ne se risquerait à acheter un bouquin sans savoir s'il fait déjà partie de ma copieuse bibliothèque #hahem).
A vrai dire c'est une des rares fois où j'ai pris le temps de lire tout le livre comme un roman. Les recettes sont toutes dans la même veine, très différente de la mienne, mais les ingrédients sont simples, souvent frais, et les recettes originales avec une certaines universalité. J'ai beaucoup aimé le ton de son livre, les conseils au tout début sur les découpes, les ingrédients et sa vision personnelle.
C'est un très beau (gros) livre et un beau cadeau à faire à toute personne qui s'intéresserait au véganisme et à une manière fun de manger sans avoir l'impression de bouffer des graines. C'est un gros pépère, avec des jolies photos, un beau papier et une jolie mise en page bien homogène et lisible.
Dans une ronde de basiques incontournables et de recettes improbables qui ont l'air d'avoir fait leur preuves, on se retrouve vite avec l'envie de passer dans la cuisine. Enfin comme si y'avait besoin d'un livre pour ça!

Après cette présentation express de l'ouvrage contenant la recette qui m'a inspirée, je tiens à vous dire que ma version est beaucoup plus rapide et simplifiée que celle de l'ouvrage en question. L'auteure y glisse notamment des graines de tournesol, je n'en avais pas envie, d'autant que je n'avais pas de quoi mixer assez finement ces petites bêtes là.
Le résultat est vraiment délicieux. Avant de devenir végétarienne, je mangeais souvent mon thon tomates salade mayo, j'adorais ça (même si maintenant j'oscille entre les souvenirs heureux et le dégoût à l'odeur du thon en boîte). Cette version n'est évidemment pas fidèle à 100% au thon à la mayonnaise, mais c'est juste putain de bon.
En plus de ça, avec le pain (céréale), les légumes (au choix) et les pois chiches, on tient un repas assez complet ma foi! La traditionnelle complémentarité céréales/légumineuses est à l'honneur, et on se REGALE.


Bon, maintenant que je t'ai bien vendu le truc, y'a plus qu'à attendre la fin de la moisson et se préparer un bon sandwich dans une bonne tradition bien croustillante #lebonpain.

Pour un sandwich pour une demi baguette au thon de pois chiches :

1 petite boîte de pois chiches (ou une demi grande)
4 cuillères à soupe de mayonnaise végane (en magasin bio, en grande surface (bjorg) ou faite maison
1/2 échalion (ou échalote)
1 petit tronçon de quelques centimètres de céleri branche cru
Quelques tiges de ciboulette ciselée
1 cuillère à café d'algues du pêcheur (mélange à trouver en magasin bio et qui te dureras une vie, avec tu peux aussi faire des tartinades mais également de la brandade plutôt bien bonne ma foi).
Sel et poivre et éventuellement noix de muscade selon ta convenance
Quelques tranches de choux rouge (ou tout autre légume, la saison des tomates arrive ;) )
Et évidemment, une demi baguette hein



1 - Dans un bol, écrasez grossièrement vos pois chiches à la fourchette.

2 - Détaillez votre céleri cru en tout petits morceaux, histoire d'avoir un petit peu de mâche croquante. Si vous n'aimez pas cette sensation, faites des tranches très fines avec un bon couteau d'office.

3  - Mélangez votre écrasé de pois-chiches avec votre mayonnaise et le sel, poivre et muscade. Ajoutez l'algue du pêcheur et remuez bien, puis laissez au frais reposer une bonne demi heure pour que ce soit bien froid.

4 - Passez votre chou à la mandoline (ou détaillez des tranches de tomates et préparez quelques feuilles de salade).

5 - Passez un peu de mayonnaise dans une demi baguette, puis disposez votre garniture fraîche (donc pas comme sur la photo :D), et terminez par le mélange au pois chiche.

Je trouve cette idée de thon de pois-chiche particulièrement chouette, c'est une manière de plus de le consommer (#poischicheaddict) et c'est vraiment délicieux!


J'espère que cette recette vous plaira, elle a en tout cas le mérite d'être une drôle de bestiole ;-)

Et toi alors, c'est quoi ton sandwich du kiff?

Je file, j'ai rendez-vous avec le soleil.

Bisous doux

Délia ♥

lundi 1 mai 2017

S'initier au zéro déchet, méthode douce : les produits de la marque Lamazuna!

La marque Lamazuna ne vous est certainement pas étrangère, j'imagine.
J'ai suivi ça de loin des tout débuts avec très peu de produits, à maintenant, avec une boutique, une gamme de plus en plus étoffée, et des points de vente près de chez moi (pour celles du coin, il y en a dans les naturéos de magny les hameaux et des clayes sous bois, mais aussi au magasin des fermes de gally de Bailly).
A force de voir les petits machins aux emballages rigolos et ludiques près de chez moi, j'ai fini par succomber pour me faire mon propre avis sur la question.

Pourquoi choisir Lamazuna me diras-tu?
Parce que c'est Français, déjà. Et si je peux me dorloter made in france, je préfère.
Et puis parce que c'est aussi toute une démarche respectueuse : depuis 2010, Lamazuna (jolie jeune fille en swahili, c'est mimi pas vrai?) propose uniquement des produits véganes, et composés à 100% de produits naturels (et pas naturel version L'oréal, naturel version qui vient de la nature quoi).
Tout ça s'imbrique dans une autre logique : celle de réduire nos déchets liés aux soins beauté.
On résume donc ; on se fait belle avec des produits pensés pour l'écologie, en faveur de votre porte-monnaie, durables et qui ne causent pas de souffrance animale.

La marque ne commercialise que quelques produits, ne cherchez pas chez lamazuna une gamme pour laver jusqu'aux poils de votre derrière, la démarche est honnête et directe, et chaque produit a été développé pendant de longs mois pour répondre au mieux à toutes les contraintes.
Tout est sous format solide car c'est aussi ce dernier qui permet d'éviter le surplus d'emballages. 



Les lingettes démaquillantes

Les premières à avoir foulé le carrelage de ma salle de bain (avoue gros scoop, j'ai du carrelage dans ma salle de bain!) ont été les disques à démaquiller. J'en possédais déjà en coton, mais chaque fois que je les utilisais c'était le gros inconfort, et j'avais des boutons.
Le coffret de disques à démaquiller contient 20 lingettes, un filet de lavage et une boîte de rangement en bois, imprimée avec des motifs de style lamazunien.
Les lingettes sont censées tenir 300 lavages, sachant qu'il y a 20 lingettes, on part pour environ 300 semaines.
La lingette est composée de polyester et polyamides, matières qui sont synthétiques et qui n'ont malheureusement pas un bilan très positif écologiquement. J'imagine que ce choix est motivé, car le coton n'est pas non plus exempt de reproches du à sa consommation très gourmande en eau, et en pesticides si non biologique. On va dire qu'aucune solution n'est parfaite ! 
C'est en soi une matière très douce et agréable. On dispose de deux cotés : un blanc et un rose, qui n'ont rien de différent si ce n'est leur couleur (qui a apparemment été changée car le rose ne permettait pas de voir si tout le maquillage avait été retiré!).

Les premières utilisations ont été fastidieuses à vrai dire, je me suis demandée ce que tout le monde leur trouvait!
Elles n'absorbaient pas le liquide et accrochaient, je n'ai pas du tout trouvé ça confortable. Utilisant l'eau à la rose de loren kadi sans diffuseur, j'ai failli m'arracher les cheveux plusieurs fois, et ai perdu pas mal de produit.

Après une quinzaine de lavages, la fibre s'est beaucoup assoupli, et l'eau florale pénètre beaucoup mieux !
Ces lingettes sont initialement faites pour être utilisées avec de l'eau uniquement, car elle absorbent les traces de maquillage. C'est vrai que c'est pratique, mais comme l'eau est très calcaire par chez moi, je termine toujours avec de l'eau florale pour retirer les éventuels dépôts de calcaire sur ma peau, qui peuvent agresser et donner des boutons.
AU niveau du lavage justement, les cotons sont restés très propres. Je n'utilise pas de démaquillant sur les cotons, si vraiment j'ai les yeux chargés, j'utilise de l'huile que j'élimine à l'eau et au savon ensuite, donc je ne finis que par essuyer des restes.
Sinon, un simple mascara (non waterproof, sachant que je n'ai jamais trouvé ça en bio!) se retire très facilement et sans aucun souci.
J'ai eu beau utiliser le petit filet de lavage pour les premières utilisations, je préfère nettement nettoyer les cotons à la main. Et pourtant je suis le genre flemmarde hein.
Déjà parce que mon filet s'ouvre toujours dans la machine, ce qui fait que j'en retrouve toujours quelques uns collés contre le carreau avec les cheveux, ou dans le repli, là où c'est le repère des crasses également, et c'est vraiment pas super ragoûtant d'imaginer, même après un deuxième lavage, se coller ça sur le nez. En plus, j'ai appris que malgré des lavages à chaud, une machine est un vrai nid à bactéries (c'est vrai ça, on la lave rarement la machine à laver, pourtant on devrait!).
A la main, une fois par semaine, je frotte mes lingettes avec un savon à froid (le même que j'utilise habituellement pour me laver le visage). Il ne faut pas hésiter à y aller franco, on voit alors tous les résidus de cracra et de maquillage sortir de la lingette, qui elle, ressort bien claire, comme si elle venait de naître!
Je n'ai jamais obtenu un résultat aussi probant à la machine!

Je dirais donc que c'est vraiment une bonne surprise pour ces lingettes, et je pense sincèrement que leur prix sera largement amorti! En calculant que j'utilisais 2 cotons par jour, un sachet de disques à démaquiller me faisait donc environ un mois et me coûtait presque 1€ (en bio).
Là, j'en ai pour 300 utilisations, donc approximativement 300 semaines, pour 25€ donc un peu plus de 8 centimes par semaine, soit 32 centimes par mois. Soit approximativement KEUDALE.
Si tu trouves que 20 lingettes c'est trop peu, les recharges, sans la boîte, existent et coûtent dix 10€ pour 10 lingettes.

Niveau déchet, je ne vais pas vous faire un tableau, mis à part l'eau nécessaire à laver les lingettes et un peu de savon, on s'en tire à bon compte.
Même si le matériau n'est pas irréprochable, sa longévité en fait un produit très écologique!




Déodorant solide


Pour ce qui est du déodorant, je n'en suis pas à mon coup d'essai concernant le solide. J'avais déjà essayé celui de schmidt's depuis un moment, et j'ai aussi fait une période au bicarbonate (qui m'a bien asséché les aisselles, je me suis calmée depuis, la peau de croco ça va cinq minutes hein).
Je dois le dire direct, le format me plaît vraiment moyen. J'aime beaucoup l'idée du solide, mais je trouve toujours le moyen d'en mettre plus sur mes doigts que sous mes aisselles (et du coup autant vous dire que je ne transpire pas des doigts non plus, mais ça reste une information très secondaire).
On passe le bloc sous l'eau tiède pour le faire fondre un peu et que ça s'étale bien, sauf que bon, forcément vu la taille du truc et la forme, ça finit toujours par dégouliner et fondre à la base, là où je suis censée tenir le machin. Donc ça glisse comme une savonnette, j'en mets vite fait, et du coup, ça perd parfois de son efficacité.
En soi j'avais lu pas mal de retours sur des allergies au palmarosa, moi ça a été nickel. Le produit est très efficace, plus même que le schmidt's je dirais, mais son format ne le rend pas hyper pratique, et je penche plutôt pour le home made dans mon ancien pot de schmid'ts pour la prochaine fois.
Concernant la composition, on retrouve de l'huile de coco pour nourrir, de l'huile de tournesol pour solidifier, et de l'huile essentielle de palmarosa. Et puis c'est à peu près tout. Hydrater, et protéger des bactéries avec l'huile essentielle. Ca et le bicarbonate, copain des déos solides.

Je dirais donc que je trouve à ce déodorant plein de bons points : sa composition, sa durée de vie (je l'utilise depuis déjà 1 mois, il n'a pas beaucoup bougé, je pense que ce sera comparable à des déos solides en pot), et son coté zéro déchets bien affirmé, mais j'ai du mal avec le coté "plein les doigts" et surtout, je me demande comment je vais pouvoir le terminer jusqu'au bout, vu que je vais finir par manquer de prise! ;) 


La marque propose notamment des shampoings solides que j'ai bien envie d'essayer, même si j'ai déjà eu une mésaventure avec un shampoing solide, et surtout depuis peu, des brosses à dents rechargeables! Si c'est pas trop cool comme idée de juste retirer la tête hein? En soi ça se fait déjà pour certaines brosses à dent du commerce, sauf que là c'est du bioplastique, constitué de ricin et de plastique. Et ça c'est un petit peu plus classe!  

En tout cas, je trouve qu'il est important de s'attaquer aux déchets dans notre salle de bain. Il est vrai que la plupart des contenants de produits de beauté sont en plastique, ce qui n'est pas franchement très écologique, surtout quand on pense à leur durée de vie très limitée. On ne peut pas toujours être parfaits ou penser à tout, mais dans le cas où des alternatives existent, pourquoi ne pas s'y essayer après tout!
Je suis curieuse d'avoir vos avis sur ces produits, et éventuellement d'avoir vos retours sur d'autres produits de la marque que je n'aurais pas testé !
Le solide ne remporte pas tous les suffrages, mais il est tout de même bien pratique notamment pour voyager ;-)!

Bisous solides (au palmarosa (non j'y mets pas les doigts))

Délia ♥ 




mardi 25 avril 2017

Saint honorés Jaune soleil au citron et au basilic

Le retour du soleil est mon moment préféré de l'année.
Il fait sortir les bourgeons, il fait verdir les paysages, et il donne une énergie incroyable. C'est le moment qui fleure bon le renouveau, on a le coeur plus léger, et on a de l'espoir.
C'est pétillant, on est heureux et on se sent bien quand on se lève le matin etqu'on porte son regard sur un paysage lumineux.
Le printemps m'apporte toujours beaucoup, comme si c'était mon petit coup de pied au derrière, le vrai start de la nouvelle année et de tous les projets.

Le dessert d'aujourd'hui est une sorte de petit soleil à gober.
Ce n'est pas un dessert rapide à réaliser, même si en soi il ne fait pas appel à des choses très compliquées. Mais ce sont plusieurs recettes et ça demande un peu d'organisation.
Rien d'insurmontable donc pour ces petits soleils à glisser dans l'assiette, mais il faut savoir prendre du temps dans sa cuisine, avec une bonne musique entraînante, un joli tablier fleuri et un chignon haut levé sur le crâne. La cuisine c'est un peu folklo chez tata Délia, et ouai.

Certains disent que c'est ringard comme dessert, mais moi, le saint honoré, c'est un de mes desserts favoris. Je trouve ça exquis, et même si ça prend du temps, c'est un vrai bonheur à chaque bouchée.
En plus, je pense que l'on peut vraiment le réinventer à l'infini, en se passant de la chiboust qui pour moi n'est pas franchement un must.


Ici, je ne voulais pas entrer dans le carton jaune (haha, jaune, comme le soleil, t'as remarqué? ahah, trop drôle hein?) du sucre en excès, alors j'ai ajouté une touche d'acidité. En plus ça tombait bien, le soleil est aussi jaune que les citrons (ou pas hein).
Et comme, juste citron ça faisait pas assez frais, j'au eu envie d'ajouter une twist : du basilic!
Et bien figurez-vous que c'est très fin, et on dirait que ce couple était fait pour vivre heureux en ménage.
Pas le genre "définition de l'Insee", plutôt le genre "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants (ou de chats, si ils aiment pas les enfants)".

Si jamais vous avez la flemme de faire toute la recette (parce que si j'avais pas eu de la pâte sablée au citron dans mon congélo, ça aurait-peut-être été le cas), vous pouvez faire simplement des choux citron avec de la chantilly dessus, ou bien des tartelettes citron-basilic.
C'est une recette sympa quoi, tu peux même l'éclater en morceaux, ça reste une vraie recette quand même.
C'est pas sympa ça?

Pour 5 saint honorés du soleil en version tartelette

Le curd de citron/basilic

75 g de beurre
Le jus de 3 citrons
le zeste d'un citron, très fin (idéalement à la râpe microplane)
120 g de sucre
3 oeufs
1 cuillère à café de maïzena
Une quinzaine de feuilles de basilic finement ciselées

La pâte sablée au citron (Tarte gourmandissimes, de Eric Kayser)

110 g de beurre
50 g de sucre glace
25 g de sucre en poudre
25 g d'amande en poudre
1 pincée de sel
1 oeuf
185 g de farine

La pâte à choux

160 g d'eau
3 g de sucre
3 g de sel
70 g de beurre
90 g de farine
3 oeufs

La chantilly

30 ml de crème liquide à 30%
30 g de sucre
Le zeste d'un citron jaune non traité



La préparation de la pâte sablée citron


1 - Sablez ensemble toutes les poudres avec le beurre, jusqu'à obtenir un sablage fin.

2 - Ajoutez l'oeuf et les zestes de citron, sans trop travailler, jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Filmez au contact, et réservez pendant 2 heures au frais.

3 - Etalez votre pâte finement, et foncez vos cercles ou moules à tarte.
Cuisez les fonds à 160°C avec des poids pendant une vingtaine de minutes. Si la pâte peine à colorer et que vous utilisez des cercles, retirez les poids et le cercle, et prolongez la cuisson de quelques minutes en prenant soin que le fond, lui, ne colore pas trop.




Le lemon curd


1 - Dans une casserole, mettez à chauffer ensemble le beurre et le jus de citron.
Du même temps, cassez vos oeufs et remuez les énergiquement avec le sucre et la cuillère de maïzena, de manière à ne pas avoir de grumeaux.

2 - A ébullition, baissez le feu, incorporez une partie du jus de citron bouillant sur les oeufs, remuez, puis retransvasez dans la casserole, à deux doux, pour cuire doucement le curd.
Fouettez, sans cesser, de manière à ce que rien n'accroche dans le fond.

3 - Laissez épaissir quelques minutes jusqu'à ce que votre fouet laisse de belles traces, puis retirez du feu. J'ai choisi délibérément de laisser le curd refroidir complètement avant d'ajouter le basilic, afin de ne pas le cuire et ne pas lui faire perdre son coté citronné, et les zestes.
Lorsque l'appareil est bien froid, prélevez un quart du mélange environ, qui servira à garnir les choux.
Remuez le reste de l'appareil pour qu'il soit lisse, et incorporez le basilic ciselé.
Coulez dans les fonds de tartelettes et réservez au froid.




La pâte à choux


1 - Chauffez ensemble l'eau avec le sucre, le sel et le beurre. A ébullition, ajoutez la farine en une seule fois afin de réaliser ce qu'on appelle la panade.
Toujours sur le feu, déssechez votre pâte à choux en remuant à la spatule. On considère que c'est assez désseché si le fond de la casserole blanchit et si la panade forme une boule uniforme.

2 - Transvasez votre pâte à choux dans un récipient et incorporez les oeufs un a un, battus.
Le but n'est surtout pas d'incorporer tous les oeufs coûte que coûte, mais d'obtenir un résultat pour lequel la pâte à choux créé un ruban cassant qui forme un V, et qu'un doigt passé dans l'appareil laisse une trace qui se referme lentement.

3 - Garnissez une poche à douille avec une douille unie et pochez des choux de taille moyenne (de la taille d'une pièce de deux euros environ).

4 - Cuisez à 182°C pendant une bonne vingtaine de minutes, en vérifiant la coloration. C'est cuit lorsque les choux sont bien dorés et fermes.



La crème chantilly


Montez la crème dans un récipient bien froid, d'abord à vitesse moyenne le temps que ça monte un peu, puis à grand vitesse. Ajoutez les zestes en fin de montée de la crème.

Le montage


1 - Mélangez 100 g de la chantilly avec la partie du curd conservée pour l'occasion.
Garnissez les choux avec ce mélange.

2 - Réalisez un caramel avec 150 g de sucre et 45 g d"eau, puis collez les choux sur les tartelettes. Si vous souhaitez les glacer au caramel, faites le avant de les coller, autrement, il vous suffira, une fois collés, de disposer un rond de pâte à sucre dessus, en le faisant adhérer avec un peu d'eau au besoin.
Au centre des choux, ajoutez le reste de crème citronnée mélangée à la crème montée qu'il vous restera des choux.

3 - Pochez la chantilly avec une douille fleur (trouvables facilement sur internet chez wilton), ou une douiller cannelée de gros diamètre.

4 - Décorez d'un dernier chou ou d'une feuille de basilic.

5 - Conservez au frais, et dégustez rapidement (maximum 48 heures à cause de la chantilly!)




J'espère que cette recette pleine de soleil vous mettra l'eau à la bouche!

Vous aimez vous le saint honoré? Cette version vous plaît? :) 

Bisous les croquinous !



Délia ♥

vendredi 21 avril 2017

Quelques solutions pour partir en croisade contre les cheveux gras



[MODE GUERRIERE : ACTIVE]
(Sur cette photo mes cheveux ont trois jours post shampoing)

Parce que c'est un problème pour une grande partie d'entre nous : les cheveux qui régraissent vite peuvent vite devenir une obsession.
Malgré le fait que ce soit, tout comme les boutons, un vrai problème hormonal, dans certains cas, les cheveux gras donnent rapidement une impression de mauvaise hygiène. Merci la société!
Mais alors comment fait-on quand on a le cuir chevelu qui produit trop de sébum?

Commençons par le commencement.
Le sébum, c'est quoi?
C'est une matière qui est fabriquée par nos petites glandes sébacées. Elle permet notamment de garder l'élasticité de la peau en emprisonnant son hydratation! 
Le sébum donc initialement, c'est fait pour nous rendre plutôt jolis!

Sauf que, selon des troubles hormonaux ou bien des mauvais traitements, ou encore une mauvaise alimentation, la peau ou le cuir chevelu se mettent à paniquer et surproduisent le sébum!
Il s'agit déjà dans un premier temps de trouver parmi ces causes celle qui vous concerne, c'est évident qu'un excès de sébum lié à une mauvaise alimentation sera difficile à réguler avec un shampoing doux, mais le fait est qu'avec une bonne conjugaison de solutions, on peut espacer de beaucoup ses shampoings!

Eviter les produits agressifs


Si notre cuir chevelu paraît agressé, c'est qu'il l'est surement! Il subit déjà à longueur de temps la pollution ambiante, et du malmenage, quand on dort par exemple et qu'on se frotte contre l'oreiller, alors il faut veiller à lui éviter un énième affront avec le shampoing, et plus généralement les soins.
Pour choisir un shampoing doux, il faut impérativement faire attention au type de sulfate, voire au fait de les éradiquer complètement de votre salle de bain si votre cuir chevelu est très réactif.
Présent sous le nom de sulfate, il peut être complètement chimique ou d'origine végétale et donc un peu plus doux.
J'y apporte une grande attention.
J'alterne entre un shampoing contenant des sulfates doux (coco sulfate) et un shampoings qui n'en contient aucun. Je supporte bien les deux, mais encore une fois, chacun son cuir chevelu!
Je ne peux que vous conseiller de banir le sodium lauryl sulfate qui est vraiment le plus craignos et le plus répandu (bah ouai, c'est le moins cher et ça produit une mousse incroyable).
Pour bien utiliser ces sulfates doux un peu plus difficiles à faire mousser, j'ai recours à une bouteille d'un vieux coulis de fruits (Joe la débrouille, prénom number two), je remplis d'une dose de shampoing et je dilue dans une bonne quantité d'eau en secouant. C'est radical, on diminue drastiquement la quantité de shampoing qu'on utilise et c'est tellement plus agréable.


Bien rincer ses cheveux et éviter de les noyer de produits étouffants 


Ca peut paraître bête mais si l'on rince mal son shampoing ou qu'on applique des produits après le shampoing, il faut veiller à avoir la mains légère.
N'oublie pas que si ton cuir chevelu graisse, c'est parce qu'il essaye de prendre la situation en main ;-)

Faire une cure de sébum

D'une efficacité redoutable, je n'ai pourtant jamais fait de cure dépassant les 6 jours (je ne sais même pas si ça peut porter le nom de cure de sébum à ce stade!).
Le sébum tente désespérément de rétablir l'ordre sur votre crâne? Laissez-le se rééquilibrer tout seul, comme un grand ;).
Pour éviter le look friteuse pas toujours super toléré (dommage pas vrai?) , j'ai toujours calé ça sur des périodes où je ne sortais pas pour des rendez-vous importants et où je ne travaillais pas, des vacances par exemple. Il peut être utile d'avoir recours aux coiffures (chignons, tresses etc) qui masquent l'excès de sébum, mais aussi les chapeaux, bonnets et foulards. 
Au bout de quelques cures vous verrez une nette différence sur l'espacement de vos shampoings. Même si c'est parfois difficile de résister à l'envie de se ruer sous la douche, n'hésitez pas à décaler vos shampoings d'une journée quand c'est possible sans trop de contrainte sociale, sans forcément entrer dans une cure à proprement parler.

Se coiffer longuement les cheveux (en chantant la chanson de raiponce, sait-on jamais)



Chaque soir est devenu un rituel. Les cheveux accumulent une grande quantité de saletés durant la journée, c'est en me brossant quotidiennement que je m'en suis rendue compte!
Il est donc important de les débarrasser de ces malotrus mais aussi, de faire glisser le sébum vers les pointes.
Si l'on a tendance à avoir les pointes sèches et les racines grasses, c'est parce qu'on n'utilise pas à bon escient ce superbe produit de beauté qu'est le sébum ! (et en plus c'est gratuit, haha)
On prend donc bien le temps de brosser, brosser, brosser. Délicatement bien sûr.
A force de ténacité, le sébum donnera un bel aspect à toute votre chevelure, et la répartition ne donnera pas l'effet que vous redoutez tant!

Changer régulièrement ses taies d'oreillers

Ca peut paraît bête dit comme ça, mais sur quoi pose t'on sa tête quand on se couche? Son oreiller!
Si chaque soir on dépose un peu de sébum dessus, chaque nuit on en récupère donc une partie de la précédente. 
Ca marche aussi pour les boutons sur le visage qu'on peut se chopper avec les bactéries présentes sur les taies de nuit en nuit.
En plus, si vous bavez comme un escargot la nuit comme moi, ce sera pas du luxe !



Eviter de porter des bonnets/chapeaux


Si l'astuce est bonne concernant le fait de cacher une tignasse un peu grasse, porter des chapeaux et bonnets à longueur de journée fait transpirer et provoque un genre d'effet de serre qui a tendance à faire graisser les racines (en plus de faire une forme "chapeau" sur le dessus de la tête, top niveau de la classe à Dallas).
On évite donc de conserver son couvre chef en intérieur si on veut espacer ses shampoings! ;)


Faire des shampoings secs naturels

Fut un temps, le Baptiste était très à la mode, soit les gens se sont lassés de lui faire de la pub (quoi, y'a plus de bloggeuses dispos?), soit la folie s'est calmée, ce qui est certain c'est que rien ne sert de s'exciter à aller acheter ce genre de produits ; c'est cher, et en plus de ça, la composition n'est pas toujours au rendez-vous.
Si vous avez les cheveux clairs, une bonne cuillère de farine ou de maïzena, ou du cacao pour les cheveux foncés, un bon coup de brosse, et le tour est joué.
C'est t'y pas fantastique hein? ;)

Faire du henné


J'ai remarqué que depuis que j'ai commencé les hennés colorants, la qualité de mes cheveux a changé.
Certes j'ai perdu une partie de mes ondulations (ça a tendance à alourdir un peu certains cheveux qui le sont déjà, je vous en parle des miens façon tronc?), mais j'ai gagné en force et surtout, j'ai le cuir chevelu qui régraisse beaucoup moins vite.
Si vous ne souhaitez pas virer couleur henné, vous pouvez utiliser le henné neutre en soin, il vous apportera alors juste ses qualités.
Il est naturellement régulateur de sébum, peu coûteux, je me demande bien pourquoi on s'embête avec les soins qu'on nous vend dans le commerce et qui n'ont aucune utilité!
Son seul désavantage peut être son odeur, proche du foin, qui ne sera pas du goût de chacun.

Utiliser les méthodes alternatives (et moins agressives)

On peut simplement rincer ses cheveux avec de l'eau ou du vinaigre de cidre et un peu d'eau (à raison de quelques cuillères de cidre dans un litre d'eau). C'est moins agressif que du shampoing mais vous donnera le sentiment de quand même passer votre perruque au crible.

C'est en appliquant ces différents points que j'ai donc réussi à passer d'un shampoing tous les 2-3 jours à tous les 5 jours. Et quand on se trimballe une touffe de presque 65 cm de long, je vous assure, ça vous change la vie ;) !
Enfin, si vous ne voyez pas d'amélioration du tout, c'est peut-être que votre cuir chevelu subit un dérèglement hormonal ou que vous rencontrez des soucis au niveau de votre alimentation, dans ce cas, je vous invite à aller à la rencontre de quelqu'un qui saura mieux vous aiguiller que moi, ces solutions n'étant pas efficaces si le problème est plus profond et médical !

Et vous alors, vous avez d'autres astuces naturelles et simples à ajouter à cette liste? :)

Bisous doux

Délia ♥ et sa crinière de petit poney roux

mercredi 19 avril 2017

Les ingrédients de ma cuisine végétale au quotidien [ + idées recettes ]

Je vous ai déjà ouvert mon coeur (souvent), ma tête (parfois) et même mon intérieur (si, si, une fois), mais je n'ai jamais fait la visite guidée de mes placards.
Bon, déjà, parce que tu ne veux pas voir ça. C'est toujours le bordel, je suis un genre de drône surpuissant qui peut te déranger un lieu en moins de temps qu'il faut pour dire ouf, donc je te laisse imaginer l'état de mes denrées alimentaires.
Chaque chose à sa place et chaque place à celle d'une autre.
Même si je m'y retrouve, pas certain que ce soit très enrichissant pour toi de voir cet amas de nourriture non cuisinée.

Ce que j'ai voulu faire de par cet article, c'est répondre à une sorte de question : comment faire pour constituer des provisions pour cuisiner végéta*ien au quotidien  ?
Parce que ce n'est pas facile de composer avec tout un paquet de repas à composer et pas la moindre idée de tout ces ingrédients qui composent une alimentation équilibrée et saine avec moins de produits animaux.
Je ne rentrerai pas dans le détail de ce que ça représente pour moi, alors on va surtout dire, varié. Parce que c'est la clé. Un peu de légumineuse, une pincée de féculents, de la fraîcheur des fruits et légumes, une rasade de plaisir, et on est partis pour 365 jours de repas !

J'ai classé ça dans des catégories qui m'ont paru le plus logique possible, j'espère que vous ne vous y perdrez pas, en prenant soin de détailler les plus "essentiels" (= ceux qui se préparent le plus vite!), des autres, un peu moins usuels.
J'ai pensé bon d'associer les ingrédients à des recettes histoire de vous donner quelques idées de repas.
Enfin, c'est évidemment mon idée du placard parfait, il ne sera peut-être pas le vôtre de manière exacte mais ce sera un axe à personnaliser avec les grandes familles d'aliments qui font partie des indispensables pour bien se nourrir avec plaisir, une composante qu'on oublie parfois au détriment du coté purement nutritif mais qui est le plus important à mes yeux!

Le sec




Légumineuses


Plus je suis végéta*ienne et plus je me rends compte que les légumineuses sont les grandes oubliées des omnivores! C'est tellement dommage quand on sait combien on peut faire de choses avec ces aliments.
J'en mangeais moi-même assez peu avant de devenir végétarienne et depuis je les ai complètement intégrés à ma "routine alimentaire".
En salade froide, en sauce, en soupe, rien ne leur résiste et c'est cette polyvalence et leur richesse nutritionnelle qui m'en a rapprochée.
Pour que ce soit plus pratique, j'utilise soit des légumineuses qui n'ont pas besoin de tremper (lentilles), soit des boîtes et bocaux.
Quand le courage me prend, j'en cuis une bonne quantité que je mets au congélateur en portions et ressors quand j'en ai besoin. C'est très pratique et ça évite de devoir penser une journée à l'avance à son repas du lendemain.
Dans mes favoris, on retrouve le haricot rouge, facile à accomoder en galettes ou boulettes, mais aussi les pois-chiches qui ont mille qualités dont celle de favoriser les bactéries de la flore du colon.
Exit l'idée que les légumineuses font gonfler et dérangent, on se rue sur elles illico!

A avoir toujours : Pois chiches, haricots rouges, lentilles corail et blondes
Les extras : Lentilles belluga et vertes (moins faciles à cuire/accomoder), haricots blancs, azukis, pois cassés

Idées recette : Curry de pois chiches , Boulettes de haricots rouges , Pois chiches au four  , houmous, Salade de lentilles , la brandade sans poisson dedans 



Les céréales et tubercules


Les platrées de nouilles ne sont pas souvent au menu et sont assez pauvres nutritionnellement mais il n'existe pas qu'elles!
Le riz est un bon allié, sans parler de la polenta, du couscous, du quinoa (qui est une graine-céréale consommée comme une céréale donc je la range ici), que dire, sans parler des pommes de terre ...
On peut les accommoder de dizaines de manière, en sauce, en accompagnement simple, chaud ou froid!
Même si certains régimes alimentaires comme le paléo les excluent pour leurs apports en glucide qui font grimper la glycémie, je pense qu'en quantités raisonnables, ils sont bons à inclure dans les repas pour apporter de la vitalité et pour remplir le bidon.

Les indispensables : pâtes (complètes ou semi complètes sont plus riches), riz thaï (pour faire comme à l'indien), polenta instantanée, pommes de terre, patate douce

Les moins courants : Riz complet (noir, rouges), bouglour, sarrasin, orge perlé, levure maltée, flocons d'avoine

Idées de recettes : Les lasagnes (à véganiser éventuellement), pâtes en sauce avec des champignons , Polenta aux poivrons et aux olives , Riz nérone (noir) en salade




Graines et oléagineux



Les graines sont des concentrés d'énergie et de nutriments, et pour cause! Une graine est censée renfermer ce dont a besoin une nouvelle vie végétale pour naître. Même si on entre complètement dans le mythe du végétarien qui mange des graines, elles sont fantastiques et regorgent de tonnes de choses dont il serait dommage de se priver!
Germées ou en l'état, les graines sont nombreuses et peuvent s'intégrer facilement à l'alimentation, en saupoudrant une salade, ou dans des biscuits ... Ou à grignoter en cas de petite faim, ce sera toujours mieux qu'un gâteau ;-).

Elles sont toutes à avoir en petite quantité pour éviter le rancissement et varier les plaisirs ...  : le sésame, chia, de tournesol, de lin, de courge, les amandes, les noix de cajou, les noix de pécan, le noisettes ...

Quelques recettes (mis à part en saupoudrer ci et là) : Le brownie aux gel de graines de lin , Des galettes avec des graines de tournesol et de la courge butternut




Farines


On connaît tous la farine de blé, et effectivement j'en ai toujours un sachet à la maison puisque c'est celle qu'on utilise le plus fréquemment en pâtisserie. Mais il en existe une grande variété, qui permet de changer, et de bénéficier de différents usages.
Pour préparer du sans gluten, pas besoin d'avoir des mélanges tout prêts mais il peut être utile de savoir qu'il vaut mieux mélanger les différentes farines pour obtenir un résultat qui aura des propriétés similaires à celle du blé. Mon mélange préféré est celui riz complet, maïs et pois chiches.

A avoir sous le coude : Blé T45, Maïs, Pois chiche, pomme de terre
A glisser dans son placard spécial essais : Tapioca, sarrasin, chataîgne, quinoa, farines complètes ... 



Huiles



Les matières grasses sont indispensables pour bien faire tourner la machine, pas question de s'en priver!
Même si certaines graisses végétales sont saturées, elles sont toutes différentes, et l'union fait la force!
L'huile d'olive a ma préférence car j'adore son goût et sa polyvalence (cuisson, pâtisserie, salades), mais j'en ai plusieur, afin de bénéficier de la palette des nutriments qu'elles contiennent.
Il faut veiller à utiliser des huiles de première pression à froid, biologiques si possible, et faire attention à l'utilisation qu'on veut en faire. Toutes les huiles ne se chauffent pas (exemple, l'huile de noisettes ou de noix), et certaines sont moins équilibrées pour la santé, comme l'huile de coco qui n'est autre qu'une graisse saturée.
On tente donc de se renseigner au mieux sur le profil nutritionnel de chaque huile et de limiter les graisses saturées.
On peut aussi miser sur les huiles aromatisées, ma préférence allant à celles à l'ail qui donnent un goût incomparable aux préparations ...

Le couteau suisse bon marché : Huile d'olive , huile de tournesol

L'équipe gagnante ; Colza, lin, noisettes, noix, chia, coco (pour le plaisir)




Aides culinaires



Ce placard là est celui qui prend le plus de temps à se constituer, car ce sont des produits auxquels on ne pense pas forcément de manière spontanée quand on fait ses courses et qu'on n'en possède pas déjà, mais ça devient rapidement des indispensables qui facilitent la vie et améliorent les plats.
On trouve évidemment dans ce lot les épices, nombreuses. Je les utilise beaucoup, et souvent. Ce sont des vrais alliés santé et de vraies pépites pour réhausser les plats.
Mais elels ne sont pas seules dans cette immense catégorie! On retrouve les bouillons (dont ceux de la marque khalo qui sont vraiment trop bons!), les cristaux d'huiles essentielles, la pâte de curry, la sauce soja, sauce fumée, moutarde, les purées d'oléagineux (le tahini pour les houmous pardi!),  l'agar agar, que sais-je encore?
Les crèmes végétales et laits végétaux sont des indispensables d'une cuisine végétale, on ne peut pas s'en passer dès lors qu'on zappe les produits animaux.
On peut facilement faire son propre lait végétal quand on a un bon blender : on fait tremper ses graines/oléagineux dans de l'eau quelques heures, on mixe, on filtre et on obtient un super lait végétal!
Enfin, pour donner le goût d'oeuf aux préparations sans, on peut jouer avec le sel kala namak et son odeur soufrée bluffante.

Vous constituerez votre propre placard selon vos affinités culinaires.
 



Le frais

C'est la seule composante qui change vraiment au fil du temps et de l'année! Je mange majoritairement (je dis ça parce que forcément, y'a des écarts de temps en temps, je ne suis pas parfaite) de saison et surtout français pour les produits qui poussent chez nous, ça limite donc pas mal pour certaines saisons.
A la fin de l'hiver, je ne vous cache pas que je ne peux plus voir un chou en peinture, mais je pense que c'est important de suivre le rythme des saisons, et puis surtout que c'est logique, hein.
Les fruits et légumes

Pour les fruits et légumes, mieux vaut à mon sens faire ses courses deux fois par semaine, ou alors d'avoir un planning de recettes établi, car ce sont des produits qui se perdent vite pour la plupart.
On profite allègrement des magasins bio pour les acheter, et on fait attention de ne pas acheter des tomates espagnoles en plein milieu de l'été, ou des courgettes d'italie (non parce que ça c'est un comble...). La cueillette est bien évidemment mon endroit de prédiléction, vous pouvez aussi reluquer de ce coté là!
Pour éviter de rester dans la routine avec des fruits et légumes que je connais, j'essaye, quand je sais que j'aurai le temps, de prendre un légume que j'ai peu l'habitude de cuisiner, et de trouver une manière de l'accomoder. Ca permet d'agrandir mon champs des possibles et de varier toujours plus!
On n'hésite pas aussi à varier les modes de cuissons : vapeur (pour préserver les nutriments), blanchis, crus, au four ... Ca permet de varier les plaisirs!

Les recettes  : En cru, on savoure une salade de fenouil et de carottes saucé à l'orange , on enfourne bien chaud le curry de courge butternut au lait de coco ou les tomates farcies au quinoa




Les similis



Je vous avais fait tout un article sur les similis, et je pense qu'il est toujours d'actualité, car même si l'offre s'est considérablement développée, je ne suis pas friande du tout des produits vendus en grande surface (bon, sauf les nuggets de soja, ça je pourrais en manger à tous les repas mais je n'en achète qu'une fois par mois environ, question de pas avoir envie de graisser les rouages des grandes surfaces #chacunsescombats). Je parle ici surtout des similis cuisinables, qui sont aussi des bons atouts pour varier un peu plus son alimentation.
Je ne suis pas non plus une accro à ces produits, ils représentent une part marginale de mon alimentation, du fait notamment de leur coût. Ils sont assez souvent remis en cause pour leur possible nocivité, notamment due à leur méthode de production, je reste donc sur la réserve mais ne m'en prive pas non plus, je ne fume pas, j'ai bien le droit à mon carré de tofu hein! ;-)

Les alliés fidèles : tofu soyeux, tofu rosso, tofu basilic, yaourt de soja nature
Les alliés à bien accomoder : tofu nature, soja texturé, saucisses végétales, steaks de seitan, tempeh, les autres similis plus finis et moins cuisinables qui peuvent aider

Les recettes : on se prépare un bon bourguignon comme au bon vieux temps ou on se marre avec les bâtonnets de tofu panés façon findus



Les margarines



Elles sont surtout utiles pour faire de la pâtisserie, et j'en ferai un récapitulatif un de ces jours, mais pour les choisir, pas de mystère, choisissez toujours des margarines biologiques, et de préférence véganes (pas tellement d'intérêt d'avoir des traces de protéines de lait dans un produit végétal).
Elles permettent de reproduire facilement les pâtes à tarte, et certains appareils comme la crème d'amandes.
En plus, elles se conservent super longtemps, il n'y a plus vraiment de raison de les laisser de coté ;-)

La plus polyvalente et neutre : La vitaquell cuisine et pâtisserie.



Si vous vous demandez comment remplacer les produits animaux, je vous invite à aller retrouver un ancien article écrit à ce sujet qui sera peut-être un début d'élément de réponse pour vous!

J'espère que cet article pourra en aider certains qui se demandent à quoi ça ressemble en théorie dans me placards.

Sinon, votre placard, il ressemble à quoi ?

J'ai faim, j'y vais moi.

Délia ♥ 





vendredi 14 avril 2017

Des oreilles à croquer : les macarons lapinous chocolat et noix de coco

Cette recette comme bien d'autres sur ce blog sont le fruit du hasard, heureux et fortuit.
Parce que j'ai eu ma phase macarons récemment (ceux qui me suivent sur instagram n'ont pas pu la louper, à coup d'une dizaine de fournées en moins de quinze jours), je me suis retrouvée pleine de confiance en moi pour réaliser des macarons en forme de lapins.
Seulement quand on est aussi organisée que moi (= un doux mélange de maniaquerie pour certaines choses et de je m'en foutisme pour d'autres (comme le stock de matières premières donc)), il n'est pas rare d'entrevoir les ennuis arriver quand on cherche son sachet de poudre d'amandes et qu'on se rend compte qu'on l'a déjà terminée hier, qu'il est 19h45, et que les blancs sont déjà en train de monter. (Avoue c'est le mode RTL complet là hein? C'est quand la recette, dis?)

Mais comme on dit, il n'y a pas de problèmes, que des solutions, pas vrai?

J'avais testé deux jours avant une recette de moelleux au chocolat sans gluten avec une farine de coco, et j'ai réalisé qu'en fait c'est juste de la noix de coco mixée.
C'était le seul truc qui pouvait ressembler de près ou de loin à de la poudre d'amandes dans mon placard à provisions, j'ai donc décidé de me lancer avec ça et un fond de poudre d'amandes, parce que je n'avais pas la moindre envie d'aller à la supérette du coin et payer un rein pour un sachet de vahiné de 1845.


Figurez-vous que ça fonctionne super bien! Ce n'est pas une immense surprise, mais laissez-moi être fière juste un court instant avant de vous donner la recette! Elle est loin l'époque où je loupais mes macarons même avec tous les ingrédients : maintenant, j'improvise et il sont quand même réussis les bougres.

Pour ce qui est de la forme, vous pouvez évidemment fait un gabarit sur une feuille de papier cuisson et la mettre en dessous de celle sur laquelle vous pocherez vos lapins, car ça peut être compliqué d'être régulier, surtout pour ce genre de formes.
La décoration est un simple mélange d'eau (ou de blanc d'oeuf s'il vous en reste) avec du sucre glace, et du chocolat fondu pour les moustaches.

Je vous conseille, si le macaron est votre ennemi juré, d'aller voir mon article sur les différents problèmes rencontrés avec les macarons lors de mes nombreuses (trop nombreuses) fournées complètement loupées.


Pour une vingtaine de lapins à croquer

Les coques

75 g de blancs (le poids est important, pour une fois, on va pas se la jouer pifomètre)
90 g de sucre en poudre
80 g de farine de coco (ou de coco réduite en poudre, ou de poudre d'amandes)
80 g de sucre glace

La ganache

90 g de chocolat noir
90 g de crème de soja liquide (ou de crème liquide normale, mais franchement, ça change pas grand chose!)



Préparation des macarons (vous reporter à l'article des macarons pour un pas à pas)

1 - Séparez vos blancs des jaunes (clarifier) en prenant soin de ne pas les rompre à ce moment, sinon ça risque de faire capoter le foisonnement.
Mettez les à monter avec le sucre, soit en esclavagisant contre macarons une fois prêts une âme charitable passée par là, soit dans votre batteur (qui lui ne vous demandera même pas de macarons).

2 - Pesez vos poudre et mixez avec ce que vous avez (je le fais avec un mixeur plongeant, pour vous dire), toujours dans des ustensiles propres et bien secs en évitant de respirer le sucre.

3 - Quand les blancs sont bien montés, resserez les à grande vitesse, et ajoutez le colorant de votre choix, j'avais envie de rose mais jaune ou vert c'est bien aussi!

4 - Ajoutez petit à petit les blancs aux poudres (initialement on met tout d'un coup mais moi j'aime pas, et ça marche très bien comme ça, donc à vous de voir selon vos préférences) et macaronnez.

5 - Lorsque votre appareil est bien brillant et retombe en ruban souple, pochez selon votre gabarit sur la plaque.

6 - Pas besoin de croutage avec cette recette, enfournez à 140°C pendant 13 minutes environ.



Préparation de la ganache

1 - Faites bouillir votre crème dans une casserole, et réduisez votre chocolats en petits morceaux.

2 - Versez la crème sur le chocolat, laissez fondre quelques instants et remuez doucement en partant du centre à la spatule jusqu'à avoir une ganache bien lisse.
Laissez refroidir, soit à température ambiante si vous avez le temps, soit au frigo ou même au congélateur par sessions courtes (pas plus de dix minutes, vous amusez pas, j'ai essayé, on rigole moins quand on a une brique de ganache).



Montage et décoration


Garnissez les coques des macarons avec la ganache puis réservez au frais éventuellement, si la ganache était trop liquide lors de l'assemblage.

Mélangez une petite quantité de blanc d'oeuf ou d'eau avec du sucre glace (une centaine de grammes, mais tout dépendra de ce que vous voulez faire comme décoration!) et fouettez pour bien blanchir.
Le mélange doit être entre le liquide et le solide, pratique à pocher dans un petit cornet en papier!
Faites également fondre une petite quantité de chocolat pour dessiner le moustaches.

Décorez selon votre inspiration et vos talents de créateur de lapin.

Dégustez, en commençant par les oreilles.


Je file, j'ai une recette de macarons vegan à perfectionner.

Délia ♥ Je suis en retard, vraiment très en retard ! 



mercredi 12 avril 2017

Verrines de Pâques tout chocolat [sans gluten, végétalien]

Cette année Pâques a déboulé à la vitesse de l'éclair. Comme le printemps qui est arrivé d'un seul coup! Ca donné à ce sursaut de beau temps une sensation de soudaineté et un caractère spontané qui est très rafraîchissant et porte en lui tout un paquet rutilant de renouveau.

Et qui dit renouveau dit apporter un peu d'innovation dans le dessert traditionnel de Pâques, pas vrai?
Si dans le fond on conserve l'ultra gourmandise du chocolat, ici, point d'oeufs de cocottes (symbole phare des fêtes de pâques s'il en est pas vrai?), et pas non plus de lait de vache qui traîne par ici!
J'ai volontairement voulu que ce dessert soit simple à réaliser pour que tout le monde puisse s'y retrouver.
Le format verrine le rend pratique à préparer à l'avance ce qui vous permettra de passer plus de temps avec votre famille qu'en cuisine.
Et vous pouvez même le préparer avec des enfants si le coeur vous en dit! L'étape de la ganache nécessitera que des adultes soient dans le coin, mais pour le crumble et la mousse, vous pourrez jouer la carte du kitchening participatif et des rires pleins de chocolat dans les doigts et de langues sur les cuillères en bois.


Ce petit concentré chocolaté comporte trois textures qui lui donnent un peu de volume malgré son unique saveur chocolatée : Du mousseux, du crémeux, et du croquant.
Chaque composante peut être préparée séparément et servir pour d'autres préparations, ce qui fait donc de ce trio de choc un bon début pour de futures recettes, que vous pouvez garder sous le coude (ou dans vos grimoires). Avec une pâte style sablé, vous pouvez réaliser une tarte chocolat. Avec la mousse, vous pouvez faire  ... De la mousse (ou même une tarte mousse/ganache qui vous apportera autant de bonheur que le soleil d'avril).
Et enfin, ce crumble/streusel est tellement bon que j'en ai boulloté la moitié toute seule. Je pense qu'en en faisant des sortes de roses des sables, vous devez pouvoir les servir tel quel.

Bien entendu, on utilise la maintenant très célèbre eau de cuisson des pois chiches, l'aquafaba! 
Ca vous permettra de proposer aussi du houmous sur votre table de pâques ;D !


Recette pour 6 petites verrines
Temps de préparation : 30 minutes environ
Temps de repos : 3 heures
Niveau de difficulté : facile

Le streusel chocolat (recette inspirée du livre de christophe felder et camille lesecq)

50 g de margarine
50 g de sucre
50 g de poudre d'amandes
50 g de farine (mélange de sarrasin, pois chiche et maïs)
100 g de chocolat noir

La Mousse au jus de pois chiches

10 cl de jus de pois chiches
90 g de chocolat noir

La ganache au chocolat noir

50 g de chocolat noir à pâtisser
60 g de crème de soja




La préparation de la mousse au chocolat

1 - Avec un batteur électrique ou un robot (à la main ça vaut vraiment pas le coup de vous faire du mal!), faites monter le jus de pois chiches jusqu'à ce qu'il soit ferme comme une meringue. Ca prend une dizaine de minutes environ.



2 - Faites fondre le chocolat, soit au micro ondes (par sessions de 30 secondes au départ puis de 10 secondes dès qu'il commence à fondre), soit au bain marie.
Incorporez aux blancs de pois chiches délicatement avec un fouet.


3 - Coulez dans les verrines et réservez au frais.



La préparation du streusel

1 - Mettez tous les ingrédients sauf le chocolat dans un saladier et travaillez avec vigueur avec les mains, directement. L'appareil va former une sorte de pâte friable.

2 - Sur une plaque, réalisez des petits amas de cette préparation en évitant de laisser des gros morceaux et en étalant bien. Cuisez à 180°C jusqu'à coloration dorée.

3 - Laissez refroidir.


La ganache au chocolat noir

1 - Faites chauffer votre crème de soja liquide jusqu'à ébullition.

2 - Dans un récipient, réduisez votre chocolat en petits morceaux ou en copeaux et versez la crème bouillante dessus. Remuez délicatement en mouvements venant uniquement du centre jusqu'à obtenir une ganache lisse et brillante. Si la crème n'était pas assez chaude, réchauffez légèrement votre ganache au micro ondes!

3 - Coulez sur la mousse et remettez au frais pendant une heure environ.



Le montage

1 - Faites fondre votre chocolat de la recette du streusel et réduisez éventuellement les très gros morceaux de streusel, puis enrobez les de chocolat délicatement, pour les garder intacts.
Passez-les au froid pour que le chocolat reprennent sa texture croquante.

2 - Déposez les morceaux de streusel sur la ganache, puis servez à vos convives, sans leur dire qu'ils boullotent du jus de pois chiches, juste parce que c'est toujours aussi drôle de voir leurs yeux effarés quand on leur annonce et qu'ils ont tout gobé avec gourmandise.


J'espère que cette recette vous plaira, une autre arrive dans la foulée, rien que pour vos babines.

Amour et chocolat.

Délia ♥ (un tout petit poil à la bourre dans ses publications)